Affichage des articles dont le libellé est Robert Ménard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Robert Ménard. Afficher tous les articles

samedi 17 septembre 2016

Ultralibéraux et identitaires : les meilleurs ennemis

Nous vivons décidément une drôle d’époque. Non seulement nos dirigeants cèdent toujours plus aux sirènes ultralibérales mais le fond de l’air vire aussi de plus en plus identitaire. Les circonstances peuvent expliquer cette évolution, mais on peut aussi voir un lien dans l’ascension de l’un et l’autre.



Cercle vicieux ou alliance inconsciente ?

samedi 10 janvier 2015

Les vrais démocrates ne sont-ils pas tous Charlie ? #JeSuisCharlie


Demain sera un jour de recueillement, avec les manifestations de souvenir aux victimes de l’odieux carnage à Charlie Hebdo. Mais même maintenant, il est difficile de rester silencieux devant les réactions de certains à ces horreurs, qui amènent forcément à se poser des questions sur leurs motivations.



Quand Voltaire renie Charlie

Internet est véritablement devenu le dépotoir de notre société : quelle indignation et quelle honte de voir des personnes, souvent derrière la protection de l’anonymat que peut offrir Internet, se réjouir des assassinats de mercredi ! Mais un fumet bien peu ragoutant se dégage également de la réacosphère, souvent herbégée Boulevard Voltaire. Dominique Jamet écrit : « les tueurs aux gages d’une religion de ténèbres ne se sont pas trompés de cibles », comme si les assassins de mercredi étaient les représentants de la religion musulmane, globalisant ce qui ne devrait pas l’être, surtout en ce moment !

Toujours sur ce triste boulevard, Robert Ménard soutient : « non la rédaction de Charlie Hebdo n’a pas été attaquée par des gens adversaires de la liberté de la presse. Elle a été attaquée parce qu’elle avait osé, courageusement, librement, critiquer l’islam ». Comme si on pouvait dissocier les deux ! C’est bien parce que ces barbares sont des adversaires radicaux de la liberté de la presse et des fous heureusement marginaux qu’ils ont réagi de telle manière contre ceux qui ont critiqué leur religion. Il est totalement absurde de prétendre le contraire, comme Robert Ménard.

Cela est d’autant plus incompréhensible que Dominique Jamet et Robert Ménard sont aussi des journalistes et qu’il est bien évident que Boulevard Voltaire pourrait être une victime des terroristes islamistes. Comment ne peuvent-ils pas comprendre que, peut-être plus que d’autres, ils sont Charlie ? Ce faisant, on peut se demander s’ils ne sous-entendent pas en fait que tous les musulmans sont capables demain de faire la même chose, dans leur ligne de guerre de civilisation.

Plus intolérant que quoi que ce soit ?

dimanche 13 juillet 2014

Béziers : l’hommage révoltant à l’OAS de Robert Ménard


Lors des élections municipales, Robert Ménard a été l’une des attractions du scrutin puisqu’il a remporté la plus grande ville gagnée par une personne soutenue par le Front National. Adepte de la provocation, il s’est encore fait remarquer par un hommage qu’il a rendu le 5 juillet dans sa ville.



Souvenirs d’Algérie…

Bien sûr, le parcours de la famille de Robert Ménard, pied noir, explique sans doute en partie pourquoi il a choisi de rendre un tel hommage. Mais cela ne le rend pas pour le moins choquant, surtout de la part d’un élu de la République. En effet, il a prononcé un discours et s’est incliné sur un stèle du cimetierre de Béziers qui rend hommage à quatre morts de l’OAS, deux à l’origine de l’assassinat du commissaire d’Alger, le fondateur des commandos Delta et Jean-Marie Bastien-Thiry, organisateur de l’attentat manqué contre le Général de Gaulle au Petit-Clamart. Le maire de Béziers se défend : « ce n’est pas une stèle en l’honneur de l’OAS, mais de fusillés comme il y en a tant eu, avec un certain nombre de noms qui figurent sur cette plaque. Je suis né à Oran, mon père a failli être tué ce jour-là. Il y a un déni de réalité sur ce qui s’est passé… Les critiques ? Je m’en contrefiche ».

Sa ligne de défense est tout de même contradictoire puisqu’il commence par nier l’aspect politique tout en finissant par y retomber en parlant de « déni de réalité sur ce qui s’est passé ». Même s’il faut reconnaître que beaucoup ont souffert, de tous les côtés, il n’en reste pas moins effarant qu’un élu de la République rende un hommage à une organisation terroriste qui était alors en lutte contre la France, signe d’un profond mépris de notre histoire et de ce que nous sommes. C’est aussi une façon de mettre du sel sur les plaies de notre histoire mais aussi de raviver les tensions au sein de notre société, finalement une démarche assez peu surprenante de la part d’une personne qui a été élue avec le soutien de l’extrême-droite et qui a pris quelques proches plus extrêmes encore que le FN !

Un acte anti-gaulliste