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lundi 6 octobre 2025

Que penser de la condamnation de Nicolas Sarkozy ?

La condamnation de l’ancien Président de la République à cinq ans de prison avec exécution provisoire, dont la date sera annoncée le 13 octobre, a déclenché une véritable tempête politique. En ayant pris du temps pour y réagir, il est assez frappant de constater la complaisance d’une grande partie de la classe politique et médiatique, de Marine Le Pen à Jean-Michel Apathie. Qu’en penser ?

 


Justice trop dure pour un délinquant trop habile ?

 

mercredi 18 avril 2018

Que penser de l’intervention en Syrie ?

C’est malheureusement une question récurrente qui se pose à nous depuis près de trois décennies, avec l’intervention en Irak pour venir en aide au Koweit, en Afghanistan, à nouveau en Irak, puis en Libye, et en Syrie depuis quelques années. Etait-il véritablement légitime d’intervenir militairement, en essayant de sortir des raisonnements caricaturaux en noir et blanc ?


Comme un écho aux frappes en Irak de Clinton ?

lundi 12 octobre 2015

Du sens de la bavure des Etats-Unis en Afghanistan

Il y a huit jours, un raid des forces étasuniennes sur un hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan, a fait pas moins de 22 victimes. Qu’aurait-on dit si c’étaient les forces Russes qui avaient fait cela en Syrie ? Mais ce triste raid est révélateur à bien d’autres titres.



Une triste bavure reconnue par Obama

Dans un monde où le moindre mot de travers, souvent plus ou moins sorti de son contexte, peut déclencher de gigantesques polémiques, il peut sembler paradoxale que la bavure des Etats-Unis en Afghanistan n’ait pas déclenché davantage de réactions, en France en tout cas. En revanche, un quotidien Ecossais, The Herald, s’est demandé en une s’il s’agissait d’un « crime de guerre ». Alors que dans un premier temps, le chef de mission de l’OTAN a affirmé que la frappe avait été réalisée « à la demande des forces afghanes », Médecins Sans Frontières, a dénoncé les contradictions des déclarations étasuniennes. L’ONU a jugé le raid « inexcusable » et même « potentiellement criminel », les bombardements ayant continué 45 ministres après que l’ONG ait averti les armées engagées qu’elle était touchée.


Ce que cela dit de notre époque

jeudi 3 septembre 2015

Les raisons des flux de migrants

La crise des migrants provoque un déluge de bons sentiments, qui en vient même à toucher l’UMP. Mais on oublie un peu trop souvent de se demander quelles sont les, nombreuses, raisons de ces flux avant de se poser la question de ce qu’il faut en faire aujourd’hui.



Mondialisation, interventions militaires et Europe

Bien sûr, les immenses écarts de richesse entre pays jouent un rôle majeur dans l’attraction qu’exercent les pays dits développés pour les populations des pays pauvres. L’idée d’un salaire minimum à plus de mille euros par mois représente forcément un rêve attirant pour qui gagne un ou deux euros par jour. En outre, la révolution technologique des dernières années a sans doute contribué à davantage répandre l’information et à rendre ce rêve plus proche pour les populations des pays les plus pauvres. En outre, comme l’a démontré Joseph Stiglitz dans « La grande désillusion », nous avons soumis ces populations à l’horreur des marchés, des fluctuations dérégulées du cours des matières premières, qui peuvent ruiner en un instant les paysans d’Afrique et d’ailleurs. Pas étonnant que nos pays les attirent.

Mais il y a un facteur un peu trop oublié par les commentateurs : le rôle joué par les interventions militaires  des dernières années, qui ont profondément déstabilisé le Moyen Orient et l’Afrique. La Libye est aujourd’hui un pays clé pour les passeurs, conséquence d’une intervention dont on comprend aujourd’hui qu’elle était une erreur car elle a semé un chaos sans doute encore plus cruel pour les populations locales que ne l’était Khadafi. Et les interventions des Etats-Unis en Afghanistan ou en Irak ont créé un terreau plus que favorable au développement de l’état islamiste et ses terreurs, qui poussent les populations à fuir leur pays. Nos pays (et en premier lieu Washington) portent donc une part de responsabilité dans les désordes de ces parties du monde, qui expliquent en partie les flux de migrants actuels.

Mais les pays européens ont également une grande part de responsabilité, à travers ce projet funeste qu’est l’UE. D’abord, la mise en place de l’espace Schengen porte sans doute une grande part de responsabilité dans ces flux. En supprimant toutes les frontières intérieures, les pays européens ont supprimé des filtres qui permettaient de gérer les mouvements de personne. Les migrants savent aujourd’hui qu’ils n’ont qu’une frontière à passer et qu’après, ils peuvent se déplacer assez librement. Ce faisant, cela pousse les migrants à viser les points faibles de cette frontière commune, créant une pression insoutenable pour la Grèce ou la Hongrie, dont la réaction est légitime. Enfin, les discours sur les quotas ou sur les besoins d’immigration ne sont qu’un encouragement officile à la venue des migrants.

Que faire de ces flux de migrants ?

dimanche 8 mars 2015

Le désastre libyen, quatre ans après

Il y a quatre ans, après beaucoup d’hésitations, et sans enthousiasme (au point que certains pensaient que je m’y opposais), j’avais soutenu l’intervention en Libye. Quatre ans après, la situation désastreuse du pays démontre que c’était une grave erreur, même si certaines motivations étaient nobles.



Le chaos libyen


Mais les années ont passé, et comme le rapporte encore une fois The Economist dans un dossier accablant, la situation du pays est absolument calamiteuse. La Libye n’est plus un pays uni, il a fait place, comme en Irak auparavant, à une guerre tribale entre factions, qui font régner un climat de terreur entre elles. Alors que 60% de la population avait voté lors des élections de 2012, seulement 18% se sont déplacés deux ans plus tard. L’alliance, dont font partie les islamistes, a pris le contrôle de l’Est du pays, faisant fuir le parlement à 1300 kilomètres, à Tobrouk. Aujourd’hui, le pays est coupé en deux entre l’Est qui avait porté la révolution de 2011 et l’Ouest, un retour à la situation des années 1960

Des paradoxes de l’ingérence

dimanche 14 septembre 2014

La faute d’Obama sur « l’état islamique »


Bien sûr, les jihadistes de « l’état islamique » ne sont pas à prendre à légère et comment ne pas condamner les horreurs qu’ils font en Syrie ou en Irak, leurs premières victimes sont les habitants de ces pays. Mais la réponse dessinée par le président étasunien et suivie par la France est une erreur.



Etats-Unis, Russie : même logique

Bien sûr, l’humanisme pousse à vouloir intervenir contre les monstres qui décapitent les journalistes, et martyrisent les populations qui refusent de se soumettre à eux. Néanmoins, comme le soulignait Jacques Sapir dans « Le nouveau 21ème siècle », le droit d’ingérence est trop souvent le cache-sexe de l’impéralisme arbitraire du fort sur le faible. C’est malheureusement exactement ce que Barack Obama a illustré dans son discours de la semaine, où il a affirmé « nous traquerons les terroristes qui menacent notre pays, où qu’ils soient (…) nous n’hésiterons pas à agir contre l’état islamique en Syrie, comme en Irak », même s’il va bien moins loin que Georges Bush, en se limitant à des frappes aériennes.

Le raisonnement est douteux. L’état islamique ne menace pas les Etats-Unis mais l’Irak et la Syrie, même s’ils ont exécuté deux citoyens étasuniens. A moins qu’Obama ne considère que s’attaquer aux citoyens étasuniens revient à s’attaquer aux Etats-Unis, dans un raisonnement qui ne serait pas sans rappeler celui de Poutine pour la sphère d’influence russe. Ensuite, les Etats-Unis sont quand même extrêmement mal placés pour jouer au gendarme de la planète, après une guerre injustifiée qui a fait un million de victimes en Irak, qui explique sans doute en partie l’essor des jihadistes aujourd’hui, et une redite plus respectueuse du droit international en Lybie, mais dont la conclusion n’est pas meilleure,

Un choc arbitraire des civilisations


vendredi 15 août 2014

La voix de la France et la Bosnie oubliée (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus
« Ô drapeau de Wagram ! ô pays de Voltaire !
Puissance, liberté, vieil honneur militaire,
Principes, droits, pensée, ils font en ce moment
De toute cette gloire un vaste abaissement. »
Victor Hugo, Les Châtiments.




Il y a quelques jours, Laurent Pinsolle publiait un article sur l’état actuel de la Libye et les conséquences du droit d’ingérence. C’est également l’occasion de se remémorer un autre territoire, complètement oublié des médias : la Bosnie-Herzégovine.

Un pays à la dérive

En 1995, les accords de Dayton mettent fin (provisoirement : 4 ans plus tard aura lieu la guerre du Kosovo) à la guerre issue de la dislocation de l’ex-Yougoslavie. Ils instituent de fait un Etat pluriethnique, composé d’une fédération d’Etat, eux-mêmes basés sur l’homogénéité ethnique. Ces mêmes accords instituent de manière transitoire un poste de Haut représentant en Bosnie-Herzégovine, placé sous l’autorité du Conseil de sécurité des Nations Unies. Sauf que presque 20 ans plus tard, la « transition » perdure et la fonction de Haut représentant est toujours en place. Celui-ci a même, en violation des accords initiaux, considérablement accru ses pouvoirs puisqu’il cumule l’ensemble des prérogatives exécutives, se transformant de facto en techno-autocrate. Il peut ainsi annuler n’importe quelle décision prise par les instances politiques bosniennes ou imposer les siennes. Ce dont il ne se prive pas. Le « Prince » a ainsi, unilatéralement, décidé de la mise en place de plaques d’immatriculation communes, d’un passeport unique, d’une monnaie alignée sur l’Euro, d’une loi sur la citoyenneté, des couleurs du drapeau ou encore de révocations de plusieurs responsables locaux pourtant démocratiquement élus. La guerre menée au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes a donc, paradoxalement, accouchée d’un régime politique (ou plutôt apolitique, puisque pris étymologiquement le mot « politique » n’a ici plus de sens) complètement autocratique, soumis au fait du « Prince », sorte de « bien aimé leader » de la communauté internationale, étranger au pays de surcroit (le titulaire actuel, Valentin Inzko, est autrichien ; son prédécesseur, Miroslav Lajcak était slovaque). A côté de cela, la Russie de Vladimir Poutine passe pour une douce démocratie.

Par ailleurs, la terre d’origine de Zlatan Ibrahimovic reste soumise à de très fortes tensions, pas seulement ethniques (les Serbes réclament toujours leur rattachement à la Serbie voisine et les nationalistes croates sont en constante progression) mais aussi sociales : dans l’indifférence presque complète de nos médias nationaux des manifestations, parfois très violentes et durement réprimées, se succèdent depuis le début de l’année. Le système électoral mis en place est foncièrement discriminatoire puisqu’il contraint les candidats à déclarer leur appartenance ethnique (bosniaque, croate ou serbe), au point d’en attirer les foudres de la Cour européenne des Droits de l’Homme[i]. Le chômage demeure très élevé (27% en 2013) et la corruption endémique, seules les perfusions financières de l’Union européenne et du FMI évitent probablement l’effondrement.
Presque 20 ans après, l’échec de la « communauté internationale » est patent.

Un dangereux précédent

lundi 11 août 2014

L’intervention militaire en Irak est une nouvelle faute des Etats-Unis


Devant la guerre civile qui déchire de manière horrible l’Irak, les Etats-Unis ont déclenché des frappes militaires contre les forces islamistes. Même s’il est impossible de ne pas être sensible au sort des irakiens persécutés pour leur foi ou leur choix politique, une telle intevention est une nouvelle faute.



Une troisième faute

Bien évidemment, les partisans d’une intervention ne manqueront d’ironiser sur ces souverainistes qui se réclament du Général de Gaulle et seraient si frileux. Mais je ne suis pas un pacifiste irréductible. Je pense qu’en 1938 ou en 1939, devant les avancées de l’Allemagne nazie, il aurait fallu respecter nos engagements et prendre les armes, ce qui aurait sans doute éviter la piteuse défaite de 1940. Mais pour la troisième fois en Irak, les Etats-Unis interviennent militairement et il s’agit à nouveau d’une grave faute. Bien sûr, il faut apporter du soutien aux réfugiés qui sont en Turquie et l’action de la France dans ce domaine est positive, mais c’est une erreur de soutenir les interventions des Etats-Unis.

En effet, il me semble que Washington intervient en dehors de tout cadre international, en fonction de son bon vouloir. Les Etats-Unis continuent à agir comme s’ils étaient les maîtres du monde, qui n’auraient pas à se soumettre aux règles internationales qu’ils imposent pourtant aux autres pays. Comme on le voit en Irak, ceci est complètement contre-productif. La situation dans ce pays que les Etats-Unis ont envahi en 1991 et en 2003 (sans la moindre raison valable la deuxième fois) est sans doute en partie la conséquence directe de ces agressions. Quelle meilleure publicité pour les islamistes que ces frappes qui les permettent ensuite de présenter les autorités du pays comme les poupées de Washington !

La chienlit au carré

mardi 29 juillet 2014

Ce chaos libyen qui disqualifie le droit d’ingérence

Il y a trois ans, avec le soutien de la grande majorité de l’opinion publique, plusieurs pays étaient intervenus dans la guerre civile libyenne. Les récents évènements démontrent plus que jamais que l’ingérence, fût-elle drapée d’humanisme, est sans doute une erreur.

 
Purgatoire en enfer

Qu’il est loin le temps où Nicolas Sarkozy pouvait s’afficher fièrement comme le sauveur du peuple libyen. Cela fait trois ans que le pays ne parvient pas à se stabiliser. Comme le rapporte le Monde : « la violence en Libye, qui dure depuis des mois, a pris une nouvelle dimension. Plus de cent morts en deux semaines d’affrontement, des combats qui s’intensifient près de Tripoli et à Benghazi, une menace de voir exploser un gigantesque dépôt de carburant aux portes de la capitale, sur fond de coupures d’eau, d’électricité et d’internet, alors que se confirme l’absence d’autorité centrale et que les étrangers quittent le pays aussi vite qu’ils le peuvent ».

L’intervention de 2011, qui a permis la chute de Kadhafi, n’a laissé qu’un immense chaos, un pays sans Etat, où les bandes tribales s’affrontent pour le contrôle du territoire, faisant d’innombrables victimes. Le plus effarant est que la situation continue à se dégrader trois ans après, dans une descente aux enfers représentée aujourd’hui par le sort incertain de la capitale, mais aussi de la ville phare de la révolution d’il y a trois ans, Benghazi. Les évènements de 2011 ont précipité le pays dans une guerre civile tribale dont on se demande bien quelle pourrait être l’issue aujourd’hui et qui impose de se demander si la situation n’était pas finalement moins mauvaise avant 2011, même si l’on reconnaît tous les aspects révoltants du régime de Kadhafi.

La fin de l’ingérence ?

mercredi 25 juin 2014

Irak, Libye : les interventions militaires laissent un champ de ruines


La brutale dégradation de la situation en Irak, où les djihadistes sunnites ont pris le contrôle du Nord-Ouest du pays, nous rappelle utilement que les interventions militaires ont tendance à être des désastres qui se paient pendant des années, comme le rapporte The Economist qui étudie la situation en Irak et en Syrie.



L’horreur en Irak et en Libye

Heureusement, notre pays avait pris la tête de l’opposition à l’agression de l’Irak par les Etats-Unis avec le discours de Dominique de Villepin aux Nations Unies. D’abord, Washington a agi sans le moindre mandat international (au contraire de l’intervention en Afghanistan, pas mieux inspirée néanmoins). Ensuite, le motif de l’intervention (la présence d’armes de destruction massive) était bidon. Mais pire, le bilan humain est absolument effroyable puisque les estimations du nombre de victimes varient entre 180 000 et 1,44 millions d’irakiens sur une dizaine d’années. Encore plus effarant, la situation est tellement mauvaise que les Etats-Unis apportent leur soutien à un régime de plus en plus autoritaire et critiquable et pourraient même demander l’aide de l’Iran pour contenir les djihadistes de l’EIIL.

Et la situation de Libye n’est guère plus réjouissante. En effet, dans ce pays, contrairement à ce qui s’était passé en Irak, l’intervention avait été limitée, reposait sur un accord de la communauté internationale (incluant la ligue arabe) et s’appuyait sur une opposition interne. En outre, elle avait pour but d’éviter un bain de sang dans le cadre d’une guerre civile que le régime de Kadhafi semblait sur le point de gagner. D’où le fait, qu’après des hésitations, je l’avais soutenue. Mais la situation est aujourd’hui très mauvaise avec un gouvernement qui ne parvient pas à tenir en respect des groupes qui font régner la terreur dans le pays. Du coup, je pense aujourd’hui que j’ai eu tort de soutenir cette intervention, comme je l’avais dit lors des débats sur une intervention en Syrie, à laquelle je m’étais donc alors opposée.

La frontière ténue entre internationalisme et impérialisme

mercredi 4 septembre 2013

Syrie : les 5 fautes graves de François Hollande


Aujourd’hui a lieu un débat au parlement sur une possible intervention militaire en Syrie. Mais contrairement aux parlements britannique et étasunien, il n’y aura pas de vote. Une grave faute de François Hollande, qui gère le dossier syrien en dépit du bon sens, donnant un sentiment d’amateurisme confondant.



L’absence de vote au Parlement

Bien sûr, la constitution n’impose pas que le président de la République consulte les parlementaires. Mais étant donné que les deux autres principaux pays de la coalition putative le font et qu’il y a un vrai débat sur la question, il semble très cavalier de ne pas vouloir consulter les parlementaires, d’autant plus que notre pays n’est pas menacé par le régime syrien. Si on pourrait comprendre qu’en cas d’aggression, il faut que le Chef de l’Etat puisse réagir au plus vite, ici, nous sommes sur un autre contexte où la consultation semble nécessaire, comme l’a souligné Nicolas Dupont-Aignan avant même le vote britannique. Pire, François Hollande avait tenu le même discours en 2003 et en 2008. Du coup, les justifications des socialistes sont assez emberlificotées, Claude Bartolone évoquant les mensonges de 2003 de Londres et Washington pour soutenir que Paris, qui en est exonérée, peut alors ne pas voter !

Les contradictions sur le droit international

mercredi 28 août 2013

Ce que la Libye et l’Egypte disent de l’intervention en Syrie



Le printemps arabe avait suscité un immense espoir. Mais les évènements en Egypte, ainsi que l’évolution de la Libye montrent la complexité de la situation dans la région et ne plaident pas pour l’intervention internationale en Syrie qui se dessine et annoncée hier par François Hollande, malgré les atrocités.



Une situation qui se déteriore

En effet, quel que soit le pays, il semble que la situation se déteriore. Cela est évident en Egypte, après le coup d’état militaire contre Morsi et les affrontements, qui, comme le note cruellement le Monde, ont fait plus de morts en cinq jours que pendant la révolution de 2011. La communauté internationale, comme le monde arabe, reste très divisée. Naturellement, certains condamnent le renversement d’un gouvernement issu l’élections démocratiques, même si, ou parce que (pour certains pays arabes) il était d’obédience islamiste. D’autres, au contraire, préfèrent que les islamistes soient loin du pouvoir.



La situation se déteriore aussi en Syrie où la guerre civile se poursuit avec l’emploi d’armes chimiques par le régime en place, semble-t-il. Selon The Economist, on ne se dirige pas vers la victoire d’un camp, mais au contraire vers une partition du pays en 3 zones : le Nord-Est, sous influence kurde, les rives de l’Euphrate, sous le contrôle de la rébellion et l’Est, restant sous le contrôle de Bachar Al-Assad. Et comme le rappelle Marianne dans un très bon papier, la situation est extrêmement mauvaise en Libye, où l’état central semble dépassé par les milices et le tribalisme, qui font beaucoup de victimes.

Que pouvons-nous faire ?