Affichage des articles dont le libellé est Le Figaro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Figaro. Afficher tous les articles

samedi 15 février 2025

mercredi 29 juin 2016

Le Monde, entre Pravda eurobéate et relativisme historique répugnant

Il faut vraiment lire les réactions des grands médias aux résultats du référendum. Un exercice extrêmement révélateur de l’évolution du débat public, mais aussi de la pensée des plus extrémistes des eurobéats, qui virent dans un étrange argumentaire, entre propositions irréalistes, dénonciation d’un fascisme imaginaire, ou relativisation effarante des heures sombres de l’histoire.



Point Godwin lepénisant

dimanche 22 novembre 2015

Après l’horreur, les ombres

Mercredi, j’ai voulu souligner les motifs d’espoir qui apparaissent sous les décombres des attentats. Bien sûr, une part d’optimisme peut l’expliquer, mais j’ai la conviction profonde que ces horreurs peuvent finalement créer, malgré elles, des réactions positives et je pense qu’elles sont plus nombreuses que les réactions négatives que je vais étudier ici, même si elles ne sont pas négligeables.



Concours Lépine néocon

Il n’est pas anormal qu’après de tels attentats, la société dans son ensemble pousse à des propositions très sécuritaires, au point de remettre en cause certaines libertés. D’ailleurs, c’est ce qui ressortait d’un sondage du Figaro opposant libertés individuelles et sécurité, et au sujet desquelles les Français se déclarent prêts à faire des compromis sur les premières au nom de la seconde. Bien sûr, il ne s’agit que d’un sondage, où le choix de la question joue un rôle dans les résultats, et le moment choisi pour le faire est sans doute le plus favorable à une telle conclusion. Et cela va influencer les décisions prises, souvent assez rapidement après les attentats du 13 novembre. Depuis vendredi, nous avons assisté à un véritable concours de propositions, dont le sommet a été atteint lors de la consultation des partis.

D’ailleurs, la majorité ne s’est pas privée pour piocher dans les idées des autres partis, dépouillant presque la droite de l’argument sécuritaire, au point que Sarkozy se retranche derrière l’argument de la perte de temps, quand Juppé égratigne sa réduction des effectifs de la police. Si certaines idées sont intéressantes, d’autres semblent sorties de l’arsenal mis en place aux Etats-Unis après le 11 septembre. Laurent Wauquiez détient le ponpon avec ses centres de détention pour les fichés « S », dix mille personnes à enfermer sans qu’ils aient commis le moindre délit, au mépris des règles du droit, mais sans torture, cela lui semble acceptable. D’autres évoquent une opération militaire terrestre, oubliant un peu rapidement les résultats de celle d’Irak (dont Daech est sans doute un enfant) ou de Libye.

Compromission démocratique ?

jeudi 6 août 2015

Le blog gaulliste libre 11ème du classement Teads : merci à tous !

Il y a déjà quatre mois, je vous remerciais déjà pour l’intérêt que vous portez au blog, qui l’avait propulsé au 17ème rang des blog politiques recensés par Teads. La météo du blog est resté au beau fixe, avec un mois de juillet exceptionnel (hausse de plus de 25% des pages lues, dont le nombre a triplé depuis décembre 2014 !), et un nouveau record avec la 11ème place au classement des blogs politiques de Teads, deux rangs derrière Alain Juppé, mais devant Claude Bartolone ou François Fillon. Il faut noter également la progression de l’Arène Nue, de Coralie Delaume, 16ème, qui atteint aussi son meilleur classement.



Il faut bien reconnaître que ses statistiques représentent un véritable encouragement pour écrire tous les jours ou presque, comme je le fais depuis 8 ans et demi. Je tiens donc à vous remercier, tous les lecteurs, tous les commentateurs, tous ceux qui relaient mes écrits ainsi que ceux des invités. Je tiens également à remercier les contributeurs du blog, qui ne sont pas pour rien dans ce succès, L’œil de Brutus et Marc Rameaux, les plus fréquents, ce dernier ayant écrit une bien belle série de papiers, qui se termine aujourd’hui, étudiant les théories du complot d’une manière apaisée et approfondie. Ce faisant, il dit et explique largement ce que je ressens, sans avoir su aussi bien le dire. Enfin, un grand merci à Marianne et Gérald pour les nombreuses reprises, qui ne sont pas pour rien dans ce classement et cette audience, ainsi qu’à Alexandre et au FigaroVox.

mardi 3 février 2015

Grèce : la revanche de la démocratie

Article publié dans le Figaro Magazine du 30 janvier

Dimanche, les Grecs ont voté massivement pour Syriza, une victoire qui est celle de cette démocratie trop souvent ignorée ou refusée par l’Union Européenne.



Une victoire doublement méritée

La victoire de Syriza est une revanche contre cette Europe, qui, en novembre 2011 avait osé refuser au Premier ministre grec de l’époque un référendum sur le nouveau plan d’austérité, malgré toute la bonne volonté de ce dernier pour créer des conditions favorables à son adoption. C’est une aussi une revanche contre ces hiérarques européens, Moscovici ou Juncker, qui avaient lourdement appuyé le gouvernement en place. A force de ne pas la respecter, la démocratie s’est bien vengée.

Cette victoire est aussi une victoire de la démocratie dans le sens où elle sanctionne l’échec de l’équipe au pouvoir, qui l’avait emporté d’un fil en 2012 en défendant les plans européens. Au final, l’austérité a enfoncé le pays dans la dépression et la misère sans même régler le problème de la dette malgré deux défauts : presque tous les économistes s’accordent pour dire qu’il faut une nouvelle restructuration de la dette ! Le fonctionnement normal de la démocratie impliquait un tel résultat.

Logique d’une coalition

samedi 17 janvier 2015

Après #JeSuisCharlie


Une semaine après des rassemblements historiques par leur taille et après avoir respecté un temps de rassemblement pour honorer les victimes de cette barbarie, il est important de se réfléchir pour tirer les leçons de ce terrible drame. Voici une première contribution.



Une multitude de questions

Les drames des derniers jours, même sans oublier la responsabilité individuelle des assassins, amènent à se poser des questions sur ce qui, dans notre société, a pu les permettre. La première question qui se pose est naturellement celle de notre sécurité. Peut-on y voir une conséquence de la réduction des moyens des dernières années ? L’ouverture des frontières dans le cadre de Schengen ne le facilite-t-elle pas aussi ? On peut également se demander s’il ne faut pas davantage surveiller ce qui se passe sur Internet ainsi que les personnes qui vont faire le jihad à l’étranger ou en France, sans tomber pour autant dans les excès des Etats-Unis de l’administration Bush avec le Patriot Act. Et cela amène aussi à se poser la question des interventions inappropriées de la France à l’étranger.

L’autre question que pose bien Perico Légasse dans Marianne, c’est celle de la laïcité. On ne peut pas ignorer que les meurtres commis l’ont été au nom de l’Islam, même s’il s’agit d’une vision extrémiste et marginale. Quand Daniel Cohn-Bendit, en appelle à aller plus loin dans le communautarisme, qui grignote la loi de 1905, il faut au contraire remettre à leur place ces religions qui sont des prétextes à la guerre civile. On peut également se poser la question du rôle de l’école, comme Jean-Paul Brighelli dans Figarovox, entre laxisme grandissant et oubli de la mission de transmission de notre culture. On ne peut pas oublier non plus la responsabilité de politiques économiques qui laissent un quart de la jeunesse au chômage, dans une situation propice aux dérives les plus extrémistes.

Le piège de l’union nationale

vendredi 3 octobre 2014

Garder raison sur les 2000 milliards de dettes


Le passage du cap des 2000 milliards de dette publique cette semaine est du pain béni pour les tenants du moins d’Etat austéritaires, qui se déchainent. Malheureusement, cette ligne se retrouve autant dans ce qu’on appelle la gauche avec le papier du Huffington Post que dans le Figaro.



Concours de catastrophisme

Bien sûr, le chiffre est symbolique et marquant, mais une grande partie des médias est tombée dans un grandiloquisme effarant. Le Huffington Post dénonce le fait que le gouvernement « lâche l’austérité sous prétexte de la crise ». Il est malheureux que l’auteur de ces lignes n’aient pas lu les rapports du FMI qui affirment justement que l’austérité produit la criseLe Monde semble presque se réjouir du fait que « l’Etat va vendre des actifs pour se désendetter ». Passons sur le fait que les sommes en jeu sont dérisoires par rapport à la dette publique. Mais il est effarant que les médias dits de gauche s’engouffrent avec un tel manque de recul dans la dialectique austéritaire des néolibéraux.

Mais les médias de droite ne sont pas en reste. Le Figaro en rajoute trois tonnes dans son édition de mercredi. En une, nous avons droit à « 2000 milliards de dettes : la France coule ». Rien que cela. Suit un éditorial sans nuance de Gaëtan de Capèle « Himalayesque », où il soutient que « la France se trouve, de facto, à la merci des marchés », ce qui n’est pas faux mais doit être nuancé par les taux auxquels on nous prête aujourd’hui. Les pages saumon titrent « la dette explose » et les pages intérieures accordent une large place à une interprétation catastrophiste sans nuance et profondément néolibérale, entre menace d’un nouveau 1789 et appel à privatiser plus encore le service public.

Un non événement

dimanche 24 août 2014

L’effarante ouverture de Hollande au travail du dimanche


Cette semaine, François Hollande a fait sa rentrée en multipliant les annonces pour essayer de répliquer aux mauvais chiffres de la croissance et à son impopularité persistante. Parmi les propositions, un assouplissement des règles sur le travail du dimanche qui en dit long sur cette présidence…



Non sens économique et sociétal

Depuis des années, les partisans du laisser faire concernant le travail du dimanche font miroiter un gain pour la croissance. Ils raisonnent comme si le chiffre d’affaires en plus qui serait réalisé le dimanche viendrait en addition du chiffre d’affaire réalisé les autres jours de la semaine, comme s’il n’y avait pas de phénomène de substitution. Etant donné le climat économique, entre chômage record et pouvoir d’achat en berne, on ne voit pas ce qui pousserait les Français à dépenser plus. Ce n’est pas parce qu’on laisse davantage travailler le dimanche que plus d’argent sera créé. Ce n’est que la répartition hebdomadaire des dépenses qui serait modifiée avec une plus forte proportion réalisée le dimanche. Les Français ne manquent pas de temps pour dépenser, ils manquent d’argent, ce que cette réforme ne traite pas.

Déjà, en 2008, 48 députés de l’ancienne majorité avaient publié une tribune dans le Figaro pour s’opposer aux projets d’assouplissement des règles sur le travail du dimanche. Mais outre le non sens des arguments économiques (on attend toujours une démonstration solide du plus que cela pourrait apporter), comme ils le soulignaient déjà en 2008, cet assouplissement pose un problème de société. Bien sûr, 29% des salariés travaillent déjà le dimanche (dont seulement 13% habituellement), mais la société doit donner un choix aux citoyens de travailler ou pas le dimanche et le laisser faire dans ce domaine risque de le remettre en cause. Et le commerce n’est qu’un moyen au service d’une fin qui le dépasse, la condition humaine. Le travail du dimanche, c’est une inversion des priorités effarante, la prise de pouvoir du marchand et du commerce sur la vie de famille et des choses qui leur sont pourtant infiniment supérieures.

Sarkozy, sors de ce corps !

samedi 22 juin 2013

La prison pour la manif pour tous, pas pour les délinquants du RER D


Je ne suis guère suspect de complaisance à l’égard des opposants au mariage pour tous, ayant soutenu le projet et croisé le fer avec eux. Mais il est difficile de ne pas être choqué par la condamnation à de la prison ferme d’un de ses membres quand les délinquants du RER D échappent à toute peine ferme.



Deux poids, deux mesures ?

La condamnation à deux mois de prison ferme d’un membre de la manif pour tous a déclenché une polémique qui a réactivé un clivage droite-gauche parfois un peu binaire, où certaines questions ne sont pas posées. Le Figaro insiste sur le fait que cette décision choque les opposants au projet du gouvernement. Le Monde, en revanche, fait de la « pédagogie » sur les raisons qui expliquent la sévérité de la peine. Bruno Roger-Petit, pour le Nouvel Obsevateur, dénonce les réactions de la droite

Cet étudiant de 23 ans qui manifestait lors de l’intervention du président dans Capital, n’a pas voulu se disperser comme le demandait la police, puis s’est enfuit pour se soustraire aux contrôles avant de refuser les prélèvements d’empreintes et d’ADN. Le Monde justifie de facto la sévérité de la peine par une récente condamnation qui en faisait un récidiviste et les dégâts infligés au restaurant où il s’est réfugié. Malgré tout, en l’absence de violence volontaire contre quiconque, cela fait très sévère.

Le problème est que quelques jours auparavant, un autre tribunal avait été beaucoup moins sévère pour les jeunes délinquants qui avaient brutalisé et détroussé les passagers du RER D à Grigny. Après la relaxe du seul majeur le 19 avril, pour laquelle le parquet a fait appel, les onze prévenus (dont trois avaient moins de 16 ans) ont été condamnés, pour cinq d’entre eux à des peines de prison avec sursis de trois à dix mois, et les autres à des avertissements, des mesures de protection judiciaire ou des travaux d’intérêt général, alors que le parquet avait requis des peines beaucoup plus lourdes.

Une société qui a perdu ses repères

lundi 17 juin 2013

Bac : ce chef d’œuvre en péril


Aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de lycéens vont passer le baccalauréat, ce rite initiatique qui structure la vie de notre pays. Pourtant, entre la baisse continue des exigences, les fuites, les polémiques sur son coût et l’oubli de ce qu’il apporte, il est de plus en plus menacé.



Un coût dérisoire par rapport à ses bénéfices

C’est la nouvelle bombe qui a été posée la semaine dernière. En ces temps d’austérité et de coupes en tout genre, le Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale (SNDPEN) vient de publier une étude affirmant que le vrai coût du baccalauréat à la française serait de 1,4 milliards d’euros, et non les 57 millions du coût d’organisation des examens avancé par le ministère. Dans un papier sans nuance, le Figaro reprend les arguments du syndicat, pour qui la seule utilité du baccalauréat serait de barrer la route de l’enseignement supérieur à ceux qui ne l’obtiennent pas.

Il est proprement hallucinant que ce papier militant ne remette pas plus en cause le discours du SNDPEN et ne questionne pas les motivations de ce syndicat, qui semble clairement vouloir la suppression du bac. Tout d’abord, le mode de calcul est hautement contestable. S’il est vrai que prendre en compte le temps de travail utilisé a du sens, à partir du moment où il pourrait être utilisé pour autre chose, faute est de constater que le baccalauréat n’induit pas du tout autant de dépenses supplémentaires. En clair, si on le supprimait, l’Etat ne ferait pas 1,4 milliards d’économie, mais seulement 57 millions.

Mais surtout, chose ridiculement oublié par ce papier du Figaro, nous perdrions alors un examen républicain qui permet à tous les Français d’être évalués de la même manière, sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, le bac a la même valeur, quel que soit le lieu où l’on a étudié, ce qui permet aux classes préparatoires de distinguer les meilleurs élèves. Si, demain, on venait à le supprimer, le système deviendrait plus opaque et le risque serait que cela favorise plus encore les lycéens des beaux quartiers. Il n’y aurait plus de système permettant de juger tout le monde de manière égalitaire. Et cela n’a pas de prix.

Un monument qu’il faut restaurer

samedi 1 juin 2013

La ridicule révolte de Hollande contre l’UE


« La Commission n’a pas à dicter ce que nous devons faire » : c’est par ces mots que François Hollande a réagi à la potion amère néolibérale proposée (imposée ?) par Bruxelles. Mais derrière le coup de menton du préfet de la France à ceux auxquels il se soumet, se cache bien l’agenda des années à venir…



La Commission présidente, c’est maintenant !

Comme le souligne justement Jack Dion dans Marianne, la feuille de route des eurocrates est un condensé, adouci cependant, des potions amères infligées aux pays « aidés » par l’Europe. L’inventaire de Bruxelles est assez stupéfiant tant cela ressemble in fine à un programme politique, tel qu’il aurait pu être présenté lors de l’élection présidentielle l’an dernier. Il y a quelque chose de révoltant à voir des technocrates non élus recommander de manière aussi précise des mesures, donnant ainsi l’impression que notre président est au mieux le préfet d’une région de l’Union Européenne.

Le Figaro a retraduit ces propositions en « Dix commandements de Bruxelles à Hollande » : une baisse des déficits à 3.9% en 2013, 3.6% en 2014 et 2,8% en 2015, une réforme de l’organisation territoriale, la réforme des retraites avant fin 2013 (sic), la simplification et la réduction de l’impôt sur le revenu et les sociétés, la baisse du coût du travail, la baisse des dépenses de santé, la libéralisation des professions réglementées, l’accord sur la flexibilité et de sécurisation (re-sic) de l’emploi, la réforme de l’assurance-chômage et la fin des tarifs réglementés du train, du gaz et de l’electricité.

Du coup, la présidence de la République a été contrainte de rectifier l’impression calamiteuse que pouvait donner cette publication, à savoir celle d’un pays sous tutelle, en recalibrant le message : « nous, nous avons à respecter les engagements européens par rapport à la réduction des déficits. En ce qui concerne les réformes structurelles, c’est à nous, et à nous seuls, de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l’objectif ». François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont rappelé qu’ils avaient déjà lancé le processus pour réformer les retraites, sans attendre la Commission.

La double malhonnêteté de François Hollande

samedi 8 septembre 2012

Quand on casse l’histoire, on casse la France


C’est un scandale absolument incroyable dont il est dommage qu’on n’en parle pas davantage : depuis quelques années, le charcutage des programmes d’histoire fait que les enfants n’apprennent plus des épisodes de base de l’histoire de France. Retour sur une polémique importante.

C’est l’histoire de France que l’on assassine

Les ministres ont-ils seulement conscience de l’énormité de ce qu’ils laissent faire ? Le pire est que l’on peut croire que oui. Après tout, l’équipe précédente avait tellement peu de respect pour l’histoire qu’elle en avait fait une option en terminale S (où la majorité des lycéens vont), malgré l’opposition de l’Association des Professeurs d’Histoire et Géographie. Malheureusement, ceci n’était que le sommet de l’iceberg, la partie apparente de mesures beaucoup plus graves encore.

En effet, le ministère de l’éducation nationale est en train de nettoyer au karcher les programmes d’histoire. Comme le rapportait déjà le Figaro dans un long papier il y a un an, « Clovis, Saint Louis ou François Ier, mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! (…) Raison invoquée par l’éducation nationale : il faut consacrer du temps (…) à l’enseignement des civilisations extra-européennes, de l’empire du Mali à la Chine des Hans ».

Mais ce n’est pas tout. Cette année, c’est au tour de la Première Guerre Mondiale de passer à l’essorage de cette révision lamentable des programmes d’histoire, au profit du génocide arménien ou du peintre Otto Dix. Le Figaro avait à nouveau alerté l’opinion par un long papier fin août « Qui veut casser l’histoire de France ? », dénonçant cette révision aberrante des programmes scolaires. Il y a deux ans, Claire Mazeron avait tenu des propos très proches dans Marianne.

L’histoire, pilier de notre République

lundi 4 juin 2012

L’occultation de DLR aux législatives


Un candidat qui a fini en 7ème position des élections présidentielles, 300 candidats aux législatives, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans : malgré des scores encore relativement modestes, cette nouvelle élection est une nouvelle étape dans notre implantation, malgré une occultation délibérée.

Sondages et nomenclature

Il y a quelques jours, Le Figaro publiait un sondage sur les élections législatives. Surprise, dans le tableau de synthèse, on retrouvait l’Alliance Ecologiste Indépendante, donnée à 1%, et un total Extrême gauche avec la mention explicite de Lutte Ouvrière et du NPA mais aucune mention n’était faite de Debout la République, y compris dans les toutes les pages du document que l’on pouvait trouver en lien. Le score du parti était noyé dans le « divers droite » accolé à l’UMP.

Il est extraordinairement malhonnête d’accoler le score de Debout la République à celui de l’UMP étant donné que nous n’avons pas pris position au second tour des élections présidentielles. Qui plus est, il est profondément injuste, pour ne pas dire scandaleux, de voir mentionner deux partis dont le cumul des voix le 22 avril n’atteint pas celui de Nicolas Dupont-Aignan et un autre, très peu connu, qui n’est pas parvenu à présenter de candidat à l’élection présidentielle.

Il est également proprement scandaleux de voir nos candidats réduits à l’étiquette « divers droite » par certains médias quand les Verts, qui n’ont pas fait beaucoup plus que nous, ont droit à leur véritable nom. Ce faisant, c’est un moyen de nous occulter et d’éviter de manière assez malhonnête de nous faire de la publicité. Heureusement, ce n’est pas le cas partout, d’autres sondages et de nombreux médias nous citant régulièrement dans leur compte-rendu des législatives.

Un combat difficile