Cette année,
Marine Le Pen pourrait atteindre le second tour de la présidentielle. Il n’est donc
pas inutile de rappeler les
raisons pour lesquelles le FN me semble toujours toxique : j’en
avais dénombrées et étayées 20 à la veille du second tour des régionales.
On peut évoquer les
affaires troubles sur le financement des campagnes électorales, où le FN est
accusé d’avoir surfacturer les kits de ses candidats pour dégager un bénéfice
aux frais des Français. La semaine dernière, on
a appris que le micro-parti de Jean-Marie Le Pen allait financer une partie de
la campagne de sa fille : comme quoi, à l’approche des élections, les
querelles s’éloignent, apportant de l’eau au moulin de ceux
qui pensent, comme moi, qu’il y a une part de communication aux disputes
familiales, destinées à dédiaboliser le parti.
Et même si je
pense que quelques gaullistes sincères peuvent soutenir le FN, je
voudrais leur rappeler que ce parti est profondément anti-gaulliste, comme
je l’avais rappelé et étayé il y a un an. Récemment, dans
le Sud-Est, des élus du Front ont traité des élus régionaux « d’enfoirés de gaullistes », ce
qui en dit long sur le rapport au gaullisme du FN. Pire, on peut rappeler que
Louis Alliot publiait sur son site des hommages à Bastien-Thiry, qui avait
organisé un attentat contre le Général. Et on
peut aussi rappeler la lettre de Marine Le Pen à ses « amis pieds-noirs et harkis », où
elle disait que Philippot n’est « qu’un
des quarante membres du Bureau Politique du FN » et que « le FN n’est pas gaulliste même s’il ne
s’interdit pas de faire référence à certaines idées gaulliennes ».
Pourtant, dans sa campagne, il avait mis le feu frontiste à la croix de
Lorraine, ce
qui aurait du satisfaire les anti-gaullistes du FN. A ne pas oublier en
2017.











