La
sortie d’un livre sur François Hollandie a provoqué de nouvelles vagues cette
semaine avec le mea culpa du président sur la suppression de la hausse de la
TVA décidée par Nicolas Sarkozy. Nouvelle maladresse ou sortie
soigneusement calibrée à des fins stratégiques précises ?
Maladresse
ou révélation assumée ?
Françoise
Fressoz, journaliste au Monde, publie
un livre, « Le stage est fini »,
sur le début de mandat de François Hollande. Elle y affirme que le président de
la République lui aurait confié que, si c’était à refaire, « je
ne serais pas allé aussi loin, j’aurais gardé l’augmentation de la TVA décidée
par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu’il nous avait laissé »,
alors que candidat, il critiquait cette mesure, jugée alors « injuste
et inefficace ». Plus fort encore, il lui a confié : « j’ai
engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche, mais servent l’intérêt
général ». Stéphane Le Foll a été mis en difficulté sur cette
question en défendant le choix fait alors sur la TVA mais en défendant la
deuxième partie en disant « on
garantit notre modèle social parce qu’on est capable aussi de produire de la
richesse ».
Certains
journalistes y ont vu une nouvelle erreur du président, un peu trop bavard.
Mais cette saillie a aussi été défendue, par d’autres membres du gouvernement, Najat
Vallaud-Belkacem y voyant « un
regard lucide sur une action (ce qui est) à la fois salutaire et
nécessaire » et Ségolène Royal estimant que ce droit d’inventaire
« fait partie de l’exigence même de
l’action politique ». Sur Europe
1, Raphël Enthoven y a trouvé l’occasion de tisser les louanges du
président de la République en affirmant que « l’on
n’a jamais tort de reconnaître qu’on a tort ». Pour un homme aussi
sous-estimé toute sa vie, que personne, ou presque, ne pensait arriver où il
est, et
encore actuellement à moitié enterré politiquement, ces révélations ne
doivent pas être prises à la légère, comme une erreur de débutant.
Un
nouveau Machiavel libéral ?
