L’oubli
des mécanismes de marché
L’idée que
nous ne pourrons plus produire autant de pétrole qu’avant n’est pas nouvelle.
Dès les Trente Glorieuses, elle était populaire. Il y a quarante ans, on nous
annonçait que nous épuiserions nos ressources en quarante ans et aujourd’hui,
on annonce toujours autant de réserves (en oubliant souvent de préciser qu’en
réalité, l’ensemble des ressources exploitables est encore supérieur à plus
d’un siècle d’exploitation). En 2008, certains ont cru que le pic pétrolier
avait été atteint et prévoyait un effondrement de la production dans les années
à venir. La réalité a démenti leurs prédictions.

La raison
est simple : quand on manque de pétrole, les prix montent, ce qui rend
rentable l’exploitation de gisements qui ne l’étaient pas et stimulent la
recherche de nouvelles ressources. C’est ce qui explique l’envolée
récente de la production de pétrole aux Etats-Unis du fait de l’exploitation
des schistes bitumeux, le pendant des gaz de schistes pour le pétrole. Il
est donc probable que si l’humanité était confrontée à une pénurie de pétrole,
l’augmentation des prix consécutive, non seulement stimulera l’exploration et
l’exploitation mais rendra également compétitives d’autres énergies.
Une
transition qu’il faut préparer