Martin Wolf, éditorialiste du
Financial Time, dans un article du 24 avril 2014 intitulé " Strip
private banks of their power to create money " (que vous pouvez
retrouver sur
ce lien) pense que la prochaine crise verra la mise en place d'un système
monétaire à réserves totales (100% money) : "This will not happen now.
But remember the possibility. When the next crisis comes – and it surely will –
we need to be ready" ("ceci ne va pas advenir aujourd'hui. Mais
souvenez-vous de cette possibilité. Quand la prochaine crise arrivera - et ça
aura lieu - nous avons besoins d'être prêts")
Il faut dire que depuis
quelques années cette proposition imaginée par Irving Fisher en 1936 lequel
tirait les conclusions de l’ensemble des débats entre l’École de la circulation
et l’École de la banque (Currency school et Banking school) revient dans la
réflexion des économistes et sans doute bientôt dans le public: nous ne pouvons
que nous en réjouir.
En France Maurice Allais
reprends la proposition de Fisher en l'améliorant (dans "la crise
mondiale d’aujourd’hui") . Christian Gomez l'un de ses anciens élève
devenu "grand banquier" écrit un article fondamental sur ce sujet
("Une
"vieille" idée peut-elle sauver l’économie mondiale?" Un
réexamen de la proposition d’une réforme radicale du système bancaire:
L’imposition d’un coefficient de réserves de 100% ") .
Gabriel Galand (de "Chômage et monnaie") présente lors du colloque
monnaie des économistes atterrés en mars 2012 "Une monnaie
à garantie totale, une vieille idée qui fait son chemin" . Votre
serviteur pour sa part tente une vulgarisation de ces propositions en lui
attribuant un nom plus accrocheur: le SMART (Système
Monétaire A Réserve Pleines)
En 2012 toujours, deux
économistes du FMI, Jaromir Benes and Michael Kumho, publient en anglais une
étude extrêmement détaillée et approfondie " The Chicago Plan Revisited
" que
résume Gaël Giraud dans la "Revue Banque" sous le titre "Rendre
le monopole de la création monétaire aux banques centrales ?", et
dans lequel il explique que cette étude "montre [...] que le
100% money remplirait très probablement ses promesses s'il était mis en
œuvre : réduction de l'amplitude du cycle du crédit, disparition du risque
de bank run, réduction des dettes publique et privée".
Réserver à la
collectivité les gains de la création monétaire
