Le 23 avril 2017, au premier tour de l’élection présidentielle,
Nicolas Dupont-Aignan rassemblait sur son nom 1.695.000 suffrages, soit 4,7%
des votants. Ce résultat, plus qu’honorable, amenait le fondateur et président
de Debout la France à un niveau encore jamais atteint. C’était, enfin, la concrétisation
et la consécration de la ligne obstinément et courageusement suivie par celui
qui était encore notre candidat. Une ligne claire, indépendante, cohérente, et
par-dessus tout une ligne droite.
Affichage des articles dont le libellé est Debout la République. Afficher tous les articles
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mercredi 28 juin 2017
dimanche 30 avril 2017
Alliance avec le FN : l’énorme erreur de NDA
Il y a trois
ans, quand
j’avais quitté DLR, je m’étais demandé « jusqu’où pourrait bien mener cette ambiguité et ce relatif refus de
critiquer » le FN. La réponse est venue : non
seulement un soutien, mais
une véritable alliance, et une
conférence de presse commune ! Si je suis conforté dans ma décision
d’alors, je pense à tous
ceux qui ont été déçus par cette erreur fondamentale de NDA.
De
l’ambiguité permanente à la vassalisation
vendredi 22 août 2014
La double illusion de la dévaluation de l’euro
Comme
me l’a signalé un commentateur du blog, quelle suprise de lire sur le site
de Debout la République une tribune de Dominique Jamet, « Déflation :
dévaluer l’euro ou en sortir ». Changement de ligne du
mouvement ? Maladresse estivale ? Petit retour sur sur l’idée
de la dévaluation de l’euro.
Une
illusion économique
Dans cette
tribune, Dominique Jamet écrit : « Le
chef de l’Etat et le Premier Ministre ont le devoir d’obtenir une franche
dévaluation de l’euro face au dollar. A défaut, pour éviter le piège mortel de
la déflation qui se refermerait fatalement sur elle, la France serait dans
l’obligation de sortir d’urgence de la zone euro ». Il évoque la
meilleure santé de ceux qui ont poussé le cours de leur monnaie à la baisse, comme
Washington et Londres. Mais comme
l’a bien noté Saul, en 2012, sur 66,9 milliards d’euros de déficit
commercial, 41,9 milliards viennent de la zone euro, imperméables à toute
dévaluation de l’euro. Et une bonne partie du reste du déficit vient des
importations d’hydrocarbures, dont le prix augmenterait en cas de dévaluation
de l’euro. Bref, le cours de l’euro seul est loin d’expliquer tous nos
problèmes. En outre, il ne serait pas évident de pousser à la baisse la monnaie
d’une zone économique qui dégage un fort excédent commercial (au contraire des
Etats-Unis et de la Grande-Bretagne).
Le caractère
déflationniste de l’euro est multiple. Il vient de l’impossibité
de monétiser la dette publique, au contraire des autres banques centrales.
Et avoir
une seule monnaie pousse inexorablement les pays à baisser les salaires pour
gagner en compétitivité, comme je le pointais début 1997 : « En
fait, la concurrence des politiques budgétaires pourrait entrainer des
politiques déflationnistes ayant pour but d’avoir une moindre inflation. Car
dans un système où il n’y a pas d’ajustement monétaire, tout point d’inflation
en moins permet de gagner en compétitivité ad vitam aeternam. Les risques de
politiques récessives et déflationnistes s’en trouveraient augmentés ».
Bref, à quoi servirait un euro 15% moins cher s’il était toujours impossible de
monétiser la dette publique et si les mécanismes qui poussent les salaires à la
baisse étaient toujours en place, avec un déficit commercial toujours aussi
fort ?
Une
illusion politique
samedi 28 juin 2014
Face aux mutations de l'UMP et à l'importance grandissante du FN, quel positionnement pour DLR ? (billet invité)
Billet invité de Cochin
Les délires néolibéraux du châtelain Fillon
L'interview accordée récemment par François Fillon au Telegraph ne fait que tristement confirmer les craintes que l'on pouvait avoir sur les évolutions de l'UMP, dont des membres de plus en plus nombreux revendiquent un néolibéralisme décomplexé. Lors du même entretien, l'ancien premier ministre affirme ainsi tout d'abord que les universités françaises sont des « foyers de marxisme » avant de regretter que « la France n'ait jamais eu de révolution thatcherienne ».
François Fillon raisonne ici, comme bon nombre de néolibéraux, avec plusieurs décennies de retard. Pour que les universités françaises soient un foyer de marxisme, il faudrait que les étudiants d'aujourd'hui lisent encore Marx ou ceux qu'il a inspirés, ce qui n'est clairement plus le cas (je me rappelle encore à ce sujet l'étonnement de mon professeur de khâgne à Louis-le-Grand quand il s'était aperçu il y a quelques années que seule une petite poignée d'élèves avaient lu de manière un tant soit peu poussée les oeuvres de Marx).
Bref, François Fillon se contente ici de reprendre de vieux poncifs qui ne renvoient plus à aucune réalité – et l'on pourrait d'ailleurs le regretter car le marxisme, au-delà de tous les problèmes qu'il pose, avait au moins le mérite d'offrir à certains un cadre de pensée cohérent et rigoureux qui leur permettait de mener une réflexion qui ne soit pas simplement superficielle sur l'état de notre société.
L'ancien premier ministre a en réalité très probablement vu dans la dénonciation des « foyers de marxisme » une façon de s'attirer sans trop d'efforts les sympathies de la frange la plus à droite de l'électorat de l'UMP. Échouant depuis deux ans à obtenir la direction de son parti en se livrant à une véritable réflexion sur les causes de la crise française, le voilà bien décidé à s'en emparer en conquérant la notoriété de l'infamie.
dimanche 22 juin 2014
Pour rejeter l'Europe néolibérale, les souverainistes de tous les partis devront s'unir (billet invité)
Billet invité de Cochin
Près d'un mois après les élections européennes, il est possible de dresser un premier bilan de leur incidence sur la vie politique française. Comme beaucoup l'ont noté, le vote des Français montre une défiance croissante de ceux-ci à l'égard à la fois des deux grands partis traditionnels, qui obtiennent à eux deux à peine un tiers des suffrages exprimés, et des deux formations les plus favorables à l'Union européenne (les Verts et les centristes), qui ne recueillent que 20 % des voix. D'aucuns ont donc pu voir dans ces élections une victoire des eurosceptiques de tous bords (Front de gauche, Debout la République et Front national), laissant espérer à terme une rupture avec les politiques mortifères menées depuis au moins trente ans par les élites politiques de notre pays.
L'impasse Front national
samedi 21 juin 2014
Remerciements et nouveau projet
L’annonce de
mon départ du bureau national de Debout la République a suscité encore plus
de réactions que je l’imaginais. Mais j’ai été agréablement surpris par la tonalité
de ces réactions, la plupart du temps positives. Aussi je tiens à vous
remercier pour votre soutien dans ce moment, mais aussi plus globalement, et
vous tenir également au courant des
projets d’évolution du blog.
Un blogueur n’est rien sans ses lecteurs
Dans un
moment lourd que la décision de s’éloigner de sa famille politique, il est
extrêmement réconfortant de recevoir autant de messages de soutien, sur le
blog, les réseaux sociaux, par SMS ou mel. C’est ce qui explique aussi que mes
réponses soient assez laconiques, du fait d’un manque de temps pour répondre de
manière complète aux messages reçus et je m’en excuse. Si j’ai fait
ce que j’ai fait, ce n’était pas tellement en pensant aux réactions que
cela allait susciter, c’était parce que je pensais que c’était juste, légitime,
et porteur d’un questionnement qui pourrait être utile au mouvement, à un
moment où il peut se le permettre, sans risque. Mais il est vrai que je pensais
que les réactions que cela allait susciter seraient plus négatives, d’autant
plus qu’il y avait le précédent de septembre 2012.
Bien sûr, en principe, il vaut mieux laver son linge sale
en famille et non sur la place publique. Mais d’abord, je ne mets pas tout
sur la place publique. Ensuite, je
le fais à un moment qui ne porte pas à conséquences, tout en ayant su garder
pour moi certaines choses à des moments autrement plus délicats. Enfin, si j’ai
choisi une interpellation publique, c’est aussi du fait des limites de l’action
en coulisses, qui ne m’a pas semblé permettre d’ouvrir un débat sur les deux
questions fondamentales que je pose dans mon papier, la ligne du mouvement,
notamment par rapport au FN, et son organisation (et notamment le respect
d’un minimum de démocratie interne). Evidemment, j’aurais pu partir
discrètement, sans faire la moindre vague. Mais je n’aurais pas pu alors
pointer les points qui méritent débat à mon sens. C’est parce que je suis
encore attaché au mouvement que je m’en éloigne de la sorte, pour susciter un
débat qu’un départ effacé n’aurait sans doute pas déclenché. Je ne voulais pas
partir pour rien.
Et si la persistance est un trait de mon caractère, la
reconnaissance nourrit sans doute aussi la motivation pour continuer depuis si
longtemps. Le blog s’est installé dans le Top 20 du classement
des blogs politiques d’ebuzzing, malgré un positionnement sans doute un peu
pointu et une méconnaissance complète des leviers de ces classements. Merci
donc à vous tous de lire mes écrits, de les commenter et de les partager, ce
qui explique sans doute une position aussi flatteuse. Car quand on écrit, on
souhaite forcément être lu et tous les témoignages de lecture sont autant
d’incitations à continuer à écrire.
Le projet de blog collectif
mardi 17 juin 2014
La nécessaire recomposition du paysage politique Français (billet invité)
Billet invité d’Enfant de la
patrie
Les élections
passent, comme les
affaires politico-judiciaires, et un peu plus s'érode la sphère politique
traditionnelle. Les partis de gouvernement sont usés, tentant tel un malade
à bout de souffle de profiter et de rallonger leur existence. Le réel séisme
politique du 25 Mai est
la déliquescence des partis traditionnels, rassemblant moins de 15% du corps
électoral. La montée des extrêmes n'est seulement qu'un symptôme, d'un
système UMP-PS poursuivit par ses échecs politiques et
l'immoralité d'une partie de ses membres. À cela vient
s'ajouter le flou idéologique, de convictions, de partis fédéralistes,
libérales mondialistes, dont la seule différence est de savoir s'ils vont
repeindre la chambre à coucher d'un rose pale, ou d'un bleu clair.
Où sont passé les débats de convictions
dimanche 15 juin 2014
Pourquoi je quitte le bureau national de DLR
Ce n’est pas
sans une grande tristesse, mais malgré tout sans véritable hésitation, que j’ai
décidé de prendre du recul vis-à-vis de mon engagement militant. Même si Debout
la République reste ma famille politique de cœur, un certain nombre de choses
font que j’ai décidé d’en quitter le Bureau National suite au Conseil National
de ce samedi. Mes modèles politiques sont des personnes qui ont su dire
« non » quand il le jugeait nécessaire, et c’est également mon cas
aujourd’hui.
L’éternelle
question du Front National
Pourtant, je
persiste à penser que ce parti que j’ai rejoint en 2007, et dont j’ai porté les
couleurs en 2009, 2010 et 2012, reste ma vraie famille politique. J’y ai
rencontre énormément de personnes que j’apprécie beaucoup et que j’aime
retrouver dans nos différentes réunions. Et je sais déjà que leur compagnie va me
manquer, même si je garderai contact avec eux. La décision que j’ai prise ne
l’a pas été à la légère. A dire vrai, la première fois que je me suis posé
cette question remonte à mars 2012, et à la
réponse que Nicolas Dupont-Aignan avait faite sur le site de Marianne à la polémique sur l’interview
du Figaro qui lui faisait dire qu’il
prendrait Marine Le Pen comme premier ministre. Le fait d’y mettre la candidate
du FN sur le même plan que Chevènement ou Montebourg représentait une position
que je ne pouvais pas défendre et qui heurtait suffisamment mes convictions
pour que je me pose la question de quitter la campagne pour marquer mon
désaccord avec des propos qui rejaillissaient sur nous tous. Quelle surprise aussi
de ne pas répondre à Marine Le Pen, qui avait pourtant dit sur Canal Plus qu’il était son 8ème
porte-parole !
Finalement,
pour ne pas prendre le risque de porter tort à l’engagement de tant de personnes
que j’appréciais, dont le candidat, je m’étais fait une raison, en me
contentant de publier un papier dénonçant « La
triple impasse Le Pen » quelques jours plus tard, sans jamais
exprimer publiquement de réserves sur cette malheureuse tribune. En revanche, l’épisode
du « dialogue » avec le FN m’avait déjà poussé, en septembre
2012, à quitter le poste de porte-parole du mouvement en publiant un papier
pour l’annoncer. Néanmoins, cette
démission était accompagnée d’un appel à ceux qui étaient choqués par ces
propos à rester dans le mouvement, je réitérais mes éloges à la personne de
Nicolas Dupont-Aignan, je refusais une interview de l’AFP pour ne pas
entretenir davantage le bruit médiatique et acceptais quelque semaine plus
tard, lors d’un Conseil National, d’être interrogé à deux par l’AFP avec NDA
pour démontrer l’unité du mouvement et couper court à certains bruits. En
outre, cette première rupture avait lieu, à dessein, à un moment sans
conséquence pour le mouvement, loin de toute élection.
Mais les
doutes ont persisté pour des raisons que je vais expliquer de manière
transparente. Ils ont grandi depuis la rentrée 2013. La préparation des
élections européennes, où le parti jouait sa vie, et
que le bon score de 3,8% lui a permis de plus que garder, m’a décidé de ne
pas faire état de mes doutes, étant donné le travail colossal de tous mes
compagnons politiques. Dénoncer publiquement tel propos sur le FN ou le soutien
à Robert Ménard aurait pu faire du mal au mouvement. Faire parti des dirigeants
d’un parti, c’est faire parti du même bateau, qu’il faut protéger. J’ai donc
préféré rester solidaire, à défaut d’être enthousiaste, refusant par exemple
une interview de Canal Plus sur la
question du FN pour la venue de NDA. Maintenant que la phase des européennes
est passée, et que le parti a des perspectives solides jusqu’en 2017, cette
démission ne sera qu’une anecdote, destinée à faire réfléchir, mais sans
mauvaise conséquence possible pour ce qui reste ma famille politique, même si
je préfère m’en éloigner aujourd’hui.
Les
raisons du divorce
lundi 26 mai 2014
Le hold up du Front National
Les résultats
de l’élection européenne sont tombés et il faut
bien reconnaître que le fait politique majeur est le succès du parti de la
famille Le Pen, qui devance largement le PS et l’UMP. Pour quelles raisons ce
parti nauséabond a pu atteindre un tel résultat, et quelles implications
pour l’avenir ?
Tremblement
de terre électoral
Il faut bien
reconnaître que le
résultat du FN est objectivement
très bon. En effet, les élections européennes n’avaient jamais été
son meilleur scrutin puisqu’il n’avait jamais dépassé 11,73%, du fait d’un
électorat ayant tendance à davantage s’abstenir et de la présence des listes
Villiers de 1994 à 2009. Du coup, le FN faisait généralement moins qu’aux
présidentielles (11,7%
en 1989 contre plus de 14% en 1988, 10,5% en 1994 contre plus de 15% en 1995,
5,7% en 1999, avec en plus une liste Mégret à 3,3%, 9,8% en 2004 et 6,3% en
2009). Le score est doublement historique pour le FN, puisqu’il est de loin
son meilleur score national et il faut noter qu’il fait mieux que les 17,9% de
Marine Le Pen en 2012, alors que le Front de Gauche s’effondre par rapport
à la performance de Mélenchon (6% contre 11%).
2014
apparaît comme une réédition amplifiée de 2002 puisque le parti lepéniste
devance non seulement le PS mais aussi l’UMP. Le pouvoir ne semble pas réussir aux
socialistes, et, à contratrio, les socialistes au pouvoir réussissent bien au
FN... Le PS, peu fringant à ces élections, enregistre un échec encore plus
cuisant qu’en 1994 et 2009. Ce faisant, on
peut s’interroger sur la curieuse stratégie de du président, qui n’a pas
attendu pour changer d’équipe gouvernementale, prenant le risque de
l’exposer à un rapide échec cinglant. Ne valait-il pas mieux attendre les
élections européennes pour tourner la page des deux premières années du mandat
de Hollande, qui
a tout fait pour réduire la campagne. A noter le bon score de Debout la
République qui approche les 4% et s’installe dans le paysage politique.
Un
contexte extraordinairement favorable
mercredi 21 mai 2014
Démonter les arguments des eurobéats
Dans la
dernière ligne droite des élections européennes, les
partisans de l’UE jouent le tout pour le tout et essaient de convaincre les
électeurs de ne pas envoyer valser cette
mauvaise Europe qui les torture et refuse de les écouter. Petit florilège
et décryptage des arguments les plus courants.
L’Europe,
c’est la paix : voici
sans doute l’argument le plus tarte à la crème. Si on ne peut pas ignorer
que les pays membres de l’UE ne se sont pas faits la guerre depuis 1945, on
peut mettre au défi quiconque de démontrer que tel n’aurait pas été le cas s’il
n’y avait pas eu la CEE ou l’UE. De nombreuses autres raisons expliquent la
paix : l’arme nucléaire, la guerre froide, le dégoût suscité par les deux
précédents conflits. Et cela ne signifie pas non plus qu’il faille construire
l’Europe de la manière dont elle est construite depuis 30 ans. Il
existe de nombreuses autres façons de le faire…
L’Union,
c’est la force : c’est l’argument massu choisi par le centriste
Jean-Louis Borloo. Même s’il y a une part de vérité, à savoir que les alliances
peuvent donner de la force, cet argument reste bien léger. D’abord, il y a des
unions qui affaiblissent. Il
suffit de voir la croissance de la zone euro depuis la mise en place de la
monnaie unique pour s’en rendre compte… Car le problème de cette UE, c’est
justement qu’il s’agit d’une union uniformisatrice et néolibérale. La taille
unique ne convient pas à des pays aussi différents. Et le
dogme de la libre-circulation des biens, des capitaux et des personnes pénalise
des pays européens au modèle social avancé. Enfin, l’union, ce n’est pas
forcément l’UE. On peut la concevoir de manière souple et à la carte, comme
le plan B défendu par Debout la Républlique. On peut travailler avec les
peuples européens sans
sacrifier ce qui nous distinguent et en refusant le néolibéralisme.
mercredi 14 mai 2014
Elections européennes : la campagne a minima
Le 25 mai
auront lieu les élections européennes. Mais entre cette
Europe fâchée avec la démocratie et une
majorité guère à l’aise après la défaite des municipales et dont
le discours européen est assez inaudible, la campagne n’a que timidement
démarré dans les médias : un vrai scandale démocratique.
Rideaux
de fumée de la majorité
Il faut
croire que la
défaite aux municipales, qui devrait être encore amplifiée aux européennes,
a poussé les stratèges de l’Elysée à opter pour une occultation pure et simple
de la seconde élection, en espérant que cela limite la défaite et surtout qu’on
en parle le moins possible. En effet, comment ne pas constater que la
communication de la majorité a changé, en adoptant la tactique sarkozyste
consistant à faire l’actualité tous les jours ? Les
nominations au gouvernement ont été étalées dans le temps, ce qui a permis
d’occuper les médias pendant une bonne semaine. Puis, nous
avons eu la déclaration de politique générale, et l’annonce
de la réforme territoriale. Puis a suivi
l’annonce du plan d’économie de 50 milliards, le tout entrecoupé de
déplacements internationaux du président, pour se présidentialiser.
On peut même
se demander si les
atermoiements de l’aile gauche du PS (à
la nomination de Manuel Valls, puis
avant le discours de politique générale, avec le suspens sur leur vote, puis
sur le plan d’économie) ne sont pas directement chorégraphiés à l’Elysée et
Matignon tant ils se ressemblent et finissent toujours par un retour au
bercail. Outre le fait d’occuper les médias, ces
discussions internes et publiques sont peut-être un moyen pour la majorité de
ratisser plus large en plaçant le gouvernement le plus au centre possible
(pour ne pas dire à droite, économiquement) tout en conservant une critique de gauche
marquée au sein même de la majorité. Ce faisant, Hollande et Valls ont repris
le contrôle de l’actualité politique et l’occupent suffisamment pour occulter
le plus possible tout débat sur les européennes.
Reprendre
le débat en mains
mardi 24 décembre 2013
Debout la République a besoin de votre aide
En cette
journée de Noël, je
tiens à relayer l’appel de NDA pour notre souscription nationale en vue des
élections européennes de l’an prochain. Debout la République a obtenu le
financement public lors des élections législatives, mais il reste encore très
modeste et ne couvre pas les besoins que nous avons pour cette campagne des
élections européennes de 2014, qui sera crucial pour le mouvement. J’en profite
également pour mettre la
vidéo de mon discours au dernier Congrès :
Congrès de DLR : Discours de Laurent Pinsolle par dlrtv
J'en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes.
mercredi 18 décembre 2013
Intégration : la faute de Jean-Marc Ayrault
C’est une
des polémiques les plus vives de ces derniers jours : le
rapport ubuesque sur l’intégration publié et commandé par Matignon. Une
remise en cause profonde de notre modèle républicain qui a provoqué un tel
tollé qu’elle ne devrait heureusement pas avoir des conséquences.
La France
mise entre parenthèse
Heureusement
qu’une grande majorité des commentateurs de la vie politique ont vivement
attaqué ce rapport, de Malika Sorel Sutter pour
l’Express ou Le
Figaro à Nicolas Domenach pour
Marianne. Tout doit être jeté.
Malika Sorel Sutter dénonce « une
rupture assumée avec l’héritage du peuple français (…) une multitude de mesures
dignes d’une véritable police de la pensée ». Elle dénonce la remise
en cause du français au profit de la langue parlé dans la famille, la volonté de
renforcer le caractère culpabilisateur des programmes d’histoire, la remise en
cause de l’interdiction du voile à l’école et le fait que le mot
« devoir » n’apparaisse que 13 fois, contre 440 fois pour le mot
« droit ».
Dans l’Express, elle affirme que « ce
rapport part du principe que la France est coupable et raciste ».
Voilà un bon résumé. Car ce rapport vise ni plus ni moins à détruire l’identité
de notre pays, en promouvant non seulement ce qui n’est pas français en France,
mais également en salissant tout ce qui est français. Pour reprendre l’analyse
de Malika Sorel Sutter dans son premier livre « Le
puzzle de l’intégration », comment espérer assimiler les immigrés
si les seuls messages qu’ils reçoivent de l’Etat sont la critique de la France
et une préférence pour leur culture d’origine. Au contraire, il faut valoriser notre
pays et ce qu’il apporte (qui est immense) et les aider à apprendre notre
langue et notre culture.
Le pied
nickelé de Matignon ?
samedi 14 décembre 2013
Vinci révèle le scandale des concessions
C’est
un article, ou plutôt quelques chiffres des Echos
qui révèlent le pot aux roses, dont tout le monde est au courant. Les
concessions de service public ne sont que des rentes absolument scandaleuses
que l’Etat donne à des entreprises privées. A quand une remise en cause ?
Le beurre
dans les épinards pour Vinci
Les chiffres
sont extravagants et ont l’avantage de parler d’eux-même. Alors que les concessions
(parkings, autoroutes, stades, aéroports) ne réalisent que 13,9% du chiffre
d’affaire de Vinci (contre 85,6% pour les contrats classiques de construction),
et à peine 8% de ses effectifs, elles
représentent pas moins de 58,8% de son résultat opérationnel, contre seulement
38,2% pour les activités de construction ! En clair, alors que la
marge opérationnelle atteint seulement 4,2% dans ces dernières, elle atteint
39,4% pour les concessions, soit 9,4 fois plus !!! Les concessions sont la
poule aux œufs d’or du groupe.
Mais si ces
activités sont extrêmement profitables pour Vinci, cela signifie aussi que
l’Etat et les collectivités négocient extrêmement mal ces contrats. Pour quelle
raison faudrait-il que la rentabilité de ces activités soit tellement
supérieure à celle des contrats traditionnels ? Chacun en tirera les
conclusions qu’il souhaite. Mais du coup, cela signifie également que les
prix pourraient sans doute être baisser d’un tiers et que l’Etat ne perdrait
pas d’argent si l’exploitation était restée dans le domaine public !
La privatisation des services publics a un seul bénéficiaire : les
actionnaires des groupes qui les contrôlent.
Un
problème qui grandit
vendredi 25 octobre 2013
« Lobby musulman », BNP, Taubira : sous le « nouveau » FN, l’ancien
Depuis
qu’elle est à la tête du FN, Marine
Le Pen a entrepris une entreprise de dédiabolisation pour gagner de
nouveaux électeurs. Mais, coup sur coup, trois faits nous rappelent que le
parti familial a beaucoup moins changé qu’ils voudraient nous le faire croire,
comme
le rappelle Nicolas Calbrix pour DLR.
Un fond
xénophobe
Bien sûr, la
candidate du Front National qui avait posté sur les réseaux sociaux une photo
de la ministre de la justice en la comparant à un singe a été suspendue,
Jean-Marie Le Pen montant même au créneau pour la condamner. Mais cet épisode
pose deux problèmes. Le premier, c’est de montrer qu’il y a toujours au Front
National des personnes au discours xénophobe, malgré les formations visant à
éviter les dérapages. On peut rappeler ici le cas d’Alexandre Gabriac, élu
conseiller régional du parti, puis exclu après la publication de photos le
montrant effectuant un salut nazi.
Tout le
problème ici est de savoir si leur suspension est la conséquence de leurs actes
ou seulement du fait que les médias s’en soient emparés. En effet, on peut
douter que le parti n’avait pas connaissance de leurs agissements, le
reportage d’Envoyé Spécial indiquant que la candidate avait retiré la photo
incriminée à la demande du FN. Du coup, la question demeure de savoir si le
FN le fait pour des raisons de communication ou parce que de tels agissements
les choquent vraiement. Quand on sait que Bruno
Gollnisch est allé assisté samedi à une réunion du British National Party,
un parti qui n’acceptait pas les non blancs il y a quelques temps, il est
permis d’avoir de très gros doutes.
Le
« lobby musulman »
dimanche 13 octobre 2013
Nicolas Dupont-Aignan dénonce la désertion fiscale et les parasites fiscaux
C’est un
sujet qui me tient à cœur depuis
longtemps et que
je traite régulièrement sur
le blog. Aussi, j’étais heureux de voir que Nicolas
Dupont-Aignan a mené une enquête parlementaire sur le sujet. Il en tiré un
livre que je recommande vivement, « Les
voleurs de la République ».
Une
enquête façon polar
Le
président de Debout la République a mené son enquête avec Alain Bocquet, député
communiste, en se rendant dans de nombreux pays pour interroger les acteurs
de la désertion fiscale, ceux qui la combattent, comme ceux qui en vivent. Il
en a tiré, pour moi, son meilleur livre. Le style est enlevé, et il y raconte
son enquête de manière très vivante. Il parle d’une « terrible tumeur qui métastase les piliers de notre société, de notre
prospérité : l’égalité républicaine devant l’impôt ». Il y
raconte sa colère devant l’ampleur du phénomène et la petitesse des moyens
consacrés à lutter contre.
Il raconte
son voyage en Suisse, et la surprise des banquiers locaux devant le grand écart
des politiques nationaux, qui parlent beaucoup, mais ne font presque rien, au
contraire des Etats-Unis ou de l’Allemagne. Il parle longuement du cas d’Hervé
Falciani, cet ancien banquier qui travaillait pour HSBC en Suisse qui a rompu
la loi du slience en constatant les pratiques dangereuses et illégales de la
banque. Nicolas
Dupont-Aignan rapporte que Paris n’a pas fait grand chose de ses listings,
au contraire de Washington. Il souligne que notre administration fiscale manque
cruellement de moyens.
Puis il
rapporte son passage à Londres et évoque les astuces fiscales des groupes du
CAC 40 100% privés, qui paient 3% d’IS contre 30% pour les entreprises de moins
de 10 salariés. Il détaille les
innombrables manières utilisées par les grandes entreprises pour voler le fisc,
en mettant tous leurs profits dans des parasites fiscaux en jouant sur les prix
de transfert. Il dénonce la place prise par l’Europe dans ce pillage de la base fiscale des Etats, avec le
Luxembourg, le Royaume Uni et ses îles… Il détaille ensuite le scandale de la
fraude à la TVA, qui nous coûte au moins 10 milliards par ans.
Comment
en sortir ?
dimanche 6 octobre 2013
Discours du Congrès du 5 octobre
Mes chers compagnons,
Je crois qu’il faut voir la réalité en face. Notre économie,
et celle des autres pays européens vont sortir de la récession. La reprise va
devenir réalité. Bien sûr, elle sera illusoire. Je vais y revenir.
Mais il y aura reprise, pour plusieurs raisons :
-
Premièrement, c’est un mécanisme mécanique, après avoir touché le fond, les économies
rebondissent
-
Deuxièmement, la réduction
plus lente des déficits pèse moins sur la croissance
-
Troisièmement, les
prix des matières premières devraient rester à peu près stables à moyen
terme
-
Quatrièmement, les
milliards déversés par les banques centrales apportent un peu de
croissance
-
Enfin, le
reste du monde continue à croître, ce qui stimule l’économie européenne
Nous ne devons pas nier cette reprise, aussi illusoire
soit-elle. Nier la réalité ne nous aidera pas.
En revanche, soyons les meilleurs critiques des limites de
cette fausse reprise. Car cette reprise sera triplement illusoire.
Elle est illusoire car
elle est faible. Pour l’an prochain, le gouvernement prévoit 0,9% de
croissance. Croyez-vous que le chômage va baisser avec un tel niveau ?
Elle est
illusoire car elle est inégale. Les chiffres de 2012 le montrent
:
-
Alors que le pouvoir d’achat des Français a baissé,
la richesse des 500 plus grandes fortunes a augmenté de 25%
-
C’est le même scénario qu’aux Etats-Unis, où 95% des fruits
de la croissance depuis 2009 sont allés au 1% le plus riche !
-
Et pendant ce temps, les multinationales battent tous
leurs records de profits…
Enfin, cette reprise est
temporaire. La prochaine bulle gonfle déjà :
mardi 6 août 2013
Le scandale de la privatisation des autoroutes
Il y a huit
ans, son
opposition à la privatisation des autoroutes menée par le gouvernement Villepin
avait conforté la bonne opinion que j’avais de Nicolas Dupont-Aignan, après sa
campagne contre le TCE. Un
rapport de la Cour des Comptes confirme qu’il avait largement raison.
Le
verdict de la Cour des Comptes
Le
jugement est sévère : « la
négociation des avenants aux contrats de concession (notamment les contrats de
plan) et le suivi par le concédant (assuré par le seul ministère chargé des
transports) des obligations des concessionnaires se caractérisent par un
déséquilibre au bénéfice des sociétés autoroutières ». La
Cour des Comptes dénonce « des
augmentations tarifaires supérieures à l’inflation » et recommande
même de « mettre en œuvre les
dispositions contraignantes » et de « réaliser systématiquement une contre-expertise (…) de tous les coûts
prévisionnels des investissements ».
Ce
document de Debout la République montre que la hausse annuelle du tarif des
péages est, à l’exception de 2007 et 2010, systématiquement supérieure à
l’inflation depuis 2004. Pire, une autre analyse démontre l’envolée des profits
des sociétés concessionnaires, qui ont progressé de 70% de 2001 à 2010 contre
un peu plus de 25% pour l’ensemble des sociétés non financières. Comme
le rappelle Marianne, en
utilisant toutes les combines permises par les contrats de concession, les
sociétés d’autoroutes ne cessent de faire progresser leurs tarifs sensiblement
plus vite que l’inflation.
Une
privatisation illégitime
jeudi 6 juin 2013
La dérisoire guerre commerciale UE – Chine sur les panneaux solaires
C’est une
nouvelle qui a beaucoup surpris : la
Commission Européenne a décidé d’instaurer un droit de douane de 11.8% sur les
panneaux solaires chinois, et potentiellement 47% cet été. Une mesure aussi
révélatrice des errements de l’Union Européenne que des dangers du capitalisme
mondialisé.
La
Commission arrive après la bataille
Mais
pourquoi la Commission Européenne n’a-t-elle pas écouté Nicolas Dupont-Aignan plus
tôt ? En fouillant un peu, j’ai pu trouvé une
interview datée du 29 mai 2009, en pleine campagne des élections
européennes, où le président de Debout la République, prophétique,
disait : « les entreprises
chinoises organisent un dumping sur le panneau solaire. Résultat, les
installateurs se ruent sur leurs produits, tandis que les entreprises
françaises qui en fabriquent sont en difficulté. Peut-on accepter que sur un
secteur d’avenir il n’y ait plus de filière industrielle en Europe ? Non. ».
En clair, la
Commission agit trop tard, car, en 2009, l’Europe avait 20%
de parts du marché mondial (dont 15% pour l’Allemagne). Aujourd’hui, elle
ne produit plus que 8% des panneaux solaires (dont 7% pour l’Allemagne,
seule rescapée). En trois ans la Chine est passée de 38% du marché mondial à
plus de 70% et compte pas moins de 6 des 10 premières entreprises (plus une
n’est européenne) ! Pire, on peut imaginer que le
marché mondial était plus équilibré encore quelques années avant, mais je
n’ai pas réussi à trouver de statistiques pour le prouver. Toute aide sera la
bienvenue !
Il y a donc
quelque chose de dérisoire à agir maintenant, comme
le note Nicolas Dupont-Aignan. Certes, nous
importons pour plus de 20 milliards d’euros de panneaux solaires chinois,
mais non seulement il est probable qu’une taxe de 11.8% ne changera pas la
géographie de la production, mais il est aussi probable que si la Commission
persiste, cela déplacera juste nos importations vers le Japon, Taiwan ou la
Corée du Sud, sans relancer pour autant la filière européenne, qui a besoin
d’une aide globale et de mesures protectionnistes globales pour ne pas
disparaître totalement.
Les
logiques malsaines du capitalisme mondialisé
lundi 27 mai 2013
Debout la République en route vers les européennes
Samedi, nous
nous sommes réunis à la Bellevilloise à Paris pour lancer notre campagne en vue
des élections européennes qui se tiendront l’an prochain. L’occasion de
montrer le dynamisme des mouvements qui veulent tourner la page de cette Union
Européenne.
Petits
partis devenus grands
Outre le
très bon discours de Nicolas Dupont-Aignan, qui a tracé le chemin pour l’année
à venir, ce qu’il y avait sans doute de plus réjouissant lors de ce
rassemblement était clairement d’entendre les témoignages de Nigel Farage, Paul
Nuttall et de Timo Soini. En effet, leurs deux mouvements ont commencé leur
action politique dans les années 1990, et, à force de persévérance, et après
plusieurs années de vaches électorales maigres, ils ont fini par gagner la
confiance de leurs compatriotes, au point de devenir un des principaux partis
de leur pays, si ce n’est le premier.
Les racines
de UKIP remontent à 1992 comme un cercle de réflexion. Le parti a commencé à
émerger en 1999 en faisant élire 3 députés au Parlement Européen. Mais c’est en
2009 que Nigel Farage a fait trembler la vieille garde politique en devançant
le parti travailliste lors des élections européennes. Si UKIP n’a obtenu que 3%
des suffrages aux législatives de 2010, il
vient de prendre une nouvelle dimension en obtenant la seconde position lors
d’une législative partielle. Mieux,
les sondages lui donnent aujourd’hui 30% et la première place pour les
élections européennes de l’an prochain !
Au début,
les résultats électoraux du
parti de Timo Soini ont été limités, grignotant élu par élu et prenant 4%
des votes en 2007. Il a véritablement explosé en 2011, en devenant le 3ème
parti du pays, avec 19% des voix et 39 sièges de députés au parlement. Il est
aujourd’hui une force qui compte et qui oriente le débat politique. Loin des
caricatures des médias, il est apparu comme un homme politique voulant protéger
la démocratie et ses concitoyens contre l’UE, mais également désireux de
construire une autre Europe, des peuples et des projets, à mille lieues de la
construction actuelle.
Un chemin
tracé pour Debout la République
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