Billet invité
d’Enfant
de la patrie
Constat d’un
affaiblissement
Un président qui a perdu le soutien de tout un peuple, de
toute une nation. Une opposition minée par les affaires judiciaires, les
querelles de coq de basse-cour, un désamour profond des Français envers la
classe politique et vous obtenez une crise démocratique. Les Français sont las
des belles paroles qui laissent rapidement place à la désillusion, et in fine,
le retour de la petite musique néolibérale européiste en fond, qui semble ne
plus s'arrêter. Nier que nos institutions n'aient pas joué un rôle dans toute
cette mascarade démocratique serait une faute, et il ne s'agit en rien de
remettre en cause la Ve République, mais d'en analyser les erreurs.
La Vème République devait protéger la France des
instabilités gouvernementales, et sortir d'une république aux mains des
appareils politiques. Le premier objectif a tenu sa promesse, mais nous a
contraints aux aléas de gouvernements aux politiques inefficaces et de
présidents qui n'en ont pas la stature. François Hollande serait certainement
plus aux affaires sous les institutions de la IIIème République, éjecté par une
majorité trop chancelante. Quant aux écuries politiques - qui servent plus les
intérêts partisans et particuliers, que l'intérêt général - elles n'ont jamais
été aussi fortes qu'aujourd'hui. Le suffrage universel direct aux législatives
nous a enfermés dans un paysage politique bipolaire, qui certes à présent,
connaît quelque remous avec l'arrivée d'un tripartisme, mais reste confiné, a
une idéologie unique libérale européiste, et a un programme contestataire. Les
petits partis se retrouvent bien souvent écrasés par les institutions de la Vème
République, ignorés, écartés du débat politique, confisqué par les partis de
gouvernement.
