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lundi 7 juillet 2025

Derrière les renouvelables, des rentes indécentes

Alors qu’une partie des Républicains sonne la charge contre les énergies renouvelables, et qu’une nouvelle loi de programmation pluriannuelle de l’énergie, la PPE3, se profile, le débat se durcit. Comme trop souvent, certains s’en tiennent à des postures morales, mais pour qui fait l’effort de rentrer dans le détail des mécanismes, difficile de ne pas y voir une construction qui pose de vrais problèmes.

 


Le pseudo marché des technos apprentis sorciers

 

lundi 25 novembre 2024

L’Europe, malade de l’UE

Le décrochage économique des pays européens est de plus en plus documenté, y compris dans les grands médias. La réalité a fini par rattraper l’idéologie. D’une part, il est réjouissant de constater que les critiques de l’UE se trouvent de plus en plus fondées et illustrées. Mais de l’autre, notre continent souffre et nos élites sont toujours incapables de faire le moindre mea culpa ou de changer de direction.

 


L’UE appauvrit les pays d’Europe de l’Ouest

 

dimanche 7 août 2022

EDF, Engie : ce que leurs énormes pertes et profits disent de l’époque…

5 milliards de pertes pour l’un, 5 milliards de pertes pour l’autre. Des records. Le premier semestre 2022 aura été un révélateur du destin croisé de l’ancien duo du service public de l’énergie français, et plus encore des conséquences de la bien mal nommée libéralisation du marché promue par nos dirigeants à travers l’UE : socialisation des pertes et privatisation de profits toujours plus élevés.

 


Le nouveau marché de l’énergie contre le bien commun

 

dimanche 17 juillet 2022

Nationalisation d’EDF : une anecdote, un gros risque et un gros oubli

Papier publié en avant-première sur le FigaroVox

 

Si le plein retour dans le giron public d’EDF est une bonne nouvelle pour ceux qui pensent qu’il s’agit d’un service public qui ne gagne rien à être privatisé, l’annonce surprise du gouvernement doit être remise en perspective pour plusieurs raisons. D’abord, l’État ayant conservé plus de 80% du capital, cela ne changera qu’à la marge son influence. Mais surtout, cela ouvre la voie à des opérations capitalistiques dangereuses, et surtout, cela passe à côté du problème du marché européen de l’énergie.

 


C’est le marché de l’électricité qu’il faut reprendre en main

 

dimanche 2 décembre 2018

samedi 7 novembre 2015

Sur les barrages, l’Europe atteint le comble de la bêtise

Au début, on pouvait croire à un mauvais poisson d’avril. Pour quelle raison les technocrates de Bruxelles pourraient-ils demander à la France de privatiser des barrages construits et entretenus par l’Etat ou par ses entreprises ? Quel pourrait être l’intérêt de les vendre à des intérêts privés ?



Des précédents inquiétants

Le Figaro rapporte que c’est François Fillon et Nicolas Sarkozy qui se seraient engagés auprès de l’UE à privatiser une partie des barrages, en contrepartie du maintien des tarifs réglementés de l’électricité. Déjà, on a du mal à comprendre le lien entre les deux, ni les techniques de négociation de l’ancienne majorité. Mais on peut malheureusement craindre que les choses ne se soient pas arrangées avec la nouvelle. Car il est tout de même fondamentalement absurde de privatiser de tels ouvrages collectifs. On voit bien, avec le cas des autoroutes, que la privatisation d’anciens services publics, n’aboutit qu’à créer une rentre lucrative pour des entreprises privées, avec des marges indécentes (près de 40% pour Vinci), et des destructions massives d’emplois : difficile de croiser un humain aux péages…

Dans presque tous les domaines, la privatisation des services publics n’apporte aucun bénéfice au public. Les éventuels gains de productivité ne viennent qu’enrichir des actionnaires qui n’ont aucune limite dans leurs demandes. La libéralisation des renseignements téléphoniques a provoqué une envolée des prix et n’a enrichi, temporairement, que les médias. De même, on voit bien que la libération du secteur de l’énergie ne pousse pas les prix à la baisse. Et la situation des Etats-Unis nous montre que la privatisation est synonyme de hausse de prix : l’éducation supérieure ou la santé, largement abandonnées au privé, coûtent beaucoup plus cher qu’en France. A contrario des mythes néolibéraux, le marché ne pousse pas toujours à une plus grande efficacité, comme le reconnaît même The Economist.

Entre lobbys et dogmatisme

vendredi 8 novembre 2013

Ecotaxe, optique, énergie… : les échecs patents de la libéralisation


Depuis quelques semaines, les exemples de disfonctionnements de la libéralisation de ce qui devrait être des services publics se multiplient, avec notamment le scandale de l’écotaxe. Pourtant, pas grand monde ne semble tirer des leçons de ces innombrables fiascos consécutifs au recul de l’Etat.

Cinq exemples et une leçon

Le dernier exemple est l’ubuesque partenariat public-privé pour la collecte de l’écotaxe, sur lequel la justice vient d’ouvrir une enquête. Alors que l’Etat consacre 1% des recettes fiscales à la collecte des impôts, dans ce cas, le contrat signé par l’équipe Sarkozy était de plus de 20% ! Il est difficile de ne pas y voir une rente indue pour l’entreprise EcoMouv, largement détenue par des capitaux étrangers. Idem pour l’optique, sortie largement de la sphère publique. Malgré une concurrence entre les lunettiers et les mutuelles, leur intérêt collectif bien compris a permis une envolée des prix dans notre pays, démontrant que marché ne rime pas forcément avec baisse des prix et efficacité, mais parfois plus avec rente…

Il en va de même avec le système de santé étasunien et la mise en place très cahotique de l’Obamacare, preuve que la sous-traitance au privé n’a fait que produire un système complexe et dysfonctionnel. On retrouve le même scénario dans le secteur énergétique, dont la gestion est devenue extraordinairement complexe du fait de la libéralisation de la distribution, qui impose des contrats byzantins avec les anciens services publics, mais aussi des objectifs environnementaux, qui ont abouti à une explosion de subventions publiques pour les énergies renouvelables et une envolée des prix.

On pourrait également évoquer le cas des universités étasuniennes, auxquelles The Economist a consacré de nombreux dossiers démontrant que l’envolée des frais de scolarité est totalement délirante (cinq fois plus que l’inflation depuis 35 ans). Il est tout de même assez piquant de constater que le privé peut aboutir à une envolée des frais administratifs. En 1976, on comptait deux professeurs pour un administratif. Aujourd’hui, le rapport est d’un pour un. Pire, dans le même temps, les professeurs et les étudiants travaillent de moins en moins ! A côté, nos universités seraient presque exemplaires !

Quand privatisation égale complexité, rente et gaspillage

jeudi 5 septembre 2013

Quand les comptes d’EDF révèlent l’énorme scandale de la hausse des prix


Le gouvernement a récemment accordé une double (voir triple) hausse de tarif à EDF, allant plus loin encore que Nicolas Sarkozy, puisque les tarifs vont augmenter a minima de 10% en 12 mois. Pourtant, à examiner les résultats financiers publics de l’entreprise, on ne comprend pas bien pourquoi.



La France, vache à lait du groupe

Les chiffres sont là : EDF n’est plus un groupe hexagonal puisque le chiffre d’affaire réalisé en France ne représente plus que 55% du total, le groupe s’étant établi au Royaume-Uni, en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis notamment. En revanche, la France génère l’essentiel des profits : 67% de l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) et 72% du résultat d’exploitation. Quand la France réalise un EBE de 29,9% du CA et un résultat d’exploitation de 19,1% du CA, les chiffres n’atteignent que 20,7 et 11,1% outre-Manche, 10,3 et 4,5% en Italie et 12,1 et 2,3% pour les autres international.



Mais du coup, on se demande bien pourquoi EDF a besoin de monter les tarifs en France, alors son activité y est bien plus rentable que la moyenne (près de deux fois plus qu’en Grande-Bretagne, 4 fois plus qu’en Italie en terme de résultat d’exploitation). Si le groupe poursuit son activité dans ces deux pays, cela montre qu’il y a un intérêt et que donc cet intérêt est encore supérieur en France. Dès lors, les 5% de hausse du 1er août (renouvelable en août 2014) apparaissent comme totalement inutiles et injustes, ne servant qu’à gonfler les profits, comme le montrent les résultats du premier semestre.

La question des investissements

jeudi 15 août 2013

Quelle politique énergétique pour l’avenir ? (2/2)


Après avoir fait la synthèse des quatres premiers papiers sur l’énergie et étudié les problématiques de sources d’énergie pour le futur, deux questions majeures restent en suspens : le financement, et parallèlement, l’organisation du marché de l’énergie, entre privé et public.



L’impasse de la libéralisation

Depuis les années 1980, les anciens monopoles publics de l’énergie ont été partiellement ou totalement privatisés. EDF-GDF a été coupé en deux, avant que GDF ne fusionne avec Suez. Mais dans certains pays, le marché de l’énergie est encore bien plus fragmenté qu’en France avec de nombreuses compagnies régionales. Néanmoins, cette libéralisation n’est que partielle puisqu’il faut bien conserver un réseau de distribution unique et que l’Etat (via des agences indépendantes) impose des tarifs de gros aux opérateurs historiques pour permettre l’émergence de concurrents privés.



Parallèlement, a été mis en place en Europe un marché du CO2. L’idée, pas inélégante intellectuellement, était de confier au marché l’optimisation de l’effort de baisse des émissions de carbone en émettant des droits à polluer qui pourraient s’échanger, laissant à la main invisible le soin de répartir les efforts. Mais cette expérimentation s’est avérée être une catastrophe. Tout d’abord, tous les secteurs ne sont pas inclus et certains ont fait du lobbying pour être exemptés ou mieux traités, créant une injustice, et limitant la portée du projet. Ensuite, ce marché pénalise la production locale par rapport aux importations, qui ne la paient pas. Enfin, les variations de prix pénalisent les investissements.

Enfin, on ne peut pas dire que la libéralisation du marché de l’énergie soit un franc succès. Même The Economist, dans sa période de remise en cause du marché en 2009, avait admis que le secteur privé était mal adapté pour assurer un service optimal de production d’énergie avec les contraintes de rentabilité qui rendent plus difficiles les investissements à long terme. Pire, on voit bien que la concurrence n’est pas naturel pour le secteur de l’énergie qui est un monopole naturel. Résultat, l’Etat organise une concurrence factice et artificielle, qui revient souvent à pénaliser le ou les opérateurs historiques. Pire, cette mise en concurrence aboutit en général à une envolée des tarifs. Enfin, l’épisode de Fukushima incite à maintenir dans le giron de l’Etat les centrales nucléaires.

Du besoin d’Etat

mercredi 14 août 2013

Quelle politique énergétique pour l’avenir ? (1/2)


Pour clôturer cette série de papiers sur l’énergie, qui a traité quelques grands débats (gaz de schistes, énergies renouvelables, libéralisation, pic pétrolier), je souhaite finir sur une vision de ce que devrait être la politique énergétique de notre pays dans les années à venir.



Frugalité et justice sociale

Tout d’abord, je tiens à remercier les commentateurs des différents papiers, qui m’ont permis d’affiner ma vision et de m’apprendre de nouvelles choses. Point essentiel avancé par R.Zaharia, le premier à mettre en avant est la chasse au gaspillage. En effet, aujourd’hui, nous pourrions économiser une grande partie de notre consommation (certains avancent le chiffre de 50%), en améliorant le fonctionnement de notre réseau, en rénovant nos logements et nos voitures notamment. Cette piste là de travail est absolument essentielle et elle n’est sans doute pas suffisamment utilisée aujourd’hui.

Tout ceci s’explique en partie par le fait que nous ne payons pas l’énergie à son juste prix. A partir du moment où une ressource n’est pas renouvelable, qu’elle a un effet néfaste sur l’environnement et que nous n’avons pas de réserves, il est légitime et nécessaire de la taxer pour pousser les acteurs économiques à un comportement frugal et ainsi avantager les énergies renouvelables, respectueuses de l’environnement et dont nous disposons. Pour cette raison, et à titre personnel, je suis partisan d’une taxe carbone, étant donné que l’idée d’un marché des droits à polluer a démontré son échec.

Néanmoins, trois conditions majeures doivent être réunies pour cette taxe carbone. Tout d’abord, elle doit être universelle. Il est totalement anormal qu’aujourd’hui, la majeure partie du pétrole (fuel, diesel pour le transport, kérosène) ne soit pas taxée de la même manière que l’essence des particuliers. La taxe carbone doit être universelle et on pourrait même envisager qu’elle soit plus importante pour le kérosène si les émissions aériennes de CO2 s’avèrent être plus néfastes. Ensuite, elle ne doit pas pénaliser les ménages modestes à court et moyen terme pour leur donner le temps de s’adapter. Enfin, l’Etat doit donner de la visibilité à long terme pour favoriser les investissements.

Quelles sources d’énergie ?

samedi 10 août 2013

Le pic pétrolier, c’est quand ?


En faisant baisser la consommation de pétrole, la crise de 2008 a donné des ailes à ceux qui prédisaient que nous avions atteint le pic pétrolier, ce moment où l’humanité devrait faire avec une production en baisse continue. Mais les dernières années ont montré qu’ils avaient tort, pour le moment.



L’oubli des mécanismes de marché

L’idée que nous ne pourrons plus produire autant de pétrole qu’avant n’est pas nouvelle. Dès les Trente Glorieuses, elle était populaire. Il y a quarante ans, on nous annonçait que nous épuiserions nos ressources en quarante ans et aujourd’hui, on annonce toujours autant de réserves (en oubliant souvent de préciser qu’en réalité, l’ensemble des ressources exploitables est encore supérieur à plus d’un siècle d’exploitation). En 2008, certains ont cru que le pic pétrolier avait été atteint et prévoyait un effondrement de la production dans les années à venir. La réalité a démenti leurs prédictions.



La raison est simple : quand on manque de pétrole, les prix montent, ce qui rend rentable l’exploitation de gisements qui ne l’étaient pas et stimulent la recherche de nouvelles ressources. C’est ce qui explique l’envolée récente de la production de pétrole aux Etats-Unis du fait de l’exploitation des schistes bitumeux, le pendant des gaz de schistes pour le pétrole. Il est donc probable que si l’humanité était confrontée à une pénurie de pétrole, l’augmentation des prix consécutive, non seulement stimulera l’exploration et l’exploitation mais rendra également compétitives d’autres énergies.



Une transition qu’il faut préparer

vendredi 9 août 2013

Energie : le coût de la libéralisation


La libéralisation est toujours présentée comme un moyen d’améliorer un service public qui serait forcément inefficace et trop coûteux. Le problème est que la libéralisation conduit presque systématiquement à une explosion des coûts qui démontre a contrario qu’il s’agit d’une erreur.

Une hausse des tarifs injustifiée



Le contrôle d’EDF par l’Etat poussait encore récemment le gouvernement à modérer les hausses de tarif, mais les règles européennes, acceptées par l’UMP comme le PS, ont fini par avoir raison de la mission de service public de notre ancien monopole, qui devrait augmenter ses tarifs de 5% en 2013, 2014 et 2015 ! Une hausse pour le moins paradoxale sachant qu’EDF a réalisé près de 40 milliards de chiffre d’affaires au premier semestre et 2,9 milliards de bénéfice net. En outre, si l’entreprise a des besoins pour investir, elle pourrait également revendre certaines de ses participations…

Certes, Henri Proglio avance 55 milliards d’investissements pour le parc nucléaire français d’ici à 2025, mais cela est plus que couvert par les bénéfices de l’entreprise au rythme actuel de près de 6 milliards par an (sachant qu’en plus, EDF n’a pas arrêté d’investir entre temps). Bref, la demande d’une hausse annuelle de 5% des tarifs par an est totalement ubuesque. Et le fait qu’un gouvernement « socialiste » l’ait accordée démontre à nouveau que le PS n’est socialiste que de nom, que ce parti ne comprend plus rien à la notion de service public et a oublié les principes du CNR.

La déconstruction d’un service public

jeudi 8 août 2013

Energie : peut-on débattre sereinement des gaz de schistes ?





Le débat impossible

Est-il possible de voir clair sur la question ? D’un côté, les arguments des opposants pèsent lourd. Le documentaire Gasland est édifiant et inquiétant, pointant les risques de leur exploitation, que ce soit sur l’environnement immédiat ou les réserves d’eau potable. En outre, comme le souligne Jean Quatremer sur son blog, les lobbys sont attirés par les sommes considérables qui sont en jeu et il est probable que cela joue grandement sur leur opinion, de même que sur l’opinion de l’hebdomadaire des élites mondialisées, The Economist, qui y avait consacré un dossier sans nuance.

Si l’hebdomadaire balaie trop rapidement les craintes environnementales, en revanche, il soulignait justement l’énorme impact économique de l’exploitation des gaz de schistes, qui fournissent 7% de l’énergie des Etats-Unis et contribuent fortement à la croissance du pays. Mais comment faire confiance à ceux qui refusent d’admettre les problèmes environnementaux ? En même temps, certains opposants n’exagèrent-ils pas quand ils refusent par principe toute exploration ou test. Il est quand même difficile de croire que l’on ne pourra pas les exploiter un jour de manière plus propre.

Non à l’exploitation, oui à l’exploration ?

mercredi 7 août 2013

Energie : le coût du renouvelable


L’éolien et le solaire ont toujours eu bonne presse. En partie à raison : il s’agit d’énergies renouvelables et peu polluantes, alors que les hydrocarbures ne sont pas renouvelables et beaucoup plus polluants. Problème, leur coût considérable est un peu trop souvent ignoré dans le débat.



Une facture colossale

Deux de nos voisins le paient cher. L’Espagne, comme le rapporte un article de The Economist, consacre la bagatelle de 12 milliards d’euros (plus d’1% de son PIB) à subventionner le solaire, une somme qui pose problème doublement. D’abord, en pleine rigueur budgétaire, il est tentant de couper dans les subventions, ce qui créé une instabilité législative peu propice à l’investissement. Ensuite, l’Etat espagnol a payé jusqu’à douze fois le prix du marché à des opérateurs privés qui en retirent de juteux bénéfices. Ne serait-ce pas à l’Etat de réaliser ces investissements pour éviter des rentes ?



L’Allemagne paie cher également ses investissements dans le domaine. Cet article de Christian Stoffaes dans la Tribune fait une comparaison effarante entre le nucléaire français et les énergies renouvelables allemandes : nos voisins ont investi 120 milliards d’euros pour 75 milliards de Kwh quand la France a payé 96 milliards (selon la nouvelle estimation, revue à la hausse, de la Cour des Comptes) pour 410 milliards de Kwh, 5 fois plus ! La raison : « les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an (sur les 8760 que compte une année) ». Cet article de Contrepoints chiffre l’effort de l’Allemagne à plus de 16 milliards d’euros en 2011 et la bagatelle de 28 milliards en 2015.

Une France plus conservatrice

dimanche 29 juillet 2012

Que faire avec les gaz de schistes ?


The Economist vient de consacrer un long dossier de 14 pages sur l’opportunité que représentent les gaz de schistes. Un plaidoyer à sens unique en faveur de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels qui amène à se poser la question des ressources qui existent en France.

Révolution énergétique aux Etats-Unis

Il y a seulement douze ans, personne n’exploitait les gaz de schistes outre-Atlantique. Avec la mise au point de la technologie dite de fracturation, très peu chère, la production a explosé et représente aujourd’hui pas moins de 7% de la consommation totale d’énergie du pays, un tiers de la consommation totale de gaz. La baisse très forte du prix du gaz (équivalent à 15 dollars l’équivalent baril de pétrole), a profondément transformé la première économie mondiale.

Tout d’abord, il y a eu un remplacement massif des centrales de production d’électricité à charbon par des centrales à gaz, qui relâchent 50% de CO2 de moins. Du coup, les Etats-Unis parviennent enfin à réduire leurs émissions globales, au moment même où l’inverse se passe en Europe puisque les prix très élevés du gaz importé (basés dans des contrats long terme indexés sur le pétrole) provoquent au contraire une conversion vers des centrales à charbon, notamment en Allemagne !

Mais les effets de l’exploitation des gaz de schistes ne s’arrêtent pas là. En effet, la persistance d’un prix du gaz largement inférieur au prix mondial aux Etats-Unis (-80% en moyenne !) produit d’autres conséquences très positives pour le pays. Outre le bonus commercial, les industriels qui utilisent beaucoup d’hydrocarbures ont donc intérêt à produire aux Etats-Unis, ce qui provoque un rapatriement d’activités pétrochimiques, qui pourrait apporter jusqu’à 0,5 point de croissance par an !

Que faire en France ?