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mardi 9 juillet 2013

L’insupportable soumission à l’impéralisme étasunien


Le mois qui vient de passer a donné de nouveaux exemples criants de la soumission volontaire de l’Europe et de la France aux désidératas des Etats-Unis, donnant une actualité criante à la politique d’indépendance nationales voulue en son temps par le Général de Gaulle.



Le traité transatlantique, ou la victoire de Washington

Malgré les incidents diplomatiques récents, la négociation du traité commercial transatlantique a démarré lundi 8 juillet. Vous pourrez trouver le mandat de négociation de la Commission de Bruxelles sur le blog de Magali Pernin. Comme d’habitude, les défenseurs de ce traité font miroiter des dizaines de milliards d’euros de création de richesse, sans pour autant expliquer comment cela pourrait bien se réaliser ou sans pouvoir se référer à des exemples concrets passés. Ce traité sert les intérêts des multinationales, qui pourront alors faire circuler plus librement leurs produits des deux côtés de l’Atlantique.

En effet, les barrières douanières sont limitées. Ce qui subsiste aujourd’hui, ce sont principalement des barrières normatives, l’Europe interdisant par exemple la commercialisation du bœuf aux hormones, les standards moins exigeants étant la norme aux Etats-Unis. Alors que l’on nous serine que l’Europe est un vecteur de progrès, l’enjeu véritable de cette négociation est de savoir à quel point l’UE transigera sur nos standards de qualité et de protection des consommateurs, comme avec l’autorisation de vente de poulets lavés à l’acide venus d’outre-Atlantique par la Commission.

Le scandale Evo Morales

Mais la soumission de l’Europe et de la France aux intérêts de Washington et des mutlinationales ne s’arrête pas aux traités commerciaux. Comme on a pu le voir récemment, la France (et d’autres pays européens) ont commis le geste extrêmement grave de refuser le survol de notre territoire au président de la Bolivie, en violation avec toutes les règles de droit international. Evo Morales, de retour d’un voyage diplomatique à Moscou, avait dit qu’il pourrait peut-être accueillir l’ancien agent de la NSA, Edward Snowden. L’humiliation fut complète avec le contrôle de l’avion présidentiel à Vienne.

Alors que la France pourrait proposer un asile diplomatique à Edward Snowden et devrait, de toutes les façons, laisser circuler librement l’avion du président de la Bolivie, le gouvernement s’est comporté comme un valet des Etats-Unis. Cela est d’autant plus dommage que depuis 2003, les opinions publiques européennes ont pris une grande distance avec les souhaits souvent abusifs de Washington (avec l’aggression impérialiste de l’Irak) et que François Mitterrand avait, en son temps, refuser le survol de notre territoire lors d’un bombardement de la Libye décidé par Ronald Reagan.

Washington, caïd de la scène internationale