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lundi 28 novembre 2016

lundi 21 novembre 2016

Victoire de Fillon, impasse pour la France

Il est bien évident que je ne me suis pas déplacé hier pour voter. Non seulement, je ne goûte guère ces manières importées des Etats-Unis, mais en plus, le spectacle donné par les sept candidats était affligeant de conformisme ultralibéral et de superficialité pseudo communiquante. Dimanche prochain, le nouveau chouchou du moment, Fillon semble bien parti pour devenir le candidat de 2017.



Impasse ultralibérale et communiquante à tous les étages

samedi 23 janvier 2016

Le dernier rôle de Nicolas Sarkozy ?

C’est l’événement politique de ce début d’année : la sortie du livre de Nicolas Sarkozy, « La France pour la vie ». Pour se relancer, il conjugue une forme d’auto-critique et une amorce de programme pour 2017. Que penser de ce nouveau nouveau nouveau nouveau Nicolas Sarkozy ?



D’énormes ficelles de communication

vendredi 8 janvier 2016

Alain Juppé et l’air du temps

Le principal concurrent de Nicolas Sarkozy pour la primaire des dits Républicains était l’invité exceptionnel d’Europe 1 lundi matin. Mais son offensive médiatique révèle surtout qu’il met toute son intelligence à des fins uniques de communication, mais surtout pas de réflexion.



Entre eau tiède et roseau

Bien sûr, sur la forme, avec quelques printemps qui ont arrondi son caractère, un vrai sens de la réparti, une bonne préparation et son intelligence, Alain Juppé donne le change. Certains seront sans doute convaincus par ce ton où ils verront celui d’un homme d’Etat, d’une droite relativement modérée, plus posée et réfléchie que l’ancien Président de la République. Néanmoins, quand on prend un peu de recul et que l’on examine ses prises de position, on constate que toutes les positions qu’il prend vont dans le sens du courant de cette époque. Sur l’économie, il a soutenu l’assouplissement du droit du travail et la facilitation des licenciements, un discours qui rassemble finalement P’S’ et ‘Républicains’ aujourd’hui. Il a aussi défendu la dégressivité des allocations chômage, un thème évoqué aussi au P’S’.

Mais la grande convergence des deux partis qui nous gouvernent depuis trop longtemps sur l’économie lui a sans doute imposé de se différencier sur d’autres sujets, et, suivant le mouvement, il tient un discours que l’on peut trouver un peu plus droitier sur la sécurité, même s’il refuse le fait de créer des apatrides. Pour lui, l’espace Schengen est mort, il faut mettre en place des quotas d’immigrés, le tout en brandissant des chiffres bruts, plus impressionnants, et il demande la création de 10 000 places de prison supplémentaires pour pouvoir faire effectuer les peines décidées par la justice. Enfin, il a souhaité mettre plus de forces de l’ordre sur le terrain. Mais finalement, sur tous ces sujets, il suffit de considérer l’alternative opposée pour comprendre que ses positions sont bien calculées.

Communiquant plutôt que dirigeant

mercredi 23 décembre 2015

François Hollande cherche à écarteler les Républicains




Machiavel à la manœuvre

La séquence des élections régionales est assez extraordinaire. Passons sur la conclusion de la COP21 la veille du second tour, un argument pas malhabile pour assurer le report des voix écologistes. D’ailleurs, le bilan des élections n’est pas mauvais pour un parti arrivé 3ème au premier tour : 5 régions gagnées contre 7 pour les Républicains. Et encore, la déclaration outrancière de Claude Bartolone lui a peut-être fait perdre l’Ile de France. Mais surtout, en sacrifiant trois régions (deux complètement, une à moitié, du fait du refus du tête de liste de ne pas se présenter au second tour) sur l’autel du combat contre le FN, François Hollande brouille les cartes du jeu politique. Ne s’agit-il pas d’un donné pour un rendu pour les électeurs de droite en vue d’un second tour où il affronterait Marine Le Pen en 2017 ?

Mais surtout, il sème la discorde au sein des Républicains (qui n’en avaient guère besoin), où s’opposent les partisans de la ligne « ni-ni » choisie par Sarkozy, et ceux, comme Juppé ou NKM, qui sont prêts à appeler à voter pour la gauche si elle se retrouve face au FN. D’ailleurs, les deux présidents de région en PACA et au Nord-Pas-de-Calais-Picardie, n’ont pas oublié les voix de gauche qui leur ont permis de défaire largement la famille Le Pen et font assaut de concorde républicaine. Le président de la République en a profité pour aller dans le Nord et voir Xavier Bertrand. Plus fort encore, certains évoquent la possibilité de travailler ensemble pour la lutte contre le chômage. L’idée d’une grande majorité à la Française vient d’avoir son baptême du feu, pour le plus grand déplaisir de Nicolas Sarkozy.

Pile, ils perdent, face, il gagne

mardi 22 septembre 2015

François Fillon : de Séguin à Bush

Dimanche, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, actuellement troisième de la course aux primaires des Républicains, était l’invité d’Europe 1, où il a développé ses propositions. Mais l’ancien séguiniste continue à se tourner de plus en plus vers les idées des néo-conservateurs étasuniens.



Néolibéralisme et interventionnisme

Le nom « Les Républicains » avait plus que jamais un sens dimanche matin, tant le discours de François Fillon se rapproche des Républicains d’outre-Atlantique. Sur l’économie, nous avons eu droit au cocktail ultra-libéral et austéritaire : passage de 35 à 39 heures hebdomadaires, passage de l’âge de la retraite à 65 ans. L’ancien Premier ministre suit le courant néolibéral dominant en cherchant à dépasser Nicolas Sarkozy par sa droite économiquement. Il développe un discours où il place l’ancien Président de la République comme trop conservateur et pas assez réformateur, qui aurait bridé les volontés réformatrices de Matignon pendant son mandat. Là où Nicolas Sarkozy semble parier sur les questions de société et l’immigration pour battre Alain Juppé, François Fillon parie sur l’économie.

Mais l’ancien Premier ministre a également longuement développé les questions internationales, sans doute le moyen de se donner une crédibilité sur une question où il apparaît en retrait par rapport à ses concurrents qui sont davantage capés sur la question. Pour lui, « la priorité, c’est d’éliminer le totalitarisme islamique ». Il a aussi estimé qu’il « fallait s’appuyer sur la Russie mais aussi reprendre le dialogue avec le régime syrien ». Même s’il a souligné avec raison que les interventions occidentales peuvent sans doute finir par être contre-productives, et qu’il faudrait que les pays de la région soient en première ligne, comment ne pas voir qu’une alliance avec la Russie et les chiites pour faire tomber les extrémistes sunnites est un pari sans filet ? Car le précédent Libyen démontre les limites de ces raisonnements.

Des moutons au bord d’un précipice

lundi 1 juin 2015

Juppé, Sarkozy : deux nuances d’impasse

Samedi, les militants de l’UMP ont validé le changement de leur nom en Les Républicains. L’occasion pour les deux principaux rivaux de l’élection primaire qui devrait avoir lieu en 2016 de s’affronter par discours et média interposés, samedi et dimanche. Une impasse pour la France.



Deux variantes de l’eurolibéralisme

Comme le note Maxime Tandonnet sur le Figarovox, les deux hommes sont très proches idéologiques. Bien sûr, ils n’ont pas toujours fait les mêmes choix, comme en 1995, encore qu’Alain Juppé s’était dessiné une position gagnante quel que soit le vainqueur. Mais sur la plupart des sujets de fond, leurs choix ont été les mêmes. Les deux ont voté pour le traité de Maastricht, le TCE et le traité de Lisbonne. Ce dernier choix est une contradiction cinglante avec les propos tenus par les deux protagonistes samedi et dimanche où ils ont prétendu défendre la souveraineté et la nation, alors qu’ils les ont trahis en ratifiant un traité copie conforme de celui que nous avions rejeté il y a 10 ans, le 29 mai 2005.

Malgré tout, parce qu’il faut bien se positionner, les deux hommes ne défendront pas la même chose. Sur Europe 1, Alain Juppé a annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la loi du mariage pour tous et se positionne comme plus modéré, tout en n’oubliant presque aucune clientèle ou attente des électeurs de droite. Nicolas Sarkozy se positionne un peu plus à droite, notamment sur les questions de société. Mais au final, ce qui est frappant, derrière la critique sans nuance du gouvernement, c’est la superficialité de l’analyse des deux rivaux, qui se contentent de relayer les mêmes idées qui les ont mené à la défaite en 1997 et en 2012. En fait, élus, ils ne remettraient pas grand chose en cause.

Deux variantes de l’ambition personnelle

dimanche 31 mai 2015

Les Républicains : changer la forme pour ne rien faire sur le fond




Grosse ficelle de communication

L’ancien président de la République n’a pas négligé les effets de manche en publiant un « Appel à tous les républicains », inspiré dans la forme de l‘appel du 18 juin du Général de Gaulle : il ne fallait pas avoir peur de ne pas rentrer dans le costume du grand homme, et fermer les yeux sur la vraie trahison gaulliste que représente le traité de Lisbonne ! Ce changement de nom répond à un double objectif. D’abord, essayer de distancier cette écurie politique des affaires passées, dont les suites judiciaires risquent d’encombrer les années à venir. Ensuite, elle correspond à la volonté de se positionner sur les questions sociétales et de valeurs, ce qui semble le créneau le plus porteur, entre un FN au fumet toujours xénophobe et un PS ouvert au communautarisme (ce que Sarkozy était il y a 10 ans).

Cette stratégie démontre que, malgré les succès électoraux et les sondages apparemment favorables, les esprits ne sont pas vraiment sereins à droite. Le cap eurolibéral affiché par l’actuelle majorité ne laisse que très peu d’espace politique sur ces questions à Nicolas Sarkozy et le léger mieux du climat économique doit faire craindre à un changement de cap des vents de l’actualité. Du coup, après le débat sur le mariage et celui sur le collège, le choix de porter le combat électoral sur les valeurs peut sembler un pari gagnant pour l’ancienne majorité, qui pourrait se positionner profitablement entre PS et FN. D’où le choix de se nommer Les Républicains, choix que certains ont, et de manière aussi dérisoire que ridicule et un peu totalitaire, voulu interdire, ce que la justice a heureusement refusé.

Changer sans rien changer

vendredi 17 avril 2015

UMP : changer la forme pour ne rien faire sur le fond

Nicolas Sarkozy a tranché : pour tenter de faire oublier les affaires associées à son nom, le parti dont il est le président va en changer pour prendre celui des Républicains. Outre le caractère bien optimiste de croire que cela fera oublier le passer, ce choix est significatif à plusieurs titres.



Communiquer pour ne pas réfléchir

Le plus incroyable depuis le retour de Nicolas Sarkozy, c’est de constater combien l’UMP a tout simplement renoncé à réfléchir. La campagne pour la présidence du mouvement avait plus à voir avec l’élection du vainqueur d’un Loft Story vaguement politique que de l’élection du premier parti d’opposition. Tout semble s’être joué sur l’équation personnelle des candidats et quelques postures bien davantage fondées sur leurs caractères plutôt que le fond de leur programme. C’est d’ailleurs la triste pente que prend le combat à venir des primaires, entre un Alain Juppé qui présente un visage plus modéré dans les Inrocks quand Nicolas Sarkozy semble vouloir suivre la voie de 2012.

En revanche, sur le fond, c’est l’encéphalogramme plat. Le président de l’UMP semble préférer les colloques grassement payés à la réflexion. Les quelques idées qu’il a avancées ne sont qu’une resucée de ses campagnes passées, certaines appliquées pendant son quinquennat, d’autres pas. Nicolas Sarkozy n’a pas avancé le début d’une véritable réflexion nouvelle, se contentant de surfer sur les vagues de l’actualité et le mécontentement à l’égard du président actuel. Et Alain Juppé est également en service minimum, semblant uniquement compter sur son équation personnelle, ainsi que celle de son principal adversaire, pour être élu candidat de son camp fin 2016. Bienvenue au Loft de l’UMP.

Le peu de sens qui émerge

dimanche 5 octobre 2014

Juppé à Des Paroles et Des Actes : symbole de l'impasse dans laquelle nous sommes





Deux débats sans intérêts

France 2 avait plutôt bien conçu son émission d'un point de vue démocratique avec deux débats, l'un avec Jean-Marie Le Guen, pour le PS, l'autre avec Marion Maréchal Le Pen : la contradiction venait des deux autres grands partis. Mais l'exercice a largement été stérile. Dans un débat très crispé, Le Guen n'a cessé d'insister sur la situation catastrophique dans laquelle le PS avait trouvé la France. Argument un peu juste à mi-mandat, après près de 2 ans et demi passé au pouvoir, comme lui a fait remarquer Alain Juppé. En outre, la thèse de la méchante droite française, alliée à la droite allemande pour mener une austérité trop dure était bien faible : François Hollande a accepté le TSCG (mais ne le respecte pas) et son contradicteur a eu beau jeu de souligner qu'Angela Merkel gouverne avec les sociaux-démocrates...

L'échange avec la députée du FN n'était pas plus productif, même si, étonnament, il a été bien plus posé et calme que le précédent. En 20 minutes, Marion Maréchal Le Pen a été incapable de parler d'autre chose que d'immigration. Et si elle a pris un ton très mesuré, on voyait tout de même des différences. Mais ne parler que de ce sujet alors qu'il y en a tant d'autres (monnaie unique, protectionnisme, finance, monétisation de la dette publique, services publics, éducation, sécurité, questions éthiques, science...) donne une image mono-maniaque et extrêmement limitée du FN, qui n'apparait pas, heureusement, comme une alternative crédible aux deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis des décennies. En outre, elle est très souvent restée à la surface des choses, sans rentrer dans le fond des sujets.

Une triple impasse pour le pays

mardi 23 septembre 2014

Sarkozy, Juppé, Fillon : faute d’idées, l’UMP surfe sur la vague néolibérale


La déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP a clarifié le paysage politique au sein de l’ancienne majorité. Si on peut encore se poser des questions sur celui qui représentera le parti, en revanche, peu de doutes subsistent sur la tonalité du programme économique.



Trois nuances de néolibéralisme

Dimanche soir, il était difficile de déceler la moindre ébauche d’idée programmatique de la part de Nicolas Sarkozy, dont l’histoire concoctée par ses communiquants semble avoir fait l’impasse complète sur toute trace de programme. A minima, il présente l’Allemagne comme un modèle, son horizon ne semblant pas dépasser l’équilibre du budget et la baisse du prix du travail… Alain Juppé s’exprimait dimanche matin sur Europe 1 et a commencé à esquisser quelques débuts d’idées : baisse de la dépense publique, amélioration de la compétitivité, fin des 35 heures, simplification administrative. Il a même fait l’effort de tracer les grandes lignes de son futur programme sur son blog dimanche.

Ce faisant, les deux favoris des sondages ne font qu’emboiter le pas à Jean-François Copé, qui s’était déjà distingué, quand il était président de l’UMP par des propositions très droitières ou même François Fillon, qui s’était fait remarqué en juin par un brûlot néolibéral où il faisait feu de tout flamme : fin des 35 heures et même de la durée légale du travail, 39 heures pour les fonctionnaires, retraite à 65 ans, suppression d’un jour férié, flexibilisation du droit du travail et facilitation des licenciements économiques. Mais si toute la population ou presque voyait la facture s’allonger, certains la voyaient se réduire, notamment les plus riches, qui profiteraient de la fin de l’ISF ou de la taxe à 75%.

Une facilité, qui est une impasse

mardi 27 novembre 2012

Copé à la tête de l’UMP, Fillon au pied du Rubicon


La partie de poker semble toucher à sa fin. La commission de recours de l’UMP a tranché : elle a proclamé la victoire de Jean-François Copé avec 952 voix d’avance. Après s’être beaucoup avancé à découvert, François Fillon est placé devant un dilemme difficile : poursuivre la lutte ou capituler.

Jean-François Copé, ou le fait accompli

Quelle naïveté de la part de François Fillon ! Comment pouvait-il imaginer une seconde que Jean-François Copé, qui avait les statuts derrière lui, pourrait abandonner une victoire quasi certaine contre une médiation au verdict aléatoire ? Bien sûr, il pouvait sans doute compter sur la pression populaire et militante pour trouver une issue ensemble, mais ce n’était clairement pas l’intérêt du vainqueur. Mais son adversaire sait bien que les heurts de 2012 seront oubliés dans quelques mois. C’est donc en toute logique qu’il a balayé l’idée d’un nouveau vote des militants.

Après tout, Martine Aubry avait réussi à s’imposer comme première secrétaire malgré les conditions de sa victoire et cela n’avait pas empêché le PS de remporter des victoires électorales quelques années plus tard. Du coup, il est parfaitement logique, surtout avec Jean-François Copé, qu’il s’accroche à la présidence de l’UMP malgré la tornade médiatique ainsi déclenchée. En outre, il se paie le luxe de multiplier par dix son avance avec le verdict de la commission de recours.

De plus, le temps joue pour lui. Il a tout de suite pris le rôle de chef de l’opposition en cannonant le Parti Socialiste, laissant la division à ses adversaires et va courtiser quelques fillonistes pour faire des prises qui démontreraient qu’il rassemble sa famille politique. Même si le camp Fillon reste extrêmement uni, il lui sera difficile de remettre en cause la politique de fait accompli du camp d’en face, sans apparaître comme des diviseurs ou des mauvais perdants. Malheur au vaincu !

François Fillon, ou le pyromane qui se brûle

lundi 26 novembre 2012

UMP : le blocus des égos



Les illusions de Fillon et Juppé

Mais comment François Fillon et Alain Juppé, qui ne sont pas des perdreaux de l’année, ont-ils pu croire un moment que Jean-François Copé allait accepter les conditions qu’ils voulaient lui imposer ? Alain Juppé s’est présenté en sauveur désintéressé du parti qu’il avait présidé. Il a cru bon poser ses conditions pour la médiation dans les médias, croyant sans doute que sa volonté allait forcément s’imposer aux statuts de l’UMP, avant même d’en discuter avec les deux protagonistes.

Bref, Alain Juppé a péché par orgueil dans sa manière de procéder. Avant d’annoncer publiquement qu’il était prêt à faire une médiation, il aurait du parler à François Fillon et Jean-François Copé pour voir s’il était possible pour lui de jouer un rôle dans cette tragi-comédie. Il a fait l’inverse, sans doute par orgueil, et il se retrouve le bec dans l’eau, même s’il garde le beau rôle médiatiquement, personne ne remettant en cause le mode assez cavalier qu’il a eu en posant ses conditions.

Mais François Fillon a également été victime de son ego. Trop sûr de sa victoire et de ses sondages, il n’a pas vu que la base militante s’était droitisée. Il n’a rien proposé, comptant uniquement sur son expérience et son image médiatique pour s’imposer. Mais depuis la victoire décernée par la COCOE, il parvient à être à la fois vindicatif (le coup de la « mafia », la menace d’action en justice), en retard sur les évènements et fuyant (ses soutiens ont quitté la Commission de recours).

Copé est-il inexpugnable ?

vendredi 23 novembre 2012

UMP : l’incroyable guerre des tranchés se poursuit


Aucun scénariste, pas même le plus imaginatif, n’aurait pu concevoir un scénario aussi alambiqué et avec tant de rebondissements. Même si Jean-François Copé s’accroche à son poste, le fait que les résultats de trois fédérations manquaient bien au verdict de lundi soir a bouleversé la situation.

UMP : Union Minable Pour une république bananière

La séquence qui s’est ouverte depuis mercredi est absolument abracadabrantesque. La COCOE a donc confirmé hier en début d’après-midi ce qu’avançait le camp Fillon la veille, à savoir que les résultats officialisés lundi à 22h par elle-même et les deux camps ne prenaient pas en compte les suffrages de trois fédérations d’outre-mer, où l’avance de François Fillon était d’un peu plus de 120 voix. Leur prise en compte serait donc susceptible d’inverser le résultat final !

La première conclusion à tirer de cette révélation est le manque incroyable de professionnalisme et d’organisation de l’UMP. Il est totalement stupéfiant que 24 heures après un scrutin ayant mobilisé un peu plus de la moitié des militants, la Commission d’organisation des élections omettent les résultats de trois fédérations lors de la publication des résultats. Ce n’est pas comme s’ils avaient publié les résultats au bout de quelques heures. Ils ont eu 24 heures pour le faire !

Soit dit en passant, il est hallucinant que le camp Fillon n’ait pas noté cette erreur plus tôt, dans la journée de lundi, ce qui aurait permis d’éviter l’imbroglio extraordinaire de ces deux dernières journées. Quelque part, cela donne l’impression qu’il a raté la victoire pour une simple négligence dans le suivi des résultats validés par la COCOE. Enfin, il restera toujours un soupçon extrêmement malsain sur cet oubli : s’agit-il d’un oubli volontaire destiné à trafiquer les résultats ou pas ?

Copé contre-attaque, Juppé en embuscade