La semaine
dernière, Aurore
Martin, militante française de Batasuna, a été extradée en Espagne par une
procédure européenne simplifiée. De
nombreuses personnes ont dénoncé cette extradition, que des élus locaux
du Pays Basque ont dénoncé. Une réaction anti-républicaine.
Rappel
des faits
Au final,
l’affaire Aurore Martin est simple. Elle a participé à une organisation
reconnue comme terroriste en Espagne, Batasuna, (la « vitrine »
légale d’ETA). Ce faisant, elle n’a pas respecté les lois de notre voisin.
Parce qu’elle a participé à la manifestation d’une organisation reconnue comme
terroriste outre-Pyrénées, la procédure d’extradition européenne, MEA, que la France
avait signée, s’applique, comme l’a confirmé la justice française après
plusieurs recours. Arrêtée
lors d’un contrôle de police, les juges ont décidé, au regard de la loi, de
l’extrader en Espagne pour être présentée devant la justice.
En France,
cette extradition a provoqué des réactions pour plusieurs raisons. Tout
d’abord, Batasuna n’est pas reconnue comme une organisation terroriste chez
nous. Ensuite, elle risquerait jusqu’à douze ans de prison. Mais ces deux
arguments ne sont pas recevables. Quand
on va dans un pays, on doit en respecter la loi. Batasuna est considérée
comme une organisation terroriste, Aurore Martin ne pouvait pas l’ignorer et
doit donc en assumer toutes les conséquences judiciaires. Faudrait-il appliquer
le droit français aux ressortissants français quand ils voyagent à
l’étranger ?
D’autres se
sont émus du fait que la procédure bafouerait la souveraineté de notre pays,
poussant des souverainistes à lui apporter leur soutien à la séparatiste… Le
problème est que tout souverainiste que l’on soit, la moindre des choses est de
respecter la loi, même si on n’est pas d’accord avec cette loi. Si on n’est pas
d’accord, on milite pour la changer, mais en attendant (tant que le peuple ne
s’est pas exprimé en sens inverse), on la respecte. En outre, la
justice française s’est prononcée.
Des
réactions irresponsables