Ses succès
aux élections européennes
et départementales
font qu’aujourd’hui, la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection
présidentielle de 2017 semble acquise, au
point qu’Europe 1 a même consacré une émission de politique-fiction, où elle
accédait à l’Elysée. Un peu hâtif ?
Querelles,
extrémisme et amateurisme
D’abord, il
faut noter que, malgré
ses 25% aux départementales, le FN a obtenu 20 fois moins de conseillers que le
PS, signe que le plafond de verre n’a sans doute fait que se déplacer tant les
Français refusent encore dans une grande majorité de lui confier des
responsabilités, même limitées. Et si
les conflits de la famille Le Pen semblaient nourrir la progression du parti au
premier tour, on peut penser que les Français vont finir par se lasser de
ces querelles incessantes qui font que le FN parle plus de lui que de leurs
soucis, comme avec l’extravagant conflit
familial en PACA ? Pire, la répétition des psychodrames, avec
l’éjection ratée de Jean-Marie Le Pen de la présidence d’honneur du parti,
annulée par la justice, démontre aussi un certain amateurisme des
dirigeants du mouvement.
En outre,
les racines extrémistes du FN sont rapellées par la campagne de Marion
Maréchal-Le Pen, qui
a recruté un ancien haut responsable du bloc identitaire, Philippe Vardon pour
les élections régionalistes, et a lancé sa campagne en reprenant le
thème xénophobe et mensonger du grand remplacement, allant jusqu’à parler
de « résistance
des princes provençaux face à l’invasion sarrasine ! ». De
plus, la
crise Grecque pourrait bien avoir singulièrement affaibli un FN qui avait déjà
le
plus grand mal à défendre sa proposition de sortie de la zone euro. Comment
Marine Le Pen pourra-t-elle la défendre solidement et simplement face
à des journalistes qui lui diront que les Grecs ont préféré une tutelle
austéritaire sévère plutôt que de quitter la monnaie unique européenne ?
Voici une sérieuse faille pour 2017.
Le
FN : l’UMPS en pire ?


