Ce n’est pas
le moindre des paradoxes. Alors
que François Hollande et Manuel Valls ont confirmé leur ligne en éjectant les
quelques éléments un peu critiques du gouvernement, les derniers chiffres
qui viennent de tomber sanctionnent la faillite complète de la politique menée
depuis plus de 2 ans.
Une
triple sanction dans les chiffres
Le symbole
est cruel pour l’exécutif : un
jour à peine après avoir bombardé ministre de l’économie l’ancien conseiller
aux questions économiques du président, le chômage bat un nouveau record en
juillet. La
France compte pas moins de 3 689 500 chômeurs de catégorie A et 5 386 600
toutes catégories confondues, soit 27 400 et 43 500 personnes de plus en un
seul mois. La fameuse inversion de la courbe du président de la République
n’est pas prête de venir. Pire, la
hausse est encore plus forte pour les chômeurs de longue durée, en hausse de
1,4% sur un mois pour ceux qui sont inscrits depuis plus d’un an et de 2% pour
ceux qui sont inscrits depuis plus de 3 ans, un vrai « Munich social ».
Il faut dire
que pas un secteur ne va bien, au premier rang desquels, l’immobilier, qui ne
digère pas la loi Duflot, qui s’additionne au climat économique morose. Les
mises en chantiers sont en recul de 10,8% sur un an, même si le nombre de
permis de construire se stabilise. En 2013, 331
867 logements neufs ont été mis en chantier, en baisse de 4,2%, contre un
objectif d’un demi-million, dans un secteur crucial pour l’emploi. Et assez
logiquement, face à cette crise qui dure depuis 6 ans, les
ménages épargnent davantage puisque le taux d’épargne est passé à 15,9% au
premier semestre 2014 contre 14,7% au dernier trimestre 2013, selon
les chiffres de la Banque de France. Mais cela pèse sur la croissance
puisque qu’au manque de progression des salaires s’ajoute une augmentation de
la part non dépensée…
L’impasse
acclamée par le patronat










