dimanche 1 juin 2014

L’UMP après Copé : le pire n’est pas exclu


Il y a quelques jours, le scandale Bygmalion avec le financement par l’UMP d’une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a poussé Jean-François Copé à la démission de la présidence du mouvement. Quelles pourraient être les conséquences de cette nouvelle affaire pour la droite et la France ?


La descente aux enfers

La première place du FN aux élections européennes doit sans doute beaucoup au PS et au bilan désastreux d’une majorité qui a échoué à inverser la courbe du chômage, qui annonce un retour de la croissance infirmé par les premières statistiques, et dont la politique d’austérité ne tient même pas ses objectifs budgétaires. Mais le score historique du parti de la famille Le Pen doit aussi beaucoup à la situation du parti d’opposition, qui était traditionnellement le plus important. Depuis 2 ans, nous avons eu droit à une guerre des egos, à une élection truquée pour sa présidence, un ancien président qui donne des conférences à prix d’or pour des banques, et enfin, les multiples ramifications du scandale Bygmalion.

Les révélations continues sur l’affaire Bygmalion ont poussé Jean-François Copé à démissionner, du fait des liens qu’il a avec les dirigeants de cette société. Après l’avoir nié, il a fini par reconnaître que l’UMP avait réglé des frais de la campagne de Nicolas Sarkozy pour qu’il ne dépasse pas le plafond. Du coup, le parti d’opposition, avec avoir été largement devancé par le FN aux européennes, est entré dans une nouvelle crise et a mis en place un triumvirat d’anciens premiers ministres (Juppé, Raffarin et Fillon), dont deux pourraient être candidats en 2017 si Sarkozy décide de ne pas y aller. Mais la situation n’est pas apaisée pour autant, comme le montrent les déclarations de Rachida Dati.

Pourquoi ils pourraient ne rien changer

Certains pensent que cette crise pourrait être bénéfique. Quelques uns estiment que cela pourrait aboutir à l’explosion du monstre idéologique contradictoire que représente l’UMP entre centristes, libéraux et post-gaullistes et contribuer à l’émergence de courants plus cohérents idéologiquement. Enfin, la démission de Jean-François Copé est accueillie avec un certain bonheur par ses détracteurs, dont je fais clairement partie. Malheureusement, il n’est pas exclu que cette crise ne produise rien de bon, malgré le mauvais résultat des élections européennes. En effet, le contexte politique actuel peut, au contraire, pousser l’UMP à continuer dans l’impasse dans laquelle elle s’est engagée lors de sa création.

Après tout, les cyniques peuvent se dire qu’une répétition des élections européennes en 2017 ne pose pas de problème puisque le candidat de l’UMP ne devrait pas avoir de problème à battre Marine Le Pen au second tour, l’essentiel étant l’élimination de François Hollande dès le premier. En outre, il ne faut pas oublier que les centristes, qui ont recueilli 10% le 25 mai, sont revenus clairement dans l’orbite de l’UMP, ce qui semble devoir garantir une majorité solide. La perspective de la victoire devrait assurer un minimum de discipline, comme au PS avant 2012… Et il ne faut malheureusement pas enterrer Jean-François Copé : n’oublions pas que Sarkozy et Juppé l’avaient été avant lui…

La crise de l’UMP est une nouvelle illustration de l’ineptie profonde de ce parti, qui n’a aucun programme clair après deux ans d’opposition et affiche souvent un argumentaire navrant de bêtise. Mais le pire est qu’avec la situation du PS, il est plus que possible qu’il se contente de sa médiocrité actuelle.

24 commentaires:

  1. si aujourd'hui on pensait : immigration, vote des étrangers, doubles nationalités ? et leur consquence !!!
    L'immigration sauvage et clandestine, son cout pour la FRANCE, très bien entretenu VOLONTAIREMENT par nos politiciens pour des raison... Afficher la suite
    Aujourd'hui : Pourquoi la réforme de la fonction publique n'est elle pas possible avec les partis politiques ?

    REPONSE TOUTE SIMPLE, il suffit de voir la composition du parlement avec la multitude des députés FONCTIONNAIRES !!! comment voteraient ils en se tirant une balle dans le pied ? d'une part mais, au delà de celà :
    TOUS LES PARTIS POLITIQUES, sont dirigés, conseillés par des FONCTIONNAIRES et, pour rien au monde ne veulent de l'ALIGNEMENT PUBLIC/PRIVE... vous pensez bien ? quand je dis ce qui composent le SYSTEME CORPORATISTE, je ne le dis par au hasard ?
    IL Y A :
    - le pouvoir de l'argent avec les patrons du caca 40, de nombreux énarques, tous les élus, et les fonctionnaires... Ils defendent tous leurs INTERETS... Vous comprenez, c'est facile à comprendre ? alors comment voulez qu'aujourd'hui, comme demain, si on en reste à ce SYSTEME (et rien ne se fait pour en changer) jamais, on ne retrouvera la croissance....

    à ceux qui n'ont pas lu sur ma page , "HALTE AUX RUSTINES", je vous invite à le lire, il date de 3 ans et est toujours d'actualité... PLUS QUE JAMAIS, citoyens réveillez vous, c'est bien par la démocratie et le patriotismeque nous nous en sortirons ....

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  2. D'une, il serait peut-être temps de sortir de ce principe du faux bipartisme qui se balade de part et d'autre entre centre-droit et centre-gauche pour ménager la chèvre et le chou, et surtout, surtout, conquérir et se maintenir au pouvoir, ceci à chaque degré de l'exécutif. Là c'est désormais clair dans l'esprit des gens, ceux qui étaient encore crédules ont peut être enfin compris à qui ils ont affaire, un ramassis de vieux gamins jamais sortis de la cour de récré et qui se balancent des défis puérils. C'est à qui pissera le plus loin et tâchera de détourner le plus de fric sans se faire prendre. On joue à vouloir devenir maire, député, sénateur, président comme un gosse de six ans joue à se prendre pour Spiderman, et se retrouve tout bête quand il est pris la main dans le bac à Haribo. Deux, la seule ligne politique identifiable de l'UMPS (et de leurs satellites rabatteurs de voix) c'est le "TINA" de Margaret Thatcher, "There Is No Alternative", imposé par l'UE de la Troïka qui se comporte exactement comme le capitaine du Titanic.
    A côté de ça, la vieille mouche du coche néo-fasciste prend fait et cause pour ceux que la gauche a abandonnés ou niés, à de seules fins électoralistes et sans autre projet que proposer l'exact contraire de ce que proposent les petits copains dans la panade.
    Autour de ça, l'inexplicable inertie de tout un peuple, le nôtre, qui s'est excité en 68 pour mille fois moins, et qui se replie sur sa télé, sur l'Internet, sur sa déprime, sur sa rage impuissante qu'il traduira par un vote débile, par l'abstention pour les plus sages, par la non-inscription, autrement dit la désaffiliation pour les plus désespérés.

    Nous sommes un vieux pays qui fait penser à certains vieillards séniles qui se parent de la superbe défraichie d'un passé glorieux qui n'existe plus que dans leur mémoire défaillante. Nous noyons notre impuissance dans d'éternels débats ponctués de vains mots majuscules. L'ennui accable ce pays sans perspective autre que la perpétuation d'une crise qui dure depuis plus de quarante ans, où les tragédies collectives et personnelles sont banalisées, où il n'est plus d'autorité pensable, plus de repère qui tienne, plus de figure tutélaire à qui ou à quoi l'on pourrait se reconnaître, et s'en remettre. Les plus ignares, ces "petites gens" qui font l'opinion et qui viennent se défouler sur les ondes de RMC-Info, cultivent et nourrissent les bêtes noires que leur désigne la propagande officielle : étrangers, fonctionnaires, assistés, chômeurs, SDF, sans réfléchir au fait qu'il n'y a pas plus assisté qu'un préfet, un député et un ministre, qu'un actionnaire se fait du fric sans trop travailler, que chômeurs et RSAstes sont les produits dérivés d'un système qu'ils subissent aussi, que les étrangers qu'ils honnissent sont souvent les enfants et les petits-enfants de ceux qu'on est allé chercher naguère pour bosser sur des chantiers où le bon Français n'avait pas envie d'aller travailler, leur préférant la sinécure d'un bureau, que si l'Islam s'est à ce point répandu au point d'être devenu un péril, c'est que l'Islam s'est investi d'une mission politique plus que mystique, là où la politique a failli face aux pouvoirs économiques.
    There is No Alternative... en effet, tant qu'on ne se prendra pas en main, collectivement, pour décider de se sortir de cette sclérose, et mettre hors d'état de nuire une classe politique qui est en train, après plusieurs générations d'errements et de compromissions, de nous conduire à une situation clairement délétère.

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    1. "que les étrangers qu'ils honnissent sont souvent les enfants et les petits-enfants de ceux qu'on est allé chercher naguère pour bosser sur des chantiers où le bon Français n'avait pas envie d'aller travailler"

      Non, non.

      Il y avait moins de 160 000 travailleurs immigrés en situation régulière en 1973, et peu d'immigration irrégulière.

      Les périodes d'immigration importantes sont les années 80 et à partir de la fin des années 1990.

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    2. Les périodes d'immigration importantes furent depuis 1945 à 1975 où notamment sous De Gaulle et Pompidou il y eût jusqu'à 600 000 immigrés et à partir de Giscard elle n'a cessé de baisser pour atteindre le nombre actuel de 200 000 par an ce qui représente 0,31 % de la population. De tout cela il faut décompter ceux qui ne font que passer (vers la Grande Bretagne) et ceux qui retournent au pays.

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    3. voici les soldes migratoires cumulés sur 20 ans suivant l'insee.:
      54-73 : 3 522 812 (y compris les Pieds-Noirs)
      74-93 1 040 333
      94-2013 1 314 190.

      En tout cas on ne peut pas prétendre que "Les périodes d'immigration importantes sont les années 80 et à partir de la fin des années 1990."

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  3. Sur le site de DLR où dans une analyse sur l'affaire Copé-Bygmelion-UMP Nicolas Dupont-Aignan, affirme que l' UMP a trahi ses idéaux gaullistes. C'est une illusion : l'UMP n'a jamais rien eu de gaulliste et même si tant est que le RPR le fût!
    Dans ce cadre politique et en vue de la présidentielle de 2017 on peut se demander quel sera le maillon faible face à Marine Le Pen. Je pense que ce sera le PS, l'UMP se réconciliera sur la personne de Juppé le temps d'un quinquennat.

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  4. @ candide, les séniles peut être ? quant aux aveugles et aux rêveurs certainement ???? la FRANCE est foutue avec votre complaisance ?

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    1. Elle est un peu foutue, oui ! On le voit au plan politique et on le voit à l'inertie des populations devant ce qui leur est présenté comme un programme politique depuis une trentaine d'années, qui a détruit des centaines de milliers d'emplois, délocalisé je ne sais combien de sites de production, qui a cassé le code du Travail, limité l'accès aux soins, fait exploser les loyers en laissant la part belle aux spéculateurs, qui a précarisé l'emploi et par là compromis la qualité des services au nom d'une sacro-sainte rentabilité qui, au final, revient cher à la collectivité, puisque le tribut à payer c'est dix millions de pauvres, entre cinq et neuf millions de sans-emploi (les trois-quarts étant éliminés des stats), une crise du logement qui coûte autant aux locataires qu'aux proprios, et je ne parle même pas de la dégradation environnementale. Alors, que nous restions les mains dans les poches en attendant un fatal second tour en 2017 qui mettrait en présence MLP et Sarko II, Hollande II, Copé ou Valls 1er avec le chantage habituel au "front républicain", c'est un peu comme rester à bord d'un avion en flammes alors qu'on dispose d'un parachute.

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  5. Le triumvirat va-t-il devenir le "triumviré"?

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  6. Nos partis politiques donnent l'impression de ne plus réfléchir une fois qu'ils se sont constitués. On suit alors l'air du temps, ses électeurs, sa plus grande pente... Dans un pays en vieillissement impressionnant, cela semble un comportement rentable électoralement.
    Cela se termine maintenant et les partis de la nouvelle génération, c'est-à-dire, les moins de, euh, cinquante ans, commencent à monter en puissance. Il s'agit du FN, dans l'espace latin, face à EELV chez les germano-bretons. DLR et ND sont peut-être des partis de gens qui réfléchissent et qui pourraient connaître le sort du MRC ou représenter l'après FN.
    Les latins sont totalement inorganisés, il leur faut attendre l'émergence d'une personnalité. Les Français sur le modèle allemand, au système familial souche, ne peuvent renverser leur élite. Cela explique cette apparence d'immobilité et ses soubresauts brutaux venus des latins. Ces derniers représentent environ 60% des régions françaises et une très grande majorité des départements à la natalité la plus élevée...[ et faites pas suer là-dessus avec les immigrés].
    jard

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    1. @jard

      Bien que ce type d'analyses ne soit pas sans intérêt, je suis un peu dubitatif sur votre opposition latins/germano-bretons pour expliquer le vote FN (en plus, mettre les Germains et les Celtes dans le même sac…). Aux dernières européennes, la seule corrélation significative qui semble se distinguer est celle liant le vote FN (ou FDG) et le taux de chômage. Les régions à fort taux de chômage ont accordé beaucoup de voix au FN (ou au FDG), sans qu'il semble apparemment possible de le corréler avec des facteurs culturels.

      YPB

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    2. " 34% de naissances d'origine non européennes en France
      C’est le chiffre révélé – indirectement – par la Haute Autorité de Santé sur le nombre de naissances extra-européennes dans l’Hexagone. La HAS dépiste en effet une maladie génétique ne touchant exclusivement que les populations d’origine africaine, orientale ou indienne, la drépanocytose.

      Ce dépistage de 2012, concerne pas moins de 271 887, soit 34% du total des naissances sur la France . Le dépistage révèle en outre de fortes disparités géographiques quant à la colonisation de peuplement induite par ces naissances : elles représentent 5,5% sur le sol breton, mais déjà 60% en région parisienne."

      Voir la carte des dépistages et la suite de l'article sur :
      http://breizatao.com/2014/03/13/immigration-34-de-naissances-extra-europeennes-en-france/

      PS: je précise qu'il n'y a rien de raciste dans mon propos, c'est juste un constat que l'on retrouve d'ailleurs sur wikipédia.

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    3. Voici ce que dit Wikipedia du dépistage de la drépanocitose :

      : "Il est effectué chez les nouveau-nés dont les deux parents ont des origines dans une région « à risque » pour cette maladie (en pratique, essentiellement les parents originaires d’Afrique subsaharienne, des Antilles, du Maghreb d'Inde, du Moyen-Orient et du bassin méditerranéen particulièrement en Grèce et en Italie 15,16), lorsqu'un seul des deux parents est « à risque » (si l’origine du second n’est pas connue), lorsqu'il y a des antécédents de la maladie dans la famille, lorsqu'il y a des porteurs sains dans la famille"

      Notez bien que, s'agissant d'une maladie génétique, elle frappe les personnes indépendamment de leur ancienneté sur le territoire.
      Compte tenu des critères ci-dessus, il est tout à fait abusif de faire de ce test un révélateur des "naissances extra-européennes" ou a fortiori africaines.

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    4. Le FN et ses succédannés de l'ultra-droite sont des habitués de longue date des scrutins en sud-PACA, Alpes-Maritimes et Var, non pas parce que ce sont des régions latines, mais parce qu'elles comptent de nombreux retraités aisés et leurs héritiers de carrière de progéniture, et que l'utopique "vivre ensemble" y est démenti par une crise du logement qui dure dans ces régions depuis les années 80. Dans certaines villes, vous passez en quelques centaines de mètres d'une banlieue chicos plantée de flics tous les cent mètres à une banlieue totalement pourrie où il vaut mieux ne pas habiter lorsqu'on cherche du travail. D'ailleurs, du travail il n'y en a pas beaucoup dans ces départements que des élus antérieurs avaient souhaité préserver des "affres du communisme" en en freinant le développement industriel pour jouer la seule carte du tourisme (Jean Médecin).

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  7. jard

    L’enquête menée par l’Ifop le jour même de l’élection met en évidence un profil tranché : 35% des électeurs âgés de 35 à 50 ans ont voté pour le FN, mais seulement 16% de ceux âgés de plus de 65 ans ; 11% des cadres supérieurs et professions libérales contre 36% des employés et 46% des ouvriers. 28% des habitants des communes rurales mais 9% des Parisiens. Le contraste est peut-être encore plus clair pour les niveaux éducatifs : 7% de ceux qui ont étudié plus de deux ans après le bac, 17% de ceux qui ont deux années d’études après le bac, 26% de ceux qui se sont arrêtés au bac et 30% de ceux qui n’ont pas le bac.

    http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/27/la-carte-du-vote-fn-ou-la-france-partagee-en-deux_1028238

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  8. Hors sujet mais à noter:

    http://www.lepoint.fr/monde/enfoncee-dans-la-crise-l-espagne-aux-prises-avec-la-pauvrete-de-ses-enfants-01-06-2014-1829927_24.php

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  9. "Quand les gens ont l'impression d'aller plutôt bien, (ils) prennent une distance critique vis-à-vis des décideurs"

    http://www.lepoint.fr/europeennes-2014/europeennes-schauble-l-austerite-n-est-pas-responsable-de-la-montee-des-populismes-en-europe-23-05-2014-1827234_2095.php#xtor=CS3-191

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  10. Je reconnais que le vote FN est bien réparti sur l'ensemble du territoire, démonétisant apparemment mon hypothèse. Il a cependant déjà fait son moins bon score dans la circonscription ouest. L'Ile de France est à part, concentration de gens très instruits et de Français de couleur.
    Le nouveau FN est encore un parti immature et cela devrait se décanter avec le temps.
    Latins, Germains et Bretons font, avant tout, référence au système familial.
    jard

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  11. Le taux de chômage est directement lié au niveau d'études, à bac+X le taux de chômage est faible.

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  12. Le "pire" après Copé, ce sera Sarkozy 2, le retour. Si vous avez aimé le 1, vous allez vous régaler mes loulous !

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  13. @ Gilco56

    Je ne vois pas bien le rapport avec le papier. Vous êtes un peu fatiguant avec votre hostilité anti-fonctionnaires.

    @ Candide

    D’accord sur le faux bipartisme. Mais beaucoup moins sur la suite. Oui, nous sommes un vieux pays, mais pas de la manière, trop négative, dont vous le décrivez. Il faut juste un peu de temps pour envoyer bazarder PS et UMP et il faut trouver une alternative qui fasse envie.

    @ J Halpern

    Merci pour cette remise en point factuelle

    @ Jard

    Il faut des circonstances et les bonnes alternatives

    @ Moi

    Scénario probable

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    1. j'ai mes idées, vous avez les votres, je défends la justice et l'égalité !

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  14. "Anonyme1 juin 2014 10:01

    Les périodes d'immigration importantes furent depuis 1945 à 1975 où notamment sous De Gaulle et Pompidou il y eût jusqu'à 600 000 immigrés et à partir de Giscard elle n'a cessé de baisser pour atteindre le nombre actuel de 200 000 par an ce qui représente 0,31 % de la population. De tout cela il faut décompter ceux qui ne font que passer (vers la Grande Bretagne) et ceux qui retournent au pays.
    J. Halpern1 juin 2014 11:24

    voici les soldes migratoires cumulés sur 20 ans suivant l'insee.:
    54-73 : 3 522 812 (y compris les Pieds-Noirs)
    74-93 1 040 333
    94-2013 1 314 190.

    En tout cas on ne peut pas prétendre que "Les périodes d'immigration importantes sont les années 80 et à partir de la fin des années 1990.""

    Les données de soldes migratoire ne répondent pas à la question du nombre d'immigrés qu'on serait allé cherché, objet des échanges plus haut.

    * Sur le fait qu'il y a eu remontée de l'immigration depuis la fin des années 1990, vous pouvez le trouver sur le site de l'Ined :

    http://www.ined.fr/fr/france/flux_immigration/tri/

    en comparant le tableau d'entrée des années 2000, à 200 000 par an, au tableau Excel depuis 1994 présent en lien sur la page, à 100 000.

    Il est donc faux de dire qu'il y a eu baisse depuis VGE.

    J'avais vu un tableau montrant une remontée dans les années 1980 comme pour les années 1990, mais je ne le retrouve plus pour l'instant.

    * Sous VGE il s'agit non d'immigration de travail mais de regroupement familial. Donc, ce ne sont pas des gens qu'on est allé cherché pour travailler.

    * Chiffres :
    le chiffre de 160 000 que je donne est extrait du livre de Pierre Messmer, "Après tant de combats", dans le chapitre où il résume son action de premier ministre.
    Je veux bien croire qu'il faut le vérifier, mais c'est bien celui qu'il donne, ainsi qu'une baisse l'année suivante.

    * Extraits du livre "Pour en finir avec la repentance coloniale", Daniel Lefeuvre (ex professeur d'histoire à Paris VIII) :

    - Entre 1947 et 1951, 190 000 travailleurs immigrés sont recrutés via l'ONI ainsi que 320 000 Algériens, qui ont un statut particulier du fait de la départementalisation. Aller-retours possibles.
    - En 1951, il y a en métropole 150 000 Algériens et moins de 10 000 Marocains et Tunisiens en tout.
    - En 1953, il y a 220 000 Algériens en France dont 115 000 au chômage. A cette époque, 179 000 offres d'emplois insatisfaites.
    - 168 000 Nord-Africains recensés au travail en 1955
    - Accords d'Evian : rapatriement des harkis et liberté de circulation pour les travailleurs. Dès 1964, plafond à 12 000 arrivée par an. Le gouvernement algérien demande à ce que l'on remonte ce plafond pour pouvoir résorber ses chômeurs, il demande 50 000 par an. De Gaulle accepte finalement 35 000 pour 1969 et 1970, baissé à 25 000 les années suivantes.

    Conclusion :
    - on n'est pas allé les cherche, on a au contraire chercher à freiner comme on le voit sur le cas particulier (et même très particulier) de l'Algérie, dès les années 1960
    - le relèvement de la France au début des années 1950 ne s'est pas fait grâce à eux, comme on le voit sur les effectifs employés.

    Manque encore des données sur les autres pays dans les années 1960, mais je maintiens que l'histoire de travailleurs qu'on serait aller cherché est fausse pour la majorité de l'immigration extra-européenne actuelle.

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    1. "voici les soldes migratoires cumulés sur 20 ans suivant l'insee.:
      54-73 : 3 522 812 (y compris les Pieds-Noirs)
      74-93 1 040 333
      94-2013 1 314 190.

      En tout cas on ne peut pas prétendre que "Les périodes d'immigration importantes sont les années 80 et à partir de la fin des années 1990.""

      Par ailleurs, si vous retirez le 1 million de pieds-noirs et leurs homologues de Tunisie et du Maroc, vous obtenez un solde de 2,5 millions sur la période 1954-1973, et de 2,4 millions sur la période 1974-2014.

      Mais tenant compte par ailleurs de la composition des flux d'immigration :

      http://www.insee.fr/fr/themes/series-longues.asp?indicateur=immigres-continent-naissance

      européenne à 80% dans les années 1960, et à moins de 50% depuis 1988, vous verrez qu'effectivement la majorité de l'immigration extra-européenne a eu lieu après le début la crise pétrolière, et qu'il est donc faux de dire qu'il s'agit de travailleurs que l'on serait allé cherché par manque de main-d'oeuvre.

      D'autant plus que d'une part les flux de départ de Français vers des pays OCDE ou émergents sont probablement en hausse dans un contexte de mondialisation ; et que d'autre part l'exemple de l'Algérie cité plus haut montre que même avant les chocs pétroliers une partie de l'immigration se faisait sur demande des pays d'origine et non de la France.

      Le discours politiquement correct ambiant sur ce point n'a donc pas lieu d'être.

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