Le GEAB s’est fait un nom en 2008-2009 pour avoir alerté quelques
années auparavant sur les risques d’une crise systémique, mais depuis début
2009, il
annonce tous les six mois une grave accélération de la crise pour les mois à
venir, sans jamais se remettre en question.
Le krach de l’économie, c’est maintenant !
Fin
août, le GEAB annonce : « les
historiens considéreront certainement la crise de 2008 comme une forme
d’avertissement de celle de 2013. Toutes les régions du monde ne seront pas
affectées de la même manière, mais toutes vont souffrir. Selon LEAP/E2020, les
étapes de cette seconde crise peuvent être résumées de la sorte : fin
2013, impact financier : effondrement des marchés financiers, notamment au
Japon et aux Etats-Unis. Les banques ne peuvent plus être sauvées par les Etats
et des plans de soutien sont mis en place ; fin 2013-2014, extension à
l’économie réelle : l’impasse financière cause une récession mondiale
majeure et une baisse du commerce international… ».
Tout le problème est que le GEAB fait tout le temps la même prévision
depuis plus de quatre ans, à savoir une nouvelle étape de la crise dont les
racines viendraient forcément des pays anglo-saxons. Mi 2009, ils prévoyaient,
ni plus ni moins, une
faillite des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans les semaines à venir.
On attend toujours… Ils ont en revanche l’honnêteté de
laisser leur communiqué en ligne. Début 2011, c’était sûr et certain, le
prochain cataclysme serait pour cette année, comme
le montre ce communiqué qui parlait alors « d’une année impitoyable ». Bien sûr, leur constat est souvent
en partie juste, mais leurs analyses présentent en général un biais extrêmement
fort.
Le refus de regarder la réalité en face
