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lundi 25 mai 2026

Défaite, logique, de Dati, défaite de Paris

Comme habitant de Paris, j’avais un vrai intérêt pour la campagne des élections municipales. J’ai lu plusieurs programmes avec attention. Devant le bilan calamiteux d’une équipe au pouvoir depuis bien trop longtemps (un quart de siècle…), je pensais, et pense toujours, que notre ville a besoin d’alternance. Dommage que Rachida Dati se soit imposée comme sa première incarnation.

 


Une majorité finalement moins faible que son opposition…

 

samedi 12 juillet 2014

UMP et Sarkozy : fête de la violette, défaite de la politique


Alors que les révélations les plus extravagantes suivent les plus triviales ou insignifiantes, une partie de l’UMP semble vouloir répondre à la tempète en se regroupant autour de l’ancien président de la République, comme l’a démontré l’extraordinaire fête de la violette d’il y a quelques jours.



La charge des groupies

Il faut vraiment lire le compte-rendu du Monde, qui laisse pantois. Guillaume Peltier, formateur bien payé d’élus du parti, a parlé de Nicolas Sarkozy comme d’un « homme violemment attaqué et persécuté » ! Rien que cela ! Rachida Dati a affirmé que « ceux qui empêchent le retour de Nicolas Sarkozy doivent savoir que l’on sera présents ». Geoffroy Didier, le coûteux conseiller de Brice Hortefeux, a accusé les barons du parti d’entretenir des « divisions mortifères ». Pour lui, « l’UMP, ce n’est plus les barons, c’est vous les militants ». De moins en moins nombreux cependant… Brice Hortefeux a conclu : « Nicolas Sarkozy ne renonce jamais ! Ceux qui cherchent à l’atteindre, en espérant que cela le fera renoncer se trompent. Cela ne fait que renforcer sa détermination ». Nadine Morano ose affirmer qu’elle ne voit pas de lien entre Bygmalion et la campagne du président sortant, malgré les évidences accumulées.

Bien sûr, dans l’adversité, il est réconfortant de pouvoir compter sur les siens, mais la ligne de défense sans nuance et sans la moindre admission d’une quelconque erreur du camp sarkozyste semble surréaliste. Que penser de soutiens, dont de nombreux anciens ministres de l’ancien président, qui semblent décrocher leur cerveau pour tenir un tel discours ? Bien sûr, la politique implique de savoir tenir sa langue et de défendre son chef, mais là, l’exagération discrédite leur parole pour toute personne qui n’est pas une groupie de l’ancien président ou un opposant tellement hostile à l’équipe actuelle au pouvoir qu’elle persiste, malgré le visage détestable présenté par l’UMP, à préférer l’ancienne majorité à l’ancienne. Et cela est d’autant plus effarant que certains de ses défenseurs trainent leurs casseroles.

Une vision tribale de la politique

dimanche 1 juin 2014

L’UMP après Copé : le pire n’est pas exclu


Il y a quelques jours, le scandale Bygmalion avec le financement par l’UMP d’une partie de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a poussé Jean-François Copé à la démission de la présidence du mouvement. Quelles pourraient être les conséquences de cette nouvelle affaire pour la droite et la France ?


La descente aux enfers

La première place du FN aux élections européennes doit sans doute beaucoup au PS et au bilan désastreux d’une majorité qui a échoué à inverser la courbe du chômage, qui annonce un retour de la croissance infirmé par les premières statistiques, et dont la politique d’austérité ne tient même pas ses objectifs budgétaires. Mais le score historique du parti de la famille Le Pen doit aussi beaucoup à la situation du parti d’opposition, qui était traditionnellement le plus important. Depuis 2 ans, nous avons eu droit à une guerre des egos, à une élection truquée pour sa présidence, un ancien président qui donne des conférences à prix d’or pour des banques, et enfin, les multiples ramifications du scandale Bygmalion.

Les révélations continues sur l’affaire Bygmalion ont poussé Jean-François Copé à démissionner, du fait des liens qu’il a avec les dirigeants de cette société. Après l’avoir nié, il a fini par reconnaître que l’UMP avait réglé des frais de la campagne de Nicolas Sarkozy pour qu’il ne dépasse pas le plafond. Du coup, le parti d’opposition, avec avoir été largement devancé par le FN aux européennes, est entré dans une nouvelle crise et a mis en place un triumvirat d’anciens premiers ministres (Juppé, Raffarin et Fillon), dont deux pourraient être candidats en 2017 si Sarkozy décide de ne pas y aller. Mais la situation n’est pas apaisée pour autant, comme le montrent les déclarations de Rachida Dati.

Pourquoi ils pourraient ne rien changer