vendredi 30 janvier 2015

Grèce : Tsipras va à l’épreuve de force




Panique dans l’Union Européenne

Fin des privatisations, remontée du salaire minimum de 20%, réembauche d’un certain nombre de fonctionnaires : les premières annonces d’Alexis Tsipras et de ses ministres ont décoiffé dans les capitales européennes. « Nous ne reconnaissons ni le mémorandum, ni la troïka » dit un ministre ! Résultat : la bourse a perdu plus de 9% mercredi et les taux d’intérêt sur la dette grecque se sont envolés, d’autant plus que le nouveau gouvernement a réaffirmé sa volonté de négocier un allègement de la dette. Mais le 180° politique est cohérent avec le programme de Syriza, pour lequel les Grecs ont voté largement dimanche dernier. Ce faisant, c’est la démocratie qui s’applique.


Tsipras plus fort que les 27 ?

Les dirigeants européens semblent coincés dans une impasse. Est-il possible d’avoir l’accord des pays créditeurs du Nord pour alléger le fardeau qui pèse sur la Grèce depuis 5 ans ? Les premières mesures prises par le nouveau gouvernement risquent de fortement faire tousser l’Allemagne ou la Finlande notamment. Mais en même temps, Tsipras ne peut sans doute pas revenir sur ses promesses, et il dispose de plusieurs atouts dans sa manche, entre le scénario argentin (défaut complet et retour de la drachme) et le recours à l’aide de la Russie, qui ne serait sans doute pas mécontente de mettre un coin dans cette construction européenne si proche des Etats-Unis.

Syriza, s’appuyant sur sa majorité à l’Assemblée, semble déterminé à appliquer son programme. Et il semble que ce sera aux dirigeants européens de choisir s’ils acceptent d’habiller cet état de fait dans un accord qui sauverait leur face ou s’ils vont à une épreuve de force où Alexis Tsipras pourrait bien mettre un pied en-dehors de l’édifice européen, quitte à faire appel à d’autres et s’éloigner de l’UE. Voilà pourquoi, comme pendant la campagne, je pense que le scénario le plus probable à date reste un accord entre Athènes et les autres capitales européennes, qui auront été soumises par la volonté d’un peuple, même si tout sera fait pour préserver les apparences.


D’ailleurs, Jean-Claude Juncker affirme que « des arrangements sont possibles », ce qui montre que l’UE pourrait passer du chêne au roseau pour survivre. Mais si les vents Grecs n’en viennent pas à bout, ils pourraient en inspirer d’autres, plus puissants, capables de la déraciner pour de bon…

31 commentaires:

  1. Syriza devrait obtenir quelques annulations de dette complémentaires et quelques reports d’échéances.
    Ce qui compte, pour l’oligarchie euro-atlantiste, c'est que la Grèce reste solidement arrimée dans l’UE, dans l’euro et dans l’OTAN. Et cela, M. Tsipras l’a déjà confirmé.
    Il n'y a aucune épreuve de force. Tout cela est déjà programmé. La douche froide va arriver bientôt. Car il faut l'unanimité des 28 pays. Et M. Tsipras le sait.
    De plus avec Tafta négocié dans le dos des peuples européens, M. Tsipras sait également à quoi sans tenir avec l'UE.
    Les partis politiques français font croire que la démocratie viendra de la Grèce avec M. Tsipras. Ils se trompent lourdement. C'est surtout une grande machine médiatique qui les sert pour utiliser la fameuse formule magique, qui marche depuis longtemps, le mirage de l'autre Europe.

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    1. Le tatfa doit être voté à l'unanimité des pays membres de l'UE, si la Grèce de le vote pas, byby!

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  2. Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France.

    « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », affirme notamment le président de la Commission européenne.

    Intraitable. Dans un entretien au Figaro (29 janvier, édition abonnés), le président de la Commission européenne adresse une fin de non-recevoir au gouvernement grec conduit par Alexis Tsipras. Sur l’annulation de la dette, Jean-Claude Juncker oppose à la Grèce un « non » catégorique :
    « Athènes a accepté deux plans d’ajustement (de redressement, NDLR), elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »
    On a connu le président de la Commission plus conciliant quand, Premier ministre du Luxembourg, il autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE.

    Les élections ne changent rien, affirme en substance le président de la Commission européenne. Sans prendre beaucoup de gants :
    « Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »
    Vous n’êtes pas certain d’avoir compris ? « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités », ajoute encore Jean-Claude Juncker, qui lâche une phrase terrible, qui résume toutes les limites de la démocratie dans l’Union européenne :
    « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

    http://www.politis.fr/Juncker-dit-non-a-la-Grece-et,29890.html

    La construction européenne est anti-sociale.
    La construction européenne est anti-populaire.
    La construction européenne est anti-démocratique.
    Elle doit être détruite.

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  3. On y verra plus clair au mois de Mars au plus tard. Article du 12 Janvier 2015 : « La Grèce insolvable en mars? Le gouvernement met la pression sur Syriza»:

    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/la-grece-principal-risque-d-une-economie-europeenne-en-croissance-moderee-12-01-2015-4439751.php

    « Le ministère grec des Finances a mis en garde lundi le parti de gauche Syriza, favori des sondages pour les législatives du 25 janvier, sur la marge de manœuvre étroite de la Grèce pour couvrir ses besoins de financement à partir du mois de mars. "Les besoins de financement deviennent particulièrement impérieux en mars. Le gouvernement pourrait alors recourir aux mêmes outils que dans le passé, à savoir l'émission de bons du Trésor", a expliqué le ministère dans un communiqué. "Mais il y a deux limites importantes" à cela, poursuit-il, qui risquent de "placer le gouvernement dans l'incapacité de remplir ses obligations, de payer ses fournisseurs, etc ...". D'une part, affirme le ministère, la Grèce a déjà émis jusqu'en décembre un total de 15 milliards de bons du trésor et ainsi atteint le plafond autorisé. Il lui faudrait donc obtenir "un accord de ses créanciers" pour dépasser ce plafond. D'autre part, "compte-tenu du climat d'incertitude qui règne", seules les banques grecques manifestent actuellement un intérêt pour l'achat de bons du trésor, selon le ministère. Or "il faudra, après les élections, que les banques disposent des liquidités nécessaires pour acheter ces bons". Ce qui ne sera pas le cas, d'après le ministère, si la Banque centrale européenne (BCE) "coupe les liquidités aux banques grecques" en raison de l'absence d'accord entre le gouvernement grec et ses créanciers UE et FMI sur l'audit de l'économie du pays en cours depuis plusieurs mois et actuellement suspendu. La BCE a indiqué la semaine dernière que l'accès des banques grecques à son financement dépendrait de la conclusion de cet audit qui devait s'achever fin décembre et a été prolongé jusque fin février, et dépendrait aussi de la signature d'un nouvel accord de partenariat entre la Grèce et l'Union européenne pour succéder au deuxième plan de sauvetage en cours depuis 2012. Certaines déclarations des dirigeants de Syriza laissent penser que la conclusion de l'accord souhaité par les créanciers n'est pas la priorité du parti en cas de victoire et de formation d'un gouvernement. Dans une interview dimanche au journal Realnews, le dirigeant de Syriza Alexis Tsipras a relativisé la menace d'insolvabilité du pays, rappelant que les élections de 2012 s'étaient déroulées sous la menace, "couteau sur la nuque", de priver le pays d'une tranche de prêt, mais cette "dose a été retardée de sept mois, sans survenue d'aucun événement de crédit", a-t-il affirmé ».

    La première limite signalée implique déjà un accord avec les créanciers (la troïka) pour le versement d'une tranche d'aide ou pour autoriser le gouvernement grec à emprunter sur les marchés à taux exorbitant, cela même si la BCE continue à injecter des liquidités aux banques grecques pour ne pas créer un problème.

    Saul

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  4. Ils feront comme pour l'Irlande, une dette à 30 ans. L'Espagne, l'Italie...demanderont pareil, puis ce sera une dette à 100 ans ou éternelle, le système des rentes du XIX ème siècle.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150128trib8834744bb/quand-la-bce-acceptait-une-restructuration-de-la-dette-irlandaise.html

    Il ne serait pas très compliqué de recréer la dette perpétuelle. On pourrait, par exemple, mettre en place des livrets d’épargne dans lesquels chaque Français peut, jusqu’à un maximum de 20 000 euros, placer de l’argent sans possibilité de retrait, qui rapporte un intérêt garanti et défiscalisé (par exemple, 3% de plus que l’inflation) et transmissible à ses descendants. Un tel produit serait plus attrayant (et nettement moins risqué et contraignant) que le placement immobilier (20 000 euros correspondent à peu près, par Français, à la dette publique détenue par les non-résidents).

    https://deshautsetdebats.wordpress.com/2014/07/10/faut-il-rduire-les-dficits-publics-24/

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  5. Techniquement le programme de Syriza est parfaitement applicable. Mais sur quoi déboucherait-il à supposer que l'Allemagne avale son chapeau ?
    Les hausses de salaire et d'impôts dégraderont encore la compétitivité, l'augmentation de la demande aggravera les importations. Bref l'argent injecté dans l'économie grecque soulagera quelques problèmes immédiats mais au prix d'un endettement dont on ne voit guère comment il pourrait ne pas être cumulatif. Le projet de Syriza de faire financer ses infrastructures par la BEI est cohérent, mais il ne porterait ses fruits en matière de productivité qu'à long terme... Entre temps, le manque de compétitivité continuera à décourager l’investissement privé...
    Si un tel schéma était validé pour la Grèce, il devrait nécessairement l'être pour l'Espagne ou l'Italie. L'Europe s'engagerait vers une croissance tirée par l'investissement public vers les pays déficitaires, qui deviendrait probablement inflationniste à terme.
    C'est possible mais rempli d'incertitude, car rien ne garantit que les écarts de productivité de comblent avec le temps. Sous l'apparence d'un mécanisme de crédit, on assisterait alors à un transfert de richesse permanent de l'Allemagne vers le Sud, les excédents allemands n'étant finalement jamais "payés".

    J'imagine mal un consensus sur un tel scénario...

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    1. C'est le problème du raisonnement gauchiste qui ne veut pas entendre parler de frontière. Ils n'ont retenu de Keynes que les politiques de relance de la demande en oubliant les politiques de contrôle commercial et monétaire. Résultat, ces gauches alternatives font le lit du néolibéralisme en pratiquant des politiques de relance à court terme qui finissent en fiasco parce que personne n'a pris soin de faire en sorte que l'augmentation de la consommation se fasse surtout sur les produits locaux. Une fois que ces politiques déséquilibrées échouent, on a la bête néolibérale qui arrive et qui vous dit que toute relance est impossible, en prenant bien soin de ne pas signaler dans le cadre libre-échangiste.

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    2. En effet si Syriza ne s’inquiète pas de la balance commerciale c'est très inquiétant.
      Si on ne peut pas compter sur un succès économique grec le veritable intérêt de la victoire de Syriza serait donc plutôt de provoquer le démontage de l'Euro par le refus, logique, de l'Allemagne de ce système de transfert.

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  6. Je trouve qu'un homme comme Yanis Varoufakis lorsqu'il déclare à face du monde qu'il faut venger l’honneur des Grecs et renégocier leur dette : il n'a pas tort mais il faut un fil conducteur - Il ne faut pas oublier que pour rentrer dans la zone Euro la Grèce a truqué ses comptes - Alors donneur de leçons, certes, mais attention tout de même - Il faut savoir qu'en Grèce il y a aussi des nantis qui ne paye pas l'impôt ou si peu et, bien sûr, l’Église orthodoxe, immensément riche qui en est dispensée - Il faudra donc que le Grèce balaye devant sa porte aussi - Il a mille fois raison sur l'idée qu'il faudra un plan Marshall pour relancer l'Europe mais dans la discipline et la bonne humeur et puis il faudra que la Grèce devienne bon élève, pas comme la France qui devra, elle aussi, passer a la moulinette - Grande Bretagne et Allemagne sont de bon élève, comme les pays du Nord, Irlande, Portugal, Espagne, Italie ont fait des efforts qui produisent des effets donc la Grèce devra aussi relever les manches - Je dirai simplement a ce ministre des finances grec "Aides-toi et le ciel... Européen t'aidera".

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    1. Je trouve qu'un homme comme Yanis Varoufakis à raison lorsqu'il déclare à face du monde qu'il faut venger l’honneur des Grecs et renégocier leur dette : (...).

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    2. Pas un seul dirigeant européen ou de la troïka n'arrive à la cheville de Varoufakis en termes de compréhension de l'économie. Merkel, Schaüble, Juncker...sont des nullités.

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  7. Si Alexis est dispo en 2017, y a un poste à prendre au 55...

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  8. @ J Halpern

    Vous amenez un peu de raison dans ce discours de guerre entre prêteurs (Europe) et emprunteurs (Grèce).

    Avant 2009 la Grèce vivait (consommer) au dessus de ses moyens (sa production). Elle le pouvait parce que des prêteurs leurs permettaient d’importer plus qu’elle n’exporte pour donner d’avantage de plaisir de vivre au Grecs que ce que leurs productions leur permettaient

    En ces temps là : les grecs considérer les prêteur comme des DIEUX.

    C’était le PARADIS

    Hélas les DIEUX un jour ont dit stop nous ne pouvons plus vous nourrir indéfiniment. Alors les gouvernements successifs, par crainte des Dieux peut-être, ont œuvrés pour que Grecs vivent à hauteur de leurs productions. Ils y sont parvenus fin 2014.

    Mais, durant cette période, des DIABLES sortis de l’inconscient ont dit aux Grecs : « Ce n’est point vous qui avaient consommés au dessus de moyens, c’est les banquiers qui vous ont forcés, ce sont eux les responsables»

    C’est alors qu’une majorité relative à retenue le discours des DIABLES et dans la république, à transformer cette majorité relative en majorité parlementaire pouvant exercer sa dictature majoritaire.

    Quittons ce conte pour revenir à la réalité.

    Fin 2014 la Grèce ne vit plus au dessus de ses moyens. Elle vit de ses productions, n’a plus de déficit et n’a plus besoin de nouveaux emprunts. Il lui faut regagner la perte de pouvoir d’achat, perdu pendant la période où les Dieux ont grondés, une perte de pouvoirs d’achat correspondant aux emprunts qu’elle faisait en ces temps où la Grèce était au paradis arrosé par les DIEUX.

    A partir de 2015, pour regagner ce pouvoir d’achat, les Grecs vont s’organiser pour passer plus de temps de production et vont devenir plus nombreux à produire, ils vont avoir plus de biens et de services à se partager, pour atteindre le niveau de vie de 2009 et même un niveau de vie au-delà ; comme ils ont négociés avec les prêteurs et fait la promesse qu’ils utiliseraient une partie de l‘au-delà du pouvoir d’achat de 2009 pour payer les intérêt et rembourser la dette, après promesse de ne plus faire le déficit : il seront au paradis chez eux sans besoin des DIEUX.

    Quittons cette fiction pour revenir à la réalité. Quelle réalité ?
    Nous le serons dans le prochain épisode, à vous de décider :
    Celle des diables votez 1
    Celle du bon sens Votez 2

    Unci TOÏ-YEN

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    1. Il n'y a aucun bon sens dans l'idéologie soi-disant "libérale".

      C'est juste une guerre de riches qui n'ont jamais assez contre les pauvres qui n'ont rien ou loin d'avoir assez.

      Finalement, ce sont les riches qui ont entendu le discours des communistes : riches de tous pays unissez vous... contre les pauvres du monde entier.
      - riches de tous le pays, faites-en sorte de supprimer tout ce qui peut protéger les pauvres ! vae victis ! en prime, c'est mieux si ce sont les pauvres qui ont mauvaise conscience !

      Rendez-vous compte, quel honte d'oser imaginer que le fruit de son travail puisse permettre à un tâcheron de subvenir à tous ses besoins ! non mais oh ! tous les gains des pauvres sont des pertes pour les riches, logique !

      Le coût du capital est indolore pour l'entreprise et la société ; seul le coût de la main-d'oeuvre fait mal... c'est bien connu, et totalement prouvé !

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    2. Le problème grec, c'est avant tout la corruption et la fraude fiscale, comme en France dans une moindre mesure :

      http://www.lesinrocks.com/2014/10/15/actualite/antoine-peillon-fabrice-arfi-corruption-cest-lassassinat-contre-lidee-meme-societe-organisee-11529996/

      http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-peillon/280115/affaire-bettencourt-levasion-fiscale-toujours-ignoree-par-la-justice-pourquoi

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    3. @ Abd Salam

      En toute modestie j’avoue. Mon intelligence n’est pas à la hauteur de la vôtre. En effet elle ne me permet pas de trouver un lien entre mon commentaire et votre réponse :
      « Il n'y a aucun bon sens dans l'idéologie soi-disant "libérale" »
      Mais encore ne me permet pas de comprendre vos propos qui opposent riche et pauvre.

      Pour moi la différence entre pauvre et riche ne peut provenir que d’une absence d’équité provenant soit
      - D’un manque d’équité dans la production des biens et des services.
      - D’un manque d’équité dans la valorisation des efforts fait des intervenants (physiques financier ou intellectuels) dans la production des biens et des services
      - D’un manque d’équité du partage entre les actifs et les inactifs de touts les biens et services produits par les seuls actifs.
      - D’un manque d’équité du partage entre chacun des inactifs de tous les biens et les services mis à la disposition des inactifs par les actifs qui les ont produits.

      Il va de soi que ce que raconte ici n’est compréhensible que si on admet que le partage de la monnaie n’est pas une finalité mais qu’un moyen qui en finalité nous permet de partager les biens ou les services entre nous tous alors que ce sont les seuls actifs qui les produisent.

      Si je fais erreur je compte sur vous pour redresser mon intelligence défaillante.

      @ Anonyme
      Pour votre part vous me répondez :
      « Le problème grec, c'est avant tout la corruption et la fraude fiscale, comme en France dans une moindre mesure : »
      Vous n’avez pas tord sauf que le problème Grec était AVANT TOUT celui de vivre au dessus de ses moyens, puis, après seulement, celui de la corruption et de la fraude qui en réalité est un problème entre citoyens et se traduit par les quatre manques d’équité énoncés précédemment auxquels il faut y ajouter :
      - Un manque d’équité dans la participation de chacun aux dépenses mutualisées.
      - Un manque d’équité dans la participation de chacun aux dépenses collectivisées.

      Pour parvenir à ces équités aucun discours idéologique n’y parviendras. Il faut en débattre.
      Pour ces deux dernières l’équité ne seraient t’elle pas que chacun, en fonction de ses capacités, passent un même temps dans sa vie pour participer à ces dépenses mutualisées, puis encore un même temps pour ces dépenses collectives pour pouvoir jouir pleinement de ces prestations mutuelles ou collectives ?

      Le débat est ouvert.

      Unci TOÏ-YEN

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    4. Les pays endettés d'Europe ne vivent pas au dessus de leurs moyens, les évasions et fraudes fiscales sont du vol pur et simple organisé par les 0,1% les plus riches, les vrais fascistes actuels ce sont eux, qui maitrisent les médias pour leur propagande, qui maitrisent les politiques en faisant élire ceux qu'ils choisissent, qui peuvent se payer les meilleurs juristes.

      La zone Euro a une balance commerciale excédentaire, elle vit en dessous de ses moyens. La population allemande vit en dessous de ses moyens du fait de sa balance commerciale excédentaire qui ne bénéficie qu'à une faible partie des allemands.

      Si le FN passe, il saura très bien se faire payer par ces 0,1% qui eux seront ravis d'avoir un parti autoritaire pour maintenir l'ordre qui leur convient. Le nazisme a très bien su s'allier avec les capitaines d'industrie et de la finance de l'époque.

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    5. Unci TOÏ-YEN

      L'Allemagne a une dette vis à vis de la Grèce, qu'elle a pillée pendant la 2WW, et refuse de payer, pourquoi la Grèce devrait payer sa dette à l'Allemagne ?

      Dans l’immédiat après-guerre, sur pression américaine, le remboursement de ces réparations avait, comme on l'a vu, été renvoyé à un futur traité d’unification des deux Allemagnes. La chute du mur en novembre 1989 a réveillé cette vieille question enfouie. Mais au moment des pourparlers d'unification, le chancelier Kohl a refusé de payer les réparations liées à la Seconde Guerre mondiale, à l’exception des indemnités versées aux travailleurs forcés.

      http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150126.OBS0832/quand-les-creanciers-de-l-allemagne-fermaient-les-yeux-sur-sa-dette.html

      En plus de ces massacres, l'Allemagne nazie a forcé la banque nationale grecque à acquérir 476 millions de Reichsmarks d'obligations jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, rappelle Der Spiegel.

      http://www.slate.fr/story/97351/alexis-tsipras-facture-des-crimes-nazis-allemagne

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    6. @ Unci TOÏ-YEN,

      Si vous dites que votre intelligence est défaillante, je suppose que c'est un sincère témoignage d'humilité.

      A mon humble avis, vous concernant, je parlerais d'aveuglement idéologique ; ne voyez-vous pas que la politique menée actuellement en Europe n'est pas libérale ? c'est un capitalisme de copinage.

      Faites-vous semblant de ne pas voir que la finance est totalement déconnectée de l'économie réelle ?

      Vous ne voyez pas ou ne voulez pas voir que les sacrifices qui sont demandés aux catégories pauvres ne servent qu'à nourrir la rente ?

      La politique menée actuellement n'a rien à voir avec le bon sens, notamment parce que l'offre a besoin d'une demande.

      L'offre n'est point démiurge.

      Il y a un combat des riches contre les pauvres, voulu par les premiers, et rendement mené à l'avantage des premiers.

      L'intérêt particulier des très riches sert de cap à la place de l'intérêt général.

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    7. @ Abd Salam

      A vous entendre : je souffre d’un aveuglement idéologique parce que je dis
      :

      La différence entre pauvre et riche ne peut provenir que d’une absence d’équité provenant soit
      - D’un manque d’équité dans la production des biens et des services.
      - D’un manque d’équité dans la valorisation des efforts faits de chacun des intervenants (physiques financiers ou intellectuels) dans la production des biens et des services
      - D’un manque d’équité du partage, entre les actifs et les inactifs de tous les biens et services produits par les seuls actifs.
      - D’un manque d’équité du partage entre chacun des inactifs de tous les biens et les services mis à la disposition des inactifs par les actifs qui les ont produits.

      Par contre, sur le même sujet votre analyse n’est aucunement idéologique quand elle conclu.

      Vous ne voyez pas ou ne voulez pas voir que les sacrifices qui sont demandés aux catégories pauvres ne servent qu'à nourrir la rente ?

      La politique menée actuellement n'a rien à voir avec le bon sens, notamment parce que l'offre a besoin d'une demande.

      L'offre n'est point démiurge. Il y a un combat des riches contre les pauvres, voulu par les premiers, et rendement mené à l'avantage des premiers. L'intérêt particulier des très riches sert de cap à la place de l'intérêt général.

      J’en prends acte, mais m’interroge :

      Puisque vous affirmez non par idéologie mais par analyse : pouvez-vous me donner le montant de la rente en France, avant et après impôt, et le montant des salaires avant et après impôts et vos sources afin de connaitre le montant de la restitution à faire aux catégories pauvres, nous donner la définition de cette catégorie y compris nombre.

      Autre chose : Tranchez le débat entre relance par offre ou demande

      Pour moi la relance c’est la rencontre de producteurs et de consommateurs que se font rencontrer des entreprenants pour s’entendent sur la chose et le prix.

      Unci TOÏ-YEN

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    8. @ Unci TOÏ-YEN,

      Je vous ai expliqué que la politique actuelle n'est pas libérale ! dois-je comprendre que l'ultra-capitalisme pratiqué dans l'U.E. est votre définition du libéralisme ?

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    9. Ce que je dis des travers des capitalistes de ne datent pas d'hier :

      «On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.»
      Voltaire

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    10. @Abd Salam
      Quand on demande des arguments qui font que mes commentaires ont un rapport avec le capitalisme, ou permettant de justifier vos dires, on ne reçoit que des phrases enregistrées dans votre inconscient, qui ne peuvent trouver un éco que chez ceux pour qui l’inconscient est une source de preuve.

      Pour preuve l’appréciation que vos commentaires déclenche chez Laurent Herblay Pinsolle

      « Assez d’accord, même si je crois que c’est largement inconscient. »

      Ce n’est pas en citant Voltaire que vos conclusions ne seront plus « largement inconscientes »

      D’ailleurs voltaire ne disait-il pas aussi :
      « L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes. »

      Vous voyez la confrontation n’a rien de bon pour trouvez des consensus.
      Alors argumentons
      J’attends de votre part les réponses aux questions relative à la rente demandée ce 30 janvier pour être certain que vos vérités ne sont pas largement inconscientes.

      Pour votre citation de voltaire il est à noter qu’elle reste d’actualité. La cause n’est pas celle du capitalisme mais des dirigeants qui, ne comprenant rien en économie, donnent des valeurs fantaisistes aux choses. Ce qui me révolte. C’est pour cela que je vous ais énoncé, sans que vous le compreniez, comme cause de la pauvreté entre autre :
      - un manque d’équité dans la valorisation des efforts faits de chacun des intervenants (physiques financiers ou intellectuels) dans la production des biens et des services
      - D’un manque d’équité du partage entre chacun des inactifs de tous les biens et les services mis à la disposition des inactifs par les actifs qui les ont produits. (retraite)

      Unci TOÏ-YEN

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  9. Pourquoi la Grèce ne pourrait pas se permettre ce que fait le Luxembourg , niche fiscale qui vit sur le offshore et autres blanchiment . Qu'est ce qui interdirait à la Grèce de devenir une niche fiscale comme le Luxembourg et attirer les capitaux chez elle . Puisque l'idéologie libérale europeiste est la libre circulation des capitaux .

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    1. Chypre l'a fait, on voit avec quels résultats.

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  10. Athènes prête à renoncer à 7 milliards d'euros pour en finir avec la troïka :

    Bluff, inconscience ou vraie détermination, le gouvernement grec s'est montré prêt vendredi, pour en finir avec la troïka, à renoncer à sept milliards d'euros attendus de l'UE fin février, alors que les caisses de l'Etat sont déjà fragilisées, ramenant les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro. Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a réitéré en effet officiellement devant le patron de la zone euro Jeroen Dijsselbloem des propos tenus par le Premier ministre Alexis Tsipras et par lui-même depuis quelques jours. La Grèce veut bien avoir "la plus grande coopération avec les institutions", comme l'UE, la BCE ou le FMI, mais elle n'a plus "l'intention de collaborer" avec ce qu'il a appelé "une délégation tripartite, anti-européenne, construite sur une base branlante", la troïka. »

    "Au cours de cette conférence de presse commune avec M. Varoufakis, M. Dijsselbloem -- qui avait auparavant rencontré M. Tsipras -- est apparu très crispé, ne pouvant que rappeler "qu'ignorer les accords n'est pas le bon chemin à prendre".C'est que les implications de la position grecque peuvent être énormes : "Je pense que la probabilité d'un Grexit (une sortie de la Grèce de la zone euro) a pris quelques points de pourcentage", observait auprès de l'AFP Alexandre Delaigue, professeur d'économie à Saint-Cyr. "Une solution où tout le monde sauve la face s'éloigne", estimait-il. "Ces gens ne bluffent pas, mais la Grèce ne va pas réussir à arriver jusqu'à fin février", s'alarmait Theodore Pelagidis, du think tank Brookings, à Bloomberg. "La situation va empirer de jour en jour, avec en première ligne les banques du pays", a-t-il estimé. Selon le journal Kathimerini en effet, il y a actuellement moins de deux milliards d'euros dans les caisses de l'Etat grec, qui auront disparu fin février. Et les finances publiques se portent d'autant plus mal que les Grecs ont pour certains arrêté de payer leurs impôts pendant la campagne électorale, en attendant de voir ce qui sortirait des urnes."

    Article complet :

    http://www.boursorama.com/actualites/athenes-prete-a-renoncer-a-7-milliards-d-euros-pour-en-finir-avec-la-troika-b8d4023d71578b47a53bd81413b2dedb

    Saul

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  11. @ Anonyme

    Voir. La fin des privatisations, la hausse du SMIC de 20%, les embauches de fonctionnaires, ce n’est pas rien. Même s’il ne va pas aussi loin qu’on pourrait le souhaiter, ce n’est pas de la social-démocratie tellement molle qu’elle n’est plus qu’euro-libérale.

    Bien d’accord, ils pourront toujours jouer sur les conditions de la dette, comme je le pressens depuis quelques semaines.

    Beaucoup disent que l’UE était au courant du trucage des comptes. De toutes les façons, si on avait suivi la lettre des traités, même avec ses comptes truqués, la Grèce ne pouvait pas rentrer théoriquement…

    @ BA

    Merci pour ce lien

    @ Saul

    Il est bien évident qu’il est trop tôt pour juger. Mars donnera une première indication. Mais les premiers signes, dont l’annonce sur les 7 milliards, sont très encourageants

    @ J Halpern & Yann

    Bien vu. Mais ils pourraient redécouvrir les frontières sans le dire, où alors ce pourraient être les grecs qui le feraient sans action de l’Etat ?

    @ Un Citoyen

    Vous oubliez qu’avant, il y avait un équilibre avec la baisse de la monnaie nationale, rompu par l’arrivée de l’euro

    @ Abd_Salam

    Assez d’accord, même si je crois que c’est largement inconscient. Point intéressant que les dettes de guerre allemandes.

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    1. @ Laurent Herblay
      Vous tenez un blog ceci vous oblige à un minimum de rigueur puisque ce que vous dites est censé être la vérité. Certaine peuvent être que des opinions, mais d’autres des réalités qui se doivent sincéres et réfléchit.
      Quand vous écrivez dans vos appréciations sur les commentaires à votre blog :
      « Assez d’accord, même si je crois que c’est largement inconscient. »

      Etes vous conscient que ‘’l’inconscient’’ n’est pas une preuve de vérité ?

      Quand vous écrivez à propos de la Grèce de l’avant EURO.

      « Vous oubliez qu’avant, il y avait un équilibre avec la baisse de la monnaie nationale, rompu par l’arrivée de l’euro »

      Alors que le déficit de la balance commerciale, en monnaie, Grecque, puis Euro entre 1989 et 2009 (sauf 1995) était entre 10 et 15%, sans variation entre avant et après Euro, puis le déficit public entre 1989 et 2007 entre 5 et 7%, en sachant aujourd’hui que ce déficit était inferieur à la vérité.

      Avez-vous conscience que cette appréciation ne relève alors plus de l’inconscience qui justifie votre accord mais du mensonge obligatoire quand on veut faire triompher une idéologie faute d’arguments raisonnables.

      Vos lecteurs n’ont-ils pas droit à la vérité argumentée ?

      Unci TOÏ-YEN

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  12. La chancelière allemande Angela Merkel a exclu samedi dans un entretien à la presse un "nouvel effacement" de la dette de la Grèce comme le souhaite le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras.
    "Il y a déjà eu un renoncement volontaire des créanciers privés, les banques ont déjà renoncé à des milliards de créances sur la Grèce", a justifié la dirigeante allemande dans un entretien au Hamburger Abendblatt. "Je ne vois pas de nouvel effacement de la dette", a ajouté Mme Merkel.
    Début 2012, la Grèce avait procédé à une opération d'échange de dette: les créanciers privés avaient vu leurs titres remplacés par d'autres moins rentables. Quelque 100 milliards d'euros de dette ont ainsi été effacés.
    Mais le pays, sous assistance financière internationale depuis 2010, croule toujours sous le poids d'une dette qui atteint quelque 175% de son Produit intérieur brut (PIB).
    "L'Europe va continuer de montrer sa solidarité à la Grèce comme aux autres pays particulièrement touchés par la crise si ces pays entreprennent des réformes et des mesures d'économies", a poursuivi la dirigeante, adepte de l'orthodoxie budgétaire rejetée par les nouvelles autorités à Athènes.
    Interrogée sur les premières annonces du gouvernement de M. Tsipras comme l'augmentation du salaire minimum et l'embauche de fonctionnaires, Angela Merkel a souligné: "Nous, c'est-à-dire l'Allemagne et les autres partenaires européens, nous attendons de voir avec quel concept le nouveau gouvernement grec vient vers nous".
    M. Tsipras, qui a prévu de se rendre en Italie et en France mardi et mercredi, souhaite une renégociation de la gigantesque dette de son pays. Mais il s'oppose à une fin de non-recevoir de dirigeants européens qui ne cessent de rappeler la Grèce à ses engagements, en particulier l'Allemagne.
    Aucune visite du nouveau Premier ministre grec n'est pour le moment prévu à Berlin.

    https://fr.news.yahoo.com/gr%C3%A8ce-angela-merkel-exclut-nouvel-effacement-dette-072108568.html

    Comme prévu l’Allemagne qui ne veut pas mettre le doigt dans l’engrenage des transferts avec les pays de la zone euro en difficulté reste ferme. Si le gouvernement grec reste lui aussi ferme sur ses positions, il y a deux issues possibles à une telle situation. Soit la Grèce sort de l’euro en se mettant officiellement en défaut sur la dette et en demandant à la renégocier à un niveau acceptable du PIB, soit, s’il persiste à vouloir rester dans l’euro, le gouvernement grec va devoir réquisitionner la banque centrale grecque pour financer l’Etat, alimenter les banques grecques, ce qui est interdit par les traités européens. Quelle sera dans ce dernier cas la réaction des partenaires européens de la Grèce ?

    Saul



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  13. @ Unci Toïyen

    Je n’ai pas dit que l’inconscient est une preuve de vérité

    Et si ce que vous dites sur les déficits de la Grèce est juste, faute est de constater qu’avant la monnaie unique, cela fonctionnait sans que la Grèce ait besoin de faire défaut sur sa dette car le fait d’avoir sa monnaie lui donnait une soupape qu’elle n’a plus aujourd’hui

    @ Saul

    Très intéressant. Les semaines qui vont suivre vont être riches en enseignements.

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  14. Vous êtes au centre de nos préoccupations et notre objectif est de vous apporter un service de qualité.

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