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dimanche 17 septembre 2023

Hausse des taux : la grave faute sociale et économique de la BCE

Pourtant, la Banque Centrale Européenne avait déjà remonté ses taux fin juillet. Mais apparemment, cela n’a pas suffi aux banquiers centraux qui se sont mis d’accord pour une nouvelle hausse des taux qui porte le taux directeur à un record depuis la mise de l’euro. L’accueil positif des marchés financiers montre encore une fois que la politique de la BCE ne sert que les intérêts de l’oligarchie.

 


Faire peser l’ajustement sur les classes populaires

 

dimanche 18 juin 2023

Bruno Le Maire, l’impuissance faite ministre

Il est loin le temps où Bruno Le Maire pouvait se glorifier de la relative faiblesse de la hausse de l’inflation en France. Depuis, Madrid a fait beaucoup mieux que nous, avec une hausse des prix ramenée à 3% en mai, quand elle reste encore à 5% chez nous. Car outre-Pyrénées, le gouvernement ne se contente pas de parler, il a agi, une chose que semble incapable de faire le locataire de Bercy, dont la plupart des annonces sont au mieux des mesurettes, quand il ne sacrifie pas nos intérêts au statu quo européen.

 


Le ministre qui ne voulait pas vraiment agir

 

dimanche 26 mars 2023

Macron et les retraites (2/3) : promoteur et bénéficiaire du déclassement social ?

La contestation contre la réforme des retraites a rebondi la semaine dernière, et semble encore pouvoir faire dérailler le cours des choses, comme avec le CPE en 2006. Mais il faut aussi reconnaître que la mobilisation avait faibli la semaine d’avant et que le niveau des perturbations des grèves n’a pas été suffisant pour faire infléchir l’exécutif. Et si le déclassement social était un atout de l’exécutif ?

 


Inflation et chômage de masse à l’aide de Macron

 

dimanche 12 mars 2023

Inflation, énergie, voiture électrique : les 3 nouveaux fiascos de Bruno Le Maire

Pour certains, le ministre de l’économie dégagerait une forme de compétence naturelle, avec son expression policée et sage. Mais en réalité, celui qui est à Bercy depuis près de 6 ans est en échec sur la plupart des sujets. Il ne cesse de se tromper, sur l’impact des sanctions sur la Russie ou l’inflation, et se contente de chercher à rattraper son manque de prise sur le réel par des déclarations creuses ou irresponsables, comme l’a bien montré cette dernière semaine.

 


Agitations verbales et intérêts nationaux oubliés

 

samedi 10 décembre 2022

Inflation : l’ère de la boucle prix-profits

Papier publié en exclusivité en septembre dans le N°10 de Front Populaire, dont le N°11 vient de sortir, où je signe un nouveau papier « Truss, Macron : le naufrage des politiques oligarchistes ».

 


En mars dernier, le président du Medef affirmait sur Public Sénat que l’inflation « est là pour durer », évoquant le rôle de « la boucle inflation-salaires ». Si le phénomène est à l’œuvre pour des pays proches du plein emploi, un économiste a montré le rôle plus important de la boucle prix-profits.

 

dimanche 22 mai 2022

Il est trop tôt pour parler de stagflation

 Entretien publié sur Front Populaire

 


ENTRETIEN. Energie, alimentaire, guerre…Dans un contexte européen tendu, la hausse prolongée des prix met à rude épreuve les ménages français. On fait le point avec Laurent Herblay, gaulliste social et auteur du livre Oligarchisme et déconstruction de la démocratie (éd. Librinova).

 

Front populaire : Pouvez-vous nous expliquer théoriquement le phénomène de la « stagflation » dont on parle en ce moment ?

 

dimanche 8 mai 2022

Inflation, salaires, pouvoir d’achat : l’horreur oligarchiste

Papier publié par Marianne

Dans la bulle de certains, le pouvoir d’achat progresserait. Une simple comparaison du revenu moyen et de l’inflation moyenne pourrait peut-être l’indiquer. Mais la moyenne peut être extraordinairement trompeuse. Nous le savions sur les revenus avec l’effarant cas étatsunien, mais, dans une étude de référence, l’OFCE montre que la moyenne est mauvaise conseillère sur l’inflation également. Pas étonnant qu’il y ait un grand écart entre des moyennes trop grossières et le sentiment des Français.

 


Inflation des salaires en haut, et des prix, en bas

 

samedi 19 juin 2021

Les paradoxes de la crainte de l’inflation

C’est la crainte des marchés financiers depuis le début de l’année. Le rebond de l’inflation a même provoqué une remontée sensible des taux d’emprunt d’État à 10 ans depuis les plus bas atteints en 2020. Les 5% d’inflation enregistrés aux États-Unis en mai pourraient en effet être très inquiétants. Pourtant, les marchés financiers n’ont guère réagi. Que cache ce paradoxe ?

 


Crainte court-termiste infondée et vrai enjeu à long terme

 

mercredi 31 janvier 2018

La mondialisation heureuse contre l’économie réelle : Partie II : Le mystère de l’inflation déguisée (3/3) (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui a publié « Portrait de l’homme moderne », suite des papiers de samedi et lundi

Un tour de passe - passe monétaire

Une analyse plus profonde et plus critique sur la mesure de l’inflation nous fait cependant reconsidérer ce point de vue. Il est curieux qu’un gonflement monétaire ne se traduise par l’augmentation d’aucun prix, dans aucun secteur de l’économie. Loin de stagner, l’inflation est en fait réapparue sous une autre forme, qu’aucun indice des prix classique ne peut mesurer. Cette inflation « déguisée » ou plus exactement déplacée a été identifiée dans cet article des Echos :


lundi 29 janvier 2018

La mondialisation heureuse contre l’économie réelle : Partie II : Le mystère de l’inflation déguisée (2/3) (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui a publié « Portrait de l’homme moderne », suite du papier de samedi

Le premier provient de « La Tribune », montrant au passage que l’escamotage de l’inflation interroge de plus en plus les spécialistes économiques :


La relance de l’activité par le crédit, notamment celui fait aux entreprises, ne s’est pas transmise aux particuliers sous forme de hausse salariale, notamment depuis 2008. Non seulement la valeur nominale des salaires a stagné voire fortement décru, mais les conditions de précarité de l’emploi se sont renforcées : la multiplication de CDD, jobs précaires et « micro-jobs », notamment en Allemagne, a contribué à tasser la progression salariale. Le multiplicateur de crédit est donc loin de s’être propagé dans toute la société et n’a pas engendré de « bonne inflation », celle de la dissipation d’énergie due à une reprise économique.

samedi 27 janvier 2018

La mondialisation heureuse contre l’économie réelle : Partie II : Le mystère de l’inflation déguisée (1/3) (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui a publié « Portrait de l’homme moderne »

Un curieux phénomène, très peu mis en avant dans la presse économique ou généraliste, est que coexistent depuis environ 2008 deux facteurs contradictoires : une injection massive de liquidités dans l’économie et une faible inflation, celle-ci demeurant à des niveaux peu élevés et ne connaissant pas même d’accroissement sur la période de 2008 à maintenant.

Les quelques économistes ayant abordé le sujet sont en désaccord sur les causes de ce phénomène étrange. L’interprétation qui est proposée ici éclaire d’un jour nouveau le fonctionnement de notre système économique et financier depuis la crise de 2008. Ce qui semble être une petite contradiction est le révélateur d’un mécanisme fondamental institué au rang d’organisation officielle, bien que non déclarée et peu visible.

Une création monétaire sans surchauffe

dimanche 6 mars 2016

Dérives alternatives (2/2) : l’inflation et son camouflage en Argentine

La faillite du néolibéralisme, éclatante avec les crises de 2001 et 2008, et toutes les failles de notre modèle économique, n’a, pour l’instant, pas encore produit un véritable changement de direction politique, si ce n’est dans quelques pays d’Amérique latine. Et si un manque de distance avec les failles des politiques des pays dirigés par des alternatifs freinait le véritable changement que nous attendons ? En ne faisant pas toujours assez le tri entre le bon grain et l’ivraie, sans pour autant tomber dans les caricatures véhiculées par les tenants de la pensée dominante, le premier ne peut-il pas en être souillé politiquement ?




Dérive inflationniste grossièrement camouflée

vendredi 13 février 2015

Le Japon sort de la déflation, l’Europe y rentre

Il y a deux ans, le Japon était enfermé dans une déflation dont il ne semblait pas pouvoir sortir, et les pays européens ne parvenaient pas à sortir de la crise dans laquelle il était depuis 2008. Deux ans après, Tokyo voit l’inflation grimper à 2,5%, quand les prix baissent en Europe…



Un succès et un échec

De manière assez surprenante, pour ne pas dire superficielle, les Echos titrent : « au Japon, l’hydre de la déflation résiste au bazooka monétaire ». En effet, sur les 2,5% d’inflation annuelle, un record depuis plus de vingt ans, 80% vient de la hausse de la TVA. Mais le titre du quotidien économique aurait du sens si les prix ne montaient que grâce à l’effet TVA et baissaient sans cela. Mais ici, ils progressent quand même de 0,5% si l’on retire l’effet fiscal. D’abord, pour un pays où les prix baissaient, il est bon de constater le changement. Ensuite, le fait que les prix hors taxes augmentent, aussi légèrement soit-il, malgré la hausse de la TVA, indique bien le succès de la politique menée par Shinzo Abe.

En effet, les entreprises, habituées à comprimer les prix, auraient pu amortir une part de la hausse de la fiscalité en rognant sur le prix hors taxe. Même pas ! Au contraire du titre des Echos, les résultats actuels démontrent la réussite des Abenomics ! Parallèlement, les prix baissent de 0,6% en janvier dans la zone euro, contre -0,2% en décembre. Bien sûr, cette baisse s’explique en partie par la forte baisse du prix de l’énergie, en recul de 8,9% sur un an (contre 6,3% en décembre), mais cela n’explique pas tout. En effet, les prix des produits alimentaires et des produits industriels, tout juste stables en décembre, ont sombré dans un début de déflation en janvier, en passant à -0,1% sur un an.

Les résultats de choix politiques

dimanche 11 janvier 2015

Le sens de la hausse des tarifs du service public


Il y a quelques jours, de nombreux médias se sont émus de la hausse du prix de certains tarifs du secteur public ou para-public, le Monde titrant « pas de déflation pour les tarifs publics ». Mais, tristement, peu se posent la question des raisons de ces augmentations.



Pourquoi une telle inflation ?

A dire vrai, les médias mélangent des choux et des carottes, au point que le Monde en profite pour annoncer une hausse de son tarif de 10%, suite à la baisse de sa diffusion ! Elle est sans doute liée aux hausses de son prix et à un ciblage de plus en plus assumé sur les lecteurs les plus fortunés. Il ne s’agit pourtant pas d’un service public, même si l’Etat aide largement la presse. L’augmentation de 4 centimes des taxes sur le gazole sera largement compensée par la baisse récente du prix du baril et réduit un écart difficilement justifiable avec l’essence. Mais le ponpon est décerné à la Poste pour la hausse du prix du timbre, devant l’abonnement téléphonique d’Orange ou celle de la SNCF.

L’augmentation du prix du timbre vient en bonne partie de l’effondrement du volume du courrier et du recul moins rapide de sa couverture du territoire. Mais il ne faut non plus oublier les effets de la libéralisation de la distribution des colis, probablement plus rentable, qui elle, progresse. Bref, la partie la plus juteuse du chiffre d’affaire de la Poste a été ouverte à la concurrence, contrairement à la partie en chute. Pas étonnant que les tarifs du timbre s’envole. On peut aussi voir dans la hausse du prix de l’abonnement téléphonique d’Orange un effet de la libéralisation du marché. Quand à la SNCF, la crise joue sans doute un rôle, que la différenciation toujours plus grande des tarifs peut amplifier.

L’attaque contre le secteur public

mardi 2 décembre 2014

La récession japonaise illustre t-elle l'échec des Abenomics ? (billet invité)

Billet invité de Thibault Laurentjoye


Les chiffres de la croissance japonaise, tombés il y a quelques jours, font état d'une variation du PIB nippon au troisième trimestre de -0,4% (soit -1,6% en rythme annuel) sont une mauvaise nouvelle à double titre. D'une part, ils sont inférieurs aux attentes des conjoncturistes qui prévoyaient une croissance trimestrielle autour de 2,1%. D'autre part, dans la mesure où la croissance au second était déjà négative, cela signifie que le Japon est rentré en récession.


Les Abenomics – jeu de mots entre le nom du premier ministre japonais Shinzo Abe et le terme economics qui signifie l'économie au sens de discipline intellectuelle; en référence également aux Reaganomics du président étatsunien Ronald Reagan – sont officiellement fondées sur trois piliers : 1) une politique monétaire accomodante, avec un taux d'intérêt directeur proche de zéro et des achats d'actifs massifs, 2) une politique budgétaire expansionniste, 3) l'implémentation de réformes structurelles – notamment sur le marché du travail, qui est l'un des moins fluides au monde.