jeudi 18 octobre 2012

Sapir descend Hollande, Todd le défend


Alors que beaucoup d’économistes critiquent le gouvernement, Jacques Sapir s’est emparé du dernier rapport du FMI pour faire un sort aux prévisions budgétaires. Emmanuel Todd, lui, dans Marianne, continue à défendre Hollande, même s’il rejoint le camp des partisans d’une sortie de l’euro.

L’aveu du FMI

Jacques Sapir a décortiqué le rapport économique mondial du FMI du mois d’octobre 2012 sur son blog. Dans un papier plus technique et pointu qu’habituellement, il poursuit sa dénonciation des politiques menées en Europe et ses conclusions ne sont guère réjouissantes. Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, qui publie des propositions parfois hétérodoxes (comme la hausse de l’objectif d’inflation) souligne que les effets des plans d’austérité ont été sous-estimés.

Sapir en profite pour démonter les méthodes de calcul néolibérales, qui ne reposent « sur aucune base sérieuse ». Pour lui, en effet (et la réalité lui donne raison en Europe), l’effet des plans d’austérité est mal anticipé, à savoir que l’on minore leur impact sur la croissance, et donc l’évolution des recettes fiscales, et in fine de l’évolution du solde des finances publiques. L’effet dépressif des politiques austéritaires n’est pas bien pris en compte, comme le dit Krugman.

Il doute que les politiques monétaires expansionnistes soient à même de relancer la croissance durablement car même si l’argent n’est pas cher, les ménages préfèrent être prudents, ainsi que les entreprises. Du coup, l’afflux de liquidités ne sert qu’à combler les trous du système financier et nourrir des bulles. Pour Jacques Sapir, la politique monétaire ne peut soutenir la croissance que si elle est précédée ou accompagnée par des politiques budgétaires expansionnistes.

Il souligne que le FMI envisage une aggravation de la crise de la zone euro. Pire, même avec l’option plus optimiste, il prévoit une croissance de 0,1% en France en 2012 et 0,4% en 2013 (deux fois moins que prévu par Bercy), ce qui aboutirait à un déficit de 3,5% du PIB en 2013. Il conclut : « la politique choisie par le gouvernement français conduit le pays à une impasse et va le plonger dans une grave récession mais sans atteindre les objectifs de déficit qu’il s’était fixés ».

Hollandisme révolutionnaire ?

Marianne a réalisé un long entretien avec le théoricien du « hollandisme révolutionnaire », un courant pour l’instant essentiellement virtuel, où Todd fait preuve de sa verve habituelle, même si quelques points sont contestables. L’intellectuel ne cède pas aux vents dominants et défend la nouvelle équipe au pouvoir. Il « déguste » même la défaite de Nicolas Sarkozy et soutient la politique fiscale du gouvernement, ciblée contre les « ultrariches » responsables de la crise selon lui.

Son hypothèse reste que François Hollande, après un début conventionnel, « devra opérer le tournant radical rendu inévitable par l’approfondissement de la crise ». On peut en doute à lire l’échange entre Pierre Moscovici et Alain Minc mais plus sûrement en se rappelant surtout que le président de la République est le fils politique de Jacques Delors et Lionel Jospin, sûrement pas les plus révolutionnaires des socialistes… Et son apathie sur les délocalisations indique plutôt le contraire.

Bizarrement, Todd s’en prend durement à Krugman et Stiglitz, dont il qualifie l’émergence de « pathétique » du fait de « leur incapacité à affronter clairement la question du libre-échange », les qualifiant de « tocards nobélisés ». Tout d’abord, il n’a pas vu que les deux « prix Nobel d’économie » évoluent sur cette question. Le dernier livre de Stiglitz a marqué une vraie inflexion, plus ancienne dans la réflexion de Paul Krugman, même s’ils ne se disent pas (encore) protectionnistes. En outre, les deux économistes mènent des combats importants que Todd partage, sur les inégalités, ou l’austérité.

L’auteur de « L’illusion économique » affirme que « l’euro ne marchera jamais » et que le protectionnisme devra être mis en place à l’échelon national, évolution prévisible pour qui avait assisté à une conférence donnée par le M’PEP en 2011. Du coup, pour lui, « il y a deux conditions pour que la présidence socialiste ne soit pas un désastre : sortir de l’euro et déclarer que des secteurs d’avenir technologiques (…) doivent être protégés ». Il fait un sort au TSCG, puisque, pour lui, « c’est voter la diminution de la distance entre la Terre et la Lune ou l’inversion du cours de la Seine ».

Au final, la lecture de ces textes n’incite pas à l’optimisme. Sapir pointe bien à quel point les hypothèses du gouvernement sont irréalistes. Et si Todd soutient Hollande, son plaidoyer protectionniste et pour la sortie de l’euro invalide la stratégie du président. Et on peut douter qu’il en changera.

25 commentaires:

  1. Todd se fait des illusions, Hollande ne changera pas de cap et seul un remplaçant le fera éventuellement avec l'appui de la rue.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faudra l'appui de la rue, et le récent discours de Hollande ( qui "cause" plus et plus souvent que Sarkozy, à mon avis, qui "cause" tout le temps et sur tous les sujets en fait, surtout quand il ferait mieux de la boucler ) montre à quel point celui-ci vit sur une autre planète que la Terre.
      Sancelrien

      Supprimer
    2. Anonyme : .... seul un remplaçant le fera avec la FORCE de la rue car les élites n'ont plus la combativité de la rue !

      Supprimer
  2. Comment un homme aussi intelligent que Todd, qui a dénoncé le système, l'oligarchie, les mensonges des politiques sur tous les plateaux durant la campagne, peut-il réellement penser une seule seconde que Hollande pourrait changer tout ça, être l'homme de la situation etc...???? Ça n'a aucun sens ! Hollande c'est pas Chavez ou je ne sais qui ! C'est Hollande ! L'euro-fédéraliste, l'un des leader du camp du OUI, l'élite du PS. Réveille toi Todd, c'est bien il a déjà évolué il demande désormais la fin de l'euro unique, bientôt il arrêtera de concevoir Hollande comme un potentiel sauveur du bon côté de la barrière.

    RépondreSupprimer
  3. Pour la croissance 2013 ça sera plutôt du -1,2 :

    "Ceci conduit en réalité à une perspective de croissance négative en 2013 en France, de l'ordre de -1,2%, dans un scénario qui n'est pas volontairement provoquant."

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=66460

    RépondreSupprimer
  4. L'option tactique de Todd n'a pas changé depuis longtemps. il considère que pour qu'une politique protectionniste conséquente soit menée sur le long terme, il lui faut une base solide, stable, appuyée sur une grosse machine politique, en l’occurrence le PS.

    L'option qu'il prône est donc de faire basculer le centre de gravité de la pensée économique des élites de l'intérieur. La pari est rationnel, à mon sens. Le nombre de membre du PS à classer du côté des alternatifs est d'ores et déjà important : Montebourg, Hamon, Lieneman, Bachelet, Morelle, Emmanuelli, etc.

    Là où je le trouve injuste, c'est dans les accusations portées contre ce qui ont choisi de sortir de la voie centrale, comme si l'existence de Mélenchon, pour prendre cet exemple, et la manière dont il influe sur le PS (par le poids retrouver d'une force politique à gauche du parti et par ses critiques incessantes mêmes) n'était pas un excellent stimulant.

    Il y a une forme de dialectique positive qui fait que les critiques formulées du centre du système sont confortées par celles venues de l'extérieur et vice-versa. C'est d'ailleurs bien cette répartition là des tâches qu'on semble retrouver dans les prise de position de Sapir et Todd reposant sur des options tactiques divergentes mais visant un objectif final similaire.

    Ses attaques contre Stiglitz et Krugman m'ont aussi étonné par leur virulence. L'insistance qu'il a lui-même à pointer systématiquement, depuis un ou deux ans, le "1%" supérieur me paraît pourtant largement tiré des interventions de Stiglitz, non?

    D'autre part, il m'a semblé que l'effet produit par le livre de Stiglitz (et le marathon médiatique qui lui a été associé) a eu des effets nettement positifs par rapport à l'évolution de la doxa économique du moment. De même que les prises de position de F. Lenglet ou Daniel Cohen. Dans tous ces cas, on doit pointer les limites du discours, certes, mais aussi le sens de l'évolution.

    Emmanuel B

    RépondreSupprimer
  5. J'ai vraiment du mal à comprendre comment des gens qui se disent patriotes soient intéressé par ce que todd racconte. Au moment des émeutes de 2005 il nous avait expliqué que c'était un signe d'intégration à la société française une sorte de révolution française des banlieues. La seule chose qui intéresse todd s'est sa petite personne ses haines personnelles envers sarkozy. Ses entretiens sur oumma.com pour expliquer que les musulmans se sont plus vite intégrés que les juifs en France apparement ne font poser aucune questions au soit disant pseudogaullistes de ce site, mais bon après tout l'image que la France donne en ce moment c'est celle d'un peuple deprimé qui passe son temps à se repentir (et une partie de ce peuple se réjouit de se repentance car en realité deteste la France). Pour moi ça restera toujours un mystère tout ça, alors que d'autres gaullistes comme Hureaux ont compris l'enjeux et ont appellé de facto à voter sarkozy, ici on a des gens qui ne cessent de parler de ce qui se passe à gauche.

    RépondreSupprimer
  6. A propos de Roland Hureaux qui contrairement à Pinsolle n'a pas fait campagne contre sarkozy je trouve assez intéressant ce post. Pendant qu'on ne parle que d'euro il y a d'autres enjeux qui semblent ne pas du tout intéresser les "souveranistes"....
    http://roland.hureaux.over-blog.com/article-vive-la-francafrique-111291006.html

    RépondreSupprimer
  7. Un coup d'Etat se prépare.

    Un coup d'Etat anti-démocratique se prépare.

    Lisez cet article :

    Angela Merkel affiche sa fermeté. Alors que doit s'ouvrir ce jeudi 18 octobre un nouveau sommet européen à Bruxelles, la chancelière allemande fait savoir qu'elle souhaite que l'Union Européenne puisse rejeter le budget d'un pays membre.

    "Nous pensons, et je le dis au nom de l'ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l'Europe un véritable droit d'ingérence sur les budgets nationaux", a-t-elle déclaré. Angela Merkel appuie l'idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux Affaires économiques.

    (Dépêche AFP)

    Vous avez bien lu : ce ne seront plus les députés et les sénateurs français qui décideront du budget de la France.

    Ce sera le commissaire européen aux Affaires économiques.

    Ce sera un technocrate non-élu, sans aucune légitimité démocratique, qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

    En clair : ce sera Olli Ilmari Rehn qui décidera finalement quel doit être le budget de la France.

    Olli Ilmari Rehn, né le 31 mars 1962 à Mikkeli en Finlande, est un homme politique finlandais et européen membre du Parti du Centre (Kesk).

    Après avoir été brièvement commissaire européen pour les Entreprises et la Société de l'information en 2004, il a occupé pendant cinq ans le poste de commissaire européen pour l'Élargissement. Depuis 2010, il est titulaire du portefeuille des Affaires économiques et monétaires.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Olli_Rehn

    RépondreSupprimer
  8. Todd défend Hollande car son soutien lors de la présidentielle l'oblige sur cette question.

    Mais il doit bien sentir que Hollande et le Gvt Ayrault, ça ne le fait pas trop.

    D'ailleurs, il commence à s'ouvrir une porte de sortie en disant "Hollande sera un géant... ou un nain !"

    Malgré ses contradictions, il tient quelques propos intéressants dans cet entretien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui sans doute pour pouvoir écrire d'autre bouquin au fait si l'ennemi de la gauche sont les riches, sont patrimoine peut-on le connaîte?

      Supprimer
  9. Une étude récente de deux professeurs d’économie de Harvard, Jeffrey Frankel et Jesse Schreger, abonde dans le sens du scepticisme de Sapir sur la capacité du gouvernement Ayrault à tenir ses objectifs (« Over-optimistic Official Forecasts in the Eurozone and Fiscal Rules », NBER Working Paper No. 18283, August 2012). Leurs travaux conduisent à constater que plus la prévision de croissance d'un État est optimiste, plus ses déficits tendent à s'accroître. Il en découle assez logiquement un effet pervers qui pourrait rendre contre-productive la règle de déficit du Pacte de stabilité et de croissance, en induisant un optimisme ou une insincérité marqués des prévisions économiques. Pour une présentation en français : http://www.slate.fr/story/63309/prevision-optimisme-deficits-publics

    YPB

    RépondreSupprimer
  10. Ce qui a dû révulser Todd dans l'analyse des keynésiens depuis des décennies, c'est la sempiternelle ratiocination sur l'efficacité du pouvoir régulateur de l'Etat, alors même que les gouvernements depuis trente ans l'ont désarmé, et principalement par le biais du libre-échange, intégral côté européen ou plutôt français, sans vérifier si les partenaires commerciaux pratiquent la réciprocité. Effectivement les solutions par la relance ne marchent pas (plan Chirac de 1974 - 1975, ou relance de la consommation de 1981 - 1983 qui a permis l'achat de magnétoscopes asiatiques...) quand on ne contrôle pas le mouvement des produits. Et la lenteur des keynésiens à le réaliser a de quoi non seulement surprendre, mais agacer. Je comprends Todd quand il les agresse verbalement.
    En revanche, il pourrait très bien admettre qu'augmenter la fiscalité sur les riches produira un effet du même genre : la fuite des capitaux. Sur le mouvement de ces derniers, il ne dit rien. Il avait dans une émission d'Arrêt sur images (où il donnait la réplique à Mélenchon)indiqué que pour lui ce n'était pas l'essentiel car les investissements productifs dépendent d'abord des protections commerciales. Si un pays dispose d'un marché de consommation conséquent mais protège sa production, les entreprises étrangères sont obligées d'y monter des usines ou des centres de recherche. La fiscalité n'a pas l'air de le passionner beaucoup quand il raisonne sur les phénomènes économiques.
    Enfin, semblait-il sérieux lorsque durant la campagne présidentielle il avait forgé l'expression "hollandisme révolutionnaire" ? Paraît-il sérieux et cohérent dans l'interview de Marianne lorsqu'il évoque la (très faible) capacité des socialistes à sortir de leurs fantasmes de toute-puissance de l'Europe ?
    C'est l'extrême dureté de sa position sur l'Allemagne qui m'a plutôt interloqué. La nécessité d'une confrontation diplomatique majeure avec ce pays, qui coule économiquement les autres au sein de l'UEM, me semble effectivement d'une urgence absolue.
    Francis Commarrieu.

    RépondreSupprimer
  11. Lorsque François Hollande vient de déclarer récemment que la crise de l’euro est presque finie, ces déclarations ne peuvent être que celles d’un fou, d’un inconscient ou d’un «europhile» menteur.

    http://www.jpchevallier.com/article-l--crise-est-finie-tout-va-bien-111391774.html

    « Entendre François Hollande expliquer qu'on est tout près de la sortie de crise grâce à un traité qu'il n'a cessé de critiquer, c'est étrange et très imprudent", a déclaré François Fillon sur Europe 1 ». Ces propos d’un autre «europhile» méritent d’être soulignés car ils décrivent effectivement une situation ubuesque. Est-ce que François Hollande est attentif à l’actualité quasi-permanente des fermetures d’usines en France ?

    http://www.lepoint.fr/politique/crise-de-l-euro-fillon-et-wauquiez-jugent-les-propos-de-hollande-imprudents-18-10-2012-1518262_20.php

    Dans les propos d’Emmanuel Todd il y a quand même ce paragraphe que je trouve lucide : « Je pensais tout d'abord, dans les années 90, que l'euro était impossible ; puis je me suis résigné ; ensuite je me suis dit qu'un protectionnisme mené à l'échelle européenne pourrait rendre l'euro viable. Nous devons désormais accepter la réalité : l'euro ne marche pas, il est essentiellement producteur de dysfonctions - ici je suis d'accord avec les économistes anglo-saxons, de gauche ou de droite. La déroute de l'industrie française, notre entrée en déficit commercial massif sont le produit des années euro. Cette invention monétaire multiplie les aberrations : les taux d'intérêt montent dans les pays faibles alors qu'il y a une surabondance d'épargne sur les marchés. Comment les socialistes auraient-ils le temps de penser une politique industrielle si l'activité principale des gouvernements européens est de sauver une monnaie qui ne marche pas ? ».

    A noter que l’industrie italienne était jusqu’à présent connue comme étant plus résistante que l’industrie française, mais l’Italie est elle aussi entre les mains d’un "europhile". Comment évolue l’industrie italienne, sous sa direction ? Je cite cette étude de Natixis : « Les pays qui ont des déficits extérieurs ont des industries de petite taille. Ce n'était pas le cas pour l'Italie jusqu'à présent mais on voit aujourd'hui en Italie une forte destruction de capacité de production de l'industrie. »

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=66436

    On peut malheureusement compter sur les europhiles, dont François Hollande fait partie, pour poursuivre le travail de destruction de leurs propres pays. Ils ne laisseront, sur leur passage, que des pays en ruines et des peuples à la dérive.

    Saul

    RépondreSupprimer
  12. Hollande hausse le ton, pas sûr que ça convaincra l'Allemagne :

    "Les pays qui sont en excédent doivent stimuler leur demande intérieure par une augmentation des salaires et une baisse des prélèvements, c'est la meilleure expression de leur solidarité."

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/17/francois-hollande-l-europe-ne-peut-plus-etre-en-retard_1776532_823448.html

    Ceci dit si on m'augmente mon salaire et baisse les impôts, je dirai merci Hollande.

    RépondreSupprimer
  13. Dans une conférence, E Todd à l'air plus que gêné après une question sur l'hollandisme révolutionnaire :

    https://www.youtube.com/watch?v=a9_Thkxe4CU

    (1min30)


    DLS

    RépondreSupprimer
  14. @ Olaf & Sancelrien & Florent

    Bien d’accord. Hollande ne changera pas (ou s’il le fait, Todd est un génie)

    Nous n’en sommes pas encore à la rue

    @ Emmanuel B

    Son pari peut sembler avoir du sens. Le problème, c’est que Bachelet et Montebourg (pour ne pas dire Hamon) sont des alternatifs en carton, capables de défendre le TSCG, de dire aux syndicats de PSA d’être raisonnables… Et l’aile gauche du PS continue à peser moins de 20%.

    Complètement d’accord sur Stiglitz et Krugman. Je ne comprends vraiment pas. Certes, ils ne sont pas protectionnistes, mais ils évoluent dans le bon sens. Peut-être n’a-t-il pas perçu leur évolution.

    @ BA

    Scandaleux en effet.

    @ Anonyme

    C’est bien pour cela que j’en parle. Il y a des choses intéressantes néanmoins.

    @ YPB

    Merci. Très intéressant.

    @ Francis

    Je crois que c’est le protectionnisme qui explique la dureté de ses propos sur Krugman & Stiglitz. Sur la nécessaire régulation de la finance, Todd avait expliqué en juin 2011 dans une conférence organisée par le M’PEP que lui se concentrait sur le commerce quand Lordon se concentrait sur la finance.

    @ Saul

    Le plus lamentable dans cette déclaration, c’est qu’il la fait parce que la bourse s’est calmée mais alors que le chômage ne cesse de progresser. Pour les chômeurs, la crise est loin d’être finie… En outre, il manque de prudence. Beaucoup ont annoncé la fin de la crise et se sont bien trompés.

    @ Olaf

    Là, il rêve…

    RépondreSupprimer
  15. @ Fiorino

    J'ai élagué vos commentaires que je trouvais inappropriés

    RépondreSupprimer
  16. Que pense donc Emmanuel Todd de la dernière interview au Monde de Hollande et de la visite de courtoisie de Mme Redding ?!
    Il finira bien par ouvrir les yeux, ça devient trop flagrant

    RépondreSupprimer
  17. L'imposture permanente

    Encore un pan de votre monde qui s'effondre,Todd,une de vos anciennes idoles,non seulement supporte la désastreuse politique de Mimolette mais en plus étrille les pieds nickelés de l'économie,Krugman et Stiglitz(l'homme qui murmurait à l'oreille des caissières...).
    C'est l'hôpital qui se fout de la charité!
    Todd,universitaire de classe internationale,aurait du rester dans sa sphère de compétence,il ne comprend manifestement rien à l'économie(même si il a raison sur les "tocards nobélisés").

    La politique fiscale des socialistes est létale.
    Sur ce sujet aussi un enfant de 8 ans pourrait comprendre,s'en prendre aux riches est anti-économique,dès lors anti-social(!),plus justement complètement stupide(Lagerfeld pourrait donner des leçons d'économie à Todd...).

    C'est l'histoire de la poule aux oeufs d'or(La Fontaine),le socialiste attrape la poule,lui tord le coup,lui ouvre les entrailles,et s'aperçoit qu'il n'y a rien à l'intérieur(sinon de la merde)!

    Je ne me souviens plus trop des chiffres mais l'idée est là,20% des ménages paient 80% de l'IR(et la moitié ne le paie pas...),10% la moitié,1% un tiers.
    Le 1%(si cher aux indignés)paient donc près de 15 milliards d'IR,un peu plus de 20 milliards de cotisations sociales,et près de 10 milliards de TVA,près de 50 milliards d'euros(au bas mots puisqu'il faudrait considérer les recettes fiscales et sociales induites par leurs investissements...).

    Le programme de Hollande,sur ce point au moins,se confond avec celui de Mélenchon;"Qu'ils s'en aillent tous!",comprendre les 1%(et les 10,les 20%?).

    Qui va supporter la perte de recettes fiscales et souffrir de l'effondrement des investissements?
    Est ce que la dépense publique va baisser de 50 milliards?
    Les impôts augmenter de 50 milliards(l'IR va doubler?)?
    Est-ce que le déficit(la dette)va augmenter de 50 milliards?
    Est ce que la BCE va donner à la France 50 milliards?
    Inévitablement c'est évidemment le pas riche(celui qui reste...)qui va payer le prix de cette politique inique.

    Le socialiste ne comprend pas que le challenge ne consiste pas à appauvrir les riches mais à enrichir les pauvres.Il ne comprend pas qu'il ne convient pas d'augmenter les taux,mais les recettes(Maurice Allais...).

    Vous êtes comptable du désastre puisque vous n'avez pas critiqué un instant cette politique fiscale désastreuse,puisque vous considérez que le FdG est une alternative.

    PS:Todd est lamentable,son protectionnisme européen était évidemment une chimère(et le fruit d'une "analyse" d'une pauvreté affligeante),son protectionnisme aux frontières nationales est délirant.




    RépondreSupprimer
  18. Le KO libéral!

    Vous ne comprenez pas,ce n'est pas un chaos libéral mais une victoire du libéralisme...par KO!
    Vous ne voyez pas arriver la fronde fiscale?Gonfler la vague...

    La révolution fiscale c'est une flat tax(à la française,un peu aménagée...voir par exemple la réforme proposée par Saint-Etienne)et un impôt négatif(on peut très bien avoir un taux unique et un impôt progressif)!

    Il convient de faire un travail sur les niches(supprimer la plupart),pour à terme arriver à;
    15%(IR),15%(IS),20%(TVA).
    La TVA,sans niches,compenserait la suppression des impôts locaux,taxe d'habitation et taxe foncière,et beaucoup d'impôts indirectes.
    Ensuite la TVA baisserait,année après année.

    Cessez de raconter des âneries(!),le gaullisme c'est aussi près de 10 points de PIB de prélèvements obligatoires de moins qu'aujourd'hui,et pour cause près de 10 points de PIB de dépenses publiques en moins.
    Les déficits ne sont pas le résultat d'une économie atrophiée,au contraire(!),ils sont la cause de la crise.


    J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire le cercle vertueux c'est,travail(taux d'emploi élevé),épargne,investissement(pas retraite à 50 ans,partage du travail,détournement de l'épargne,et sous-investissements!).
    Le socialisme,dépense publique,prélèvements obligatoires,chômage.

    RépondreSupprimer
  19. Et...

    Si ça vous a échappé le FMI,qui se trompe toujours,explique aujourd'hui,avec "Harvard" et "Berkeley",qu'il vaut mieux privilégier les hausses d'impôts que les baisses de dépenses!
    On peut penser qu'ils préparent le terrain à Obama(qu'ils commencent à préparer les esprits,fabriquent le consentement...).
    Obama qui va comme Hollande s'en prendre violemment aux "riches" avant de présenter l'addition aux autres,les pas riches,précipitant ainsi une nouvelle récession(le pays va entrer en récession avec près de 8% de déficit et 110 points de PIB de dette,Krugman sera alors complètement cramé!).
    Je m'empresse de préciser que je refuse même de choisir entre Démocrates et Républicains(eux aussi ont leur droiche...).

    Mimolette,comme son prédécesseur,en bon politichiens,suit donc à la lettre les instructions dictées par le FMI,l'UE et la BCE(l'équipe au grand complet!)

    Au contraire il semblerait que Gallois(que l'on ne pas pas soupçonner d'être un "néo-libéral",comme vous dites)milite pour un choc de compétitivité financé par une baisse de la dépense publique.
    Evidemment il a raison(comme Minc,sur ce sujet),il convient de dégonfler la sphère publique hypertrophiée,pour regonfler la sphère privé atrophiée.

    En somme il faut procéder à une désinflation fiscale!
    C'est pas Occupy Wall Street,mais Occupy Bercy(le mouvement a été lancé par les "pigeons"...)!
    Hollande fait le contraire,la France va droit dans le mur.

    "Un impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte"
    JB Say(le libéralisme est un invention française en réaction à l'Ancien Régime...).

    Vous êtes de facto,comme Mélenchon,un contre révolutionnaire(un colbertiste...).

    RépondreSupprimer
  20. L'UMPSFN

    Notez que sur le blog de NDA,sous le billet "Les déserteurs de l'Assemblée Nationale",j'ai expliqué(je veux dire c'est mon point de vue)pourquoi un gaulliste n'avait rien à faire avec l'extrême-droite,et l'extrême-gauche(commentaires 80,123,et 139),puisque manifestement la question se pose chez les néo-gaullistes(pis NDA explique aujourd'hui très clairement que l'alternative serait l'union des extrêmes!).

    En substance;le père fondateur du Front familial est Mitterrand(et Hollande poursuit son oeuvre),parce qu'il détruit l'économie le PS nourrit ses rangs(le Front familial se confond donc avec le socialisme,il est un de ses avatars),cerise sur la forêt noire Marine Le Pen est encore plus détestable que son père!
    En somme,en finir avec le socialisme c'est liquider le FN.

    Une fois n'est pas coutume je suis d'accord avec vous sur la conduite à tenir par rapport au FN(!),mais pas tout à fait pour les mêmes raisons(vous ne pourriez pas mener une charge pareille puisque vous êtes socialistes!).

    Il n'est pas juste de parler d'UMPS,le problème c'est bien l'UMPSFNPGEELV...
    Reste les gaullistes,les vrais(!),l'alternative,la seule.
    Il n'y a plus qu'a convertir NDA.
    Le drame de DLR c'est que NDA est très bon sur la forme,et de fait il est estimé,mais complètement nul sur le fond,comme dit Zemmour "nul politiquement",sans aucun poids,le problème c'est donc bien le "programme".
    DLR n'a rien a proposer,en tous cas rien susceptible de susciter un rassemblement des électeurs,une union nationale(et pour cause quand on n'a rien d'autre a proposer qu'une faillite sur le modèle argentin...).

    PS:La dernière sortie de Hollande sur les manifestations matées par la police de Papon est évidemment dans la droite ligne de la stratégie socialiste.
    "Le parti des fonctionnaires,par des fonctionnaires,pour des fonctionnaires" et des immigrés(Algalarrondo,journaliste,socialiste)...

    RépondreSupprimer
  21. Sarkozy et Hollande sont pour le Nouvel Ordre Mondial
    http://www.youtube.com/watch?v=iTrlRASowp0
    http://www.youtube.com/watch?v=tuzisq9I-ms
    Et le Nouvel Ordre Mondial c'est un CHEF pour le monde entier!

    RépondreSupprimer