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mardi 8 octobre 2013

Automobile : l’incroyable hold up des Etats-Unis en Iran


C’est un papier hallucinant du Figaro, qui revèle le double jeu des autorités étasuniennes en Iran. Après avoir imposé à PSA d’abandonner l’assemblage de près d’un demi-million de véhicules, les Etats-Unis font pression sur Renault tout en se préparant à rafler la mise en cas de détente diplomatique.



Les Français passés au karcher

C’est un des aspects peu connus de la crise de PSA. Le constructeur français vendait 458 000 voitures en Iran en 2011 (dont les pièces détachées étaient fabriquées en France, puis assemblées en Iran). Il était le leader incontesté du marché, position qui génère, en général, des profits substantiels. Mais l’accord du constructeur français avec General Motors est venu torpiller cette position puisque l’administration étasunienne a décidé qu’il ne fallait pas commercer avec l’Iran. Résultat, le constructeur français s’est retiré du marché iranien. C’était le prix de la prise de participation de GM. Il serait bon que ceux qui glosent sur le manque d’internationalisation de PSA pensent à rappeler ce fait.

Depuis, c’est Renault qui tire les marrons du feu, avec sa Logan. Cependant, l’article du Figaro indique que l’administration Obama met aujourd’hui la pression sur l’autre constructeur français. Pire, il semble qu’il s’agirait d’une stratégie volontaire pour détruire les intérêts de la France en Iran, avant une détente diplomatique entre l’Oncle Sam et le régime iranien, qui permettrait alors aux entreprises étasuniennes de récupérer les positions qu’occupait PSA auparavant. C’est ainsi que GM aurait déjà fait une campagne de publicité et démarrer la vente de Chevrolet via à l’Azerbaïdjan.

Un marché de dupe

vendredi 28 juin 2013

PSA ne doit pas passer sous pavillon étasunien !


C’est le Figaro qui révèle ce qui reste pour l’instant qu’une rumeur : la famille Peugeot envisagerait de céder le contrôle de PSA à General Motors pour injecter de nouveaux fonds dans l’entreprise, après avoir discuté avec le constructeur chinois Dongfeng. Une éventualité que le gouvernement doit refuser.



Le marché de dupes de l’alliance avec GM

Il serait tout de même un peu fort de café que General Motors puisse augmenter sa part dans le capital de PSA à bon compte du fait des difficultés financières de l’entreprise sachant que c’est cette même alliance, qui date de début 2012, qui a aussi affaibli le constructeur français. En effet, à partir du moment où GM a pris 7% du capital de PSA, le nouvel allié a exigé de son nouvel associé qu’il cesse toute livraison à l’Iran, qui était le second marché du constructeur français, avec la bagatelle de 457 900 véhicules en 2011.  En 2013, PSA ne vendra pas une seule voiture à Téhéran.

Certes, le groupe ne vendait que des kits qui étaient assemblés localement, mais comme le soutient la Tribune, les opérations y étaient « très rentables » puisque Peugeot était alors le leader, avec environ 30% de parts de marché. Il faut rappeler ici que le groupe avait vendu 3,5 millions de véhicules en 2011 et que l’Iran représentait par conséquent environ 13% des volumes du groupe. Il est bien évident qu’abandonner de tels volumes a sans doute largement contribué à aggraver la situation financière du groupe automobile français, qui n’a pas fait une si bonne affaire au total.

Il serait donc particulièrement anormal que le groupe étasunien profite de l’affaiblissement de PSA, qu’il a largement aggravé du fait de l’interdiction des ventes en Iran, pour monter dans le capital de l’entreprise française. Il y a un conflit d’intérêts majeur dans cette histoire, si elle venait à être confirmée. En outre, il est bien évident que le rapprochement entre Peugeot, Citroën et Opel aboutirait à de nouvelles restructurations.  Cela est d’autant plus dommage que le groupe présente une belle gamme, que ce soit avec Citroën et ses déclinaisons DS ou Peugeot avec ses 208, 2008, 308, 3008 et 5008.

PSA, victime de l’Union Européenne