Hier, François
Hollande s’est déplacé dans le Golfe pour signer un troisième contrat de vente
du Rafale, réussissant là où Nicolas
Sarkozy avait beaucoup fanfaronné et rien signé. Mais la signature de ce
contrat doit beaucoup à des éléments extérieurs et la France continue à
beaucoup céder…
Merci la
baisse de l’euro
Les
trois contrats consécutifs décrochés par la France avec le Rafale, en Egypte,
en Inde, et maintenant au Qatar brisent ce qui semblait être une
malédiction dont le fleuron de notre industrie militaire. Beaucoup
de raisons sont évoquées : la performance de nos avions dans le cadre
des opérations militaires auxquelles nous avons participées depuis quelques
années, le rééquilibrage géostratégique d’Etats qui ne veulent pas forcément
dépendre des Etats-Unis, ou la technique de négociation, plus discrète et moins
fanfaronne, de notre nouveau président. Mais une raison a sans doute beaucoup
joué et est trop peu souvent évoquée, à l’exception de François Lenglet
sur RTL : la baisse de l’euro.
En effet,
même si ce n’est sans doute pas le seul facteur, il faut bien noter que ces
trois contrats tombés en quelques mois ont tous été signés alors
que la monnaie unique européenne est au plus bas depuis dix ans. Il y a
seulement un an, la monnaie unique européenne valait entre 1,3 et 1,4 dollars.
Aujourd’hui, elle oscille entre 1,05 et 1,15 dollar, une baisse de près de 20%,
qui représente une baisse d’autant du prix du Rafale par rapport à la
concurrence étasunienne notamment. Mais encore une fois, les
partisans de l’euro cher ne devraient pas noter le lien entre les deux, au contraire de François Lenglet.
Encore
un nouvel exemple des dangers des politiques de monnaie chère, désastreuses
pour l’industrie.
Relations
troubles avec le Qatar
