Le
gouvernement a récemment accordé une double (voir triple) hausse de tarif à EDF,
allant plus loin encore que
Nicolas Sarkozy, puisque les tarifs vont augmenter a minima de 10% en 12
mois. Pourtant, à
examiner les résultats financiers publics de l’entreprise, on ne comprend
pas bien pourquoi.
La
France, vache à lait du groupe
Les
chiffres sont là : EDF n’est plus un groupe hexagonal puisque le chiffre
d’affaire réalisé en France ne représente plus que 55% du total, le groupe
s’étant établi au Royaume-Uni, en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis
notamment. En
revanche, la France génère l’essentiel des profits : 67% de l’Excédent
Brut d’Exploitation (EBE) et 72% du résultat d’exploitation. Quand la France
réalise un EBE de 29,9% du CA et un résultat d’exploitation de 19,1% du CA, les
chiffres n’atteignent que 20,7 et 11,1% outre-Manche, 10,3 et 4,5% en Italie et
12,1 et 2,3% pour les autres international.
Mais du
coup, on se demande bien pourquoi
EDF a besoin de monter les tarifs en France, alors son activité y est bien
plus rentable que la moyenne (près de deux fois plus qu’en Grande-Bretagne, 4
fois plus qu’en Italie en terme de résultat d’exploitation). Si le groupe
poursuit son activité dans ces deux pays, cela montre qu’il y a un intérêt et
que donc cet intérêt est encore supérieur en France. Dès lors, les 5% de hausse
du 1er août (renouvelable en août 2014) apparaissent comme
totalement inutiles et injustes, ne servant qu’à gonfler les profits, comme
le montrent les résultats du premier semestre.
La
question des investissements


