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samedi 6 septembre 2025

Les angles morts du procès des boomers

Sans doute longtemps retenus par la réalité électorale, les macronistes ont évité d’incriminer directement les boomers… avant que François Bayrou fasse ses sorties la semaine dernière. Ce faisant, il reprend un discours largement présent dans l’oligarchie (The Economist). Mais ce discours n’est ni juste, ni exempt d’arrières pensées, et les premières victimes pourraient en être les jeunes générations.


 

Diviser pour mieux régner

 

dimanche 8 juin 2025

Crise budgétaire (2/5) : le bouc-émissaire trop commode des retraités

C’est la tarte à la crème des oligarchistes, « la préférence française pour la retraite ». La France serait une gérontocratie, où nos dirigeants seraient à la solde de ces retraités qui votent en masse, protégeant leur pouvoir d’achat excessif, au détriment des jeunes, discours repris par Nicolas Granié, dans un papier du nouveau numéro de Front Populaire, « La guerre des retraites »… Mais pour qui se penchent sur les faits, les retraités sont et vont déjà largement assez être mis à contribution.

 


La bataille des pensions a eu lieu : les retraités l’ont perdu

 

dimanche 4 juin 2023

dimanche 26 mars 2023

Macron et les retraites (2/3) : promoteur et bénéficiaire du déclassement social ?

La contestation contre la réforme des retraites a rebondi la semaine dernière, et semble encore pouvoir faire dérailler le cours des choses, comme avec le CPE en 2006. Mais il faut aussi reconnaître que la mobilisation avait faibli la semaine d’avant et que le niveau des perturbations des grèves n’a pas été suffisant pour faire infléchir l’exécutif. Et si le déclassement social était un atout de l’exécutif ?

 


Inflation et chômage de masse à l’aide de Macron

 

samedi 25 mars 2023

dimanche 26 février 2023

Retraites, repas étudiant, EDF : la curieuse recomposition du paysage politique

Ce début d’année a vu de nombreux textes très révélateurs du fond idéologique des partis politiques présents à l’Assemblée. Outre la loi sur l’injuste et injustifiée réforme des retraites, deux autres votes en ont dit long sur leurs orientations. Celui, perdu à une seule voix, pour instaurer un repas à un euro pour tous les étudiants, et celui sur la nationalisation d’EDF, perdu par l’exécutif. De quoi proposer une relecture complète des positionnements économiques sur l’axe gauche-droite.

 


La macronie en droite oligarchiste radicale, LR hésitant, RN au centre

 

dimanche 22 janvier 2023

Retraites : une réforme cynique, injuste et injustifiée

La mobilisation massive de jeudi pourra-t-elle, si elle se renforce, faire dérailler le projet de réforme des retraites de Macron ? C’est devenu possible. Le comportement hautain, superficiel et mensonger de l’exécutif pourrait bien produire une coagulation des luttes et un rassemblement des Français contre ce projet, tout aussi cynique, qu’injuste et largement injustifié financièrement.

 


Postures, mensonges et rationnel totalement bancal

 

samedi 1 février 2020

Retraites, emploi, pouvoir d’achat : la grande fracture entre Macron et les Français


Cette semaine, les éditorialistes macronistes ont pu mettre les annonces de l’INSEE sur le chômage et le pouvoir d’achat au crédit du gouvernement et gloser sur les progrès de notre économie. Mais ils ont aussi bien été contraints de reconnaître que ce discours ne passe pas dans l’opinion. Et de fait, ce discours est totalement décalé avec la réalité de ce que vivent bien des Français.




Bulle, mensonges et superficialité



mardi 17 décembre 2019

Retraites : la majorité tente de diviser pour mieux détruire

La réforme des retraites promettait d’être un moment difficile pour cette majorité arc-boutée sur son bloc élitaire, sourde aux classes populaires, arrogante et donneuse de leçons, surtout après la fronde des Gilets Jaunes qui a révélé que son profond rejet est majoritaire. Mais à tout cela, les marcheurs ont ajouté amateurisme et communication effarante, comme le montre la démission de Delevoye.



Les sous-doués oligo-libéraux charcutent nos retraites

dimanche 2 août 2015

En Grèce, la troïka rançonne encore les retraités pour épargner les millionnaires




Protection des millionnaires, nouvelle ponction des retraités

Mais que se passe-t-il dans la tête de la troïka pour pousser des idées aussi révoltantes ? D’une part, après avoir déjà obtenu une réduction de l’effort demandé aux entreprises bénéficiaires (par la réduction d’un tiers de la contribution supplémentaire demandée au titre de l’Impôt sur les Sociétés), la troïka exige maintenant que « l’impôt de solidarité soit ramené de 8% à 6% maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale ». D’abord, il faut noter que ce sont les règles imposées par cette même troïka qui permettent cette désertion fiscale… Ensuite, il est plus que révoltant que ceux qui ont demandé une baisse du salaire minimum de 22% (et 32% pour les jeunes) et de 45% de certaines retraites demandent un allègement de l’effort des millionnaires.

Pire, la troïka veut aussi « accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites (et) raccourcir le délai de la mise en place du départ à la retraite à 67 ans ». En clair, baisser plus encore des retraites dont certaines ont déjà chuté de 45%... Même le Monde souligne que « le gouvernement grec estime qu’il lui appartient de choisir comment répartir l’effort de l’impôt » et qu’une source de Syriza dénonce une mesure où « on voudrait de nouveau épargner les plus riches ». Tout ceci souligne à nouveau le caractère humiliant et totalitaire de la façon de faire de cette troïka avec la Grèce, dont on se demande bien pour quelle raison elle demande à réduire la contribution des millionnaires ou des entreprises bénéficiaires tout en demandant plus aux simples citoyens.

Alexis Tsipras, apprenti négociateur ?

dimanche 8 juin 2014

Quand The Economist flingue la retraite par capitalisation


C’est une des raisons pour lesquelles j’apprécie de lire The Economist : malgré un dogmatisme parfois effrayant, se glisse finalement assez souvent des articles qui donnent de l’eau au moulin des critiques du néolibéralisme. Nouvel exemple avec cet article sur les retraites par capitalisation.


La folie de la capitalisation

Dans cet article au titre en français « Pensions à la mode », The Economist s’appuie sur une récente étude de l’OCDE et une autre d’un fond de pension anglo-saxon. A dire vrai, le seul graphique de l’OCDE montre parfaitement à quel point la capitalisation est bien trop aléatoire pour être considérée comme un bon moyen de financer les retraites. Ce graphique montre le niveau de la pension en proportion du dernier salaire pour tous les retraités de l’année pour des salariés qui auraient mis de côté 5% de leur salaire pendant 40 ans, dans un fond réparti à 60% en actions et 40% en bons du trésor. Du fait des variations erratiques des marchés, le niveau varie brutalement d’une année à l’autre.

Ainsi, au Japon, alors que le retraité de 1989 pouvait prendre sa retraite avec une pension égale à 70% de son dernier salaire, ce n’était plus que 10% en 2011 ! Aux Etats-Unis, après avoir dépassé 50% en 2000, le niveau est tombé à 20% au moment de la crise financière. En Grande-Bretagne, après avoir tourné autour de 60% dans les années 1990 (contre 15% dans les années 1950), le niveau tourne autour de 40% dans les années 2000. Tout ceci nous rappelle les images des Etats-Unis, où des vieux retraités avaient été poussés à reprendre un emploi en 2009-2010 du fait de l’effondrement de leurs pensions provoqué par l’effondrement des marchés financiers, qui ne leur permettait plus de vivre.

Le bon choix de la répartition

lundi 10 février 2014

Le PS veut casser les retraites


Billet invité de l’Oeil de Brutus, dont vous pouvez retrouver le blog ici

Le blog Contre la Cour publiait il y a quelques jours un article extrêmement intéressant sur le vote des eurodéputés français au Parlement européen pendant la législature qui touche à sa fin. Pour ceux qui avaient encore des doutes, on ne peut qu’y constater la forte convergence de votes entre les eurodéputés issus du PS et de l’UMP, confirmant donc qu’il n’y a guère plus que l’épaisseur d’un papier à cigarette entre ces deux clans[i].