Je ne connaissais pas vraiment le M’PEP avant d’être allé à un
colloque passionnant qu’ils organisaient sur la question européenne en juin
2011. L’occasion d’acheter le dernier livre du porte-parole du mouvement,
Aurélien Bernier, « Désobéissons à
l’Union européenne ».
Une vraie communauté de pensée
Il faut être clair, au sujet de l’Europe, je n’ai pas trouvé
l’épaisseur d’un papier à cigarette entre les idées du M’PEP et les nôtres.
Naturellement, sur d’autres questions, nous pouvons diverger (encore que,
beaucoup moins qu’on ne pourrait le croire), mais l’ensemble de l’analyse de
l’auteur sur les carences de l’Europe qui s’est construite depuis l’Acte Unique
rejoint complètement la mienne.
Aurélien Bernier commence par évoquer les « non » français (à 54,7%) et
hollandais (à 61,6%) du printemps 2005 pour regretter une « victoire gâchée ». Il dénonce cette
Europe qui « interdit toute mesure
contraire aux intérêts des transnationales et des marchés financiers ».
Il souligne que les plans européens « ne
relèvent en rien de la solidarité entre Etats européens, (ils) assurent d’abord
et avant tout aux banques et aux investisseurs qu’ils sauveront leurs
mises ».
Il affirme très pertinemment que « les déficits et la dette publics créés par l’eurolibéralisme justifient
d’aller encore plus loin dans l’eurolibéralisme ». Il dénonce « l’échec de la gauche de gouvernement qui
entend pratiquer l’alternance mais ne propose aucune alternative » et
« un ordre juridique qui ne repose
sur aucune légitimité populaire, qui prétend planifier une politique
invariable, (…) qui ne laisse plus aucune place pour d’autres politiques
économiques, sociales ou environnementales ».
Une forteresse ultralibérale et anti-démocratique

