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vendredi 13 janvier 2017

Juncker : ce que le voyou Luxembourgeois dit de l’Europe


Aujourd’hui, la commission européenne affirme vouloir lutter contre la désertion fiscale des multinationales. Mais derrière les gesticulations dérisoires autour de quelques cas, pour des montants microscopiques par rapport aux sommes détournées, même si cela est légal, des caisses de la collectivité, se cache justement un des principaux promoteurs de cette désertion fiscale. Jean-Claude Juncker, président de la commission et ancien Premier ministre du Luxembourg, de 1995 à 2013, s’est opposé pendant ce mandat à tout effort pour réduire la désertion fiscale, comme le révèlent des câbles diplimatiques allemands.


Pour un parlementaire européen « il est une part du problème, et pas la solution. Il est absurde que des millions d’Européens qui ont enduré les politiques d’austérité se retrouvent maintenant avec le parrain du dumping fiscal à la tête de la Commission européenne », ce qui en dit long sur les choix de cette Europe, ou les intérêts qu’elle défend… Car, comme le dit Stiglitz, la solution est simple pour lutter contre les parasites fiscaux : la quarantaine. Bref, alors qu’il faudrait boycotter le Luxembourg et remettre en place des contrôles aux frontières, l’UE a choisi de mettre son délinquant en chef à sa tête. Message passé aux dirigeants des multinationales délinquantes, mais aussi à tous les peuples du continent…

lundi 5 septembre 2016

Tout ce qui ne va pas avec le redressement d’Apple

Cela a été une des informations principales de la semaine dernière : la commission européenne demande à Apple un redressement 13 milliards d’euros d’impôts à l’Irlande. Les passes d’armes entre l’UE et les Etats-Unis peuvent être prises comme une bonne évolution de la construction européenne. Mais en réalité, cette condamnation pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résoud.



Légitimation de la désertion fiscale, effacement des Etats

lundi 4 juillet 2016

vendredi 4 décembre 2015

L’indécente recette fiscale de McDo

La Commission Européenne vient d’annoncer avoir lancé une enquête approfondie sur les pratiques fiscales de McDonald’s, qui domicile ses profits au Luxembourg pour ne pas payer d’impôts dans les autres pays. Voici un vrai sujet, extrêmement révélateur sur cette Europe, et pas positivement.



Quand les multinationales volent les citoyens

Les chiffres communiqués par une coalition de syndicats donnent sont effarants : « entre 2009 et 2013, la structure luxembourgeoise (de McDonald’s, qui emploie 13 personnes, a enregistré un chiffre d’affaires cumulé de 3,7 milliards d’euros, sur lequel elle s’est contentée de payer 16 millions d’euros d’impôts ». Ils estiment que la multinationale étasunienne aurait ainsi économisé environ 1 milliards d’euros d’impôts. Le mécanisme est simple : toutes les filiales européennes paient des redevances à l’entité luxembourgeoise (pour l’exploitation de la marque notamment), ce qui diminue d’autant les profits locaux (et les impôts à payer dans les pays où McDonald’s fait son chiffre d’affaire), tout en gonflant les profits de cette filiale, qui, ne paie que très peu d’impôts au Luxembourg (0,4% du CA).

McDonald’s n’est pas la seule multinationale à avoir recours à ce genre de mécanismes, communs pour des multinationales qui subissent aussi la pression de leurs actionnaires pour minimiser les taxes qu’elles paient, de manière à pouvoir récupérer toujours plus d’argent (par le versement de dividendes, la hausse des cours consécutives à la hausse des profits, ou aux programmes de rachats d’action). Le Luxembourg s’est trouvé sous les feux de l’actualité récemment avec le scandale LuxLeaks, qui a révélé l’ampleur des manipulations. Quelques pays se sont fait une spécialité du dumping fiscal pour attirer les profits des multinationales, dans une désertion fiscale qui trouve sa dernière forme dans les phénomènes dit d’inversion où des entreprises fusionnent pour se domicilier dans un parasite fiscal.

Quand l’Europe se moque du monde

jeudi 10 septembre 2015

Les quotas de migrants : une affaire de pouvoir, pas d’aide

On peut penser que la photo du petit Syrien mort a provoqué une prise de conscience bienvenue du besoin d’aider les réfugiés Syriens. Mais on peut aussi y voir le cynisme d’une organisation européenne davantage préoccupée en réalité par le fait de gagner du pouvoir plutôt qu’aider son prochain.



Le refus des vraies solutions

Après tout, il aurait été bien plus simple que les ministres européens réunis la semaine dernière donnent chacun un chiffre du nombre de réfugiés qu’ils pouvaient accueillir, que la somme soit faite et qu’ainsi, les pays européens puissent annoncer qu’ils assureront l’accueil des réfugiés qui en ont le plus besoin. Il n’y aurait pas eu besoin de ces débats byzantins dont est coutume cette folle organisation européenne. Il aurait été possible de faire rapide et efficace. Mais, non, plutôt que de simplement résoudre le problèmes, les institutions européennes semblent sauter sur l’occasion et surfer sur l’émotion afin de grignoter un nouveau pouvoir aux Etats membres, en leur imposant des quotas d’accueil de migrants annuels par pays, qu’ils devront respecter, sous peine d’une amende en cas de non respect !

Comment ne pas voir le profond cynisme de la manœuvre de Juncker ? A supposer qu’il soit motivé par les réfugiés, il valait mieux privilégier une solution facile à mettre en place. Sans abandon de la souveraineté, les Etats accueilleraient sans doute davantage de réfugiés. Là, ils doivent abandonner une fois pour toute la capacité de choisir, ou non, d’accueillir des migrants, pour un montant variable (en quelques jours, le quota global a pris 33%...) et une répartition faite par les cerveaux malades de cette commission qui avait conçu les trajectoires de retour de la Grèce à l’équilibre en 2010 et 2012, immédiatement infirmées par la réalité. Il n’y a nul besoin ici d’abandonner à jamais sa souveraineté pour coordonner l’aide aux Syriens. Mais l’UE sait que les crises sont toujours le moyen de pousser ses pions.

Un bureaucratisme totalitaire

mardi 30 juin 2015

Référendum Grec : nouveau moment totalitaire de Sarkozy et Juncker

L’annonce gaullienne d’Alexis Tsipras d’un référendum sur la proposition indécente de ses créanciers a été accueillie par une volée de bois vert de la part des eurobéats, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy et Jean-Claude Juncker. Une attitude révélatrice du fond totalitaire des euro-élites.



Apprentis autocrates critiquent méchants Grecs

La ligne de défense des eurobéats est risible. Ils peignent les Grecs comme les méchants de l’affaire alors que la dernière proposition des créanciers était aussi indigne sur le fond que sur la forme. Puis, ils parlent d’une catastrophe pour les Grecs s’ils votent non (Jean-Claude Juncker gagnant le prix du plus ridicule avec « il ne faut pas se suicider parce qu’on a peur de la mort »), alors que l’histoire économique démontre l’exact contraire. Mais surtout, beaucoup d’entre eux dénient aux Grecs le droit de s’exprimer sur les négociations en cours. Le président de la Commission a dénoncé « les égoïsmes, les jeux tacticiens, voir populistes », avant de se dire « trahi »… par le recours à la démocratie.

Mais le comble de l’indécence a sans doute été atteint par Nicolas Sarkozy qui a rappelé que « lors du G20 de Cannes, en 2011, M. Papandreou nous a aussi menacés d’un référendum et nous l’avons dissuadé avec Angela ». Faire du refus de faire voter démocratiquement les citoyens un fait d’arme, tout en se prétendant l’héritier du gaullisme ! Sarkozy ose tout. Il faut dire que toute sa carrière démontre une capacité à défendre tout et son contraire. Pour être républicain, il faut aussi être démocrate, et quelqu’un qui n’a pas respecté le vote de son peuple en 2005, puis qui se vante d’avoir imposé à un premier ministre de ne pas consulter son peuple est tout sauf un républicain, ou un gaulliste.

L’UE est bien un projet autoritaire

mercredi 22 avril 2015

L’Europe : Funkpropaganda et blablabla (billet invité)

Billet invité de l'oeil de Brutus




Le sujet tombe sous le sens tant la construction européenne, par sa nature même, n’est qu’un simple dérivé de l’économiscine néolibéral.

Il y a plus de vingt de cela, à la veille du référendum sur le traité de Maastricht[i] (celui-là même qui allait porter les bases de l’euro …), Philippe Séguin avait déjà anticipé les tréfonds anti-démocratiques de l’UE telle qu’elle a finalement été imposée aux peuples : « le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste forcené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur »[ii]. Ce à quoi, lui donnant finalement mille fois raison et avec une absence de retenue indigne d’un ancien premier ministre, Michel Rocard répondait : « je suis persuadé que les jeunes nazillons qui se sont rendus odieux à Rostock votent non à Maastricht »[iii]. Mike Godwin venait à peine d’énoncer sa théorie (en 1990), que M. Rocard s’y plongeait déjà à plein tête (creuse).

mardi 3 février 2015

Grèce : la revanche de la démocratie

Article publié dans le Figaro Magazine du 30 janvier

Dimanche, les Grecs ont voté massivement pour Syriza, une victoire qui est celle de cette démocratie trop souvent ignorée ou refusée par l’Union Européenne.



Une victoire doublement méritée

La victoire de Syriza est une revanche contre cette Europe, qui, en novembre 2011 avait osé refuser au Premier ministre grec de l’époque un référendum sur le nouveau plan d’austérité, malgré toute la bonne volonté de ce dernier pour créer des conditions favorables à son adoption. C’est une aussi une revanche contre ces hiérarques européens, Moscovici ou Juncker, qui avaient lourdement appuyé le gouvernement en place. A force de ne pas la respecter, la démocratie s’est bien vengée.

Cette victoire est aussi une victoire de la démocratie dans le sens où elle sanctionne l’échec de l’équipe au pouvoir, qui l’avait emporté d’un fil en 2012 en défendant les plans européens. Au final, l’austérité a enfoncé le pays dans la dépression et la misère sans même régler le problème de la dette malgré deux défauts : presque tous les économistes s’accordent pour dire qu’il faut une nouvelle restructuration de la dette ! Le fonctionnement normal de la démocratie impliquait un tel résultat.

Logique d’une coalition

samedi 31 janvier 2015

Juncker, apprenti dictateur des temps modernes

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » : voici ce que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré au Figaro au sujet des négociations avec Athènes qui ont suivi l’élection de Syriza, qui a fait plusieurs annonces retentissantes cette semaine.



Haussement de ton ?


Le discours du président de la Commission est ambigu. En effet, il exclut « la suppression de la dette », ce que ne demande pas la nouvelle équipe, qui demande une décote. Et il dit respecter le suffrage universel, mais cela est purement formel s’il n’était pas possible de revenir sur les traités passés et qu’il n’est pas possible d’altérer fondamentalement ce qui en place. En même temps, Alexis Tsipras a clairement indiqué qu’il changera fondamentalement les politiques menées depuis 2010, puisqu’il a mis fin aux privatisations, remonté le SMIC et embauché des fonctionnaires ! S’agit-il d’un simple effet de style pour la négociation ou d’un regret sur l’organisation telle qu’il la souhaiterait en Europe ?

Totalitarisme juridique et démocratie

vendredi 30 janvier 2015

Grèce : Tsipras va à l’épreuve de force




Panique dans l’Union Européenne

Fin des privatisations, remontée du salaire minimum de 20%, réembauche d’un certain nombre de fonctionnaires : les premières annonces d’Alexis Tsipras et de ses ministres ont décoiffé dans les capitales européennes. « Nous ne reconnaissons ni le mémorandum, ni la troïka » dit un ministre ! Résultat : la bourse a perdu plus de 9% mercredi et les taux d’intérêt sur la dette grecque se sont envolés, d’autant plus que le nouveau gouvernement a réaffirmé sa volonté de négocier un allègement de la dette. Mais le 180° politique est cohérent avec le programme de Syriza, pour lequel les Grecs ont voté largement dimanche dernier. Ce faisant, c’est la démocratie qui s’applique.


Tsipras plus fort que les 27 ?

mercredi 17 décembre 2014

L’effarante visite de Moscovici dans la chaudière grecque


Lundi, Pierre Moscovici est venu soutenir le gouvernement de droite, deux jours avant un vote décisif. Une visite révélatrice de ce qui ne va pas dans cette Europe, entre le soutien à des politiques en échec depuis des années, et la récompense de l’incompétence et indistinction politique.



La prime à l’incompétence et l’indistinction ?

On ne dira jamais assez à quel point il est effarant que Pierre Moscovici soit devenu commissaire européen à l’économie cette année. Voici un ministre, qui, en 2012, annonçait que le déficit budgétaire de la France atteindrait 3% du PIB en 2013. Un an après, soldant l’échec de la politique qu’il avait mise en place, qui prolongeait celle du gouvernement précédent, notamment pour les hausses d’impôts, il annonçait que finalement, il faudrait attendre deux ans de plus. Un peu plus d’un an plus tard, son remplaçant, Michel Sapin, a de nouveau repoussé l’échéancier de deux ans. Bref, ce qu’il annonçait pour 2013, le serait en 2017. Et encore, la majorité aura le temps de changer d’ici là…

Quelle légèreté et quelle inconscience de l’avoir nommé à un tel poste ! Lui, qui a échoué en France, doit  maintenant guider l’Europe entière ! Toujours aussi incroyable, le voici qui va soutenir l’équipe au pouvoir en Grèce quelques jours à peine avant des élections présidentielles décisives. Non seulement cela pose un problème de crédibilité quand la Commission demande quoique ce soit au pays, mais le soutien, par un commissaire étiquette à gauche d’un gouvernement largement dominé par la droite, renforce encore l’indistinction grandissante entre ce qu’on appelle la gauche et la droite de gouvernement en Europe. Dans un sens, cela clarifie sans doute le débat politique, mais malheureusement, cela profite aussi assez souvent, mais pas toujours heureusement, à des partis extrémistes.

Athènes au bord de la rupture ?

mercredi 4 juin 2014

Le coup de force des bureaucrates bruxellois (billet invité)


Billet invité de Léonard

Le vendredi 29 mai, Angela Merkel a admis que Jean Claude Juncker, le candidat du parti PEE (droite conservatrice) et ancien premier ministre d’un parasite fiscal bien connu devait être le futur Président de la Commission européenne.


« C’est une grande victoire pour la démocratie ! » se sont écriés les europhiles les plus philiques, au premier rang desquels se trouve l’excellent Jean Quatremer qui s’inquiétait sur son blog de l’obstruction réalisée, entre autres, par David Cameron, premier ministre britannique.

Démocratie ? Hum, à voir.

Même le plus obtus des observateurs constatera que le message envoyé par les électeurs le 25 mai n’était pas « Nous voulons Juncker à la tête de la commission ». Sauf en Allemagne, le vote et le non-vote ont été un signe évident d’un rejet de la politique européenne telle qu’elle se décide. L’abstention a été la règle commune, dépassant les 70% dans des pays comme la République tchèque, la Lettonie ou la Slovénie ; quant au vote eurosceptique, qu’il soit de gauche, de droite ou du centre, il a fait un raz de marée. En France, il avoisine les 40% (FN + DLR + FdG), au Royaume Uni, il flirte avec les 30%, il est fort en Italie ou au Danemark. L’association de l’abstention et du vote eurosceptique met en évidence un fait majeur : Il y a un gros problème de légitimité dans l’Union européenne. 

vendredi 21 mars 2014

Présidence de la Commission : le cauchemar continue


Comme le rapporte The Economist, le résultat des prochaines élections européennes pourrait influencer le choix du prochain président de la Commission Européenne. Les noms qui sont avancés à date montrent que cela ne devrait améliorer en rien la qualité de la personne choisie…


Le trio infernal

Pour l’instant, cela n’a pas encore vraiment pénétré le débat public, mais a priori, si les membres du Parti Socialiste Européen arrivent en tête, ce devrait être Martin Schulz, un social-démocrate allemand, qui remplacerait Barroso. Si c’est l’alliance de centre-droite du Parti Populaire Européen (dont fait partie l’UMP – mais pas le Parti Conservateur de David Cameron depuis 2009, ce qui pénalise lourdement ce groupe), ce serait Jean-Claude Juncker, l’ancien premier ministre du Luxembourg. Enfin, les libéraux ont pris Guy Verhofstadt, un ancien premier ministre belge, comme tête de gondole pour ces élections. Les partis n’ont pas mieux choisis que les chefs d’Etats dans le passé…

Martin Shulz représenterait en effet un choix très malheureux. Alors que l’Allemagne exerce de facto le rôle principal dans l’Union Européenne, comme le démontrent toutes les négociations, que ce soit sur l’union bancaire ou les différents plans, et qu’elle bénéficie déjà de la présence de la BCE sur son territoire, lui accorder en plus la présidence de la Commission renforcerait encore sa position hégémonique. Le choix alternatif n’est guère plus réjouissant. En effet, alors que l’Union Européenne continue à discuter de réglementations financières, il serait pour le moins paradoxal que le président de la Commission soit issu d’un parasite fiscal notoire et qui, de facto, vole ses voisins….

La démocratie impossible