La
faillite du néolibéralisme, éclatante avec les crises de 2001 et 2008, et
toutes les failles de notre modèle économique, n’a, pour l’instant, pas
encore produit un véritable changement de direction politique, si ce n’est dans
quelques pays d’Amérique latine. Et si un manque de distance
avec les failles des politiques des pays dirigés par des alternatifs
freinait le véritable changement que nous attendons ? En ne faisant pas
toujours assez le
tri entre le bon grain et l’ivraie, sans pour autant tomber dans les
caricatures véhiculées par les tenants de la pensée dominante, le premier ne
peut-il pas en être souillé politiquement ?
Deuxième
exemple, l’Argentine, même
si les limites des politiques menées par les Kirchner sont bien plus limitées
que celles des chavistes au Vénézuela, et leur bilan global reste sans doute
largement positif. Mais l’alternance
de la fin d’année démontrait sans doute certaines failles, dont
notamment la montée de l’inflation et la manipulation assez outrancière des
statistiques.
Dérive
inflationniste grossièrement camouflée










