Bien sûr,
posée ainsi, la question est un peu provoquante. Néanmoins, après
les attentats de Paris, quand
on prend conscience que ce pays est devenu une base arrière des djihadistes,
on en finit par se demander si Bruxelles
ne se fourvoie pas complètement dans sa gestion de la société.
Laisser
faire les islamistes radicalisés
Il faut
reconnaître qu’il semble que les révélations du rôle joué par le pays dans l’organisation
des attentats ont provoqué une remise en question, illustrée
par les trois reportages diffusés cette semaine sur la RTBF, un
sur le parcours de deux terroristes, un autre sur la tristement célèbre ville
de Molenbeek, puis un autre sur les parents de djihadistes belges. D’ailleurs,
la presse internationale a accordé une forte attention à la situation de ce
pays, au cœur de l’Union Européenne, comme
le rappelle Courrier International.
Le journal se demande même si le pays n’est pas « devenu
un sanctuaire » rappelant que le phénomène est ancien et que l’on
trouve des premiers signes il y a 20 ans. Pire, la
presse espagnole souligne qu’un organisateur des attentats de Madrid en 2004,
avait séjourné à Molenbeek.
Même si
elles ne justifient en aucun cas les actes barbares des terrorstes, on
évoque beaucoup de facteurs qui ont créé un terreau propice au développement de
ces mauvaises herbes empoisonnés : ghettoïsation, chômage,
communautarisme sans doute d’autant plus exacerbé que le pays vascille, ce qui
est peu propice à un sentiment national fort. Ensuite, la
suppression des frontières place la Belgique dans une position très stratégique
puisque le pays peut être traversé en peu de temps, et il est possible de
passer rapidement de pays en pays pour brouiller les pistes, tout en étant
proche de grands pays. Il faut aussi se poser la question des islamistes radicalisés,
de ce qu’on laisse faire et qui les pousse dans ce sens, et de ce qu’il faut
faire pour en protéger la population, sans
tomber dans l’excès.
Mais emprisonner
un antisémite ?