Version remaniée de
la note d’août 2011 suite à la
2ème édition du livre
Après
avoir fait une synthèse bien balancée de toutes les carences de cette Europe,
Aurélien Bernier analyse les propositions des autres partis puis détaille sa
vision de « la désobéissance ».
L’Europe dans le débat public
Pour lui, « la
social-démocratie utilise l’Europe pour justifier son inaction, après l’avoir
construit telle qu’elle est », et ironise sur le programme du PS qui
dit que : « nous ne voulons
plus du dumping social et de la casse des services publics imposés par les
gouvernements de droite au pouvoir à la Commission Européenne », comme
si Lionel Jospin n’avait pas signé ces directives … Il n’est pas plus tendre
pour les Verts, dont il dénonce les « réactions
irrationnelles » sur une Europe aux mains des lobbies.
Pour lui, le PS et les Verts devraient indiquer dans leur
programme : « nous prenons acte
du fait que le droit européen s’impose aux Etats, et que bon nombre de nos
propositions ne sont pas compatibles avec les textes communautaires. Nous
voulons changer l’Europe de l’intérieur, ce qui prendra un temps certain, pour
ne pas dire quelques décennies. D’ici là, nous renonçons à appliquer le
programme que nous soumettons au vote des électeurs. Nous nous en excusons
d’avance auprès du peuple ».
Par rapport au texte initial, l’auteur a remis à jour la
partie concernant DLR, même s’il conserve la référence à un texte de 2006. Du
coup, dans cette nouvelle mouture, il propose une analyse plus à jour du
programme du mouvement, même s’il en sous-estime sans doute un peu la
radicalité dans la rupture avec le néolibéralisme (protectionnisme, taxe sur
les transactions financières, monétisation… etc), même s’il faut reconnaître
qu’il a raison de dire qu’il ne s’agit pas d’une rupture avec le capitalisme.
La désobéissance européenne en pratique


