lundi 23 juin 2014

Pourquoi le FN ne passera pas par moi (2/2)





Le FN, c’est l’extrême-droite

Attention, je tiens bien à préciser que cela ne signifie pas que les électeurs de ce parti sont d’extrême-droite. Pour paraphraser Todd, les électeurs du FN sont malheureux et en colère contre les dirigeants de notre pays. Et ceci est bien légitime. Le parti de la famille Le Pen n’est que le réceptacle du malheur et de la colère des Français, d’où le fait qu’il soit devenu un vote social et que son niveau soit si corrélé au niveau du chômage. D’ailleurs, il n’est pas inintéressant de constater ici que même les électeurs du FN ne sont pas fondamentalement convaincus qu’il ferait mieux que le PS et l’UMP… Mais la chance de ce parti (qui fait le malheur de notre pays), c’est le bilan absolument désastreux des deux grands partis qui se partagent le pouvoir depuis maintenant 40 ans. Le FN est le réceptacle du malheur et des espérances déçues des français, comme l’a également soutenu Gaël Brustier dans Figarovox.

Bien sûr, Marine Le Pen a mis en place une stratégie de dédiabolisation pour casser le plafond de verre auquel s’était heurté son père. Les années de crises lui apportent plus d’électeurs, d’autant plus que les médias véhiculent cette histoire, comme lors de la récente passe d’armes après la répugnante déclaration de son père sur Patrick Bruel. Sa réaction, ainsi qu’une purge superficielle, accrédite, pour certains, la normalisation du FN. Mais, il suffit de creuser un peu pour se rendre compte qu’il s’agit d’une pure fiction, au point que l’on peut se demander si les passes d’armes familiales ne sont pas sciemment organisées pour servir le développement du parti. Après tout, si Marine Le Pen était si choquée par les dérapages de son père, auxquels elle trouvait du charme il y a 4 ans, pourquoi lui confier la tête de liste dans le Sud-Est ? Car quel parti, sinon un parti extrémiste, pourrait continuer à arborer un logo (la flamme tricolore), hérité des nostalgiques de Mussolini ? L’hommage à Dominique Venner est tout aussi troublant, comme les comparaisons hasardeuses avec le nazisme, qui tendent à le trivialiser, le dernier exemple en date étant les déclarations de Marine Le Pen sur la comparaison entre le Coran et Mein Kampf.

Toute la philosophie du FN repose sur une pensée fondamentalement nationaliste (et non patriote), qui est le point commun de tous les mouvements d’extrême-droite depuis un siècle. Et on peut parler de xénophobie latente quand on constate les déclarations outrageuses sur les musulmans ou la proposition incroyablement anti-républicaine de n’accepter la binationalité que pour les personnes d’origine européenne, qu’avait faite Marine Le Pen. On peut également penser aux innombrables dérapages du père Le Pen (sur la tuerie en Norvège, la crise du porc attribuée au lobby musulman, l’ebola en Afrique, la fournée Patrick Bruel), mais aussi de la fille (sur l’Occupation des rues) et bien d’autres membres de ce parti (sur Christiane Taubira). Et quand on ajoute tous les liens de ce parti avec les mouvances les plus extrêmes, ou les hommages à Bastien Thiry, l’organisateur de l’attentat du Petit Clamart, publiés sur le site de Louis Aliot, comment nier aujourd’hui que le FN est bien un parti d’extrême-droite ?

D’ailleurs, il est symptomatique que Marine Le Pen voue une admiration répétée pour Vladimir Poutine. Car si le président de la Russie a raison de défendre les intérêts de son pays et de refuser une vision du monde qui tourne autour des Etats-Unis, il faut quand même reconnaître qu’il n’est pas un démocrate modèle, ce que le traitement de l’opposition et des médias dans son pays démontre. Marine Le Pen, comme bien des personnes d’extrême-droite avant elle, semble confondre l’autorité et l’autoritarisme, comme le montrent d’ailleurs les propos inquiétants qu’elle a tenus sur la façon dont elle traiterait l’opposition si elle venait à gagner le pouvoir. Je ne crois pas que les dirigeants du FN soient des démocrates sincères. Et soit dit en passant, il n’est pas inintéressant de constater que la fille a succédé à son père à la tête du mouvement, phénomène extrêmement rare, pour ne pas dire plus, dans des formations politiques démocratiques et qui renvoie bien davantage aux us et coutumes des régimes totalitaires.

Démagogues en chef

L’autre point qui pose problème avec les dirigeants du FN, c’est leur démagogie crasse. On peut être pour une réduction forte de l’immigration, viser un solde net proche de zéro, du fait des problèmes actuels, sans pour autant tomber dans la xénophobie et le mensonge. C’est la position que j’essaie de tenir (de même que celle de DLR et NDA, il faut le reconnaître). D’où la différence entre vouloir réduire les flux bruts d’entrée d’environ 50% ou de 95%... Mais si on admet que 10 000 entrées par an dans le territoire, cela signifie qu’il faudrait refuser plus de 80% des 60 000 étudiants étrangers qui viennent chaque année en France, et qui amènent argent et influence à notre pays. Mais surtout, pourquoi mentir de manière si outrageuse, quand Marine Le Pen soutient que la France est championne d’Europe de l’immigration alors que notre pays admet depuis 15 ans bien moins d’immigrés que nos voisins immédiats, Allemagne, Italie, Espagne ou Grande-Bretagne, dans un rapport allant en général d’1 à 3.

De même, Marine Le Pen évoque un coût de l’immigration de 35 à 70 milliards d’euros par an. Mais si on se base sur les travaux réalisés par Jean-Paul Gourévitch, dont le FN s’est plusieurs fois réclamé, on constate que le coût net de l’immigration est plutôt compris entre 10 et 15 milliards d’euros par an, ce qui est confirmé par les travaux récents de l’OCDE. Ce mensonge, dont on ne peut pas croire qu’il ne soit pas conscient tant il s’agit du sujet phare de ce parti, démontre que Marine Le Pen prend les Français pour des imbéciles, puis qu’elle ne recule devant rien pour stigmatiser les immigrés. Encore un trait caractéristique de l’extrême-droite, soit dit en passant. Pour moi, ceci montre qu’elle n’est qu’une politicienne comme ceux qui fourmillent au PS et à l’UMP, prêts à dire tout et n’importe pour arriver à leurs fins.

Enfin, comme l’a bien rappelé Natacha Polony, il faut bien noter que le FN a fait un 180° complet pour une partie de son programme, ce qui, étant donnée la démagogie de ses dirigeants, permet de questionner la sincérité d’un tel changement. En 2002 et en 2007, ce parti tenait un discours néolibéral de baisse drastique des dépenses publiques et de l’impôt sur le revenu ou de privatisation des services publics. Comment croire le virage récent, d’autant plus que Marine Le Pen montre une maîtrise plus que superficielle de ces sujets ? Si elle avait fait un travail d’aggiornamento intellectuel, elle serait capable de répondre avec robustesse à tous ceux qui questionnent certains éléments de son programme. Son manque de maîtrise de ces sujets créé un doute légitime sur la sincérité de ce changement. Ne vaut-il pas mieux faire confiance à ceux qui ont fait preuve d’une véritable droiture intellectuelle sur ces sujets ?

Bref, à tous ceux qui font mine de ne pas comprendre pourquoi je m’oppose au FN, voici deux papiers qui montrent que j’ai beaucoup de raisons de m’y opposer. Mon rejet repose sur une collection de faits et de déclarations consignés depuis des années et qui disqualifient ce parti pour l’exercice du pouvoir.

50 commentaires:

  1. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    REFLEXION ?

    Pour qui MONTEBOURG nous prend il ????

    L'état aurait passé un accord avec BOUYGUES pour racheter ses actions mais aucun pris n'a été FIXE. Tenez vous bien ? l'accord dit : " quand le prix sera le plus favorable ?" mais quand le sera t'il en supposant que l'action s'envole ? ALORS quand le bouclage sera t'il réalisé ? Il nous prend vraiment pour des gugusses.....

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  2. Nous verrons bien comment évoluera le FN. Pour ma part je n'ai aucune certitude sur ce qui se passera en 2017, et personne ne détient la boule de cristal pour le savoir.
    Mais l'essentiel, c'est ce qu'il est AUJOURD'HUI, c'est-à-dire a minima un parti anti-immigrés, qui divise la France et pourrait déraper vers des affrontements intercommunautaires. La "priorité nationale" reste une horreur.
    Cela, c'est le présent, la seule réalité qui compte. Ceux qui prétendent que le FN va changer n'ont que leurs espérances pour argument. Peut-être l'avenir leur donnera-t-il raison, peut-être pas : ce n'est pas là-dessus qu'on peut gager une politique.
    La construction d'un parti républicain est une nécessité dans toutes les hypothèses, que ce soit pour épauler des évolutions favorables de fractions des partis traditionnels, pour faire contrepoids à un FN hégémonique ou pour aller (pour un temps) seuls à la bataille. Pour la construction de ce parti, les pronostics sur l'avenir du FN sont superflus.

    Deuxième chose, nous ne partons pas de rien. DLR a réalisé un score très favorable aux élections européenne, et il serait désastreux de se priver des acquis de ce mouvement - même s'il est légitime de s'inquiéter d'une certaine "droitisation" du discours. La pire stratégie aujourd'hui serait de bâtir une n-ième secte souverainiste, façon UPR. Ce dont il s'agit aujourd'hui, c'est plutôt de la constitution de "clubs", avec pour vocation de réfléchir et de travailler entre personnes d'origine différente, qui par ailleurs continueraient de militer dans leur parti actuel.

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    1. @ H. Halpern
      DLR et l'UMP ont aussi des discours anti-immigrés...

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    2. J. Halpern, vous ne comprenez pas que l'UPR ne s'est pas constituée simplement pour le plaisir, mais simplement parce qu'en déclarant le 12 mai 2007 que DLR s'inscrivait dans la majorité sarkozyste, NDA a tué dans l’œuf l'idée même d'un rassemblement par delà les clivages.

      Quant aux "clubs", ils existent déjà (cf. Penser la France par exemple).

      Non, le blocage vient des partis : d'abord des militants du FN qui s'imaginent à tort pouvoir prendre un jour le pouvoir, puis de DLR a déjà compris que l'extrême-droite resterait minoritaire mais pas encore que la droite radicale qu'elle incarne y était tout autant condamnée ; et ce n'est pas mieux du côté du FdG ou du MRC qui rêvent qu'une minorité de la minorité du peuple qui se dit à gauche puisse, seule, changer le cours du destin de la France.

      La seule solution, ce serait la renaissance d'un Pôle républicain, une confédération politique où tous pourraient s'y retrouver. C'est vrai, ce devoir revient à DLR qui a le plus de poids aujourd'hui : mais qu'attendent donc les militants de DLR pour l'exiger ?

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    3. Je pense aussi que la rupture de NDA avec l'UMP n'est pas assez claire, de même que celle de JPC avec le PS.

      C'est très handicapant pour le camp souverainiste.

      Ivan

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    4. D'accord aussi sur le fait que DLR a une responsabilité particulière du fait de son poids dans le camp souverainiste.

      Ivan

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  3. J Halpern, ni contre le FN, mais contre le système, j'ai par ailleurs apporté une démonstration imparable !!!
    Tous les partis politique sont contre une FRANCE une et indivisable et POUR le SYSTEME ....
    je suis contre le système INJUSTE et OPAQUE .....

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  4. Marine Le Pen est probablement celle qui est la plus proche des idées défendues par de Gaulle. Il suffit pour s'en convaincre de lire les mémoires de guerre, dans laquelle il dénonce presqu'à chaque page l'impérialisme américain 'Roosevelt qui veut imposer sa loi et dire le droit du monde" Il a été pratiquement le seul occidental a avoir proposé son aide à Staline (escadrille Normandie Niemen), afin de bien montrer qu'il n'était pas "vassalisé" par Roosevelt, alors que celui essayait de se débarasser de lui. Il a pris de vitesse les Allies en Normandie pour qu'ils n'aient pas le temps d'écouler leur "fausse monnaie" (AMGOT) Son combat contre les partis, dont il détestait les idéologies, lui qui était avant tout pragmatique, et surtout un instinct viscéral de la souveraineté française. Alors, qu'on l'appelle l'amour de la patrie du nationalisme, du patriotisme ou du souverainisme, c'est "bonnet blanc et blanc bonnet". On peut faire tous les procès d'intention qu'on veut à Marine Le Pen, aujourd'hui elle est quand même en passe de rassembler le maximum de gens sur son nom, justement en raison des idées qu'elle incarne, et qui sont intemporelles. Les gens de Valmy voulaient défendre leur nation,tout comme beaucoup de français aujourd'hui.

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    1. @ J Halpern

      En revanche, j’ai des certitudes sur mon jugement à l’égard du FN… Je suis assez d’accord sur la suite

      @ Gérard

      Même si je me suis éloigné, NDA n’avait fait que dire qu’il votait pour Sarkozy au 2nd tour. Et il ne s’est pas prononcé en 2012. Mais d’accord sur le Pôle Républicain.

      @ Cliquet

      Désolé, mais vous vous égarez. Son compagnon, N°2 du FN, publie des hommages sur son site pour celui qui a essayé d’organiser son assassinat. Pas crédible. Cela n’a rien à voir : il n’a jamais promu le rejet des autres.

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  5. merci cliquet tout à fait ce que je défends en permanence, souvent envers et contre (presque tous).... la seule chose qui me chagrine, c'est que le FN, comme tous les autres partis joue le SYSTEME et les privilèges acquis. INADMISSIBLE lorsqu'on demande des efforts à tout le monde sauf EUX : Alignement public/privé, salaires, retraites, avantages, c'est à dire classification et grilles d'indices uniques, retraite par points pour tous, conditions de calculs et d'accès à la retraite identiques que vous soyez faibles ou puissants, grosse ou petite tête, élite ou pas....

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  6. @Laurent Pinsolle

    Tu fais de la morale, pas de la politique. Si on avait eu plus d’hommes de la trempe de Jean-Marie Le Pen aux postes de commande du pays ces 40 dernières années que d’individus comme Laurent Pinsolle, la France ne serait pas dans cet état-là, en passe d’être submergée par l’immigration en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient, en proie à un niveau record d’insécurité et de criminalité, et confrontée à une grave crise de l’autorité touchant aussi bien l’Ecole que les institutions de la République.

    Tu n’as toujours pas compris que les qualités qu’on attendait d’un chef étaient différentes de celles appréciées chez un curé : aux Jésuites de son collège de Vannes qui au moment de l’orienter l’interrogeaient sur l’attitude qu’il adopterait en cas de voie d’eau dans une des cales de son bateau, JMLP a répondu sans hésiter qu’il refermerait la porte de la cale avec ceux des hommes de son équipage coincés à l’intérieur, si cela devait sauver les passagers et le reste de l’équipage du bateau. Ses camarades qui étaient incapables de répondre étaient orientés vers des métiers subalternes d’exécution ou de service, ceux qui comme JMLP avaient démontré leur aptitude au commandement et à la prise de décision étaient poussés vers les postes d’encadrement à forte responsabilité. Notre grand patriote devant l’Eternel, j’ai bien évidemment nommé Laurent Pinsolle, aurait lui été tétanisé par la peur, incapable d’esquisser le moindre mouvement et la moindre action, aurait sali son froc, et le bateau aurait coulé corps et biens.

    En politique c’est la même chose on doit pas avoir de sentiments, l’humanisme à courte vue ne fait pas bon ménage avec la politique (il tend malheureusement de plus en plus à s’y substituer) et un politique ne doit pas chercher à se faire aimer, il doit être estimé et respecté de ses concitoyens.

    Il est du reste « normal » et assez compréhensible que les manières directes, les plaisanteries de corps de garde et l’humour de régiment d’un Jean-Marie Le Pen qui a connu la vie rude de régiment, qui est d’extraction populaire et paysanne, qui a exercé les métiers les plus pénibles (mineur de fond, marin, soldat) et eu une vie virile, qui a évolué toute sa vie dans un univers majoritairement masculin, et qui a dû très tôt suppléer le père mort pour la France et subvenir à ses propres besoins, choquent le fils de bonne famille qui a fréquenté les établissements les plus huppés, a reçu une éducation très comme il faut marquée par le poids des convenances, et a eu une vie préservée où il n’a pas eu beaucoup à se battre : ce sont deux univers différents, qui peuvent difficilement se comprendre. Tout au plus serait-on légitimement en droit d’attendre du cadet qu’il fasse preuve d’un peu plus de retenue et d’humilité par rapport à son aîné.

    Charles

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    1. « le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres » (Laurent Pinsolle)

      Encore une phrase toute faite qui te tient lieu d’unique argumentation et que t’as déjà mille fois servie, si bien qu’elle est maintenant passablement éculée. C’est un peu maigre pour convaincre d’une énorme différence entre le FN et DLR, une argumentation basée sur un procès d’intention me semblant en effet particulièrement fragile (en plus d’être très discutable). Avoir recours à un procès d’intention pour les besoins de son argumentation rend cette dernière nulle et non avenue.

      Et en outre, le patriotisme et le nationalisme veulent dire étymologiquement la même chose si on veut bien considérer leurs racines : pour la première c’est la terre des pères et pour la seconde c’est ceux de même naissance, de même ascendance : l’idée exprimée est donc la même.

      Je finis à la longue par connaître par cœur tes phrases-type fétiches que tu recycles dans tous tes écrits et discours, et pourrais deviner à l’avance quand tu vas les sortir de ton chapeau : celle supra donc, mais aussi « l’Etat ne trie pas ses enfants en fonction de leur sexualité gnagnagna…». Autant de phrases séduisantes qui bien que ne résistant pas au premier examen venu, ont l’avantage de te dispenser de réfléchir et d’impressionner les gogos.

      J’avais déjà remarqué lors de nos débats antérieurs sur le mariage gay, le Général de Gaulle, etc., que tu avais décidé, et que tu avais postulé, en réponse à ton incapacité radicale à penser et appréhender la complexité, que tout dans ce Monde était simple ou réductible à des situations simples directement intelligibles, ce qui explique que t’aies tant de mal à voir au-delà des fausses évidences, des idées toutes faites, des réalités immédiates, et à ne pas tomber dans l’analyse binaire et/ou péremptoire.

      Le problème c’est que moi c’est en Terminale au moment de passer mon épreuve de philosophie que j’avais ma batterie de citations toutes prêtes et de phrases prêtes à l’emploi, depuis j’ai appris à réfléchir et à dérouler une argumentation, et à penser par moi-même.

      Charles

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    2. « Quand l’extrême-droite a une vision de la nation identitaire, xénophobe, voir isolationniste, le gaullisme a une vision de la nation plus ouverte et surtout bien plus progressiste qu’identitaire » (Laurent Pinsolle)

      Le problème c’est que ce que tu écris n’a aucun rapport même lointain avec la réalité, que tu réécris dans le sens mythifié que tu veux bien lui donner et qui t’arrange. On serait curieux de savoir quels sont les éléments qui te permettent d’affirmer que le Général de Gaulle avait une vision « ouverte et progressiste » de la nation française, et ce qui dans sa politique tendrait à accréditer une telle lecture. Tu ne fais que répéter des poncifs et je ne sais pas ce que signifie avoir une « vision progressiste » de la Nation.

      Ce qui fait « la différence entre le gaullisme et l’extrême-droite », c’est que de Gaulle avait une vision eurocentrée de la France tandis que l’extrême-droite nationaliste et souverainiste est nostalgique de l’ancien Empire colonial, défend une conception néo-colonialiste et cocardière de l’identité française et loin d’être spécialement xénophobe est surtout en réalité très europhobe, sacralisant dans un discours qui tourne de plus en plus à vide à mesure qu’elle perd en réalité et en poids physique et politique la « France » en une sorte d’entité métaphysique supérieure (« Frankreich über alles »), investie entre toutes d’une mission particulière, jusqu’à faire passer au second plan et à perdre de vue que c’est d’abord un peuple qui l’incarne et en forme la substance charnelle, que ce peuple est européen, élément parmi d’autres de la grande famille européenne dont la France tire sa sève et est indissociable, que sans ce peuple d’origine (s’il venait par exemple à être remplacé, défiguré ou dénaturé) la France ne serait plus la France, et qu’on n’est pas français parce qu’on a une carte d’identité française, qu’on arbore du bleu-blanc-rouge à profusion et qu’on fait de véhémentes protestations de patriotisme et d’amour de la France et de sa culture, sauf à assimiler la France et les nations européennes en général à un club de foot auquel on choisirait de prendre son abonnement annuel de supporter et dont on pavoiserait les couleurs. La France et les autres pays européens ne sont pas les Etats-Unis d’Amérique avec leur patriotisme d’opérette.

      Charles

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    3. Le néo-FN, DLR et l'UPR sont des impostures gaullistes, mais pas pour les raisons avancées par Pinsolle.

      Le néo-FN, DLR et l'UPR sont des nostalgiques et des partisans de la France coloniale (le FN du temps de Jean-Marie également - cf. son discours de 1958 sur la jeunesse algérienne appelée à revigorer la France vieillissante et son personnel de maison africain - même si Jean-Marie a toujours oscillé entre la vision coloniale et une vision plus identitaire - cf. ses déclarations de 1989 sur son sentiment d'européen et ses allusions régulières à "l'espace boréal") où il suffit d'avoir la carte d'identité française pour être français, et bénéficier de la priorité nationale par rapport à Jürgen ou Vladimir, pourtant européens de souche, ce qui est évidemment absurde. Marion Maréchal-le Pen chez Bourdin avait déclaré qu'elle n'avait "pas une conception ethniciste de la France" et avait tenu un incroyable discours que n'aurait pas renié Harlem Désir sur la France qui tirait prétendument son génie de son melting-pot. Marine Le Pen a été quant à elle politiquement formée par son ex-beau-frère Samuel Maréchal (le père de Marion, remarié à une Ivoirienne) qui a déclaré que l’islam était une religion française, et par Alain Soral, et compte parmi ses plus proches amies et collaboratrices la domienne Huguette Fatna, qui a élevé ses enfants et est la marraine de l’un d’eux, et Tamou Soula, d’origine algérienne.

      DLR prône même une « Union méditerranéenne », comme si les pays européens n’avaient pas subi assez d’immigration et comme si ces régimes en cours de réislamisation étaient des partenaires fiables.

      DLR prône également un soutien « particulier » à l’Afrique et à la francophonie. C’est la Françafrique, le « nouvel empire colonial », ni plus ni moins. Et s’il prône la réduction de 50% du nombre d’entrées d’immigrants, sans définir s’il s’agit d’européens ou pas, le statut des citoyens d’autres pays de l’UE n’étant pas évoqué, il évoque également la nécessité de « faciliter l’intégration des immigrés déjà présents ». C’est la politique du gouvernement Ayrault, ni plus ni moins, à savoir cet afrotropisme, qui amène l’armée française au Mali, et détourne la France de sa vocation européenne.

      DLR se réclame du général De Gaulle, alors que Dupont-Aignan n’a absolument rien compris de la politique de son idole, qui était le contraire, à savoir « lourder le boulet colonial » et « réconcilier la France et l’Allemagne ».

      Les souverainistes, nostalgiques de l'ancien Empire colonial, développent de fait une vision multiraciale de l’ « identité nationale ».

      De Gaulle savait parfaitement que l’Europe existait, que le peuple russe était toujours là sous le chapeau soviétique, que la France et l’Allemagne un jour ne feraient plus qu’un, que l’immigration afro-musulmane était une erreur monumentale (que cautionne en revanche un Asselineau, qui est même interviewé par umma.com, c’est dire, ou un Dupont-Aignan).

      Il n’y a qu’à voir la fascination malsaine de Soral, Dupont-Aignan, Asselineau et autres pour « Fils de France » du membre de l’UOIF Camel Bechick... c’est suffisant.

      Le souveraino-nationalisme europhobe c’est la négation de la profonde parenté entre européens qui amène à refuser toute idée d’Europe politique et au final à soutenir l’immigration non-européenne francophone pour peser contre les autres européens.

      Les souverainistes et les nationalistes ont la haine non seulement des autres européens mais de l’européen qui réside en chaque français.

      Ils nient le caractère européen du peuple français, qu'ils sont prêts à aliéner au profit d’une immigration de masse en provenance d’Afrique.

      Charles

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    4. De Gaulle hier avait compris que la France devait se séparer de l’Algérie du fait de l’irréductibilité des différences entre Français et indigènes d’Algérie, qui leur interdisait d’envisager un avenir commun.

      Pour la même raison, de Gaulle aujourd’hui aurait compris la nécessité de liquider, dans l’intérêt des Européens, les Etats-Nations africanisés d’Europe et de faire l’Europe-Nation.

      Les souverainistes violent la mémoire du Général de Gaulle en l’enrôlant de force dans leur combat, alors que ses idées étaient aux antipodes des idées souverainistes, qu’il se sentait profondément européen et qu’il était pour l’Europe unie de l’Atlantique à l’Oural et par extension jusqu’au Pacifique, et qu’il avait justement largué l’Algérie pour faire renouer la France avec son destin européen, pour lui faire recouvrer son caractère européen ; c’était un amoureux de la civilisation européenne qui n’avait pas oublié lui que la France était un pays européen.

      De Gaulle était un Européiste identitaire, héritier des plus grands penseurs européens qui avaient en commun d’avoir chacun compris de leur côté la nécessité d’une Europe unie : Victor Hugo, Voltaire, Saint-Simon, Napoléon à Saint-Hélène… Ils l’avaient pu parce que tous étaient pétris d’humanités classiques grecques et latines, et qu’ils étaient de fins lettrés. Des diplômés d’école de commerce formés à la gestion sont évidemment incapables d’être habités par la dimension historique.

      Charles

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    5. Il faut prendre acte que la France est morte, plutôt que de faire de l’acharnement thérapeutique et de tenter de réanimer un pays irrémédiablement détruit ethniquement, islamisé et africanisé, qui n’est de toute façon plus sauvable, d’entretenir et de s’accrocher à l’illusion que la France pourra retrouver son rang d’antan, celui de première puissance planétaire qu’elle occupait sous les règnes de Louis XIV et Napoléon Bonaparte lorsque sa population, avant même d’en faire alors une des premières puissances démographiques du Globe, était d’abord et avant tout caractérisée par sa remarquable unité ethnique et qu’elle n’était pas encore abâtardie.

      De même qu’un Borg ou un Sampras, pour préserver l’éclat de leur légende et parce que la lutte pour la place de n°2 ou 3 mondial ne les intéressait pas, ont su prendre leur retraite tennistique sur un dernier titre du Grand Chelem lorsqu’ils étaient encore au firmament de leur sport et que leur capacité à rester encore longtemps compétitifs ne faisait pourtant aucun doute, pour passer à autre chose, se réinventer et s’accomplir sous d’autres formes ou casquettes et dans d’autres activités, il faut oser tourner la page de la France, accepter que sa grandeur appartient maintenant au passé et ne reviendra pas, et aller de l’avant, plutôt que de se replier frileusement sur une image de la France du passé, et entretenir l’illusion de son possible retour sur la scène internationale.

      Le repli souveraino-nationaliste est un symptôme de la crise européenne, pas le remède ! Ne jetons pas le bébé européen avec l’eau du bain bruxelloise.

      Si les derniers Français historiques restants veulent ne pas disparaître engloutis et remonter à bord du train de l’Histoire, si les autoproclamés « patriotes » n’ont pas encore renoncé à jouer de nouveau un rôle de premier plan, ça ne peut être qu’au sein d’une nouvelle entité, l’Europe-Nation, en lieu et place de l’ancienne France : ils doivent cesser de s’agripper mus par quelque nostalgie passéiste à ce radeau de la méduse qu’est la France au risque de se faire entraîner par le fond et de couler avec, et saisir résolument les bouées de sauvetage que le paquebot européen leur tend. Cela signifie mettre à bas l’Etat français (allemand, grec, italien, portugais,…) et faire l’Europe-Nation identitaire.

      Charles

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    6. Je suis pour ma part passé depuis longtemps à l’étape d’après et ai depuis longtemps maintenant tourné la page de la France, préférant, pour ne plus avoir à continuer à voir dégrader et avilir le souvenir que je tiens à conserver de sa glorieuse Histoire et parce que je me fais une trop haute idée de ce pays pour le laisser plus longtemps se faire humilier, mettre volontairement un terme à son interminable agonie plutôt que de chercher de manière totalement inutile à la prolonger artificiellement, et à repousser une mort inéluctable (déjà survenue en vérité). Si tu aimes vraiment la France, débranche-la !

      Sacrifions la France comme on ampute une jambe gangrenée pour nous sauver nous-mêmes, nous indigènes d’Europe.

      Se dire « patriote » aujourd’hui c’est le comble de la ringardise et du ridicule pour qui réfléchit un peu à l’état d’avilissement et de déchéance du pays, qui tendrait plutôt à me faire honte moi, surtout en comparaison de sa glorieuse Histoire passée. Se dire en outre patriote d’un pays dont la population d’origine a été remplacée – ou est en voie de l’être –, qui entretient un rapport de plus en plus ténu et lointain avec le pays qu’on a aimé (au point qu’on peut maintenant se poser la question de leur traitement en tant qu’objets historiques distincts : on ferait débuter l’Histoire de la France d’après l’année, fixée plus ou moins arbitrairement et qu’on pourrait par convention faire correspondre au moment de bascule démographique du pays, où l’on refermerait la parenthèse de l’Histoire de la France d’avant), qui ressemble de plus en plus à un pays du Tiers-Monde, qui a disparu de l’Histoire et qui ne pèse plus d’aucun poids sur la scène internationale tant il est méprisé, voilà qui me semble singulièrement étrange. Ca ne peut être qu’un patriotisme purement formel, un patriotisme administratif et désincarné d’intellectuels coupés des réalités et vivant dans leur bulle.

      Je tiens les vieux Etats-Nations d’Europe pour purement formels et arbitraires surtout depuis que les nationalités européennes ont été bradées et vidées de tout leur sens. Les Etats passent, ce sont des formes contingentes d’organisation des sociétés, les peuples restent.

      Il s’agit donc maintenant de passer au combat racial post-national et paneuropéen. Ca ne fait plus aucune différence (ça en faisait déjà très peu) qu’un indigène d’Europe ait la nationalité française, allemande ou polonaise vu que c’est l’ensemble du continent européen qui est submergé par l’immigration extra-européenne, et qu’un allogène lui-même ne fait pas la différence, se contentant au moment de vous agresser de vous identifier comme européen.

      Face au Grand Remplacement, un seul mot d’ordre, unité ! D’action et de commandement !

      Charles

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    7. Les souverainistes ont deux siècles de retard et mènent un combat du XIXème siècle, sans avoir intégrer dans leur logiciel de pensée et d’appréhension du Monde qui semblent les avoir complètement switchés que depuis et entretemps il s’était passé des événements totalement inédits de par leur ampleur et leur nature, qui reléguaient à un rang secondaire d’épiphénomène la crise économique actuelle, phénomène par nature conjoncturel et, lui, réversible : l’explosion démographique du Tiers-Monde faisant passer en un siècle et demi la population mondiale d’1 milliard à 7 milliards d’habitants, et constituant la vraie Révolution du XXème siècle, beaucoup plus que la Révolution technologique ; la submersion migratoire du continent européen par des masses considérables d’allogènes, la destruction programmée du germen européen et la substitution ethnique de populations qui s’ensuivent ; les deux guerres civiles européennes d’où sont ressortis totalement exsangues les vieux pays européens ; et enfin l’émergence de formidables puissances continentales extra-européennes, en parallèle du déclassement de l’Europe.

      Autant de bouleversements inouïs :

      qui redéfinissaient complètement les problématiques qui étaient opposées aux Européens et imposaient qu’on y apportât des réponses nouvelles tenant compte de la nouvelle donne décrite au-dessus plutôt qu’on continuât à réfléchir sur des schémas rendus caducs et obsolètes hérités du XIXème siècle ;

      qui faisaient surgir la question ethnique et raciale en Europe, posant la question de la survie et de la pérennité même du peuple européen ;

      et qui auraient dû rendre dérisoires les manifestations d’orgueil nationaliste et les susceptibilités souverainistes /nationalistes mal placées.

      La division – artificielle – du continent européen est mortifère pour les Européens, ceux-ci étant tous frères nés d’un même sang, et fait le jeu de leurs ennemis : Etats-Unis, Chine, Oumma islamique ; le souveraino-nationalisme diviseur éloigne les Européens de leur identité européenne profonde et de la conscience de leur profonde unité anthropique et civilisationnelle, et il les ramène à leurs vieux démons (néo-)colonialistes centrifuges, dont François Asselineau est l’illustration la plus extrême et la plus pathologique. Il faut proclamer tant qu’il en est encore temps et que nous avons le pouvoir l’Etat européen, pour les indigènes d’Europe et eux seulement, qui jouiraient d’une exclusivité citoyenne, un « Etat Afrikaner » d’Europe, non avorté celui-ci. Les cités grecques sont mortes autrefois de ne pas avoir été capables de s’unir, engendrant une éclipse de 2000 ans. Ne reproduisons pas cette erreur.

      Si on ne fait pas l’unité des européens, le jour où les allogènes auront la supériorité numérique et seront les plus nombreux, ce seront eux qui commanderont - avec toute l’incurie que peut nous laisser imaginer l’exemple sud-africain. Les indigènes européens connaîtront alors un destin sud-africain, retranchés dans des enclaves (c’est déjà le cas, la communautarisation des sociétés européennes est largement en marche), en butte à une véritable politique d’épuration ethnique ; à l’intérieur de ces enclaves ils essaieront tant bien que mal de se protéger des innombrables attaques et crimes racistes rivalisant les uns les autres de barbarie.

      Il faut faire la Nation européenne, et vite, sans cela les Européens sont morts. Une République européenne fondé sur le Ius Sanguinis athénien. Une Europe-puissance, une Europe européenne, eurocentrée, autosuffisante (« l’autarcie des grands espaces ») en rupture avec la France universaliste, qui en est morte.

      Qui sera le Mazzini européen, l’artisan de la nécessaire unification européenne ? Un esprit visionnaire, certainement pas un énarque totalement dépourvu d’imagination.

      Vive l’Europe-Nation ! L’Europe aux Européens !

      Charles

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    8. @ Charles

      De la morale ? Il n’y a que des faits. Mais c’est plus facile de détourner le débat, de répondre avec des généralités et des déformations de propos... Si j'ai le temps, j'essaierai de répondre plus longuement.

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  7. Vu que rien ne vous sépare de MLP et que vous partagez les mêmes idées, souverainistes, europhobes, assimilationnistes, afrotropes, vous en êtes réduit à être de mauvaise foi, à pinailler et à lui prêter des idées qu'elle n'a pas pour pouvoir la critiquer : en somme vous la critiquez pour de mauvaises raisons et de manière d'autant plus virulente que vous lui disputez le même segment de marché électoral et que ça vous gêne terriblement de savoir que la fille Le Pen défend, malgré que vous en ayez, les mêmes idées que vous.

    Vous lui reprochez des idées que précisément moi je lui reproche de ne pas avoir, ou auxquelles je lui reproche d'avoir renoncé : elle a comme vous une vision administrative de la nationalité qui lui fait dire que tout individu doté de la carte d'identité française est français (néocolonialisme auquel aboutissent fatalement le nationalisme et le souverainisme qui sont moins la sacralisation du sang que celle du sol, ce qui est illustré par Jean-Marie Le Pen qui en 1958 déclarait que la jeunesse algérienne était l'avenir de la France et qui il y a quelques mois rendait hommage à l'anti-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie Dick Ukeiwé ; voilà ce à quoi mène la compétition démographique à laquelle se livrent fatalement les nationalismes et les souverainismes européens centrifuges, à la division, à l'europhobie et à l'afrotropisme (sa déclinaison française étant la francophonie si chère aux plus fanatiques des souverainistes), facteurs d'allogénisation du continent européen, les anciens empires coloniaux étant reconstitués de manière inversée à l'intérieur des frontières nationales sur le modèle des anciennes féodalités qui faisait Sujet du Roi, ou du Baron local, tout individu né sur ses terres), elle a renoncé à toute idée de remigration et plus généralement à toute lutte contre l'immigration pour ne parler que d'économie et d'Europe.

    Si les électeurs votent (encore) pour elle, c'est parce qu'ils croient encore les médias qui prêtent à MLP, qui laisse dire, de vouloir stopper l'immigration dont ils ne veulent plus. Si elle arrive au pouvoir, ils tomberont de haut, elle ne fera pas plus que les autres, elle a déjà discrètement préparé les esprits en se rangeant dans son programme présidentiel à l'idée d'une immigration à 10 000 entrées par an.

    Tu confirmes en réalité Laurent que t’es l’idiot utile du FN.


    Si tu veux que le FN baisse, dédiabolise-le (et ignore-le).


    Quand les électeurs se rendront compte que le néo-FN n'est pas différent des autres partis, que c'est un parti comme un autre, au souverainisme daté, et que MLP n'a pas plus que ses homologues des autres partis l'intention de lutter contre l'immigration dont elle se fout comme de sa première chemise (le voudrait-elle qu'elle n'en aurait de toute façon pas les moyens dans le cadre national), préférant réserver de manière obsessionnelle ses flèches à une UE accablée de tous les maux, ils s'en détourneront.


    Cette évolution remonte de toute façon à loin, en 1995 quand le FN a retiré de son programme la remigration des immigrés extra-européens dans leur pays ou continent d'origine, se muant dès lors en parti souverainiste appelé une fois le pot aux roses découvert par les électeurs à faire des scores de merde comme tous les autres partis souverainistes avant lui (mais la mue souverainiste, néocolonialiste et fanatiquement europhobe est ce à quoi amène fatalement le nationalisme de grand-papa).

    Charles

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  8. « Le parti de la famille Le Pen n’est que le réceptacle du malheur et de la colère des Français, d’où le fait qu’il soit devenu un vote social et que son niveau soit si corrélé au niveau du chômage » (Laurent Pinsolle)

    Les partis « populistes » font des scores très élevés en Autriche et en Scandinavie qui n’ont pourtant pas de problème de chômage, ce qui montre bien que la motivation principale du vote « populiste » est le ras-le-bol de l’immigration.

    Si à la dernière présidentielle MLP avait mis en veilleuse ses obsessions europhobes et son projet de sortir de l’Euro pour se recentrer, au lieu de le céder à l’UMP, sur le cœur naturel du vote FN, l’immigration, thème sur lequel le FN avait malgré tout une certaine légitimité historique, elle aurait eu un boulevard devant elle et aurait rallié à elle les classes moyennes supérieures qui ont voté UMP (27% à la présidentielle) , et qui étaient trop effrayées par la perspective d’une sortie de l’Euro et de l’Europe que proposait MLP, et par son tournant étatiste trop marqué pour se risquer à voter pour elle, alors que par ailleurs elles partageaient avec elle (MLP) le ras-le-bol de l’invasion migratoire et ne se sentaient plus à l’abri dans leurs quartiers jusque-là préservés. Les classes ouvrières lui étaient de toute façon acquises, dans les années 80 où Le Pen père était pourtant réputé libéral (à relativiser, il y avait des frontières économiques encore à l’époque, il était surtout contre le matraquage fiscal), elles votaient déjà FN car elles étaient en première ligne face à l’immigration avec laquelle elles devaient cohabiter dans les banlieues – dont elles ont été chassées depuis.


    Tant DLR que MLP font, au-delà de la commune erreur d’analyse géopolitique, une magistrale erreur de stratégie électorale.

    Les gens votent donc MLP pour des raisons identitaires uniquement, ils ne veulent pas devenir minoritaires dans leur propre pays.

    Aucun Français ne croit pour autant en la pertinence du souverainisme et du retour au pré-carré hexagonal pour répondre aux défis contemporains, ils sont lucides sur le poids de la France dans le Monde et même si l’Union Européenne actuelle les révulse et peut leur faire avoir des sautes d’humeur électorales, jamais les partis souverainistes au sens strict ne perceront durablement.

    Charles

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    1. « Dérapages d’autres membres de ce parti (sur Christiane Taubira) » (Laurent Pinsolle)

      Anne-Sophie Leclère est victime d'avoir cru ce que racontaient du FN les médias et les commentateurs comme L. Pinsolle, à savoir que c'était (selon ces derniers donc) un parti anti-immigration et un syndicat de défense des Français de souche, et elle tombe de haut, elle découvre que le FN est uniquement un parti anti-UE.

      Il y a une coupure entre les dirigeants du néo-FN, qui considèrent que vous êtes français pour autant que vous en ayez la nationalité, chez qui la lutte contre l'UE est devenue obsessionnelle, et qui savent pertinemment que stopper l'immigration, ou la limiter à 10 000 entrées légales par an, n'est pas crédible et est impossible à partir du moment où l'on renonce à inverser les flux migratoires, et la base qui elle en a d'abord marre des immigrés et attend qu'on passe le karcher, et qui n'est pas du tout hostile aux idées d'Europe-Nation et d'union des Européens.

      Quand la base aura cessé de s'illusionner sur les véritables priorités de MLP et sur sa réelle volonté de prendre à bras le corps le problème de l'immigration, quand elle aura démasqué le néo-FN et cessé de croire les médias et Laurent Pinsolle lorsqu'ils prêtent à MLP de vouloir dégager les immigrés ou nimbent le FN d'une image sulfureuse, MLP tombera au niveau des scores de NDA.

      Charles

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    2. « la peine de mort » (Laurent Pinsolle)

      Je ne la crois pas vraiment sincère quand elle se dit, sans conviction, favorable à la peine de mort. Elle a dû le dire dans une réunion militante, à l’occasion d’un horrible fait divers, pour faire plaisir à sa base militante, les médias l’ont rapporté et depuis elle ne peut plus se contredire. Si elle parvenait au pouvoir, soyez sûr qu’elle cannera, - ce que je regrette - sur la question de son rétablissement. C’est une enfant de la télé, ne doutez pas qu’elle s’est fait persuader par la propagande médiatique, comme toute une génération sur laquelle la lobotomisation, sur cette question-là particulièrement, a fait des ravages, qu’elle s’est fait persuader donc que l’intégration de la peine de mort dans l’arsenal pénal d’un pays, pour certains crimes particulièrement odieux, était barbare, contraire aux valeurs, etc, etc.

      Moi je considère moralement choquant que les crimes particulièrement odieux (assassinats, viols aggravés, pédophilie, terrorisme) ne soient pas punis de mort : leurs auteurs ont fait honte à l’Humanité (pas le journal, mais la société des Hommes, la conception élevée que l’on se doit d’en avoir), ils ne sont plus dignes d’y appartenir, ils s’en sont exclus d’eux-mêmes, leurs crimes sont trop odieux et dégradants pour l’Humanité pour pouvoir être rachetés.

      Une société qui est devenue trop lâche pour condamner à mort les pires criminels, qui camoufle sa lâcheté derrière l’alibi pseudo-progressiste, et qui réserve sa sensiblerie aux criminels plutôt qu’aux victimes, est une société décadente qui manque à ses devoirs et qui est appelée à disparaître ; une société qui veut faire l’ange est une société qui fait la bête.

      A cause de la disparition de la peine de mort de l’échelle des peines prévues par la loi, on est maintenant obligé, pour protéger la société, d'enfermer à perpétuité les criminels pathologiques à très haut risque de récidive, c'est-à-dire les tueurs et violeurs en série sujets à des pulsions irrépressibles et actuellement incurables (et quand bien même, la possible curabilité n’aurait pas à entrer en ligne de compte dans l’appréciation de la peine qu’appelle la gravité du crime commis…).

      Du coup les abolitionnistes, faute d'avoir le courage de condamner à mort ces individus, les relèguent lâchement derrière les hauts murs des prisons, et détournent ensuite lâchement le regard pour refuser obstinément de voir les cloaques immondes dans lesquels ils ont préféré enfermer à perpétuité ces individus plutôt que de les exécuter.

      L’enfermement à perpétuité est une peine bien plus terrible et inhumaine que la peine de mort, et les abolitionnistes n’aiment généralement pas évoquer cette réalité-là, ils préfèrent se donner une conscience à bon marché.

      La prison n’a de sens que si l’on en sort.

      Tous les surveillants de prison vous diront que les peines de prison supérieures à 15 ans sont inutiles et n'ont aucun sens ; au-delà de 15 ans les détenus qu’on n’a pas eu le courage d’exécuter se transforment en bêtes-fauves, deviennent fous ou suicidaires, et n’aspirent pas plus qu’à s’évader de la prison.

      On voit donc que quand bien même MLP serait sincère dans son désir de rétablir la peine de mort (proposition qu’elle a de toute façon prétendu vouloir soumettre à référendum), ça ne la rattache pas du tout à « l’extrême-droite » sauf à considérer que le Japon est un régime « d’extrême-droite ».

      Charles

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    3. « l’immigration » (Laurent Pinsolle)

      Le problème de l’immigration n’a jamais préoccupé MLP, elle a toujours trouvé que son père exagérait avant de devoir contrainte et forcée s’intéresser un minimum au sujet quand elle a accédé à la présidence du FN.

      Alors que son père a eu très tôt la prémonition de la menace mortelle que faisait peser sur l’Europe l’immigration massive, la prémonition de mouvements de population massifs à venir du fait de l’explosion de la population mondiale sans que la courbe de production des richesses et des denrées alimentaires ne suive en proportion, alors que son père est hanté par ces menaces au point de donner l’impression de se répéter quand il ne fait qu’inlassablement sonner le tocsin pour essayer de réveiller nos consciences assoupies, MLP n’a pas pris la mesure de la menace.

      Elle ne fait que taper sur l’Union Européenne dans ses passages médias et dans ses discours, et a totalement déserté le terrain de la lutte contre l’immigration.

      Elle fait le service minimum pour ses militants et électeurs, mais ça l’embête d’en parler et quand elle le fait c’est sans conviction et avec gêne, en marchant sur des œufs, sans jamais donner le sentiment de réussir à trouver le bon ton, du coup quand concurrencée par Sarkozy sur ce thème elle s’essaye à durcir son discours, elle le fait maladroitement et se demande combien de Merah se trouvent dans les avions qui atterrissent à Orly (même si la question est légitime). Elle semble ne pas penser ce qu’elle dit et au pouvoir elle ne fera rien (de toute façon dans le cadre français elle pourrait peu).

      Pour le reste, vous faites l’autruche sur l’importance et la réalité de l’immigration en France, comme d’autres ont longtemps fait l’autruche sur les questions d’insécurité, parlant alors de sentiment d’insécurité avant d’admettre que ce « sentiment » correspondait à une insécurité bien tangible, même s’il reste encore des irréductibles comme Laurent Mucchielli pour continuer à nier.

      Arrêtez de vous noyer dans les chiffres qui vous font perdre le contact avec la réalité, et sortez plutôt dans la rue, parlez aux gens, observez.

      Charles

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    4. « l’IVG » (Laurent Pinsolle)

      MLP a toujours dit que le droit à l’avortement serait garanti si elle était élue mais en évoquant la possible réétude du remboursement des avortements à répétition, elle a donné de manière incompréhensible le bâton pour se faire battre par ses opposants qui dès lors feignent de croire, et font croire, qu’elle veut remettre en cause le droit à l’avortement, ce qui est profondément malhonnête de leur part. A tous ces derniers, il faut rappeler (à une époque c’est vrai où l’éventail des médicaments et actes médicaux pris en charge par la Sécu était restreint) que Simone Veil dans son texte de loi avait expressément précisé que l’avortement ne saurait faire l’objet d’un quelconque remboursement. Mais je reconnais ne pas avoir compris quel était l’intérêt de faire cette sortie en pleine campagne présidentielle, sortie dont elle aurait pu tout à fait se dispenser (je serais curieux cependant de connaître les conditions de cette sortie, si elle l’a faite de sa propre initiative – auquel cas elle aurait singulièrement manqué de clairvoyance tant elle ne pouvait pas ne pas se douter que c’était un sujet casse-gueule - ou en réponse à une question d’un journaliste). Ca a pollué le débat pendant plusieurs jours, elle a dû passer plusieurs jours à se justifier mais le mal était fait, il est certain que cet épisode lui a coûté des voix dans l’électorat féminin. MLP est une femme moderne, elle n’a rien d’une grenouille de bénitier, je ne sais pas si elle a voulu envoyer un signe à la frange catho-tradi de son mouvement, pourtant très minoritaire depuis le départ de Bernard Antony et qui est une espèce en voie de disparition.

      Dans l’Europe-Nation que nous appelons de nos voeux, la peine de mort sera restaurée et les femmes seront libres d’avorter, comme au temps des Grecs et des Romains, avant que le christianisme ne vienne jeter son voile sur l’Europe.

      Charles

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    5. « Louis Aliot / Bastien-Thiry » (Laurent Pinsolle)

      Au contraire de vous, je ne me permettrai jamais de juger des gens qui ont dû tout quitter du jour au lendemain, et au drame duquel vous semblez bien indifférent comme j’avais déjà eu l’occasion de le relever, et peux comprendre qu’ils n’arrivent pas à pardonner à de Gaulle. J’espère que vous ferez montre de la même indifférence quand ce sera au tour des allogènes d’Europe d’être sommés de débarrasser le plancher. C’était un affrontement à mort entre deux légitimités, d’un côté la légitimité de ceux qui défendaient leur terre, celle sur laquelle ils étaient nés et qu’ils avaient par leur travail mise en valeur et fait fructifier, et pour lesquels avaient pris fait et cause les ardents souverainistes qui quoique sans lien organique avec l’Algérie comme Bastien-Thiry considéraient que l’Algérie c’était la France et que s’en séparer constituait une forfaiture et une trahison, et de l’autre côté l’intérêt supérieur de la Nation porté par de Gaulle qui commandait, même s’il n’était pas encore bien perçu à l’époque, de lourder le boulet colonial, et qui par définition devait naturellement primer, aussi douloureux qu’en fût le prix humain.

      L’idôlatrie puérile et dévote dans laquelle vous tombez et que de Gaulle lui-même, qui n’était pas Staline, aurait désavouée, ne fait jamais bon ménage avec une vision équilibrée et balancée de l’Histoire et de ses acteurs, c’est pourquoi, même si son combat était un combat d’arrière-garde, ça ne m’empêche pas de considérer que Bastien-Thiry (et plus généralement tous les combattants de causes perdues) croyait de bonne foi faire son devoir de patriote en luttant contre l’abandon par la France de l’Algérie et qu’il était une figure très noble pour avoir mis sa peau, et sa brillante carrière d’ingénieur, au bout de ses idées. C’était une guerre, une guerre civile, mettant aux prises deux camps aussi convaincus l’un que l’autre de servir la patrie, aussi ne me formalisé-je pas outre mesure de la tentative d’attentat de Bastien-Thiry contre de Gaulle, ça fait parti du cours « normal » d’une guerre et j’ai du respect pour ceux de mes valeureux ennemis.

      Charles

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    6. « Dominique Venner » (Laurent Pinsolle)

      Un grand Européen. Je vois pas en quoi il porte le soufre. Strictement les mêmes idées que de Gaulle, le même amour de la civilisation européenne, la même passion de l’Histoire et de la chose militaire.

      Charles

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    7. « La flamme tricolore » (Laurent Pinsolle)

      La première flamme tricolore du FN est peut-être l'exacte réplique du MSI néofasciste, mais la dénomination du parti lepéniste, "FN", est tout aussi bien l'exacte réplique de celle d'une organisation de résistance communiste de la Deuxième guerre mondiale. Et cela vous ne l'avez pas relevé.

      Et ce fond historique et politique éclectique dans lequel a emprunté le FN pour son nom et son logo prouve bien que ces derniers ont été choisis non pour leur coloration politique du moment mais pour eux-mêmes, parce qu'ils plaisaient et semblaient bien s'accorder au combat politique assigné au parti naissant.

      Les fondateurs du parti ont choisi comme nom au parti celui de : "Front National", pas pour inscrire leur combat sous l'égide de l'idéologie communiste, mais pour lui-même, indépendamment de l'idéologie qui lui était de manière contingente attachée.

      De même, ils ont choisi comme logo au parti la Flamme, pas pour se réclamer du néofascisme, mais pour elle-même, parce qu'elle leur évoquait la Flamme de la France et de la Résistance française qui ne s'éteindra jamais qui décrivait bien le combat politique qu'ils entendaient mener.

      Les gens du FN sont des gens et des esprits libres, qui, parce qu'ils ne se préoccupent pas du quand dira-t-on, sont des gens qui assument leurs opinions, leurs goûts, quand bien même ces goûts, ces opinions seraient également, pour certains d'entre eux, ceux de personnes communément réputées infréquentables ou même ceux de personnes pour lesquelles elles éprouveraient de l'aversion : ainsi le FN a emprunté son nom à une organisation communiste, bien que viscéralement, alors, anticommuniste.

      Et sauf votre respect Monsieur Pinsolle, vous semblez être un esprit singulièrement asservi et endoctriné, à voir comme vous avez complètement intériorisé les interdits décrétés par le politiquement correct et la doxa bien-pensante de notre époque, et comme vous vous y êtes soumis sans barguigner, et à voir avec quelle véhémence vous appelez à l'excommunication de ceux qui auraient eu l'outrecuidance de transgresser ces interdits, transgression qui semble équivaloir à un blasphème.

      Si Le Pen dit que le soleil est jaune, allez-vous dire qu'il est bleu ?

      Dans l'hypothèse où vous adoreriez le prénom Marine, renonceriez-vous à appeler votre fille de ce prénom parce que Le Pen père aura appelé sa fille ainsi ?

      Les fondateurs du FN, eux, en véritables esprits libres, n'ont pas renoncé à donner comme logo au parti celui qui avait leur préférence, la Flamme, sous prétexte que que c'était celui des néofascistes italiens.

      De toute façon, le FN, depuis son origine, se voit systématiquement prêter des intentions cachées, des arrière-pensées : Jean Robin, du site Enquête&Débat, est persuadé, lui, de reconnaître dans le FN un parti communiste, et si on lui faisait remarquer que le nom "FN" était d'abord celui d'une organisation communiste, il en exciperait certainement comme d'une preuve supplémentaire de ce que le FN actuel est bien un parti communiste, nonobstant son logo que d'aucuns auraient voulu identifier au néofascisme.

      Ce qui montre que les détracteurs du FN ne retiennent que ce qui les arrange, et, qu'à partir de ça, le FN peut être soupçonné de tout et son contraire, au gré des obsessions des détracteurs.

      Charles

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    8. « La crise du porc attribuée au lobby musulman » (Laurent Pinsolle)

      http://www.rtl.fr/actu/economie/la-charcuterie-francaise-plongee-dans-la-crise-7772692454

      « Le bannissement de la charcuterie en restauration collective pour des raisons confessionnelles ces trois/quatre dernières années pèse et on n'arrive pas à redresser la barre » (extrait, article du 17/06/2014)

      Charles

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    9. « la proposition incroyablement anti-républicaine de n’accepter la binationalité que pour les personnes d’origine européenne, qu’avait faite Marine Le Pen » (Laurent Pinsolle)

      Tu déformes délibérément la proposition de MLP : elle n’accepte la binationalité que pour les personnes de nationalité (et non pas d’origine) européenne, qui peuvent tout à fait être issues de l’immigration extra-européenne ; tous les européens ethniques ne sont pas des ressortissants européens, il en existe qui ont la nationalité américaine, australienne, sud-africaine, argentine,… et tous les ressortissants européens ne sont pas ethniquement européens, il en existe qui sont d’origine extra-européenne.

      Sa proposition n’est donc ni essentialiste (les nationalités européennes étant largement dévoyées) ni paneuropéaniste (elle ne s’applique pas aux Européens d’Amérique, d’Afrique et d’Asie).

      Les ressortissants européens, et eux seulement parmi les étrangers résidant en France, ont le droit de vote aux élections locales et européennes : c’est incroyablement xénophobe ça aussi ?

      Si on fait l’Europe, c’est bien parce que les Européens ont quelque chose en commun qui les distingue du reste du Monde non ?

      Sinon ça n’aurait pas de sens de faire l’Europe.

      Si l’on fait l’Europe, c’est bien parce que les Européens forment, en tant que frères nés d’un même sang (Eschyle), une Nation à laquelle il s’agit maintenant de donner une matérialisation politique, sous la forme d’un Etat européen unitaire.

      La citoyenneté attachée à cet Etat, qui discrimine entre le citoyen et le non-citoyen et est régie par le droit démocratique du sang, est une conquête républicaine de base constitutive de la Nation.

      Tu ne sais donc encore une fois pas de quoi tu parles.

      Dans un récent billet d’il y a quelques semaines, en réponse à un commentaire de lecteur, tu t’étais déclaré hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, parce que, je cite, « la Turquie n’est pas un pays européen ».

      C’est un argument pour le coup typiquement essentialiste et « xénophobe ».

      Les plus zélés et enragés des procureurs et accusateurs publics finissent toujours par à leur tour monter à l’échafaud.

      C’est le syndrôme de l’arroseur arrosé, ou du retour de boomerang.

      Charles

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    10. @Charles,

      Vous disqualifiez la nation française pour qualifier une nation européenne dont le critère apparaît manifestement comme étant fixé non sur la culture commune - manière grecque de constituer une "nation" - mais sur sur un critère plus ethnique, enfin il me semble - vous corrigerez si je fais erreur. Cette nation n'est pas la nation de l'affranchissement individuel, regardant vers le haut, mais celle du rattachement inlassable à la matérialité la plus triviale, enfin à mon sens. Je me demande ce que vous avez compris du Christianisme, que manifestement vous confondez avec l'église et le dogme catholique, voire les dogmes des églises chrétiennes, à tous le moins ce qu'a pu en racontez, souvent, le camp d'en face. Il n'y a pas de rupture et de contradiction entre la philosophie grecque et les évangile, et c'est bien souvent à la source grecque que les pères de l'église sont retournés. Ce qu'il y a, c'est continuité. Vous mentionnez Simone Veil, permettez-moi de mentionner Simone Weil. Je crois MLP heureusement très éloignée d'une vision, si je vous comprends bien ou ne me trompe pas en lisant entre vos lignes, de ces courants s'imaginant en Samouraï d'occident. Au fond, le paganisme est un matérialisme comme les autres, non ? Sans le voile du Christianisme, il n'y aurait, au fond, rien des libertés contemporaines ou modernes. Vous idéalisez la Grèce antique, d'ailleurs souvent réduite à l'Athènes du Vème siècle, et la période romaine, lesquelles ne devaient avoir d'agrément certains que pour les patriciens et les aristocrates. Il n'y a de communauté que par l'esprit, en deça, c'est la guerre, de tous contre tous, et ça, cela sera sans moi : mieux vaut encore les croix romaines.

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  9. Charles

    Rétablissement de l'esclavage aussi.

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    1. Non, remigration.

      Nom de code : Projet Abraham Lincoln

      Charles

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  10. « souverainisme gaulliste démocrate et progressiste » (Laurent Pinsolle, billet du 15 juin, dernier commentaire)

    C'est quoi cet infâme salmigondis idéologique de ta sauce, inconnu de toutes les nomenclatures politiques existantes et qui constitue un véritable attentat contre la mémoire, l'héritage et l'honneur du Général de Gaulle qui doit se retourner dans sa tombe de se voir ainsi convoqué et enrôlé de force dans la croisade solitaire d’un jeune homme en pleine errance et déconfiture idéologiques et personnelles ;

    cette addition hétéroclite et sans queue ni tête en forme d’inventaire à la Prévert, piochant à tous les râteliers du spectre politique et idéologique et s’efforçant d’en faire l’impossible synthèse, d’un candidat aux abois qui vient de se prendre une gamelle électorale et qui pour se refaire politiquement fait désormais feu de tout bois, ce nouveau numéro de politicien opportuniste et de bonimenteur qui essaye, quitte à renier les idées qu'il faisait mine de professer jusqu'alors, et quitte à passer les compromissions idéologiques les plus bancales en prélude à ces reniements futurs auxquels elles ne font que préparer le terrain, de courtiser (de façon fort lourdingue) de nouvelles sensibilités politiques et de prendre pied sur de nouveaux territoires politiques pour de manière pathétique essayer de se démarquer et de faire valoir une infime singularité par rapport au FN après avoir compris lors des dernières élections que son parti n’était qu’un parti de niche, sorte de FN-light en plus peureux et timoré, peu accordé aux attentes populaires et aux inquiétudes identitaires qui travaillent la population, qu’il avait atteint son plafond de verre et n'avait plus aucune marge de progression tant le FN avait durablement réussi à préempter les suffrages qu'il lui disputait et briguait ;

    cette sorte d'attrape-mouche grossier cherchant sans souci de la cohérence à faire son beurre et à taper dans toutes les clientèles électorales, même les plus contradictoires et opposées idéologiquement, sorti des brumes très personnelles de ton cerveau, qui tente de marier la carpe et le lapin et fait le grand écart pour tenter de concilier les dernières velléités républicaines qui restent chez la frange gauchiste de DLR avec l'attrait qu'exerce sur elle et les esprits les plus faibles et influençables et les moins armés idéologiquement la démagogie culpabilisante libertaire et "progressiste" ?

    Charles

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    1. Je pensais qu'il n'y avait plus que chez les Verts, les LGBT et l'aile gauche de l'UDI et du Modem (Jouanno, Bennahmias) qu'on utilisait encore ce genre de terminologie niaiseuse et dégoulinante de bons sentiments, on dirait un eunuque centriste qui s'exprime, il ferait beau voir que c'est en menant une politique "démocrate et progressiste" et en se pensant et s'affirmant comme tel que les grands leaders qui ont marqué l'Histoire d'Alexandre le Grand à Poutine et les dirigeants est-asiatiques en passant par César, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle ont construit leur Empire, hissé leur Nation au rang de superpuissance, ou le lui ont fait recouvrer.

      Comme il fallait s'y attendre, depuis qu’il a embrassé avec une fougue rarement égalée la cause homosexuelle Laurent Pinsolle a pris de plus en plus de libertés avec la République bien comprise et ses principes, au profit d'une interprétation totalement dévoyée de ceux-ci faute de les avoir bien compris et d'en avoir une définition rigoureuse : égalitarisme, récurrence de l'invocation de prétendus "droits", primauté donnée aux intérêts particuliers ou communautaires par rapport à l'intérêt général, perçu comme brimant, individualisme.

      Ce coming-out « démocrate et progressiste » d’un garçon en pleine confusion idéologique ne surprend guère si on veut bien se souvenir que le mariage gay avait déjà eu ceci comme mérite d’éprouver la sincérité et la solidité des convictions républicaines de façade dont il se prévalait d’autant plus tapageusement qu'on le sentait prêt à en faire facilement bon marché et à en tordre à loisir le sens au profit d'une approche sentimentale, compassionnelle et moralisante, très féminine, de la politique, ce qui ne manqua pas d’arriver : à peine le débat était-il lancé sur le mariage gay que déjà Laurent Pinsolle avait choisi sans équivoque son camp, celui des communautaristes et des gens en mal d’enfants contre les Républicains, et révélait son imposture politique.

      Il était en fait évident et inscrit dès le départ que le fond "démocrate et progressiste" allait très rapidement remonter à la surface et finir par prendre le dessus sur les très faiblardes convictions républicaines et "gaullistes" du Monsieur, et qu’en matière d’éducation ce même fond doit le porter de la même manière plus du côté des pédagogistes qui ont fait main basse sur l’appareil et ont précipité la catastrophe actuelle, que du côté des Républicains attachés à la transmission des savoirs et à la méritocratie.

      On attend plus que DLR affrète un char à la Marche des Fiertés lesbienne, gay, bi et trans (ouf !), avec Laurent Pinsolle en figure de proue et tête de gondole, pour entériner définitivement sa rupture avec les fondements républicains qui ont présidé à sa création, son ralliement à l’idéologie Canal + et sa nouvelle stratégie à destination des bobos « démocrates et progressistes », nouveau cœur de cible électoral chez qui le thème des frontières et de la souveraineté nationale devrait faire à n’en pas douter un tabac.

      Charles

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  11. Laurent, te fatigue même pas à répondre à ce lourdingue de Charles qui croit qu'en matière d'argumentation la quantité vaut mieux que la qualité.
    Il doit avoir des chevilles pas possibles ce mauvais drôle.
    Gardes ton énergie et ton temps libre pour nous aider à construire avec J.Halpern, Gérard Maujean, VCLR, Enfant de la Patrie et tous les autres, une association de convergence politique entre souverainistes de gauche et de droite.
    Une personnalité un minimum visible comme toi donnerait l'élan nécessaire pour enclencher une dynamique sans traîner (car le temps est un luxe que nous n'avons plus).
    Il ne s'agit pas de créer d'emblée une n-ième formation qui viendrait rajouter à de l'éparpillement. Je partage l'avis d'Halpern sur l'idée d'un "club" dans un premier temps.
    Le temps de faire la démonstration que nous pouvons partager un cap cohérent et rassembleur.
    Bien à toi.

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    1. Je trouve au contraire l'argumentaire de Charles très bon : il montre bien, avec beaucoup d'arguments, le rapprochement entre le FN de Marine et DLR.

      Il montre aussi très bien le rapprochement objectif entre les racistes / identitaires européens (c'est à dire l’extrême droite) et les pro-européens. Dit autrement, la vrai extrême droite française, racialiste, est in fine pro européenne.

      Ca devrait faire réfléchir les pro européens au passage.

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    2. J'ai une vision européenne de l’Europe. Les mots en « -isme » relèvent d’une idéologie, non de la prise en compte du réel, à savoir le caractère européen de l’Europe, ce qui est parfaitement logique. Le mot « raciste », ou « racialiste », n’a aucun sens car sinon des gens aussi différents que Lincoln, De Gaulle, Saint-Simon, London... seraient des « racistes » et à vrai dire tous les européens morts avant disons 1960 seraient « racistes », ou « racialistes ». C’est absurde.

      Pas besoin de mettre un « -isme » quand il s’agit de restaurer une situation antérieure qui a été modifiée par des politiciens sans scrupules ou sans jugement et sans consulter le peuple sur une question vitale qui engageait son avenir.

      Je n’utilise pas les termes inventés par des adversaires pour salir un combat légitime. Je sais que la droite a tendance à reprendre les consignes de la fausse « gauche », avec entre dix et vingt ans de retard, mais ce n’est pas une raison.

      Ce mot a une logique diabolisante. Il ne sert qu’à tenter de légitimer l’implantation de populations allogènes sur le sol européen en s’attaquant à ceux qui légitimement s’y opposent.

      Les « euro »-mondialistes à la botte des Américains qui siègent à la Commission ont usurpé et dévoyé l'idée européenne, pour s'en servir comme d'un marchepied vers l'Etat mondial, que doit finaliser et parachever le TAFTA en cours de négociation.

      Les européistes identitaires conçoivent eux l'Europe comme une fin, et non comme un moyen :

      « Europe as an aim and not as a mean ».

      Les « euro »-mondialistes et les souverainistes sont les deux faces d'une seule et même pièce, qui développent une même conception cosmopolite de l'« identité ».

      Charles

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    3. @Charles

      C'est à dire ? Le gène pense ? Elle se situe où exactement l'identité ? Vous pourriez situer sur la carte du génome ? Je veux bien que vous m'expliquiez, je n'arrive pas à comprendre. De quoi s'agit-il ? Quelle identité européenne ?

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  12. Les commentaires de Charles suggèrent une alliance objective entre l'agenda pangermaniste et le processus de construction européenne.

    Intéressant, non ?

    Ivan

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  13. Je viens de lire le dernier bouquin de Christiane Taubira "Paroles de liberté" qui contient pas mal d'idées intéressantes sur l'idée de nation et qui mérite probablement une petite visite, même si la partie consacrée à l'Europe est pleine de bons sentiments.
    Je m'interroge beaucoup sur la relation très conflictuelle que le FN entretient avec l'Outre-mer en général, comme si, pour le FN ces territoires échappaient à l'idée de nation. Parfois, on a l'impression que le FN perçoit le pays comme une succession de terroirs et non pas comme un ensemble porté par une histoire et des valeurs. Il y a aussi dans ce rapport conflictuel à l'outremer, le souvenir de l'engagement de l'outremer dans la résistance et une opposition à la France coloniale, deux points d'histoire avec lesquels le FN manque de clarté.

    Comme l'indique Jauresist, il y a urgence à reconstruire l'idée de la nation en la débarrassant de sa gangue raciste qui la gangrène. Je sais que je radote, mais aujourd'hui, la promotion de la nation par des gens comme Luther King ou Mandela sont des choses qu'on ne peut pas ignorer. C'est cette construction qui est à faire.

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  14. Gilbert Perrin QUESTION ? l'appartenance a un parti oblige t'elle les adhérents, les militants a être des pions, des "bénis oui-ou" ? NON, le citoyen doit conserver sa liberté de penser et de s'exprimer, sans critiquer mais en constatant et dire la vérité

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  15. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    AFFAIRE LAMBERT : un scandale familial avec la complicité de la médecine sur le dos d'un patient....
    Une situation horrible ou, la famille est divisée, certains veulent euthanasier le patient, d'autres prétendent qu'il n'est pas "légume".
    QUI PEUT dénouer ce NOEUD ? la question est simple, tant que le patient n'a pas manifesté sa volonté d'être euthanasié, personne dans la famille ne doit avoir le pouvoir de la demander...
    C'est à l'individu de préparer de son "vivant" ses volontés... Ensuite, nul ne peut prendre la décision à sa place ?
    La médecine elle même est là pour donner la vie, elle n'est pas là pour tuer les malades ....., donner la mort ?

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  16. Gilbert Perrin
    À l’instant ·

    Scandale MATCHO...?.

    Pourquoi cette "entraineur de football féminin" a t'elle due jeter l'éponge ?
    Cette portugaise qui devait entrainer Clermont Ferrand ? Sans mettre en cause ses capacités professionnelles que je ne connais pas et que je ne mets pas en cause..., je constate que cette affaire est une affaire de société : HOMMES contre FEMMES, les matchos contre les féministes , consurrence femmes-hommes entretenus notamment par les féministes condamnant toujours avec l'aide des pouvoirs publics la gente masculine. Le résultat est là, une société divisée, entretenue pas nos dirigeants semeurs de MERDE ....

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  17. @LP,

    Je crois malheureusement et une fois encore qu'il n'y a pas d'avancée sur ce thème. Vous ne fournissez toujours pas de définition de l'extrême droite. Vous comprendrez dès lors que désigner selon une notion que l'on ne définit pas, après même que cette demande ait été exposée, est problématique. Par ailleurs, une définition n'est pas une accumulation de faits ou d'interprétation de faits, à défaut il n'y aurait dans nos dictionnaires que de longues énumérations de faits à titre de définition. Cela est d'autant plus vrai quand ces faits sont attachés à des militants alors que l'on désigne tel parti comme relevant de telle mouvance. Un militants redéfinit-il les statuts et le programme d'un parti (voir le PS, L'UMP, EEVL...) par un acte, une parole ? Vous voyez que cela ne tient pas. Le ministère de l'intérieur quant à lui distingue clairement - enfin il me semble - lors des résultats électoraux, le FN de l'extrême droite, et c'est là il me semble encore une position officielle, non ? Le même problème de définition se pose s'agissant de vos "interrogations" au titre de la xénophobie (latente dites-vous je crois, ce qui ne manque pas d'interroger également) et les mêmes distinctions s'opèrent entre militant et parti. Je suis pour ma part bien plus interloqué par des positions libérales sur le plan sociétal, renvoyant selon moi à l'analyse que Michéa fait du libéralisme culturelle comme face de la même idéologie libérale - même racine philosophiques, mêmes conséquences politiques concrètes. Sur les querelles de chiffres, je ne vois pas pourquoi, par quelle certification du ciel, vos chiffres contiendraient moins d'idéologie que les siens. Sur ce qu'on dit et fait dire aux chiffres... Bref, nous n'avons pas avancé, et je ne vois toujours pas par quelle argumentation précise et claire MLP et son parti relèvent de l'extrême droite. Son programme est en ligne, disponible sur son site, je n'y ai rien vu relevant de la xénophobie ou de l'extrême droite, mais si je me trompe, vous pouvez m'indiquer les parties pour vous probantes ou litigieuses. Ainsi, elle m'apparait même nationiste et non nationaliste, puisqu'elle ne cesse de répéter que la citoyenneté est sans lien à la race, l'ethnie, la religion, ou que sais-je d'autre encore... prônant clairement une conception pleinement républicaine de la citoyenneté, et consécutivement de la priorité nationale - attribuée aux nationaux, et rien d'autre que cela. Je note par ailleurs que vous décerner des brevets de démocratie occidentale, excluant à ce titre à Poutine, dont le vaste pays est situé entre l'Europe et l'Asie. Je n'ai pas ce pouvoir pour ma part. J'espère au final que NDA se rapprochera - sans fusion évidemment - de MLP afin de créer un front des patriotes en 2017.

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  18. Laurent Pinsolle peut toujours aligner comme il le fait, à juste titre, tous les arguments contre le FN je pense que cela sera aussi efficace que l'action de Sancho Pança contre les moulins! Il devrait s'interroger sur le pourquoi de son inefficacité argumentaire! Se draper dans une bonne conscience c'est bien mais ça avance à quoi? Si toute la rhétorique anti-FN depuis 30 ans a échoué c'est bien qu'elle pèche gravement quelque part! Là est le vrai problème.

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  19. à LP , si le FN ne passe pas avec toi, il passera avec d'autres, moins huppés, davantage pragmatiques ....

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  20. Laurent, je ne peux que vous conseiller de rejoindre ce parti. Vous en avez envie au fond et vous vous rendez malheureux en refusant cette perspective.

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  21. @ Jauresist

    En effet, mon temps est précieux, et la quantité déversée en exigerait trop d’autant plus que toutes les réponses sont dans mes deux papiers ou les liens (cf sur la crise du porc et le lobby musulman). Bonne idée sur le club. Je vais y réfléchir.
    Amitiés républicaines

    @ Lelien

    Ce faisant, il montre une différence fondamentale

    @ Ivan

    Bien d’accord

    @ Léonard

    Très intéressant en effet. Encore un aspect moisi de la pensée du FN

    @ Clémentine

    Je n’ai pas de vocation littéraire à définir l’extrême-droite. J’additionne des faits qui qualifient les mouvements d’extrême-droite. Cela me semble déjà largement suffisant, car la plupart de ces faits concernent des dirigeants du FN. Le simple logo du parti est un exemple pour le moins significatif. Sur Poutine, pour moi, tout n’est pas blanc ou noir. Il y a beaucoup de gris. Ceux qui voient tout en noir ou tout en blanc sur la question de la Russie me semblent beaucoup plus critiquables.

    @ Anonyme

    Ce parti n’est arrivé au pouvoir que dans quelques villes en 42 ans : on ne peut pas vraiment dire que sa critique n’a pas une certaine résonance.

    @ Rinocero

    Précision : je n’en ai aucune envie.

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  22. @LP,

    "Je n’ai pas de vocation littéraire à définir l’extrême-droite".

    Quel rapport avec la littérature ? La définition du communisme, du socialisme, du fascisme, c'est de la littérature ? Lexicographe veut dire écrivain ? Donc, pas de définition. Comment penser sans définitions ? Comment dire, ceci est une table, si on ne définit pas ce qu'est une table ?

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