Envolée
de 18% des profits des entreprises du CAC 40 au premier semestre, légère
baisse du déficit commercial, nouveau record du nombre de chômeurs :
l’aggrégation de ces dernières données estivales démontrent remarquablement
tout ce qui ne va pas dans le système économique actuel.
Champagne
en haut, ceinture en bas
Bien sûr, l’énorme
amende que BNP Paribas a négocié et accepté de la justice étasunienne fait que
les profits du CAC 40 affichent une baisse de 5,2% au premier semestre 2014,
mais si on exclut cet élément exceptionnel, alors, les profits de l’élite du
capitalisme français se sont envolés de pas moins de 18% ! Cela semble
totalement surréaliste alors que que la croissance économique est en berne
depuis si longtemps, et que tant d’autres indicateurs sont dans le rouge, mais
il n’est pas inintéressant de constater que la
marge opérationnelle est passée de 8,2 à 9,2% dans une période pourtant
difficile sur tous les plans, avec une faible demande, mais aussi des augmentations
d’impôts. Cette performance est d’autant plus stupéfiante que nos
champions hexagonaux ont souffert de la cherté de l’euro.
Parallèlement,
le
déficit commercial est au plus bas depuis 4 ans, à 29,2 milliards d’euros, soit
2,7 de moins que l’an dernier. Mais cette bonne nouvelle n’est qu’apparente
car les exportations sont en baisse et qu’ils sont surtout le produit du recul
des importations, et notamment des hydrocarbures, du fait de la mauvaise
conjoncture. Mauvaise conjoncture qui se retrouve dans la hausse continue du
niveau du chômage, qui a atteint un nouveau record en juin, comme le souligne Jacques Sapir
sur son blog. Officiellement, on parle de 11,8% de taux de chômage. Mais si
on compte les personnes dispensées et celles qui ont travaillé moins de 70
heures et qui cherchent un temps plein, alors, on monte officiellement à 15,1%.
Jacques Sapir note que les
radiations permettent sans doute de gagner 1,4 points.
Un
système condamné





