Une
nouvelle faille dans la tour de Babel européenne
Pourtant, le
pédigré des candidats aux élections devait permettre un soutien sans faille aux
politiques menées en coordination avec la Commission. D’un côté une coalition
de centre-gauche, qui
avait réussi ses primaires et élu un candidat populaire. De l’autre,
l’ancien Premier Ministre, Mario Monti, que beaucoup créditaient du
redressement financier pays. En face, un ancien Premier Ministre encombré par
de multiples affaires et un ancien humoriste qui lançait son parti.
En outre, il
faut voir que la coalition de centre-gauche n’a devancé les partisans de Silvio
Berlusconi que d’un cheveu (29,6
contre 29,2% à l’Assemblée et 31,6 contre 30,7% au Sénat). Comme le souligne
le secrétaire général adjoint du Parti Démocrate : « si ces résultats sont confirmés, de 55% à
60% des électeurs italiens auront voté brutalement contre l’euro, l’Europe,
Merkel et l’Allemagne ». L’Italie, sensé être un pays solidement
attaché à l’Europe, a changé d’opinion.
A quand
la chute du premier domino ?