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samedi 7 juillet 2012

Arbitrage vidéo dans le football : il faut aller plus loin !


Bien sûr, le sujet peut sembler un peu trivial, mais le football est le sport le plus populaire dans notre pays et à ce titre, il représente une sorte de barormètre de notre société. La FIFA vient enfin d’introduire une once d’arbitrage vidéo, mais il faudrait aller plus loin.

Un besoin d’exemplarité

Le football est à l’image de notre société : inégal, excessif, mais aussi l’occasion de beaux et bons moments passés ensemble, à se rassembler derrière une équipe, à la soutenir, à vibrer pour son drapeau. L’Espagne symbolise bien cette situation, avec ses clubs totalement surendettés mais qui continuent à porter haut les couleurs du pays dans les compétitions européennes et surtout cette fabuleuse Roja qui vient de remporter un troisième trophée international en quatre ans.

L’équipe espagnole réussit aussi là où l’équipe de France a des faiblesses, à savoir offrir un collectif extrêmement fort où tous les individus sont au service d’une cause qui les dépasse. En cela, c’est un plaisir que les espagnols aient à nouveau gagné car ils démontrent que croire au collectif permet d’être plus fort qu’en se reposant sur des individualités qui souhaitent parfois briller au détriment de ce même collectif. La victoire de l’Espagne, c’est la victoire de l’esprit d’équipe.

Mais le football, par-delà quelques comportements individuels regrettables, c’est aussi un véritable problème d’arbitrage. Il y a trente ans, les erreurs passaient relativement inaperçues (sauf dans le cas de Battiston en 1982) car il n’y avait pas autant de caméras autour du terrain et des ralentis permettant de disséquer chaque action pour savoir s’il y avait vraiment faute ou pas ou si le ballon avait bien passé la ligne blanche. Bref il y avait un relatif alignement entre le public et l’arbitre.

Une inégalité de moyens absurde