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mardi 13 mai 2014

L'avancée du 100% monnaie (billet invité)





Martin Wolf, éditorialiste du Financial Time, dans un article du 24 avril 2014 intitulé " Strip private banks of their power to create money " (que vous pouvez retrouver sur ce lien) pense que la prochaine crise verra la mise en place d'un système monétaire à réserves totales (100% money) : "This will not happen now. But remember the possibility. When the next crisis comes – and it surely will – we need to be ready" ("ceci ne va pas advenir aujourd'hui. Mais souvenez-vous de cette possibilité. Quand la prochaine crise arrivera - et ça aura lieu - nous avons besoins d'être prêts")

Il faut dire que depuis quelques années cette proposition imaginée par Irving Fisher en 1936 lequel tirait les conclusions de l’ensemble des débats entre l’École de la circulation et l’École de la banque (Currency school et Banking school) revient dans la réflexion des économistes et sans doute bientôt dans le public: nous ne pouvons que nous en réjouir.

En France Maurice Allais reprends la proposition de Fisher en l'améliorant (dans "la crise mondiale d’aujourd’hui") . Christian Gomez l'un de ses anciens élève devenu "grand banquier" écrit un article fondamental sur ce sujet ("Une "vieille" idée peut-elle sauver l’économie mondiale?" Un réexamen de la proposition d’une réforme radicale du système bancaire: L’imposition d’un coefficient de réserves de 100% ") . Gabriel Galand (de "Chômage et monnaie") présente lors du colloque monnaie des économistes atterrés en mars 2012 "Une monnaie à garantie totale, une vieille idée qui fait son chemin" . Votre serviteur pour sa part tente une vulgarisation de ces propositions en lui attribuant un nom plus accrocheur: le SMART (Système Monétaire A Réserve Pleines)

En 2012 toujours, deux économistes du FMI, Jaromir Benes and Michael Kumho, publient en anglais une étude extrêmement détaillée et approfondie " The Chicago Plan Revisited " que résume Gaël Giraud dans la "Revue Banque" sous le titre "Rendre le monopole de la création monétaire aux banques centrales ?", et dans lequel il explique  que cette étude "montre [...] que le 100% money remplirait très probablement ses promesses s'il était mis en œuvre : réduction de l'amplitude du cycle du crédit, disparition du risque de bank run, réduction des dettes publique et privée".

Réserver à la collectivité les gains de la création monétaire

mercredi 16 novembre 2011

Quand l’euro renchérit la dette


Dans un premier temps, la monnaie unique a diminué le coût de la dette de certains pays. Mais cette baisse était illusoire et temporaire. La récession revenue, les écarts ont explosé, faisant de l’euro un parapluie pour beau temps, comme le démontre The Economist.

De la Grande-Bretagne et de l’Espagne

Ce n’est pas la première fois que la comparaison entre ces deux pays permet de souligner les vices de l’unification monétaire européenne. Déjà, Paul Krugman avait rebondi sur un article de Martin Wolff pour souligner que l’euro provoquait une prime de risque pour Madrid par rapport à Londres. Depuis, de nouveaux travaux rapportés par The Economist, dont certains du dernier « prix Nobel » d’économie, renforcent encore cette interprétation des faits.