Billet invité de Jean-Louis Porry, complément au débat
suscité par mon papier « A
quand l’interdiction du Roundup de Monsanto ? »

Contrairement aux annonces récurrentes de nouvelles
applications, la quasi totalité des plantes génétiquement modifiées -PGM-
utilisées dans l'agriculture appartiennent à la même génération que celles qui
ont été mises en marché à la fin du siècle dernier. Les gènes qui leur ont été
transférés leur confèrent des propriétés insecticides ou leur permettent de
résister à un herbicide. Il y a une confusion sur le terme de
"générations" d'OGM. Pour certains, on doit parler de "deuxième,
troisième... génération" dès que plus d'un caractère a été transféré, par
exemple la capacité de produire deux sortes de protéines insecticides, ce qui
leur confère un spectre de résistance plus large. Par exemple, le maïs TC 1507,
qui a défrayé la chronique, relève de cette catégorie (une propriété herbicide
et une propriété insecticide). En fait, de tels OGM ne présentent pas de
différences significatives avec la première génération, que ce soit pour leur
utilisation ou pour les méthodes de transgénèse utilisées. Il est préférable de
réserver ce terme à des OGM où les caractères introduits, souvent avec des
méthodes plus sophistiquées, modifient le comportement d'ensemble de la plante,
par exemple en lui permettant de résister à la sécheresse.