La
perspective d’une sortie de la Grèce de la monnaie unique européenne semble
se rapprocher à dix jours d’une échéance financière importante pour Athènes et
alors que les négociations avec les pays européens semblent mal se passer.
Une perspective encore ridiculement caricaturée.
Tensions
avant un accord
Romaric
Godin est sans doute un des meilleurs chroniqueurs des soubresauts de la zone
euro. Dans deux papiers « Le
dialogue entre l’Eurogroupe et la Grèce est rompu » et « Grèce :
Angela Merkel désormais au centre du jeu », ils donnent des clés sur
les négociations en cours. La situation semble bloquée, le ministre des
finances ayant refusé de signer la déclaration commune qui proposait une
extension de six mois des plans pour se donner le temps de la négociation,
contre un maintien des politiques de la troïka et le refus de toute mesure
unilatérale. Le ministre grec a jugé le projet « absurde
et inacceptable ». Un tel projet revenait à demander à Athènes de
revenir dans sa prison européenne.
Il conclut
que, un reniement de Syriza étant improbable « si
Angela Merkel n’a voulu qu’impressionner Athènes pour tenter de faire céder le
nouveau gouvernement grec par une attitude de fermeté, alors, plus l’on
s’approchera de l’inévitable issue du Grexit, plus les Européens tenteront de
ramener la Grèce dans le jeu de la discussion en modérant leur approche ».
Il montre qu’aujourd’hui, c’est
Berlin qui tient le sort de la monnaie unique dans ses mains dans un second
papier. Après, on peut aussi penser que les dirigeants européens ne peuvent
pas céder à Athènes sans que les négociations se soient durement tendues.
S’agit-il d’une simple comédie destinée à donner le change ?
Caricatures
sur le Grexit
