Jeudi
dernier, Nelson Mandela, un des plus grands hommes du 20ème siècle,
s’est éteint, à 95 ans. Demain, 53
chefs d’Etat doivent se déplacer pour assister à ses funérailles et
témoigner que son message dépassait largement le cadre de l’Afrique du Sud ou même
de l’Afrique, mais avait une portée universelle.
Nelson
Mandela, ce n’était pas seulement l’homme de la lutte contre l’apartheid.
C’était sans doute encore plus un homme de rassemblement et un homme de paix.
Un homme de paix car il s’est battu de manière pacifique contre une oppression
pourtant inhumaine. Un homme qui a eu l’abnégation d’oublier sa condition et ce
que lui avaient fait ses geôliers blancs pour continuer à prôner une résistance
pacifique et proposer une voie de réconciliation nationale à la fin de
l’apartheid.
Car quand la
poussée démocratique et internationale a balayé le régime raciste qui
gouvernait l’Afrique du Sud, il était difficile de ne pas craindre un bain de
sang. Même si la violence reste endémique dans ce pays, on peut dire, malgré
tout, que le pire a sans doute été évité, notamment grâce à Mandela, qui a su
regarder vers l’avenir sans la moindre volonté de vengeance. Il a été un des
plus grands hommes de rassemblement, envoyant un message d’espoir pour
l’humanité toute entière.
