Affichage des articles dont le libellé est néoconservatisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est néoconservatisme. Afficher tous les articles

dimanche 22 novembre 2015

Après l’horreur, les ombres

Mercredi, j’ai voulu souligner les motifs d’espoir qui apparaissent sous les décombres des attentats. Bien sûr, une part d’optimisme peut l’expliquer, mais j’ai la conviction profonde que ces horreurs peuvent finalement créer, malgré elles, des réactions positives et je pense qu’elles sont plus nombreuses que les réactions négatives que je vais étudier ici, même si elles ne sont pas négligeables.



Concours Lépine néocon

Il n’est pas anormal qu’après de tels attentats, la société dans son ensemble pousse à des propositions très sécuritaires, au point de remettre en cause certaines libertés. D’ailleurs, c’est ce qui ressortait d’un sondage du Figaro opposant libertés individuelles et sécurité, et au sujet desquelles les Français se déclarent prêts à faire des compromis sur les premières au nom de la seconde. Bien sûr, il ne s’agit que d’un sondage, où le choix de la question joue un rôle dans les résultats, et le moment choisi pour le faire est sans doute le plus favorable à une telle conclusion. Et cela va influencer les décisions prises, souvent assez rapidement après les attentats du 13 novembre. Depuis vendredi, nous avons assisté à un véritable concours de propositions, dont le sommet a été atteint lors de la consultation des partis.

D’ailleurs, la majorité ne s’est pas privée pour piocher dans les idées des autres partis, dépouillant presque la droite de l’argument sécuritaire, au point que Sarkozy se retranche derrière l’argument de la perte de temps, quand Juppé égratigne sa réduction des effectifs de la police. Si certaines idées sont intéressantes, d’autres semblent sorties de l’arsenal mis en place aux Etats-Unis après le 11 septembre. Laurent Wauquiez détient le ponpon avec ses centres de détention pour les fichés « S », dix mille personnes à enfermer sans qu’ils aient commis le moindre délit, au mépris des règles du droit, mais sans torture, cela lui semble acceptable. D’autres évoquent une opération militaire terrestre, oubliant un peu rapidement les résultats de celle d’Irak (dont Daech est sans doute un enfant) ou de Libye.

Compromission démocratique ?