Demain sera
un jour de recueillement, avec les manifestations de souvenir
aux victimes de l’odieux carnage à Charlie Hebdo. Mais même maintenant, il
est difficile de rester silencieux devant les
réactions de certains à ces horreurs, qui amènent forcément à se poser des
questions sur leurs motivations.
Quand
Voltaire renie Charlie
Internet est
véritablement devenu le dépotoir de notre société : quelle indignation et
quelle honte de
voir des personnes, souvent derrière la protection de l’anonymat que peut
offrir Internet, se réjouir des assassinats de mercredi ! Mais un
fumet bien peu ragoutant se dégage également de la réacosphère, souvent
herbégée Boulevard Voltaire.
Dominique Jamet écrit : « les
tueurs aux gages d’une religion de ténèbres ne se sont pas trompés de cibles », comme si les assassins de
mercredi étaient les représentants de la religion musulmane, globalisant ce qui
ne devrait pas l’être, surtout en ce moment !
Toujours sur
ce triste boulevard, Robert Ménard soutient : « non
la rédaction de Charlie Hebdo n’a pas été attaquée par des gens adversaires de
la liberté de la presse. Elle a été attaquée parce qu’elle avait osé,
courageusement, librement, critiquer l’islam ». Comme si on
pouvait dissocier les deux ! C’est bien parce que ces barbares sont des
adversaires radicaux de la liberté de la presse et des fous heureusement
marginaux qu’ils ont réagi de telle manière contre ceux qui ont critiqué leur
religion. Il est totalement absurde de prétendre le contraire, comme
Robert Ménard.
Cela est
d’autant plus incompréhensible que Dominique
Jamet et Robert
Ménard sont aussi des journalistes et qu’il est bien évident que Boulevard Voltaire pourrait être une
victime des terroristes islamistes. Comment ne peuvent-ils pas comprendre
que, peut-être plus que d’autres, ils sont Charlie ? Ce faisant, on
peut se demander s’ils ne sous-entendent pas en fait que tous les musulmans
sont capables demain de faire la même chose, dans leur ligne de guerre de
civilisation.
Plus
intolérant que quoi que ce soit ?