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jeudi 29 septembre 2016

Gaulois : Sarkozy pousse ses adversaires à la faute

Il n’est pas très fréquent que je sois d’accord avec Nicolas Sarkozy, l’opposition que j’ai pour lui m’ayant poussé, il y a presque dix ans, à ouvrir un blog, à voter contre lui en 2007 et blanc en 2012. Cependant, dans la polémique pas si dérisoire sur ses propos sur les Gaulois, il pousse ses adversaires à la faute, aveuglés qu’ils sont par leur opposition et le bruit médiatique.



Une ode au modèle assimilationniste Français

mardi 19 mai 2015

Pourquoi il faut s’opposer à la fusion Aviron Bayonnais / Biarritz Olympique




Destruction de bien culturel et de lien social

Un club de rugby, dans une ville comme Bayonne, dont je suis originaire, a une place particulière dans la vie d’une grande partie de la population. L’Aviron Bayonnais est au cœur de l’ADN de la ville et de bien des habitants qui se passionnent pour la vie du club, souvent en famille. Le club anime les discussions et les repas, tout comme le BO à Biarritz également. Et parce que le club a été fondé en 1904, des générations de Bayonnais se sont transmises la passion du club. L’Aviron Bayonnais fait partie de l’identité, de ce que sont, de nombreux habitants de la ville, et je peux imaginer qu’il en va de même pour le Biarritz Olympique. D’où la grande émotion suscité il y a plus d’un an quand le premier projet de fusion avait émergé avant d’échouer et à nouveau aujourd’hui, comme le manifeste la mobilisation de jeudi.



Bien sûr, certains trouveront qu’il y aurait plus de sens à n’avoir qu’un seul grand club de rugby sur la Côte Basque, plutôt que deux, étant données les difficultés du BO, rétrogradé l’an dernier, et de l’Aviron, qui se bat pour son maintien. Mais après tout, Oyonnax, avec ses 22 000 habitants, réussit bien comme d’autres « petites » villes en football comme en rugby. Ensuite, il est tout sauf évident que le produit de la fusion soit un succès : je vais y revenir. Mais surtout, cela nécessite la mise à mort d’au moins un des clubs, voir plus probablement des deux dans les conditions actuels. Et cela n’est pas acceptable car ces clubs ont un rôle trop important dans la vie sociale locale pour laisser faire des expérimentations hasardeuses vouées à l’échec qui ne laisseront qu’un champ de ruine dans le cœur de beaucoup.

Quand 1 + 1 = 0, ou le Titanic financier à venir

samedi 18 octobre 2014

Boutons l’anglais hors de l’espace public


« What did you expect ? », « what else ? », la gamme « make up » de l’Oréal : lentement, mais sûrement, la langue anglaise gagne du terrain sur notre territoire, dans tous les domaines. Slogan publicitaire, noms de produits ou de magasins, noms des films. A quand le coup d’arrêt ?



L’anglais qui s’impose

Il est sacrément paradoxal de constater que depuis le vote de la loi Toubon, insidieusement, mais sûrement, notre belle langue perd des parts de marché dans notre espace public national. Tout le problème vient du fait que cette progression, aussi certaine soit-elle, est lente, et donc peu spectaculaire. Pourtant, pour qui parvient à se souvenir de la situation d’il y a 20 ou 30 ans, la situation s’est largement dégradée. Nous allions faire nos courses dans des Atac ou des Champion, et non des Simply Market ou des Carrefour Market. Le nom des films était presque toujours traduit dans la langue de Molière. Relativement peu de produits avaient des noms aux consonances anglo-saxonnes.

Mais le pire est sans doute atteint dans la communication, où il semble qu’aujourd’hui une communication sur trois comporte un mot d’anglais. On trouve « l’art de vivre, by Roche Bobois ». On se demande bien quel est l’intérêt de mettre « by » au lieu de « par ». Et on ne compte plus les marques qui adoptent des signatures en anglais, certes traduites, mais le plus souvent de manière trop discrète. Schweppes demande « what did you expect ? », Nespresso, « what else ? », Adidas affirme « get ready ! », Sony soutient « this is for players » pour sa nouvelle console, Evian promet « live young ». On ne voit pas bien l’intérêt qu’il y a à ne pas traduire en français ses slogans, qui ne sonnent pas moins bien qu’en anglais. Et passons sur le « motion and emotion » de Peugeot, absolument incompréhensible.

De l’économie et de la politique

dimanche 13 juillet 2014

Béziers : l’hommage révoltant à l’OAS de Robert Ménard


Lors des élections municipales, Robert Ménard a été l’une des attractions du scrutin puisqu’il a remporté la plus grande ville gagnée par une personne soutenue par le Front National. Adepte de la provocation, il s’est encore fait remarquer par un hommage qu’il a rendu le 5 juillet dans sa ville.



Souvenirs d’Algérie…

Bien sûr, le parcours de la famille de Robert Ménard, pied noir, explique sans doute en partie pourquoi il a choisi de rendre un tel hommage. Mais cela ne le rend pas pour le moins choquant, surtout de la part d’un élu de la République. En effet, il a prononcé un discours et s’est incliné sur un stèle du cimetierre de Béziers qui rend hommage à quatre morts de l’OAS, deux à l’origine de l’assassinat du commissaire d’Alger, le fondateur des commandos Delta et Jean-Marie Bastien-Thiry, organisateur de l’attentat manqué contre le Général de Gaulle au Petit-Clamart. Le maire de Béziers se défend : « ce n’est pas une stèle en l’honneur de l’OAS, mais de fusillés comme il y en a tant eu, avec un certain nombre de noms qui figurent sur cette plaque. Je suis né à Oran, mon père a failli être tué ce jour-là. Il y a un déni de réalité sur ce qui s’est passé… Les critiques ? Je m’en contrefiche ».

Sa ligne de défense est tout de même contradictoire puisqu’il commence par nier l’aspect politique tout en finissant par y retomber en parlant de « déni de réalité sur ce qui s’est passé ». Même s’il faut reconnaître que beaucoup ont souffert, de tous les côtés, il n’en reste pas moins effarant qu’un élu de la République rende un hommage à une organisation terroriste qui était alors en lutte contre la France, signe d’un profond mépris de notre histoire et de ce que nous sommes. C’est aussi une façon de mettre du sel sur les plaies de notre histoire mais aussi de raviver les tensions au sein de notre société, finalement une démarche assez peu surprenante de la part d’une personne qui a été élue avec le soutien de l’extrême-droite et qui a pris quelques proches plus extrêmes encore que le FN !

Un acte anti-gaulliste

vendredi 11 avril 2014

Régions, départements : non au charcutage territorial de la France !




Manuel Valls, premier communiquant

Tous les jours il devient plus clair que le président a ajusté son casting gouvernemental uniquement à des fins de communication. Et cela ne marche pas si mal en un sens, dans la mesure où l’étalement des nominations et le discours du Premier Ministre ont réussi à remplir l’actualité depuis près de deux semaines, avec pourtant une quantité très limitée de fond puisque la direction reste celle annoncée par le président il y a trois mois. Mais cela occupe le terrain médiatique au point d’empêcher le démarrage de la campagne pour les élections européennes, qui reste dans les limbes, malgré une durée extrêmement courte. La majorité bouge et cela lui donne au moins l’apparence de la vie.

Mais cette résurrection médiatique ne signifie pas qu’il faille espérer quoique ce soit du gouvernement, pas si nouveau dans sa composition. En effet, la direction reste à peu près la même que celle d’avant, proche de celle de la majorité précédente, chose somme toute assez logique de la part de bébés Jospin, le chef de gouvernement qui a le plus privatisé et sacrifié nos services publics au nom de sa foi européenne. Bref, la seule chose qui change est une reprise en main de la communication. Un hyperactivisme factice, des évenèments, des annonces, et des déplacements sont donc organisés tous les jours pour occuper le terrain, sans vraiment avoir réfléchi à ce qu’il convenait de faire…

Le serpent de mer de la réorganisation territoriale