Il y a
quelques jours, le
scandale Bygmalion avec le financement par l’UMP d’une partie de la campagne de
Nicolas Sarkozy en 2012 a poussé Jean-François Copé à la démission de la
présidence du mouvement. Quelles pourraient être les conséquences de cette
nouvelle affaire pour la droite et la France ?
La
descente aux enfers
La
première place du FN aux élections européennes doit sans doute beaucoup au
PS et au
bilan désastreux d’une majorité qui a échoué à inverser la courbe du chômage,
qui annonce un retour de la croissance infirmé
par les premières statistiques, et dont
la politique d’austérité ne tient même pas ses objectifs budgétaires. Mais le
score historique du parti de la famille Le Pen doit aussi beaucoup à la
situation du parti d’opposition, qui était traditionnellement le plus
important. Depuis 2 ans, nous avons eu droit à une guerre des egos, à une élection
truquée pour sa présidence, un
ancien président qui donne des conférences à prix d’or pour des banques, et
enfin, les
multiples ramifications du scandale Bygmalion.
Les
révélations continues sur l’affaire Bygmalion ont poussé Jean-François Copé
à démissionner, du fait des liens qu’il a avec les dirigeants de cette société.
Après l’avoir nié, il
a fini par reconnaître que l’UMP avait réglé des frais de la campagne de
Nicolas Sarkozy pour qu’il ne dépasse pas le plafond. Du coup, le parti
d’opposition, avec
avoir été largement devancé par le FN aux européennes, est entré dans une
nouvelle crise et a mis en place un triumvirat d’anciens premiers ministres
(Juppé, Raffarin et Fillon), dont deux pourraient être candidats en 2017 si
Sarkozy décide de ne pas y aller. Mais la situation n’est pas apaisée pour
autant, comme
le montrent les déclarations de Rachida Dati.
Pourquoi
ils pourraient ne rien changer










