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lundi 26 octobre 2020

Après Samuel Paty

L’horreur de l’assassinat commis il y a une semaine, tellement étranger à ce que devrait être la France, a imposé à notre pays une réflexion salutaire sur la remise en cause de notre façon de vivre par les islamistes. Et si la mort horrible de Samuel Paty était le point de rupture permettant à notre pays d’en finir avec des accommodements devenus inacceptables ?

 


Une guerre contre ce qui fait la France

 

samedi 7 janvier 2017

Ce PS bien trop accommodant avec les islamistes


Certes, ce n’est pas nouveau, mais la primaire du PS agit comme un puissant révélateur du caractère profondément communautariste et accommodant vis-à-vis des dérives islamistes d’une partie de la gauche. En lisant le dernier livre de Natacha Polony, « Nous sommes la France », je la trouvais un peu pessimiste, mais ces dernières semaines ont confirmé son analyse sur les idiots-utiles des islamistes, qui semblent penser que notre problème, c’est plus l’islamophobie que les islamistes ou les terroristes. Benoît Hamon a ainsi trouvé le moyen de relativiser l’effarant reportage fait à Sevran, où les femmes ne sont pas les bienvenues dans les cafés, en maniant bien imprudemment l’histoire et les questions sociales, comme l’a bien dénoncé Joseph Macé-Scaron dans Marianne.


dimanche 13 novembre 2016

Un an après




Et je pense aussi que les débats que nous avons démontrent la vitalité de notre démocratie. Si je persiste à penser que « Je suis Charlie », merci à Sapir et Berruyer d’avoir fait entendre un autre son de cloche, sans les dérives auxquels certains ont pu céder. La démocratie, c’est aussi le pluralisme, et savoir le rester, même dans ces moments, est sans doute la meilleure réponse à apporter aux terroristes, pour démontrer qu’ils ne nous changeront pas. Merci à Emmanuel Todd pour son livre sur le sujet, (chroniqué en plusieurs parties, un, deux, trois, quatre et cinq), qui stimule notre pensée. En ce jour hommage, pensons aux victimes, mais aussi à cette belle idée qui nous unit, la France, nos valeurs et comment faire pour continuer à les défendre, et les renforcer.

mardi 5 janvier 2016

Lutte contre le terrorisme : tout est dans le code pénal ! (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus


Nota : n’étant personnellement  pas juriste de formation, toute remarque d’un expert du Code Pénal sur le billet qui suit sera évidemment bienvenue.

On ne s’éternisera par dans ce billet sur les débats autour de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité. Pour ce faire, on pourra se rapporter à l’abondante littérature de Jacques Sapir sur le sujet[i]. On notera simplement la conclusion limpide et lapidaire de la juriste Anne-Marie Le Pourhier : « la Constitution est devenue un instrument de marketing et de communication politiques pour des candidats à la présidence de la République ou des présidents en exercice qui veulent rehausser leur programme ou leur bilan en laissant leur empreinte dans le « marbre constitutionnel ». La révision constitutionnelle fait ainsi office de talonnettes juridiques pour des gouvernants en manque de hauteur politique »[ii].

samedi 28 novembre 2015

La Belgique, dure avec Dieudonné, tendre avec les djihadistes ?




Laisser faire les islamistes radicalisés

Il faut reconnaître qu’il semble que les révélations du rôle joué par le pays dans l’organisation des attentats ont provoqué une remise en question, illustrée par les trois reportages diffusés cette semaine sur la RTBF, un sur le parcours de deux terroristes, un autre sur la tristement célèbre ville de Molenbeek, puis un autre sur les parents de djihadistes belges. D’ailleurs, la presse internationale a accordé une forte attention à la situation de ce pays, au cœur de l’Union Européenne, comme le rappelle Courrier International. Le journal se demande même si le pays n’est pas « devenu un sanctuaire » rappelant que le phénomène est ancien et que l’on trouve des premiers signes il y a 20 ans. Pire, la presse espagnole souligne qu’un organisateur des attentats de Madrid en 2004, avait séjourné à Molenbeek.

Même si elles ne justifient en aucun cas les actes barbares des terrorstes, on évoque beaucoup de facteurs qui ont créé un terreau propice au développement de ces mauvaises herbes empoisonnés : ghettoïsation, chômage, communautarisme sans doute d’autant plus exacerbé que le pays vascille, ce qui est peu propice à un sentiment national fort. Ensuite, la suppression des frontières place la Belgique dans une position très stratégique puisque le pays peut être traversé en peu de temps, et il est possible de passer rapidement de pays en pays pour brouiller les pistes, tout en étant proche de grands pays. Il faut aussi se poser la question des islamistes radicalisés, de ce qu’on laisse faire et qui les pousse dans ce sens, et de ce qu’il faut faire pour en protéger la population, sans tomber dans l’excès.

Mais emprisonner un antisémite ?

dimanche 22 novembre 2015

Après l’horreur, les ombres

Mercredi, j’ai voulu souligner les motifs d’espoir qui apparaissent sous les décombres des attentats. Bien sûr, une part d’optimisme peut l’expliquer, mais j’ai la conviction profonde que ces horreurs peuvent finalement créer, malgré elles, des réactions positives et je pense qu’elles sont plus nombreuses que les réactions négatives que je vais étudier ici, même si elles ne sont pas négligeables.



Concours Lépine néocon

Il n’est pas anormal qu’après de tels attentats, la société dans son ensemble pousse à des propositions très sécuritaires, au point de remettre en cause certaines libertés. D’ailleurs, c’est ce qui ressortait d’un sondage du Figaro opposant libertés individuelles et sécurité, et au sujet desquelles les Français se déclarent prêts à faire des compromis sur les premières au nom de la seconde. Bien sûr, il ne s’agit que d’un sondage, où le choix de la question joue un rôle dans les résultats, et le moment choisi pour le faire est sans doute le plus favorable à une telle conclusion. Et cela va influencer les décisions prises, souvent assez rapidement après les attentats du 13 novembre. Depuis vendredi, nous avons assisté à un véritable concours de propositions, dont le sommet a été atteint lors de la consultation des partis.

D’ailleurs, la majorité ne s’est pas privée pour piocher dans les idées des autres partis, dépouillant presque la droite de l’argument sécuritaire, au point que Sarkozy se retranche derrière l’argument de la perte de temps, quand Juppé égratigne sa réduction des effectifs de la police. Si certaines idées sont intéressantes, d’autres semblent sorties de l’arsenal mis en place aux Etats-Unis après le 11 septembre. Laurent Wauquiez détient le ponpon avec ses centres de détention pour les fichés « S », dix mille personnes à enfermer sans qu’ils aient commis le moindre délit, au mépris des règles du droit, mais sans torture, cela lui semble acceptable. D’autres évoquent une opération militaire terrestre, oubliant un peu rapidement les résultats de celle d’Irak (dont Daech est sans doute un enfant) ou de Libye.

Compromission démocratique ?

vendredi 20 novembre 2015

Attentats, migrants : ci-gît l’espace Schengen ?

Alors que Nicolas Sarkozy avait caressé l’idée quelques fois, c’est bien François Hollande qui a réinstallé les contrôles aux frontières suite aux attentats de vendredi. Mais sera-t-il possible de revenir un jour en arrière pour un bon bout de temps ? Et si l’espace Schengen avait vécu ?



La fin des frontières passoires ?


Il est très significatif que l’une des premières mesures annoncées par le président dès le vendredi soir soit le rétablissement des frontières. Parce que le djihadisme traverse les frontières, mieux vaut multiplier les filtres pour les arrêter avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Pire encore pour les opposants à tout contrôle, il est vite apparu que la Belgique était un point névralgique du djihadisme en Europe, impliqué dans l’organisation des attentats en France. Bref, il apparaît aujourd’hui essentiel de remettre en place des filtres aux frontières avec ce pays pourtant apparemment si proche et si inoffensif. Et on peut croire que ce besoin n’est pas prêt de se dissiper : qui pourra prendre demain la responsabilité de supprimer les contrôles à la frontière belge et ainsi livrer la France aux djihadistes venus de Molenbeek ?

2015, l’année des frontières ?

jeudi 19 novembre 2015

Lettre ouverte aux journalistes : à quand la fin de la Djihad Académie ?

Des visages de jeunes hommes, souvent souriant, qui s’étalent dans les média. Des récits de leur vie, des interviews de leurs proches, des vidéos de réseaux sociaux où ils se mettent en scène reprises jusque dans les journaux télévisés. Les participants au dernier casting musical télévisé ? Non, les terroristes qui ont décimé les rues de Paris vendredi. Réflexion sur une dérive médiatique.



Exhibitionnisme et sens de la mesure

Bien sûr, la large diffusion des photos d’un terroriste en cavale peut permettre son arrestation. Et, à ce titre, elle est légitime. Mais même si cela intéresse et buzze, quel est l’intérêt de diffuser si largement les photos, souvent insouciantes, d’assassins sanguinaires ? Bien sûr, il n’est pas inintéressant, pour notre société, d’essayer de comprendre ce qui peut amener ces jeunes, souvent passés par l’école de la République, à se transformer en monstres criminels. Mais au final, surtout dans de telles circonstances, ces « informations » sont relayées le plus souvent à plat, sans toujours de remise en perspective, d’une manière étonnamment proche de celle dont les émissions de télé-réalité présentent leur candidats. En somme, ils sont présentés comme les héros de ce qui serait la Djihad Academy.

Le plus effarant, pour ne pas dire écœurant, était la diffusion de vidéos, certes floutées, de celui qui serait l’organisateur de ces attentats, tout sourire, rassemblant des cadavres qu’il transporte. Et finalement, on se demande quel est l’intérêt de diffuser de telles images, qui, si elles sont profondément révoltantes pour la grande majorité de ceux qui les voient, pourraient aussi représenter une forme de promotion de la vie au sein de Daech, présentée d’une manière assez troublante. Quel est l’intérêt réel de diffuser ces images, si ce n’est le buzz et l’audience ? Au final, j’ai un peu l’impression que cela revient, quelque part, à présenter les djihadistes comme des héros des temps modernes, même s’ils sont les méchants, d’autant plus qu’ils sont souvent présentés de manière un peu trop neutre.

Des ruisseaux et du fleuve terroriste

mercredi 18 novembre 2015

Après l’horreur, l’espoir ?

Et si, malgré l’horreur innommable des attentats de vendredi, ou peut-être à cause, notre pays accouchait d’une société meilleure ? Car si l’on oublie de vrais excès, la réaction de notre beau pays me semble à la hauteur du drame, comme si l’horreur révélait et renforçait la grandeur de la France.



Ce qui me frappe dans les évènements des derniers jours, ce sont tous les gestes de solidarité : voisins abritant des passants, piétons donnant leurs vêtements pour faire des bandages, habitants du quartier hébergeant les malheureux qui n’ont pas pu rentrer chez eux, les milliers de personnes qui ont fait la queue pour donner leur sang, puis des milliers de Français, de toutes les confessions - ou sans - qui se sont déplacés au Bataclan ou ailleurs pour témoigner leur émotion et leur attachement à tout ce qui fait notre beau pays, se rassemblant en chantant la Marseillaise ou en revendiquant fièrement les couleurs de la République, ce bleu-blanc-rouge que tant de pays ont affiché sur leurs monuments dans un bel hommage à ce qui fait la France et un témoignage de solidarité face aux attentats.

mardi 17 novembre 2015

40 ans de dérégulations …

Billet invité de l’œil de Brutus



40 ans de dérégulations frontalières qui ont permis à n’importe quel salopard de se préparer là-bas pour se faire sauter ici.

40 ans de dérégulations frontalières qui permettent à armes et explosifs de circuler allégrement à travers toute l’Europe.

40 ans de dérégulations financières qui permettent aux capitaux d’aller où ils veulent pour financer tout et n’importe quoi (et surtout n’importe quoi).

dimanche 15 novembre 2015

Après l’horreur




La barbarie dans Paris




Ce qui est frappant, c’est le caractère extrêmement préparé des terroristes, plus encore qu’en janvier, ce qui est forcément inquiétant pour l’avenir. Il est donc possible d’organiser des actions terroristes de très grandes ampleurs en France, avec plusieurs attaques réalisées au même moment dans des endroits différents de Paris, ce qui ne permet pas aux forces de l’ordre de répliquer. Heureusement, il semble que les contrôles de sécurité du Stade de France n’aient pas permis aux terroristes de rentrer dans l’enceinte du stade. Dans la soirée, François Hollande est intervenu pour annoncer l’état d’urgence et la fermeture des frontières. Nous commençons aujourd’hui trois jours de deuil national. Le président de la République interviendra devant les parlementaires réunis à Versailles, pour la seconde fois de l’histoire.

Garder la tête froide

lundi 12 octobre 2015

Du sens de la bavure des Etats-Unis en Afghanistan

Il y a huit jours, un raid des forces étasuniennes sur un hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan, a fait pas moins de 22 victimes. Qu’aurait-on dit si c’étaient les forces Russes qui avaient fait cela en Syrie ? Mais ce triste raid est révélateur à bien d’autres titres.



Une triste bavure reconnue par Obama

Dans un monde où le moindre mot de travers, souvent plus ou moins sorti de son contexte, peut déclencher de gigantesques polémiques, il peut sembler paradoxale que la bavure des Etats-Unis en Afghanistan n’ait pas déclenché davantage de réactions, en France en tout cas. En revanche, un quotidien Ecossais, The Herald, s’est demandé en une s’il s’agissait d’un « crime de guerre ». Alors que dans un premier temps, le chef de mission de l’OTAN a affirmé que la frappe avait été réalisée « à la demande des forces afghanes », Médecins Sans Frontières, a dénoncé les contradictions des déclarations étasuniennes. L’ONU a jugé le raid « inexcusable » et même « potentiellement criminel », les bombardements ayant continué 45 ministres après que l’ONG ait averti les armées engagées qu’elle était touchée.


Ce que cela dit de notre époque

lundi 12 janvier 2015

#JeSuisCharlie : merci Jacques Sapir et Olivier Berruyer


Samedi, après avoir lu les effarants papiers de Boulevard Voltaire, je me suis demandé si tous les vrais démocrates n’étaient pas Charlie. Après avoir lu les papiers d’Olivier Berruyer, je peux y répondre par la négative, même si je persiste à pencher plus dans le sens de Jacques Sapir.


Des critiques pertinentes

L’émotion soulevée par le tragique assassinat de douze personnes à Charlie Hebdo peut compliquer toute forme de réflexion sur ce qui se passe. Les premières remises en question que j’ai pu lire ont un caractère volontiers islamophobe et s’en dégageait un semblant de justification absolument révoltant. Heureusement pour notre démocratie et la réflexion citoyenne, Olivier Berruyer, connu pour ses analyses économiques et sa lecture de la crise ukrainienne, propose une réflexion alternative absolument pas teintée du moindre relent xénophobe ou complaisant à l’égard de ce qui s’est passé. Avec « (Mission accomplished) : bien joué à tous » et « (Indécence) Rendons hommage à Charlie Hebdo : boycottons la manifestation du 11 janvier (pour 10 raisons », il propose deux papiers qu’il faut avoir lu.


Dans son premier papier, il fait un parallèle troublant avec les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, en notant que Manuel Valls utilise la rhétorique de Georges W Bush… Et il dénonce les lois liberticides qui en sont issues, dans un esprit qui semble finalement très fidèle à Charlie Hebdo. Dans un second papier, où il appelait à ne pas manifester pour rendre hommage au journal, il met en garde contre la récupération de la part de dirigeants européens qui bombardent l’Irak, il dénonce la présence du président ukrainien, qui a des soutiens néo-nazis, il rappelle qu’il n’adhère pas à tout ce qu’a fait Charlie Hebdo et critique l’ostracisme à l’égard du FN, sachant qu’il n’est pas plus complaisant que moi envers le parti lepéniste. Il conclut en disant qu’il n’est pas manipulable et en appelle au débat d’opinion.

Malgré tout, #JeResteCharlie

jeudi 8 janvier 2015

Une pensée pour Charlie Hebdo, une pensée pour notre démocratie


Hier, la barbarie a frappé le journal Charlie Hebdo. Douze personnes ont été assassinées parce qu’elles s’exprimaient librement et avaient osé critiquer l’Islam. Un acte abominable tellement inhabituel dans notre pays qui a provoqué une réaction bienvenue.

Ma première pensée va naturellement aux familles, aux proches et aux collègues des victimes, ainsi qu’à tous les journalistes qui étaient les cibles de ces terroristes, dont l’ambition est de faire peur et d’imposer une censure. Ce faisant, c’est la démocratie qui était visée puisque leur objectif est de restreindre la liberté de penser et d’écrire en créant des interdits qui ne sont pas ceux de notre République. Du coup, Charlie Hebdo est devenu un marqueur très important de ce qu’est une véritable démocratie, où les médias doivent pouvoir remettre en cause les institutions, y compris de manière très irrévérencieuse. C’est parce qu’il est possible de faire cela que nous vivons vraiment dans une démocratie.