Certes, il
ne faut rien attendre de bon de la part de cette presse de caniveau, qui,
malheureusement, investit le champ politique depuis quelques temps. Mais la
une de Closer sur Florian Philippot
est tout aussi indigne que l’argumentation de la rédactrice en chef de ce
torchon est indigente et malhonnête.
Indignité
politique
Il y a
quelques semaines, je dénonçais la une du même torchon sur le président de la
République et sa compagne. Malheureusement, il
semblerait que la presse de caniveau semble désormais prospérer en faisant les
poubelles des hommes et des femmes politiques, exposés comme de vulgaires starlettes
de la téléréalité. Quelle déchéance pour le débat public de voir s’étaler
en une de ces torchons les clichés volés du président, de ministres ou de
députés ! A quoi se réduit la vie publique quand l’événement
de la journée est une violation de la vie privée d’une femme ou d’un homme
politique ? Difficile de ne pas y avoir encore une manifestation de ce
laisser-faire détestable.
Avant même que
la presse de caniveau ne s’attaque aux politiques, je pensais que les
sanctions financières devaient être alourdies pour ne pas juste représenter une
petite part des profits réalisés... Ce n’est pas parce que les stars gagnent
beaucoup d’argent qu’elles ne doivent plus avoir de vie privée. Et cela est
encore plus vrai pour notre personnel politique ! Et quelle malhonnêteté
crasse de la directrice de Closer qui
se plaint d’avoir payé jusqu’à 60 000 euros d’amendes, sachant que le
dernier numéro sur François Hollande a doublé ses ventes, à 600 000
exemplaires. C’est bien parce que les amendes ne sont qu’un détail financier
que ces publications dépotoirs continuent à agir de la sorte.
« Transparence »
totalitaire

