mercredi 3 avril 2019

Monique Pinçon-Charlot : quand le pseudo service public est partial, fermé et brutal



Les chiens de garde de l’oligolibéralisme

Bien sûr, il faut veiller aux généralisations abusives. Après tout, Ismaël Emelien en a fait la douloureuse expérience la semaine dernière sur le plateau de l’émission pourtant politiquement correcte C’est à Vous, de la même chaine. Patrick Cohen l’a placé face à ses contradictions fermement, démontrant qu’il n’est pas un défenseur sans nuance du macronisme. Mais si parfois le dit service public fait un bon travail, comme le fait Elise Lucet en général, trop souvent, les journalistes du service public se font, consciemment ou pas, les ayatollah de la pensée dominante oligolibérale, défendant de facto les 1% contre les 99% ou des visions contraires à notre société, comme le communautarisme.


Il eut été intéressant d’inviter un économiste, qui aurait pu compléter les propos de la sociologue qui a consacré sa vie à étudier les plus riches et qui est stupéfaite de constater que Macron va bien plus loin encore que Sarkozy, notamment avec la flat tax sur les revenus du capital, qui ramène à 12,8% l’imposition de ces revenus (le 30% comprend les prélèvements sociaux), un taux dérisoire par rapport à l’imposition des revenus. Mais non, la meute de 5 contradicteurs et l’arbitre partial ont construit une défense de Macron en expurgeant du débat les éléments gênants pour se concentrer sur quelques éléments de défense bien choisis pour redorer l’image du monarque présidentiel.

D’abord, le fait qu’il a réussi des concours anonymes et son ascension hors parti, pour contre-carrer le fait qu’il serait le candidat du système. Une défense un peu dérisoire pour l’ancien conseiller des deux précédents présidents, ancien ministre, et largement appuyé par une partie des médias. Ensuite, une volée de bois vert à Monique Pinçon-Charlot pour avoir dit qu’il était le « candidat de la banque », en affirmant que cela nourrit les théories du complot, alors même que la sociologue souligne qu’elle est parle du capitalisme financier en général. Bref, l’émission donnait l’impression d’être un procès aux relents totalitaires, totalement inégal, à 6 contre 1, laissant bien peu de temps à la sociologue


Merci à Acrimed pour ce joli décryptage de cette forfaiture de service public, une véritable honte journaliste d’autant plus choquante que le sujet ne devrait pas porter à polémique. Quelle misère de voir une telle émission aussi caricaturalement biaisée ! La liberté dont se prévalent ces journalistes serait plus crédible s’ils ne versaient pas si facilement dans la défense de Macron.

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Je suis actuellement étudiante en Master 1 de communication. Cette année, je me vois réaliser une note de recherche sur le sujet du journalisme citoyen et du rôle que joue son public. Ainsi, je m'intéresse fortement aux sites d'information tels que AgoraVox.

    Je souhaiterais réaliser une enquête auprès de ses contributeurs, sur leur vision du journalisme et de l'information, leurs motivations, etc. et m'intéresse donc à votre profil. Si y participer vous intéresse, n'hésitez pas à me recontacter à l'adresse suivante :
    paulinej.lorraine@gmail.com

    En vous souhaitant une bonne journée,
    Pauline J.

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