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mercredi 24 juin 2026

Lyhanna : les fautes individuelles n’exonèrent pas Darmanin & co

Le rapport d’inspection est horrifiant : comment un homme, accusé d’actes aussi graves dans le passé pouvait être encore en liberté ce printemps ? Cela a ouvert un second journal de 20 heures à Gérald Darmanin, qui continue à rejeter toute responsabilité, comme lors des incidents de la ligue des Champions à Paris, sur la foi des fautes pointées par le rapport. Pourtant, sa responsabilité devrait être engagée.

 


Rien assumer et jouer au petit chef

 

dimanche 7 avril 2024

Explosion de la violence : l’autre passif de Macron et Darmanin

Samara, Shamseddine : cette semaine encore, l’actualité a charrié son lot de faits divers horribles, démontrant à nouveau l’ensauvagement de notre société, particulièrement criant à l’école, où des élèves sont agressés par d’autres élèves, quand les élèves n’agressent pas leurs professeurs… Des illustrations de l’explosion de la violence en cours depuis 2017, totalement ignorée par Macron et Darmanin, avec la complicité des grands médias, entre passivité révoltante, et refus de regarder la vérité en face.

 


De 640 à 1050 coups et blessures par jour

 

dimanche 18 février 2024

Vague de violence, vague d’immigration : Darmanin, bon à rien

Il fait beaucoup de bruit, se positionne comme un présidentiable et a déjà pris date pour une sortie de Beauvau, après les JO, comme si sa mission allait être accomplie. Sa position politique, à droite de la macronie, devrait être le bon créneau dans une France qui se droitise. Las, les Français ne lui font guère crédit. Il faut croire que malgré l’indulgence des médias, son bilan calamiteux, à l’image de sa gestion effarante de la finale de la Ligue des Champions de football en 2022, pèse sur son image…

 


Impuissance irréfléchie et autoritarisme arrogant et mensonger

 

dimanche 5 juin 2022

Stade de France : le fiasco qui définit la macronie

La gestion calamiteuse de la finale de la Ligue des Champions de football est devenue ce qui définit le début du second mandat de Macron. Faute de nouvelles idées ou de nouvelles personnalités vraiment marquantes, c’est la gestion du quotidien qui a repris le dessus dans le narratif de ce nouveau mandat, et c’est peu de dire que ce fiasco confirme largement tout le mal que l’on peut penser de l’exécutif.

 


Amateurisme, mensonges, irresponsabilité et humiliation de la France

 

lundi 22 novembre 2021

Quand Zemmour donne à 2022 des airs de 2002

A première vue, l’idée peut sembler saugrenue, tant la percée de Zemmour a accentué l’avance de Macron au premier tour, et tant il a semblé affaiblir Marine Le Pen, qui a perdu son statut d’opposante inéluctable du président sortant. Mais bien plus que par l’incertitude sur la composition du second tour, par l’effet qu’il a eu sur les thématiques de campagnes, Zemmour affaiblit Macron.

 


Macron prend-il le chemin de Jospin ?

 

jeudi 27 octobre 2016

Le grand abandon de nos forces de l’ordre

Les manifestations des forces de l’ordre, en plein état d’urgence, chose théoriquement interdite, comme le note Jacques Sapir, démontre une bien une profonde crise de régime. Mais, en lisant les témoignages effarants de policiers à cette occasion, elles révèlent également la profondeur du malaise d’un pilier de notre République, abandonnés par absolument tous nos dirigeants.



Le produit de la RGPP et du libertarisme

mardi 10 novembre 2015

Le candidat Sarkozy : faute d’idées, restent l’intox et le recyclage




Le « premier flic de France » en carton


Mais beaucoup de ces annonces sont assez extravagantes, à plusieurs titres, comme le rapporte le Monde. D’abord, de la part de celui qui a été en charge, directement ou indirectement, pendant près de 10 ans, de la sécurité des Français, cela vient un peu tard, notamment pour les places de prison qu’il aurait eu le loisir de construire avant. Ensuite, il oublie un peu facilement qu’il a supprimé près de dix mille postes de policiers et gendarmes de 2007 à 2012. Et face à la critique des remises de peine, on peut lui opposer celles de la loi Dati ou même sa suppression de la double peine. Nicolas Sarkozy n’avait été dur qu’en parole, pas dans les faits. D’ailleurs, pendant ses dix ans de pouvoir sur la question, il faut rappeler que les violences faites aux personnes ont augmenté de 70% de 2001 à 2009 !

Le vent de la communication

dimanche 8 novembre 2015

Etats-Unis : le néolibéralisme tue

Les chiffres de l’étude réalisée par le lauréat du prix Nobel d’économie* 2015 font froid dans le dos. Loin de l’idée d’un progrès permanent, l’évolution de la mortalité aux Etats-Unis démontre non seulement une inégalité révoltante, mais aussi qu’il est possible de faire marche arrière.



De la pauvreté… à la mort



Du capitalisme actionnarial et des inégalités

jeudi 22 octobre 2015

Moirans : après la justice, l’Etat doit agir

Un délinquant roulant dans une voiture volée se tue sur la route. La justice refuse à son frère, en prison, une permission pour assister aux obsèques. Des membres de leur communauté en profitent pour vandaliser l’espace public. Cette fois-ci, heureusement, la justice n’a pas cédé. Mais l’Etat a du retard.



Inadmissible chantage à la violence

Déjà, fin août, des voyous du voyage avaient bloqué et vandalisé l’autoroute A1 pour faire pression sur la justice afin de permettre à un délinquant de participer aux obsèques de son frère. Si, sur le principe, on peut penser qu’il est humain et normal de le permettre, cela devient inacceptable quand un groupe commet des délits pour l’obtenir. On peut d’ailleurs penser que les évènements de Moirans sont la conséquence directe de cette première séquence puisque la justice avait, dans un deuxième temps, donné sa permission au frère d’assister aux obsèques, après les actes de vandalisme commis sur l’A1. Heureusement, la justice a refusé cette fois-ci. Aussi dur soit le fait de priver un frère de ce moment, les violences de Moirans l’imposaient car une décision inverse aurait été une incitation à la violence.

Même si la mère de la victime a changé de ton mercredi, demandant l’arrêt des violences, elle avait dit avant qu’il y aurait « du grabuge » si son fils n’était pas autorisé à assister aux obsèques de son autre fils : « on a des soutiens dans des camps partout en France. Tout le monde va se révolter ». Toute la colère d’une mère qui perd son fils ne peut pas justifier les scènes de guérilla urbaine à Moirans et ce chantage à la violence dans un Etat de droit. Il était parfaitement possible de protester de manière pacifique et sans la violence qui les a poussé à utiliser des cagoules. Mais parce qu’ils ont utilisé la violence pour se faire entendre et que la mère de la victime l’a légitimé, l’Etat devait refuser cette permission pour éviter de donner l’impression qu’il récompense la violence. Cette fois-ci, la justice a vu juste.

Un Etat aux abonnés absents ?

mardi 18 novembre 2014

Allô le 18 !! (billet invité)



Billet invité de Michel Colas

Depuis quelques années, un phénomène récurrent est apparu : l’agression des pompiers lors de leurs interventions. Il ne se passe pas une semaine sans que la presse nous rapporte des faits inquiétants. Inquiétants, oui car au-delà du côté dangereux, c’est une perte complète des valeurs qui est mise en évidence.
Certes, les agressions répétées sur policiers et gendarmes, montraient effectivement que, dans une partie de la population, les bases même du respect des institutions étaient déjà mises à mal.
Mais comment peut-on s’en prendre à des personnes venant à votre secours ou à celui de votre voisin. Comment agresser des personnes mettant leur vie en jeu pour protéger la vôtre:

dimanche 5 octobre 2014

Vous avez dit suicides ? (billet invité)


Billet invité de Michel Colas

Le problème n’est pas nouveau, j’en conviens mais l’augmentation des passages à l’acte nécessite que l’on y porte une attention particulière, au moins par respect pour des femmes, des hommes qui, chaque jour assurent notre sécurité dans des conditions plus que précaires et souvent dangereuses.


Le suicide parmi les forces de l’ordre a toujours été un sujet tabou, souvent occulté, mais depuis quelque temps, les réseaux sociaux ont permis de contourner cette omerta hiérarchique et de lever le voile sur la complexité de la situation amenant au passage à l’acte. Toutefois, force est de constater qu’il est difficile de savoir où se situe la frontière entre la raison personnelle ou professionnelle.
Personnellement, et afin de tenter de comprendre les raisons poussant ces fonctionnaires à cette extrémité, j’aurais tendance à diviser ces dernières en trois catégories.


mardi 29 juillet 2014

Incohérence politique et “Syndrome Malik-Oussekine » (billet invité)


Billet invité de Michel Colas

En quelques jours, nous venons d’assister à des scènes de violences urbaines comme nous n’en avions pas eu depuis longtemps. L’objet de ce billet n’est pas d’attribuer à tel ou tel camps la responsabilité de ces faits, mais d’essayer d’y voir plus clair sur la manière dont les autorités les ont appréhendés.


Tout d’abord, pour ceux et celles qui ne le savent pas, les manifestations sont soumises non à une demande d’autorisation, mais à une déclaration préalable dans laquelle, les organisateurs doivent mentionner un certain nombre d’éléments (coordonnées des organisateurs, nombres de personnes attendues, trajet emprunté, motif, etc.), qui permettront à l’administration de prendre les dispositions nécessaires au bon déroulement de la dite manifestation ou, dans le cas d’un risque grave à la sécurité des personnes et des biens, de l’interdire.  Dans le cas de la manifestation pro palestinienne interdite, la décision ne peut être que politique, le problème de sécurité ne pouvant  être invoqué (les violences ont été perpétrées en fin de manifestations comme dans la majorité des cas par une petite partie des participants).

mardi 4 février 2014

Valls, rideau de fumée de l’angélisme du PS sur l’immigration et l’insécurité


Atlantico : Qu’est-ce que cela dit du rapport de la gauche actuelle à l’immigration ? Est-elle écartelée par la question ?
Laurent Pinsolle : La gauche est effectivement en difficulté sur cette question et sa position a beaucoup évolué. Elle a un temps, avec Georges Marchais, tenu un discours de limitation de l'immigration en forte de période de chômage avant de passer à une sorte d'angélisme hérité de la pensée mitterrandienne sur la question. Cette dualité se retrouve dans le gouvernement actuel qui malgré tout, tirant les leçons de l'échec de Lionel Jospin, a décidé d'adopter une posture plus ferme. Toutefois, les chiffres publiés cette semaine montrent bien qu'il ne s'agit, de fait, que d'une posture...



Atlantico : La gauche connait-elle ces derniers temps une difficulté particulière à se positionner par rapport à la question de l’immigration ? Joue-t-elle, par le biais de Manuel Valls notamment, un numéro d'équilibriste entre ses courants ?

jeudi 29 août 2013

Manuel Valls, apprenti Sarkozy


Il fallait voir le Grand Journal de Canal Plus avec Manuel Valls lundi soir. Derrière la nouvelle formule de cette émission phare de la chaine cryptée, difficile de ne pas voir dans le ministre de l’intérieur actuel un homme qui met ses pas dans ceux du ministre de l’intérieur d’il y a 10 ans.



Copier-coller pas très discret

Pour une fois, il était difficile de ne pas être d’accord avec le petit reportage de Damien Cabrespine, qui pointait les trois recettes du succès du ministre Valls : un activisme de tous les instants, des peopleries et un goût pour les polémiques. Ce faisant, le journaliste faisant un parallèle évident avec le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy de 2002 à 2007. Si Manuel Valls a répondu de manière habile dans un premier temps, évoquant le manque d’originalité de cette comparaison, la relance d’Hélène Jouan lui a fait perdre un peu de sa superbe un peu suffisante car il niait une évidence criante.

Cela fait longtemps que Manuel Valls emprunte le chemin dessiné par l’ancien président de la République, comme je le pointais dès 2009. Comme lui, il cherche à prendre son parti par la droite. Comme lui, il n’hésite pas à faire voler en éclat les tabous de son camp (quitte à se contredire sur les 35 heures, comme il l’avait fait en 2011). Comme lui, il est ambitieux et joue une partition personnelle, qui lui donne de la popularité, même si, pour l’instant, il la joue plus collectif du fait d’un contexte politique différent (premier mandat de François Hollande contre second mandat d’un Jacques Chirac).

Faux semblants sécuritaires