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mercredi 28 juin 2017

Rendez-vous en septembre !


Le 23 avril 2017, au premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan rassemblait sur son nom 1.695.000 suffrages, soit 4,7% des votants. Ce résultat, plus qu’honorable, amenait le fondateur et président de Debout la France à un niveau encore jamais atteint. C’était, enfin, la concrétisation et la consécration de la ligne obstinément et courageusement suivie par celui qui était encore notre candidat. Une ligne claire, indépendante, cohérente, et par-dessus tout une ligne droite.

vendredi 22 août 2014

La double illusion de la dévaluation de l’euro


Comme me l’a signalé un commentateur du blog, quelle suprise de lire sur le site de Debout la République une tribune de Dominique Jamet, « Déflation : dévaluer l’euro ou en sortir ». Changement de ligne du mouvement ? Maladresse estivale ? Petit retour sur sur l’idée de la dévaluation de l’euro.



Une illusion économique

Dans cette tribune, Dominique Jamet écrit : « Le chef de l’Etat et le Premier Ministre ont le devoir d’obtenir une franche dévaluation de l’euro face au dollar. A défaut, pour éviter le piège mortel de la déflation qui se refermerait fatalement sur elle, la France serait dans l’obligation de sortir d’urgence de la zone euro ». Il évoque la meilleure santé de ceux qui ont poussé le cours de leur monnaie à la baisse, comme Washington et Londres. Mais comme l’a bien noté Saul, en 2012, sur 66,9 milliards d’euros de déficit commercial, 41,9 milliards viennent de la zone euro, imperméables à toute dévaluation de l’euro. Et une bonne partie du reste du déficit vient des importations d’hydrocarbures, dont le prix augmenterait en cas de dévaluation de l’euro. Bref, le cours de l’euro seul est loin d’expliquer tous nos problèmes. En outre, il ne serait pas évident de pousser à la baisse la monnaie d’une zone économique qui dégage un fort excédent commercial (au contraire des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne).


Une illusion politique

samedi 28 juin 2014

Face aux mutations de l'UMP et à l'importance grandissante du FN, quel positionnement pour DLR ? (billet invité)

Billet invité de Cochin

Les délires néolibéraux du châtelain Fillon

L'interview accordée récemment par François Fillon au Telegraph ne fait que tristement confirmer les craintes que l'on pouvait avoir sur les évolutions de l'UMP, dont des membres de plus en plus nombreux revendiquent un néolibéralisme décomplexé. Lors du même entretien, l'ancien premier ministre affirme ainsi tout d'abord que les universités françaises sont des « foyers de marxisme » avant de regretter que « la France n'ait jamais eu de révolution thatcherienne ».


François Fillon raisonne ici, comme bon nombre de néolibéraux, avec plusieurs décennies de retard. Pour que les universités françaises soient un foyer de marxisme, il faudrait que les étudiants d'aujourd'hui lisent encore Marx ou ceux qu'il a inspirés, ce qui n'est clairement plus le cas (je me rappelle encore à ce sujet l'étonnement de mon professeur de khâgne à Louis-le-Grand quand il s'était aperçu il y a quelques années que seule une petite poignée d'élèves avaient lu de manière un tant soit peu poussée les oeuvres de Marx).

Bref, François Fillon se contente ici de reprendre de vieux poncifs qui ne renvoient plus à aucune réalité – et l'on pourrait d'ailleurs le regretter car le marxisme, au-delà de tous les problèmes qu'il pose, avait au moins le mérite d'offrir à certains un cadre de pensée cohérent et rigoureux qui leur permettait de mener une réflexion qui ne soit pas simplement superficielle sur l'état de notre société.

L'ancien premier ministre a en réalité très probablement vu dans la dénonciation des « foyers de marxisme » une façon de s'attirer sans trop d'efforts les sympathies de la frange la plus à droite de l'électorat de l'UMP. Échouant depuis deux ans à obtenir la direction de son parti en se livrant à une véritable réflexion sur les causes de la crise française, le voilà bien décidé à s'en emparer en conquérant la notoriété de l'infamie.

dimanche 22 juin 2014

Pour rejeter l'Europe néolibérale, les souverainistes de tous les partis devront s'unir (billet invité)


Billet invité de Cochin

Près d'un mois après les élections européennes, il est possible de dresser un premier bilan de leur incidence sur la vie politique française. Comme beaucoup l'ont noté, le vote des Français montre une défiance croissante de ceux-ci à l'égard à la fois des deux grands partis traditionnels, qui obtiennent à eux deux à peine un tiers des suffrages exprimés, et des deux formations les plus favorables à l'Union européenne (les Verts et les centristes), qui ne recueillent que 20 % des voix. D'aucuns ont donc pu voir dans ces élections une victoire des eurosceptiques de tous bords (Front de gauche, Debout la République et Front national), laissant espérer à terme une rupture avec les politiques mortifères menées depuis au moins trente ans par les élites politiques de notre pays.

L'impasse Front national

samedi 21 juin 2014

Remerciements et nouveau projet


L’annonce de mon départ du bureau national de Debout la République a suscité encore plus de réactions que je l’imaginais. Mais j’ai été agréablement surpris par la tonalité de ces réactions, la plupart du temps positives. Aussi je tiens à vous remercier pour votre soutien dans ce moment, mais aussi plus globalement, et vous tenir également au courant des projets d’évolution du blog.


Un blogueur n’est rien sans ses lecteurs

Dans un moment lourd que la décision de s’éloigner de sa famille politique, il est extrêmement réconfortant de recevoir autant de messages de soutien, sur le blog, les réseaux sociaux, par SMS ou mel. C’est ce qui explique aussi que mes réponses soient assez laconiques, du fait d’un manque de temps pour répondre de manière complète aux messages reçus et je m’en excuse. Si j’ai fait ce que j’ai fait, ce n’était pas tellement en pensant aux réactions que cela allait susciter, c’était parce que je pensais que c’était juste, légitime, et porteur d’un questionnement qui pourrait être utile au mouvement, à un moment où il peut se le permettre, sans risque. Mais il est vrai que je pensais que les réactions que cela allait susciter seraient plus négatives, d’autant plus qu’il y avait le précédent de septembre 2012.

Bien sûr, en principe, il vaut mieux laver son linge sale en famille et non sur la place publique. Mais d’abord, je ne mets pas tout sur  la place publique. Ensuite, je le fais à un moment qui ne porte pas à conséquences, tout en ayant su garder pour moi certaines choses à des moments autrement plus délicats. Enfin, si j’ai choisi une interpellation publique, c’est aussi du fait des limites de l’action en coulisses, qui ne m’a pas semblé permettre d’ouvrir un débat sur les deux questions fondamentales que je pose dans mon papier, la ligne du mouvement, notamment par rapport au FN, et son organisation (et notamment le respect d’un minimum de démocratie interne). Evidemment, j’aurais pu partir discrètement, sans faire la moindre vague. Mais je n’aurais pas pu alors pointer les points qui méritent débat à mon sens. C’est parce que je suis encore attaché au mouvement que je m’en éloigne de la sorte, pour susciter un débat qu’un départ effacé n’aurait sans doute pas déclenché. Je ne voulais pas partir pour rien.

Je profite aussi de l’occasion pour remercier l’ensemble des lecteurs, des commentateurs, de ceux qui relaient, et les nouveaux contributeurs. En effet, un blog n’est rien sans ses lecteurs : c’est un témoignage, un partage de convictions, une défense d’idées, mais aussi une proposition de dialogue à travers les échanges qui y ont lieu. C’est un moyen de faire de la politique, complémentaire du militantisme traditionnel, qui ne saurait être remplacé. Et il est bien évident que l’audience ou les réactions suscitées par ce que l’on écrit compte, même si cela n’influence pas forcément ce que l’on écrit (je persiste à écrire sur des sujets dont je sais qu’ils semblent générer peu d’intérêt) et cela explique sans doute que je publie tous les jours depuis plus de sept ans, si l’on compte le premier blog que j’ai créé.

Et si la persistance est un trait de mon caractère, la reconnaissance nourrit sans doute aussi la motivation pour continuer depuis si longtemps. Le blog s’est installé dans le Top 20 du classement des blogs politiques d’ebuzzing, malgré un positionnement sans doute un peu pointu et une méconnaissance complète des leviers de ces classements. Merci donc à vous tous de lire mes écrits, de les commenter et de les partager, ce qui explique sans doute une position aussi flatteuse. Car quand on écrit, on souhaite forcément être lu et tous les témoignages de lecture sont autant d’incitations à continuer à écrire.

Le projet de blog collectif


dimanche 15 juin 2014

Pourquoi je quitte le bureau national de DLR


Ce n’est pas sans une grande tristesse, mais malgré tout sans véritable hésitation, que j’ai décidé de prendre du recul vis-à-vis de mon engagement militant. Même si Debout la République reste ma famille politique de cœur, un certain nombre de choses font que j’ai décidé d’en quitter le Bureau National suite au Conseil National de ce samedi. Mes modèles politiques sont des personnes qui ont su dire « non » quand il le jugeait nécessaire, et c’est également mon cas aujourd’hui.



L’éternelle question du Front National

Pourtant, je persiste à penser que ce parti que j’ai rejoint en 2007, et dont j’ai porté les couleurs en 2009, 2010 et 2012, reste ma vraie famille politique. J’y ai rencontre énormément de personnes que j’apprécie beaucoup et que j’aime retrouver dans nos différentes réunions. Et je sais déjà que leur compagnie va me manquer, même si je garderai contact avec eux. La décision que j’ai prise ne l’a pas été à la légère. A dire vrai, la première fois que je me suis posé cette question remonte à mars 2012, et à la réponse que Nicolas Dupont-Aignan avait faite sur le site de Marianne à la polémique sur l’interview du Figaro qui lui faisait dire qu’il prendrait Marine Le Pen comme premier ministre. Le fait d’y mettre la candidate du FN sur le même plan que Chevènement ou Montebourg représentait une position que je ne pouvais pas défendre et qui heurtait suffisamment mes convictions pour que je me pose la question de quitter la campagne pour marquer mon désaccord avec des propos qui rejaillissaient sur nous tous. Quelle surprise aussi de ne pas répondre à Marine Le Pen, qui avait pourtant dit sur Canal Plus qu’il était son 8ème porte-parole !

Finalement, pour ne pas prendre le risque de porter tort à l’engagement de tant de personnes que j’appréciais, dont le candidat, je m’étais fait une raison, en me contentant de publier un papier dénonçant « La triple impasse Le Pen » quelques jours plus tard, sans jamais exprimer publiquement de réserves sur cette malheureuse tribune. En revanche, l’épisode du « dialogue » avec le FN m’avait déjà poussé, en septembre 2012, à quitter le poste de porte-parole du mouvement en publiant un papier pour l’annoncer. Néanmoins, cette démission était accompagnée d’un appel à ceux qui étaient choqués par ces propos à rester dans le mouvement, je réitérais mes éloges à la personne de Nicolas Dupont-Aignan, je refusais une interview de l’AFP pour ne pas entretenir davantage le bruit médiatique et acceptais quelque semaine plus tard, lors d’un Conseil National, d’être interrogé à deux par l’AFP avec NDA pour démontrer l’unité du mouvement et couper court à certains bruits. En outre, cette première rupture avait lieu, à dessein, à un moment sans conséquence pour le mouvement, loin de toute élection.

Mais les doutes ont persisté pour des raisons que je vais expliquer de manière transparente. Ils ont grandi depuis la rentrée 2013. La préparation des élections européennes, où le parti jouait sa vie, et que le bon score de 3,8% lui a permis de plus que garder, m’a décidé de ne pas faire état de mes doutes, étant donné le travail colossal de tous mes compagnons politiques. Dénoncer publiquement tel propos sur le FN ou le soutien à Robert Ménard aurait pu faire du mal au mouvement. Faire parti des dirigeants d’un parti, c’est faire parti du même bateau, qu’il faut protéger. J’ai donc préféré rester solidaire, à défaut d’être enthousiaste, refusant par exemple une interview de Canal Plus sur la question du FN pour la venue de NDA. Maintenant que la phase des européennes est passée, et que le parti a des perspectives solides jusqu’en 2017, cette démission ne sera qu’une anecdote, destinée à faire réfléchir, mais sans mauvaise conséquence possible pour ce qui reste ma famille politique, même si je préfère m’en éloigner aujourd’hui.

Les raisons du divorce

lundi 26 mai 2014

Le hold up du Front National


Les résultats de l’élection européenne sont tombés et il faut bien reconnaître que le fait politique majeur est le succès du parti de la famille Le Pen, qui devance largement le PS et l’UMP. Pour quelles raisons ce parti nauséabond a pu atteindre un tel résultat, et quelles implications pour l’avenir ?


Tremblement de terre électoral

Il faut bien reconnaître que le résultat du FN est objectivement  très bon. En effet, les élections européennes n’avaient jamais été son meilleur scrutin puisqu’il n’avait jamais dépassé 11,73%, du fait d’un électorat ayant tendance à davantage s’abstenir et de la présence des listes Villiers de 1994 à 2009. Du coup, le FN faisait généralement moins qu’aux présidentielles (11,7% en 1989 contre plus de 14% en 1988, 10,5% en 1994 contre plus de 15% en 1995, 5,7% en 1999, avec en plus une liste Mégret à 3,3%, 9,8% en 2004 et 6,3% en 2009). Le score est doublement historique pour le FN, puisqu’il est de loin son meilleur score national et il faut noter qu’il fait mieux que les 17,9% de Marine Le Pen en 2012, alors que le Front de Gauche s’effondre par rapport à la performance de Mélenchon (6% contre 11%).

2014 apparaît comme une réédition amplifiée de 2002 puisque le parti lepéniste devance non seulement le PS mais aussi l’UMP. Le pouvoir ne semble pas réussir aux socialistes, et, à contratrio, les socialistes au pouvoir réussissent bien au FN... Le PS, peu fringant à ces élections, enregistre un échec encore plus cuisant qu’en 1994 et 2009. Ce faisant, on peut s’interroger sur la curieuse stratégie de du président, qui n’a pas attendu pour changer d’équipe gouvernementale, prenant le risque de l’exposer à un rapide échec cinglant. Ne valait-il pas mieux attendre les élections européennes pour tourner la page des deux premières années du mandat de Hollande, qui a tout fait pour réduire la campagne. A noter le bon score de Debout la République qui approche les 4% et s’installe dans le paysage politique.

Un contexte extraordinairement favorable

mercredi 21 mai 2014

Démonter les arguments des eurobéats


Dans la dernière ligne droite des élections européennes, les partisans de l’UE jouent le tout pour le tout et essaient de convaincre les électeurs de ne pas envoyer valser cette mauvaise Europe qui les torture et refuse de les écouter. Petit florilège et décryptage des arguments les plus courants.


L’Europe, c’est la paix : voici sans doute l’argument le plus tarte à la crème. Si on ne peut pas ignorer que les pays membres de l’UE ne se sont pas faits la guerre depuis 1945, on peut mettre au défi quiconque de démontrer que tel n’aurait pas été le cas s’il n’y avait pas eu la CEE ou l’UE. De nombreuses autres raisons expliquent la paix : l’arme nucléaire, la guerre froide, le dégoût suscité par les deux précédents conflits. Et cela ne signifie pas non plus qu’il faille construire l’Europe de la manière dont elle est construite depuis 30 ans. Il existe de nombreuses autres façons de le faire

L’Union, c’est la force : c’est l’argument massu choisi par le centriste Jean-Louis Borloo. Même s’il y a une part de vérité, à savoir que les alliances peuvent donner de la force, cet argument reste bien léger. D’abord, il y a des unions qui affaiblissent. Il suffit de voir la croissance de la zone euro depuis la mise en place de la monnaie unique pour s’en rendre compte… Car le problème de cette UE, c’est justement qu’il s’agit d’une union uniformisatrice et néolibérale. La taille unique ne convient pas à des pays aussi différents. Et le dogme de la libre-circulation des biens, des capitaux et des personnes pénalise des pays européens au modèle social avancé. Enfin, l’union, ce n’est pas forcément l’UE. On peut la concevoir de manière souple et à la carte, comme le plan B défendu par Debout la Républlique. On peut travailler avec les peuples européens sans sacrifier ce qui nous distinguent et en refusant le néolibéralisme.

mercredi 14 mai 2014

Elections européennes : la campagne a minima


Le 25 mai auront lieu les élections européennes. Mais entre cette Europe fâchée avec la démocratie et une majorité guère à l’aise après la défaite des municipales et dont le discours européen est assez inaudible, la campagne n’a que timidement démarré dans les médias : un vrai scandale démocratique.



Rideaux de fumée de la majorité

Il faut croire que la défaite aux municipales, qui devrait être encore amplifiée aux européennes, a poussé les stratèges de l’Elysée à opter pour une occultation pure et simple de la seconde élection, en espérant que cela limite la défaite et surtout qu’on en parle le moins possible. En effet, comment ne pas constater que la communication de la majorité a changé, en adoptant la tactique sarkozyste consistant à faire l’actualité tous les jours ? Les nominations au gouvernement ont été étalées dans le temps, ce qui a permis d’occuper les médias pendant une bonne semaine. Puis, nous avons eu la déclaration de politique générale, et l’annonce de la réforme territoriale. Puis a suivi l’annonce du plan d’économie de 50 milliards, le tout entrecoupé de déplacements internationaux du président, pour se présidentialiser.

On peut même se demander si les atermoiements de l’aile gauche du PS (à la nomination de Manuel Valls, puis avant le discours de politique générale, avec le suspens sur leur vote, puis sur le plan d’économie) ne sont pas directement chorégraphiés à l’Elysée et Matignon tant ils se ressemblent et finissent toujours par un retour au bercail. Outre le fait d’occuper les médias, ces discussions internes et publiques sont peut-être un moyen pour la majorité de ratisser plus large en plaçant le gouvernement le plus au centre possible (pour ne pas dire à droite, économiquement) tout en conservant une critique de gauche marquée au sein même de la majorité. Ce faisant, Hollande et Valls ont repris le contrôle de l’actualité politique et l’occupent suffisamment pour occulter le plus possible tout débat sur les européennes.

Reprendre le débat en mains

mardi 24 décembre 2013

Debout la République a besoin de votre aide


En cette journée de Noël, je tiens à relayer l’appel de NDA pour notre souscription nationale en vue des élections européennes de l’an prochain. Debout la République a obtenu le financement public lors des élections législatives, mais il reste encore très modeste et ne couvre pas les besoins que nous avons pour cette campagne des élections européennes de 2014, qui sera crucial pour le mouvement. J’en profite également pour mettre la vidéo de mon discours au dernier Congrès :


Congrès de DLR : Discours de Laurent Pinsolle par dlrtv

J'en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes.

mercredi 18 décembre 2013

Intégration : la faute de Jean-Marc Ayrault


C’est une des polémiques les plus vives de ces derniers jours : le rapport ubuesque sur l’intégration publié et commandé par Matignon. Une remise en cause profonde de notre modèle républicain qui a provoqué un tel tollé qu’elle ne devrait heureusement pas avoir des conséquences.



La France mise entre parenthèse

Heureusement qu’une grande majorité des commentateurs de la vie politique ont vivement attaqué ce rapport, de Malika Sorel Sutter pour l’Express ou Le Figaro à Nicolas Domenach pour Marianne. Tout doit être jeté. Malika Sorel Sutter dénonce « une rupture assumée avec l’héritage du peuple français (…) une multitude de mesures dignes d’une véritable police de la pensée ». Elle dénonce la remise en cause du français au profit de la langue parlé dans la famille, la volonté de renforcer le caractère culpabilisateur des programmes d’histoire, la remise en cause de l’interdiction du voile à l’école et le fait que le mot « devoir » n’apparaisse que 13 fois, contre 440 fois pour le mot « droit ».

Dans l’Express, elle affirme que « ce rapport part du principe que la France est coupable et raciste ». Voilà un bon résumé. Car ce rapport vise ni plus ni moins à détruire l’identité de notre pays, en promouvant non seulement ce qui n’est pas français en France, mais également en salissant tout ce qui est français. Pour reprendre l’analyse de Malika Sorel Sutter dans son premier livre « Le puzzle de l’intégration », comment espérer assimiler les immigrés si les seuls messages qu’ils reçoivent de l’Etat sont la critique de la France et une préférence pour leur culture d’origine. Au contraire, il faut valoriser notre pays et ce qu’il apporte (qui est immense) et les aider à apprendre notre langue et notre culture.

Le pied nickelé de Matignon ?

samedi 14 décembre 2013

Vinci révèle le scandale des concessions


C’est un article, ou plutôt quelques chiffres des Echos qui révèlent le pot aux roses, dont tout le monde est au courant. Les concessions de service public ne sont que des rentes absolument scandaleuses que l’Etat donne à des entreprises privées. A quand une remise en cause ?



Le beurre dans les épinards pour Vinci

Les chiffres sont extravagants et ont l’avantage de parler d’eux-même. Alors que les concessions (parkings, autoroutes, stades, aéroports) ne réalisent que 13,9% du chiffre d’affaire de Vinci (contre 85,6% pour les contrats classiques de construction), et à peine 8% de ses effectifs, elles représentent pas moins de 58,8% de son résultat opérationnel, contre seulement 38,2% pour les activités de construction ! En clair, alors que la marge opérationnelle atteint seulement 4,2% dans ces dernières, elle atteint 39,4% pour les concessions, soit 9,4 fois plus !!! Les concessions sont la poule aux œufs d’or du groupe.

Mais si ces activités sont extrêmement profitables pour Vinci, cela signifie aussi que l’Etat et les collectivités négocient extrêmement mal ces contrats. Pour quelle raison faudrait-il que la rentabilité de ces activités soit tellement supérieure à celle des contrats traditionnels ? Chacun en tirera les conclusions qu’il souhaite. Mais du coup, cela signifie également que les prix pourraient sans doute être baisser d’un tiers et que l’Etat ne perdrait pas d’argent si l’exploitation était restée dans le domaine public ! La privatisation des services publics a un seul bénéficiaire : les actionnaires des groupes qui les contrôlent.

Un problème qui grandit

vendredi 25 octobre 2013

« Lobby musulman », BNP, Taubira : sous le « nouveau » FN, l’ancien


Depuis qu’elle est à la tête du FN, Marine Le Pen a entrepris une entreprise de dédiabolisation pour gagner de nouveaux électeurs. Mais, coup sur coup, trois faits nous rappelent que le parti familial a beaucoup moins changé qu’ils voudraient nous le faire croire, comme le rappelle Nicolas Calbrix pour DLR.



Un fond xénophobe

Bien sûr, la candidate du Front National qui avait posté sur les réseaux sociaux une photo de la ministre de la justice en la comparant à un singe a été suspendue, Jean-Marie Le Pen montant même au créneau pour la condamner. Mais cet épisode pose deux problèmes. Le premier, c’est de montrer qu’il y a toujours au Front National des personnes au discours xénophobe, malgré les formations visant à éviter les dérapages. On peut rappeler ici le cas d’Alexandre Gabriac, élu conseiller régional du parti, puis exclu après la publication de photos le montrant effectuant un salut nazi.

Tout le problème ici est de savoir si leur suspension est la conséquence de leurs actes ou seulement du fait que les médias s’en soient emparés. En effet, on peut douter que le parti n’avait pas connaissance de leurs agissements, le reportage d’Envoyé Spécial indiquant que la candidate avait retiré la photo incriminée à la demande du FN. Du coup, la question demeure de savoir si le FN le fait pour des raisons de communication ou parce que de tels agissements les choquent vraiement. Quand on sait que Bruno Gollnisch est allé assisté samedi à une réunion du British National Party, un parti qui n’acceptait pas les non blancs il y a quelques temps, il est permis d’avoir de très gros doutes.

Le « lobby musulman »

dimanche 13 octobre 2013

Nicolas Dupont-Aignan dénonce la désertion fiscale et les parasites fiscaux


C’est un sujet qui me tient à cœur depuis longtemps et que je traite régulièrement sur le blog. Aussi, j’étais heureux de voir que Nicolas Dupont-Aignan a mené une enquête parlementaire sur le sujet. Il en tiré un livre que je recommande vivement, « Les voleurs de la République ».



Une enquête façon polar

Le président de Debout la République a mené son enquête avec Alain Bocquet, député communiste, en se rendant dans de nombreux pays pour interroger les acteurs de la désertion fiscale, ceux qui la combattent, comme ceux qui en vivent. Il en a tiré, pour moi, son meilleur livre. Le style est enlevé, et il y raconte son enquête de manière très vivante. Il parle d’une « terrible tumeur qui métastase les piliers de notre société, de notre prospérité : l’égalité républicaine devant l’impôt ». Il y raconte sa colère devant l’ampleur du phénomène et la petitesse des moyens consacrés à lutter contre.

Il raconte son voyage en Suisse, et la surprise des banquiers locaux devant le grand écart des politiques nationaux, qui parlent beaucoup, mais ne font presque rien, au contraire des Etats-Unis ou de l’Allemagne. Il parle longuement du cas d’Hervé Falciani, cet ancien banquier qui travaillait pour HSBC en Suisse qui a rompu la loi du slience en constatant les pratiques dangereuses et illégales de la banque. Nicolas Dupont-Aignan rapporte que Paris n’a pas fait grand chose de ses listings, au contraire de Washington. Il souligne que notre administration fiscale manque cruellement de moyens.

Puis il rapporte son passage à Londres et évoque les astuces fiscales des groupes du CAC 40 100% privés, qui paient 3% d’IS contre 30% pour les entreprises de moins de 10 salariés. Il détaille les innombrables manières utilisées par les grandes entreprises pour voler le fisc, en mettant tous leurs profits dans des parasites fiscaux en jouant sur les prix de transfert. Il dénonce la place prise par l’Europe  dans ce pillage de la base fiscale des Etats, avec le Luxembourg, le Royaume Uni et ses îles… Il détaille ensuite le scandale de la fraude à la TVA, qui nous coûte au moins 10 milliards par ans.

Comment en sortir ?

dimanche 6 octobre 2013

Discours du Congrès du 5 octobre


Mes chers compagnons,

Je crois qu’il faut voir la réalité en face. Notre économie, et celle des autres pays européens vont sortir de la récession. La reprise va devenir réalité. Bien sûr, elle sera illusoire. Je vais y revenir.



Mais il y aura reprise, pour plusieurs raisons :
-        Premièrement, c’est un mécanisme mécanique, après avoir touché le fond, les économies rebondissent
-        Deuxièmement, la réduction plus lente des déficits pèse moins sur la croissance
-        Troisièmement, les prix des matières premières devraient rester à peu près stables à moyen terme
-        Quatrièmement, les milliards déversés par les banques centrales apportent un peu de croissance
-        Enfin, le reste du monde continue à croître, ce qui stimule l’économie européenne

Nous ne devons pas nier cette reprise, aussi illusoire soit-elle. Nier la réalité ne nous aidera pas.

En revanche, soyons les meilleurs critiques des limites de cette fausse reprise. Car cette reprise sera triplement illusoire.

Elle est illusoire car elle est faible. Pour l’an prochain, le gouvernement prévoit 0,9% de croissance. Croyez-vous que le chômage va baisser avec un tel niveau ?

Elle est illusoire car elle est inégale. Les chiffres de 2012 le montrent :
-        Alors que le pouvoir d’achat des Français a baissé, la richesse des 500 plus grandes fortunes a augmenté de 25%
-        C’est le même scénario qu’aux Etats-Unis, où 95% des fruits de la croissance depuis 2009 sont allés au 1% le plus riche !
-        Et pendant ce temps, les multinationales battent tous leurs records de profits…

Enfin, cette reprise est temporaire. La prochaine bulle gonfle déjà :

mardi 6 août 2013

Le scandale de la privatisation des autoroutes


Il y a huit ans, son opposition à la privatisation des autoroutes menée par le gouvernement Villepin avait conforté la bonne opinion que j’avais de Nicolas Dupont-Aignan, après sa campagne contre le TCE. Un rapport de la Cour des Comptes confirme qu’il avait largement raison.




Le verdict de la Cour des Comptes

Le jugement est sévère : « la négociation des avenants aux contrats de concession (notamment les contrats de plan) et le suivi par le concédant (assuré par le seul ministère chargé des transports) des obligations des concessionnaires se caractérisent par un déséquilibre au bénéfice des sociétés autoroutières ». La Cour des Comptes dénonce « des augmentations tarifaires supérieures à l’inflation » et recommande même de « mettre en œuvre les dispositions contraignantes » et de « réaliser systématiquement une contre-expertise (…) de tous les coûts prévisionnels des investissements ».



Ce document de Debout la République montre que la hausse annuelle du tarif des péages est, à l’exception de 2007 et 2010, systématiquement supérieure à l’inflation depuis 2004. Pire, une autre analyse démontre l’envolée des profits des sociétés concessionnaires, qui ont progressé de 70% de 2001 à 2010 contre un peu plus de 25% pour l’ensemble des sociétés non financières. Comme le rappelle Marianne, en utilisant toutes les combines permises par les contrats de concession, les sociétés d’autoroutes ne cessent de faire progresser leurs tarifs sensiblement plus vite que l’inflation.


Une privatisation illégitime

jeudi 6 juin 2013

La dérisoire guerre commerciale UE – Chine sur les panneaux solaires


C’est une nouvelle qui a beaucoup surpris : la Commission Européenne a décidé d’instaurer un droit de douane de 11.8% sur les panneaux solaires chinois, et potentiellement 47% cet été. Une mesure aussi révélatrice des errements de l’Union Européenne que des dangers du capitalisme mondialisé.



La Commission arrive après la bataille

Mais pourquoi la Commission Européenne n’a-t-elle pas écouté Nicolas Dupont-Aignan plus tôt ? En fouillant un peu, j’ai pu trouvé une interview datée du 29 mai 2009, en pleine campagne des élections européennes, où le président de Debout la République, prophétique, disait : « les entreprises chinoises organisent un dumping sur le panneau solaire. Résultat, les installateurs se ruent sur leurs produits, tandis que les entreprises françaises qui en fabriquent sont en difficulté. Peut-on accepter que sur un secteur d’avenir il n’y ait plus de filière industrielle en Europe ? Non. ».

En clair, la Commission agit trop tard, car, en 2009, l’Europe avait 20% de parts du marché mondial (dont 15% pour l’Allemagne). Aujourd’hui, elle ne produit plus que 8% des panneaux solaires (dont 7% pour l’Allemagne, seule rescapée). En trois ans la Chine est passée de 38% du marché mondial à plus de 70% et compte pas moins de 6 des 10 premières entreprises (plus une n’est européenne) ! Pire, on peut imaginer que le marché mondial était plus équilibré encore quelques années avant, mais je n’ai pas réussi à trouver de statistiques pour le prouver. Toute aide sera la bienvenue !

Il y a donc quelque chose de dérisoire à agir maintenant, comme le note Nicolas Dupont-Aignan. Certes, nous importons pour plus de 20 milliards d’euros de panneaux solaires chinois, mais non seulement il est probable qu’une taxe de 11.8% ne changera pas la géographie de la production, mais il est aussi probable que si la Commission persiste, cela déplacera juste nos importations vers le Japon, Taiwan ou la Corée du Sud, sans relancer pour autant la filière européenne, qui a besoin d’une aide globale et de mesures protectionnistes globales pour ne pas disparaître totalement.

Les logiques malsaines du capitalisme mondialisé

lundi 27 mai 2013

Debout la République en route vers les européennes


Samedi, nous nous sommes réunis à la Bellevilloise à Paris pour lancer notre campagne en vue des élections européennes qui se tiendront l’an prochain. L’occasion de montrer le dynamisme des mouvements qui veulent tourner la page de cette Union Européenne.



Petits partis devenus grands

Outre le très bon discours de Nicolas Dupont-Aignan, qui a tracé le chemin pour l’année à venir, ce qu’il y avait sans doute de plus réjouissant lors de ce rassemblement était clairement d’entendre les témoignages de Nigel Farage, Paul Nuttall et de Timo Soini. En effet, leurs deux mouvements ont commencé leur action politique dans les années 1990, et, à force de persévérance, et après plusieurs années de vaches électorales maigres, ils ont fini par gagner la confiance de leurs compatriotes, au point de devenir un des principaux partis de leur pays, si ce n’est le premier.

Les racines de UKIP remontent à 1992 comme un cercle de réflexion. Le parti a commencé à émerger en 1999 en faisant élire 3 députés au Parlement Européen. Mais c’est en 2009 que Nigel Farage a fait trembler la vieille garde politique en devançant le parti travailliste lors des élections européennes. Si UKIP n’a obtenu que 3% des suffrages aux législatives de 2010, il vient de prendre une nouvelle dimension en obtenant la seconde position lors d’une législative partielle. Mieux, les sondages lui donnent aujourd’hui 30% et la première place pour les élections européennes de l’an prochain !

Au début, les résultats électoraux du parti de Timo Soini ont été limités, grignotant élu par élu et prenant 4% des votes en 2007. Il a véritablement explosé en 2011, en devenant le 3ème parti du pays, avec 19% des voix et 39 sièges de députés au parlement. Il est aujourd’hui une force qui compte et qui oriente le débat politique. Loin des caricatures des médias, il est apparu comme un homme politique voulant protéger la démocratie et ses concitoyens contre l’UE, mais également désireux de construire une autre Europe, des peuples et des projets, à mille lieues de la construction actuelle.

Un chemin tracé pour Debout la République