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samedi 7 septembre 2013

Le GEAB et les prophètes de l’apocalypse économique


Le GEAB s’est fait un nom en 2008-2009 pour avoir alerté quelques années auparavant sur les risques d’une crise systémique, mais depuis début 2009, il annonce tous les six mois une grave accélération de la crise pour les mois à venir, sans jamais se remettre en question.



Le krach de l’économie, c’est maintenant !

Fin août, le GEAB annonce : « les historiens considéreront certainement la crise de 2008 comme une forme d’avertissement de celle de 2013. Toutes les régions du monde ne seront pas affectées de la même manière, mais toutes vont souffrir. Selon LEAP/E2020, les étapes de cette seconde crise peuvent être résumées de la sorte : fin 2013, impact financier : effondrement des marchés financiers, notamment au Japon et aux Etats-Unis. Les banques ne peuvent plus être sauvées par les Etats et des plans de soutien sont mis en place ; fin 2013-2014, extension à l’économie réelle : l’impasse financière cause une récession mondiale majeure et une baisse du commerce international… ».

Tout le problème est que le GEAB fait tout le temps la même prévision depuis plus de quatre ans, à savoir une nouvelle étape de la crise dont les racines viendraient forcément des pays anglo-saxons. Mi 2009, ils prévoyaient, ni plus ni moins, une faillite des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans les semaines à venir. On attend toujours… Ils ont en revanche l’honnêteté de laisser leur communiqué en ligne. Début 2011, c’était sûr et certain, le prochain cataclysme serait pour cette année, comme le montre ce communiqué qui parlait alors « d’une année impitoyable ». Bien sûr, leur constat est souvent en partie juste, mais leurs analyses présentent en général un biais extrêmement fort.

Le refus de regarder la réalité en face

jeudi 22 mars 2012

Le vent de la reprise souffle outre-Atlantique


Petit à petit, les signes s’accumulent. Les clignotants passent progressivement tous au vert. L’économie étasunienne semble être entrée dans une vraie phase de reprise, comme le rapporte The Economist dans son numéro du 17 mars.

La reprise se confirme

L’an dernier, on se posait la question du risque d’une rechute de l’économie. La crise financière de la zone euro avait accru les risques d’une récession en ajoutant une instabilité des marchés pendant le second semestre. Mais depuis trois mois, la crise financière a pris (temporairement) fin et surtout, les signes de reprise s’accumulent outre-Atlantique. Tout d’abord, alors que l’Union Européenne a vu son PIB reculer au 4ème trimestre, celui des Etats-Unis a progressé de 3%.

Mieux, le rythme de création des emplois s’accélère puisque le taux de chômage officiel est tombé à 8,3%, le niveau le plus bas depuis trois ans et 0,7 point de moins qu’en septembre. Mieux, quand on prend une mesure plus large qui inclut également les personnes découragées de chercher du travail ou qui travaillent à temps partiel mais souhaitent un temps plein, elle baisse encore plus. Enfin, le rythme trimestriel de création d’emplois est au plus haut depuis le printemps 2006.

Deux moteurs majeurs

Le marché automobile est depuis 2009 un moteur de la relance de l’économie. Paradoxalement, c’est l’ampleur de l’effondrement du marché sur 2008 qui explique cela. En 2007, les ventes annuelles atteignaient 16 millions de véhicules. En 2008, elles sont tombées à moins de 10. Début 2012, nous sommes déjà remontés à près de 15 millions, soutenu par une croissance du crédit à la consommation de 5% en rythme annuel, après deux ans de baisse.

Le deuxième moteur de la reprise, qui redémarre tout juste, c’est l’immobilier. Contrairement à l’automobile, ce marché n’est pas encore reparti à la hausse et après être descendu si bas, s’il redémarre, il sera un puissant facteur de croissance pour au moins deux ou trois ans, sauf grave choc extérieur. Or, le stock de maisons invendues vient de tomber au plus bas depuis 2006 et l’indice de confiance du secteur a fortement rebondi depuis l’automne, au plus haut depuis mi-2007.

Une reprise en partie illusoire