C’est une
des polémiques de la semaine : après
l’UFC Que Choisir au printemps, la
Cour des Comptes a dénoncé les tarifs de l’optique en France, allant même
jusqu’à suggérer que la Sécurité Sociale se désengage du secteur. Une
illustration des
dangers de la privatisation de la santé.
Un coût
exorbitant
Bien sûr,
les grandes chaines nationales ont investi tous les médias pour défendre leur
situation en affirmant que si les prix sont plus élevés en France, c’est parce
que nous bénéficierions des meilleurs produits du monde, fruit de l’excellence
d’Essilor mais aussi des lunettiers de l’hexagone. Une vision trop idyllique
pour y croire… Déjà, en avril, l’UFC
Que Choisir avait souligné que la marge brute atteignait la bagatelle de
275 euros par paire de lunettes, soit 70% du prix de vente. Elle notait que le
nombre d’opticiens avait augmenté de 47% en 12 ans pour une hausse de la
demande de 13%. Le nombre excessif augmenterait le prix des lunettes de 54
euros et les dépenses de marketing de 60 euros !
Bien sûr,
pour les Français qui ont une mutuelle généreuse, cela ne semble pas poser de
problème, puisqu’elles peuvent largement rembourser les frais d’optique. Mais
cela se répercute dans le prix des mutuelles, en constante progression. Le
coût est caché, mais il est bien payé au final. Et puis surtout, cela pose un
gros problème pour les personnes à faibles revenus qui ne disposent pas d’une
mutuelle ou d’une protection a minima, pour lesquels les frais d’optique
deviennent rédhibitoires. Heureusement qu’il existe quelques offres moins
chères, notamment sur Internet.
Le problème
avec les mutuelles
