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dimanche 12 juillet 2026

C’est à vous : tout ce qui ne va avec le « service public » audiovisuel

Cette semaine, C’est à vous à reçu Jean-Philippe Tanguy et Yaël Braun Pivet sur son plateau. Pour ceux qui en douteraient (est-ce seulement possible ?), c’était une illustration particulièrement frappante du biais colossal de cette émission, pas moins marqué que CNews. Pourtant, comme émission du « service public », le pluralisme devrait y être un devoir strictement contrôlé par l’Arcom.

 


La diversité et le pluralisme, ce n’est pas pour la politique

 

lundi 24 mai 2021

L’invisibilisation des embouteillages monstres de l’Ascension

Bien sûr, les embouteillages ne sont pas un sujet particulièrement intéressant, un marronnier des médias les jours de départ ou de retour de vacances. Mais nous avons assisté à un curieux phénomène il y a une semaine avec le non traitement des énormes embouteillages du week-end de l’Ascension, sous l’effet d’un couvre-feu maintenu à 19h et de la première étape du déconfinement.

 


Le retour de l’Absurdistan

 

samedi 13 février 2021

Garder raison sur la pandémie

Il y a quinze jours, la France se préparait à un troisième confinement, poussé par la grande majorité des experts et des média, pourtant sans flambée épidémique. Depuis, le plateau épidémique a été confirmé, des signes de repli apparaissant même, démontrant que ce reconfinement n’était décidément pas nécessaire. Pourtant, le climat médiatique reste souvent extraordinairement pesant. Qu’en penser ?

 


Absence de contextualisation et dérapages médiatiques

 

mercredi 30 janvier 2019

mardi 24 juillet 2018

Après l’affaire Benalla

La tempête médiatique qui s’est emparée de la France la semaine suivant la victoire de notre pays à la Coupe du Monde de football est d’autant plus formidable qu’elle se soulève à un moment très pauvre en actualité. Une tempête qui rappelle que Macron a été élu par défaut, qu’il n’est pas aimé, que les média savent parfois faire leur travail, et que cette présidence est bien fragile.


Macron devenu le pire du système

lundi 7 mai 2018

L’effarant témoignage sur le Canal Plus de Bolloré

C’est un témoignage dont il faudra se souvenir et auquel il faut accorder la plus grande publicité. Les média ont probablement été l’un des premiers secteurs économiques bouleversé (on dit « disrupté » dans la novlangue oligolibérale). Résultat, aujourd’hui, le secteur est racheté par des milliardaires à l’agenda trouble, comme le montre aujourd’hui le cas du Canal Plus de Bolloré.


L’information, façon Pravda

dimanche 25 décembre 2016

lundi 27 juin 2016

L’effarante réaction des médias au Brexit

Onze années après leur large défaite au référendum sur le traité constitutionnel européen, la plupart de nos médias ne semblent avoir absolument rien appris. La couverture du Brexit est aussi outrancière, biaisée, à courte vue et sentencieuse. En se débattant de la sorte dans les sables mouvants politiques, cela annonce sans doute la fin prochaine du monstre institutionnel qu’est l’UE.



Analyse à courte vue, insultes et totalitarisme

jeudi 14 janvier 2016

Que penser du muselage des médias en Pologne ?

Vu de France, la messe est dite : le nouveau gouvernement Polonais cède à la tentation autoritariste avec ses lois sur les médias et le Conseil Constitutionnel du pays. Mais, même si cela est parfaitement vrai, cela ne pose-t-il tout de même pas des questions sur le mode de fonctionnement des médias ?



Autoritarisme et relativité

Bien sûr, la reprise en main des médias publics par le gouvernement de Varsovie ne correspond pas aux standards que l’on peut souhaiter pour la démocratie. Dans une démocratie pleinement fonctionnelle, les changements de majorité ne devraient pas avoir de conséquences sur les médias, notamment publics, le débat devant se poursuivre d’une manière proche avant et après. Si le Vénézuela ou la Russie sont assez critiquables (un point qui fait que, pour moi, Poutine n’est pas digne d’être admiré, même si je respecte ce grand pays), la situation est bien pire encore en Arabie Saoudite, où l’on peut perdre la vie pour ses idées, du moment qu’elles ne sont pas en ligne avec le pouvoir en place. Pour moi, la démocratie nécessite des média libres et pluralistes et une ingérence minimale du pouvoir.

Mais sur Europe 1 samedi matin, une citoyenne Polonaise critiquait les médias publics, qu’elle jugeait à la solde du pouvoir précédent. Car aussi critiquable (et cela l’est) que soient les interventions du gouvernement actuel, ne peut-on pas imaginer qu’il s’agisse aussi d’un mouvement de balancier, pas si surprenant, si les média publics roulaient avant les législatives, contre la majorité qui l’a emporté aux législatives ? Car s’il est parfaitement légitime de critiquer un tel interventionnisme de l’équipe actuelle, il serait tout aussi légitime de se demander comment fonctionnaient ces médias auparavant et s’ils traitaient l’actualité de manière si libre, et plus encore pluraliste, ce qui n’est pas forcément assuré.

De la démocratie et du journalisme

samedi 21 novembre 2015

De l’information à la série-télé-réalité




Quantité et rapidité ou qualité ?

Il faut bien reconnaître que les les dernières années ne facilitent pas le travail des journalistes, entre une activité dont les équilibres économiques ont été bouleversés par l’apparition d’internet, et une accélération incroyable du temps, où les différents médias se livrent à une course permanente à l’information pour être les premiers à diffuser la dernière nouvelle nouvelle, pouvoir buzzer et être ensuite repris. Mais à force de privilégier le buzz, c’est rarement la qualité qui gagne. Depuis quelques jours, nous sommes abreuvés par un déluge de faits ou témoignages plus ou moins intéressants et rarement remises en perspective. Bien sûr, il est sans doute important de se souvenir de cette horreur, mais on peut se demander si nous ne cédons pas un peu à une forme de voyeurisme un peu malsain.

En réalité, les journaux télévisés finissent par ressembler à un croisement improbable entre séries télévisées et télé-réalité. Des premiers, on retrouve le côté spectaculaire, les rebondissements fréquents et montés en épingle pour s’assurer que le téléspectateur continue à regarder, le passage d’un endroit à un autre, parfois sans véritable transition. Des seconds, on retrouve les témoignages de plus en plus fréquents des individus, les reportages sur les proches, la valorisation des réactions individuelles sur les réseaux sociaux. Ce faisant, nous avons perdu les reportages de fond (qui ont le défaut de coûter cher) ou alors les débats plus ou moins contradictoires, où l’on donne véritablement du temps aux différents protagonistes, ce qui est devenu une exception, à part quand on parvient à créer le buzz…

Victoire du fait divers, défaite du collectif

jeudi 19 novembre 2015

Lettre ouverte aux journalistes : à quand la fin de la Djihad Académie ?

Des visages de jeunes hommes, souvent souriant, qui s’étalent dans les média. Des récits de leur vie, des interviews de leurs proches, des vidéos de réseaux sociaux où ils se mettent en scène reprises jusque dans les journaux télévisés. Les participants au dernier casting musical télévisé ? Non, les terroristes qui ont décimé les rues de Paris vendredi. Réflexion sur une dérive médiatique.



Exhibitionnisme et sens de la mesure

Bien sûr, la large diffusion des photos d’un terroriste en cavale peut permettre son arrestation. Et, à ce titre, elle est légitime. Mais même si cela intéresse et buzze, quel est l’intérêt de diffuser si largement les photos, souvent insouciantes, d’assassins sanguinaires ? Bien sûr, il n’est pas inintéressant, pour notre société, d’essayer de comprendre ce qui peut amener ces jeunes, souvent passés par l’école de la République, à se transformer en monstres criminels. Mais au final, surtout dans de telles circonstances, ces « informations » sont relayées le plus souvent à plat, sans toujours de remise en perspective, d’une manière étonnamment proche de celle dont les émissions de télé-réalité présentent leur candidats. En somme, ils sont présentés comme les héros de ce qui serait la Djihad Academy.

Le plus effarant, pour ne pas dire écœurant, était la diffusion de vidéos, certes floutées, de celui qui serait l’organisateur de ces attentats, tout sourire, rassemblant des cadavres qu’il transporte. Et finalement, on se demande quel est l’intérêt de diffuser de telles images, qui, si elles sont profondément révoltantes pour la grande majorité de ceux qui les voient, pourraient aussi représenter une forme de promotion de la vie au sein de Daech, présentée d’une manière assez troublante. Quel est l’intérêt réel de diffuser ces images, si ce n’est le buzz et l’audience ? Au final, j’ai un peu l’impression que cela revient, quelque part, à présenter les djihadistes comme des héros des temps modernes, même s’ils sont les méchants, d’autant plus qu’ils sont souvent présentés de manière un peu trop neutre.

Des ruisseaux et du fleuve terroriste

mercredi 22 avril 2015

L’Europe : Funkpropaganda et blablabla (billet invité)

Billet invité de l'oeil de Brutus




Le sujet tombe sous le sens tant la construction européenne, par sa nature même, n’est qu’un simple dérivé de l’économiscine néolibéral.

Il y a plus de vingt de cela, à la veille du référendum sur le traité de Maastricht[i] (celui-là même qui allait porter les bases de l’euro …), Philippe Séguin avait déjà anticipé les tréfonds anti-démocratiques de l’UE telle qu’elle a finalement été imposée aux peuples : « le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste forcené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur »[ii]. Ce à quoi, lui donnant finalement mille fois raison et avec une absence de retenue indigne d’un ancien premier ministre, Michel Rocard répondait : « je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent non à Maastricht »[iii]. Mike Godwin venait à peine d’énoncer sa théorie (en 1990), que M. Rocard s’y plongeait déjà à plein tête (creuse).

lundi 5 janvier 2015

De Zemmour et de la démocratie


Cela a été une polémique du mois dernier : le renvoi d’Eric Zemmour d’Itélé suite à des propos tenus sur les musulmans. Une grande partie de la gauche a applaudi, quand la droite l’a soutenu avec le renfort de figures de la gauche, comme Jean-François Kahn, qui a dénoncé une « fatwa médiatique ».



Délit d’opinion et totalitarisme intellectuel

Le cas Zemmour est sans doute symptomatique de notre époque, de la difficulté, ou du refus, de débattre, et de la crispation, pour ne pas dire de la radicalisation, du débat. J’y reviendrai bientôt dans le compte-rendu du « Suicide Français », que je suis en train de lire. Même si l’on peut comprendre qu’un média ait une préférence idéologique et propose une lecture un peu partisane de l’actualité, comment ne pas voir que sur de nombreux sujets, la grande majorité des médias sont tous d’accord, qu’ils soient de gauche ou de droite ? Le comble a sans doute été atteint en 1992 et en 2005 sur les référendums européens, avec un véritable divorce entre l’opinion médiatique et celle de la population.

Dès lors, dans ce cadre, même sans être d’accord avec une bonne partie de ce qu’avance Zemmour, des personnes comme Jean-François Kahn ou Michel Onfray, ont pris position en faveur de l’éditorialiste auteur d’un succès de l’année en librairie. Pour ce dernier, « en France, on ne polémique plus : on assassine, on méprise, on tue, on détruit, on calomnie, on attaque, on souille, on insinue ». Il semble y avoir un refus du débat démocratique, auquel Zemmour participe en apportant une voix différente de celle de la grande majorité de ceux qui sont invités dans les grands média. En ce sens, le renvoi d’Eric Zemmour est plutôt regrettable car il peut représenter un appauvrissement du débat.

Opinion et responsabilité

mercredi 17 septembre 2014

Médias : ces assistés qui s’ignorent (billet invité)


Billet invité de l’œil de Brutus.

La presse grand public sonne en cœur, ou presque, pour lutter contre la dépense publique et l’assistanat. On retrouve ainsi ci-dessous un florilège de ces unes les plus tapageuses :


La presse dite « de gauche », si elle procède, sur ce sujet, moins par unes tapageuses, n’est pas un reste. Le Monde (15/10/2011) s’interroge ainsi : « La France est-elle un pays d’assisté ? », la tournure de la question laissant sous-entendre la réponse. Le 5 avril dernier, il en appelait encore à lutter contre la dette publique. Dans Les Inrockuptibles (16 novembre 2011), Serge July plaide pour une rigueur « de gauche »[i]. Vincent Giret lui emboîte le pas dans les colonnes de Libération le 6 décembre 2011[ii]. L’inénarrable Christophe Barbier espérait (L’Express, 04/11/2011) un « bon président » qui prendrait des « mesures précises, douloureuses et efficaces » pour « ne plus attendre de l’ « Etat Mama » les soins et les consolations ». On n’oubliera pas, bien sûr, l’inévitable, Alain Minc, présent à tour de rôle dans à peu près tous les médias : « Je crois qu’on est désormais dans un nouveau paradigme qui est le suivant : la vertu budgétaire crée la confiance, la confiance crée la consommation et l’investissement. La consommation et l’investissement créent la croissance. Aujourd’hui, le paradigme c’est : “Vertu budgétaire, confiance, croissance”. Et donc, de ce point de vue, les gestes faits pour établir la confiance vis-à-vis des marchés sont le meilleur encouragement à la croissance, bien plus que ne l’était autrefois quelques milliards dépensés »[iii]. Nicolas Baverez, incontournable au Point, mais précédemment à l’Express, pousse, lui, le bouchon encore plus loin : « Autant il est apprécié pour aller dans le Luberon, autant, pour les couches les plus modestes, le temps libre, c’est l’alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance, des faits malheureusement prouvés par les études »[iv].
Bien évidemment, ces éditocrates ne relèvent que rarement parmi tous ces « assistés » qu’ils vilipendent à loisir, la moitié d’entre eux, par exemple, ne réclame pas le RSA quand ils y sont éligibles[v].