La maison de
couture Dior vient de lancer le second volet de sa campagne Secret garden, tourné dans le cadre
idyllique du château de Versailles. Un film qui aurait pu être très beau si la
marque de luxe française n’avait pas cédé à la mode mortifère des mannequins
maigrissimes.
Quand la
mode vire à l’horreur
Il y a
vraiment quelque chose de pourri dans l’esprit de certaines personnes pour
faire de femmes aussi maigres des modèles de beauté. Bien sûr, il ne s’agit
pas de jeter l’opprobre sur l’ensemble d’une industrie qui apporte beaucoup à
la France. On peut aussi considérer que la majorité des personnes qui y
travaillent ne font que se conformer aux canons de beauté de leur secteur sans
forcément se poser la question de la pertinence de ces canons de beauté. Mais
comment peut-on faire de femmes au corps si maladivement maigre des modèles de
beauté pour la société ?
En vingt
ans, les mannequins semblent avoir perdu une dizaine de kilos. Alors que les
égéries des années 1990 (déjà très minces) affichaient à peine moins de 60 kgs pour
1,80 m, la génération qui a suivi affichent des mensurations de plus en plus
inquiétantes. Plus aucune ne semble dépasser 55 kgs et certaines affichent même
moins de 50 kgs. Les mensurations des mannequins Dior sont effrayantes : Daria
Strokous pèse 54 kgs pour 1,8 mètres et affiche un 80/62/89 famélique.
Pire, Melissa Stasiuk semble encore plus maigre avec des mensurations oscillant
entre 76/58/85 et 83/60/88.
Alors bien
sûr, dans les films ou les publicités, elles peuvent faire illusion, avec
l’aide du maquillage, de l’éclairage et des retouches. Mais dans la réalité,
même si elles peuvent avoir de beaux visages, la plupart de ces femmes ni sont
ni belles ni désirables. La photo de Melissa Stasiuk dans son tee-shirt YSL
montre le côté maladif de cette maigreur et, dans sa photo de book, elle
apparaît complètement disproportionnée. De même, un regard attentif à la dernière
publicité Dior révèle des bras qui ressemblent à des baguettes, des épaules
décharnées et osseuses, et un visage si maigre…
De
l’urgence d’agir, par la loi


