Cela est
sans doute un élément de langage, tant les
dirigeants des Républicains, à
quelques exceptions près, canardent les Grecs et leurs dirigeants. Mais
dans cette opération de communication dérisoire, ils cèdent à des
outrances et des
contradictions plus ridicules les unes que les autres.
Le grand
n’importe quoi
Cela ne vole
pas bien haut chez les « Républicains ». Pour Xavier Bertrand, Alexis
Tsipras est « un
menteur et un démagogue (…) il a dit à son peuple, élisez-moi et tout ira
mieux. Ce sera sans doute un des derniers à rouler des mécaniques en politique
(…) Ce qu’il a essayé de faire avec les créanciers européens, c’est du vol à
main armé, c’est de prendre en otage son peuple pour dire ‘On ne peut pas
continuer comme ça, mais il n’a entrepris aucune des réformes ».
Pour Eric Woerth : « On
ne va pas céder au chantage permanent de Tsipras (…) la solution efficace,
c’est que l’économie grecque accepte de se réformer et que Tsipras accepte que
les Européens lui proposent des solutions et qu’il les acceptent ».
Les deux
gâchettes de Sarkozy osent dénoncer le manque de réformes de Tsipras, en seulement
cinq mois, au bord du défaut ! Ils ont aussi entonné le refrain paresseux
sur les méchants grecs, au fonctionnement archaïque, corrompus… Sauf que, comme
l’a déniché Alternatives Economiques,
les chiffres même de la Commission Européenne montrent que la Grèce est, avec
le Portugal, le
pays qui a fait le plus gros effort d’ajustement budgétaire de 2010 à 2014,
soit 8,3% du PIB (3,1% en France, 2,4% en Allemagne, 2% au Royaume-Uni). En
outre, Joseph
Stiglitz et Paul Krugman, deux « Prix Nobel d’économie », ont soutenu
le « non » et jugé que c’étaient les créanciers qui étaient
irresponsables.
Déni de
démocratie bien peu républicain
