Après
l’échec du référendum californien visant à imposer l’étiquetage des produits
contenant des OGMs, c’est au tour du Vermont de travailler sur la mise en
place d’un étiquetage. Un
projet qui suscite une hostilité sans nuance de The Economist, ce qui
en dit long sur certains défenseurs des OGMs.
OGM :
le débat impossible ?
The
Economist ne renonce à aucun argument, aussi
malhonnête et exagéré soit-il, pour critiquer la probable décision du Vermont.
Le dessin illustrant l’article représente des hippies aux cheveux longs qui
mettent une énorme étiquette « danger :
nourriture OGM » sur une carotte. Puis ils mettent un
« éclairage » chiffré qui indique que chaque année, trois millions de
personnes meurent de la malnutrition et pas une seule des OGMs. Monsanto
et Syngenta n’auraient pas fait moins subtile. Après avoir dit que 90% des
consommateurs sont favorables à l’étiquetage, The Economist conclut en déplorant que « les
personnes du monde qui ont faim ne puissent pas voter au Vermont
».
Pour The Economist, il n’y a pas de
doute : les OGM seraient forcément un progrès, et il faut les défendre, au
point même de refuser que les consommateurs puissent être informés de leur
présence dans les produits qu’ils achètent ! Ici, l’attitude de The Economist, qui défend l’opacité, est
profondément illibérale, au prétexte que si de telles lois passaient « les
entreprises devraient séparer les ingrédients OGMs des non-OGMs, perturbant
tout le circuit d’approvisionnement. Les prix devraient monter pour tout le
monde ». Outre qu’il est n’est pas évident que les coûts
augmentent tellement, il est tout de même fort de café et très révélateur d’y
trouver un argument pour refuser toute transparence.
Le refus
de la transparence
