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dimanche 28 juillet 2024

Kylian Mbappé : de l’odeur de l’argent et des bulletins de vote

Entre les deux tours des élections législatives, une partie des joueurs de l’équipe de France de football, au premier rang desquels Kylian Mbappée, a joint ses voix à celle des castors de l’élite politique, médiatique et culturelle pour appeler à faire barrage au Rassemblement National. Mais n’est-il pas gênant ensuite de constater le double standard de ces pères la morale, qui n’hésitent pas à prendre l’argent d’où qu’il vienne, sans s’appliquer la morale qu’ils suggéraient aux électeurs ?

 


Les leçons morales du mercenaire millionnaire sans scrupule

 

jeudi 8 décembre 2016

Désertion fiscale : honte aux stars du football !

« Préoccupés du seul soin de faire fortune, les hommes n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous » Tocqueville, déniché par André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder.



Un nouveau scandale sur la désertion fiscal vient d’éclabousser le monde du football. Cristiano Ronaldo aurait dissimulé pas moins de 150 millions d’euros dans des parasites fiscaux, évitant de payer quelques dizaines de millions d’euros d’impôts de la sorte. Et José Mourinho aurait dissimulé 12 millions d’euros dans un compte suisse détenu par une société écran dans les Iles Vierges Britanniques. Quelle indécence pour des personnes qui gagnent de telles sommes d’éviter de payer leur juste contribution à la société qui les a fait aussi riches ! Et quelle honte que nos hommes politiques continuent de laisser faire, comme l’a bien souligné Joseph Stiglitz récemment, proposant une quarantaine pour ces parasites. Pour la peine, Ronaldo et Mourinho mériteraient qu’on leur applique des taux d’imposition rooseveltiens (les 90% de la guerre, ou au moins les 70% des Etats-Unis des années 1970).

dimanche 27 septembre 2015

Michel Platini mérite-t-il d’être soutenu ?




Un mélange des genres malheureux

Bien sûr, il est impossible d’avoir des certitudes sur ces affaires. Même si l’ancien numéro 10 de l’équipe de France, actuel patron de l’UEFA et candidat à la présidence de la FIFA certifie que cette somme n’est que la rémunération d’un travail réalisé de 1999 à 2002 pour mieux synchroniser les calendriers des compétitions de football sur la planète, deux points posent question. D’abord, la somme : un million huit cent mille euros pour une mission de trois ans, cela représente quand même cinquante mille euros par mois, sans que l’on sache s’il s’agissait ou non d’une mission à temps plein ou partiel. C’est tout de même une rémunération colossale. Ensuite, il est quand même étonnant que Michel Platini ait attendu 9 longues années pour toucher la réumération de son travail, fini en 2002, payé en 2011 !

Ensuite, se pose la question de l’intégration de Michel Platini dans le système Blatter, comme l’avait étudié en détail Régis Soubrouillard dans Marianne. Il faut noter ici qu’il a soutenu la très controversée candidature du Qatar à l’organisation de la coupe du monde de football en 2022, une aberration climatique, qui pousse certains à envisager son report plus tard dans l’année, et le théâtre d’une construction de stades à l’utilité discutable à long terme, dans des conditions se rapprochant de l’édification des pyramides … Pire, comme le rapporte Régis Soubrouillard, comment ne pas penser à une forme de mélange des genres assez malsain en sachant que son fils travaille directement pour le Qatar, alors qu’il aurait appuyé la candidature du pays dans la campagne pour la coupe du Monde 2022 ?

Autant symptôme que mauvais exemple

dimanche 6 septembre 2015

Prime de Michel Combes : Quand le montant nous fait oublier la vraie question (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui vient de publier « Portrait de l’homme moderne »



Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque.

·       Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer.
·       Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux.
·       Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.
Jean JAURES Dépêche de Toulouse, 28 mai 1890

Aujourd’hui, un homme qui n’est resté que deux ans à la tête de l’entreprise dont il avait la charge s’apprête à toucher plus de 13 millions d’euros pour cet exercice. L’essentiel de son action a consisté en une fusion entre Alcatel-Lucent et Nokia, accompagnée d’un « cost killing », une réduction des coûts de production et des frais de fonctionnement s’étant traduite par 10.000 licenciements dont 600 en France.

Le débat d’opinion de ces derniers jours a rapidement tourné autour de la hauteur de cette rémunération et de son caractère justifié ou non. Comme souvent, se sont affrontées les accusations de « rémunération folle », de « démesure », opposées à celles de « jalousie », de « haine du succès », selon le camp d’appartenance des protagonistes. Mais est-ce bien là le débat véritable ?

samedi 5 juillet 2014

J’aime la France des bleus et de Qu’est qu’on a fait au bon dieu ?





Un éloge du vivre ensemble

Bien sûr, « Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu » est un film politique, qui véhicule un message de tolérance et son objectif est de montrer que, malgré certaines différences, nous pouvons tous vivre ensemble. Si certains peuvent trouver son humour un peu téléphoné, j’ai passé un très bon moment, dans une salle qui ne cessait pas de dire. Et outre son humour, ce qui m’a plu dans ce film, c’est finalement son traitement politique, car il montrait deux choses : que les préjugés existent de tous les côtés, ne jugeant pas les uns supérieurs aux autres, et qu’au final, il est possible de bien s’entendre, y compris les deux pères de famille, qui semblaient pourtant au départ les plus fermés au dialogue avec l’autre. C’est un bel éloge du vivre ensemble sans être niais et oublier que ce vivre ensemble n’est pas forcément évident.

En outre, même si cela n’était peut-être pas aussi clair pour tout le monde, il y avait quelque chose de très français, tous les héros se retrouvant au final dans les valeurs de la République. Comme la très grande majorité des français d’autres origines ou des immigrés, les héros se retrouvaient sur des valeurs communes et ne cèdent pas à un communautarisme anti-républicain. Ce faisant, il montre aussi que l’intégration passe par une acceptation des valeurs de la République et donc le refus de pratiques anciennes contradictoires. La coupe du monde et l’engouement pour les bleus, qui réunit l’ensemble des Français, même ceux qui ne sont pas passionnés par le football, comme moi, est un bel enchaînement, malgré toutes les dérives de ce sport, qui rassemble tous les citoyens dans une communion patriote.

Du vivre ensemble en politique

lundi 30 juin 2014

Coupe du Monde, le football au service du néolibéralisme (billet invité)


Billet invité d’Enfant de la Patrie

Depuis maintenant plus de deux semaines, la terre semble vibrer aux matchs de la coupe du monde du Brésil. Chaque JT à sa rubrique dédiée. Les spectateurs répondent présents, avec des records d'audience. Pas moins d'un milliard de personnes ont regardé la cérémonie d'ouverture. Mais, derrière cette compétition prestigieuse, on retrouve les dérives du néolibéralisme mondialisé actuel. L'argent y règne en maître, autorisant tous les excès. L'évènement sportif, devenant une vitrine idyllique, masquant des réalités économiques et humaines bien différentes.


L'inégale répartition des richesses créées

dimanche 25 mai 2014

Le football : symbole de décadence capitaliste ?


La planète foot, c’est une planète où le Qatar obtient la coupe du monde malgré son climat, une planète où un ministre accorde une décote pour les hausses d’impôts de millionaires, une planète où certains clubs, devenus les jouets de milliardaires, dépensent n’importe comment. Même l’UEFA vient de le reconnaître, en sanctionnant neufs clubs européens, dont le PSG.


Que le plus riche gagne !

Le fait que l’UEFA finisse par sanctionner plusieurs clubs montre à quel point nous atteignons un grand n’importe quoi. En fait, les recettes du club parisien tournent autour de 150 millions, pour 400 de dépenses. Mais le Qatar a trouvé la parade en signant un contrat de sponsoring de 200 millions, pour échapper aux foudres des timides régulateurs européens. Finalement, ceux-ci ont fini par se rebeller et ont infligé 60 millions d’amende au PSG (dont 20 ferme), une limitation du nombre de joueurs pour la coupe d’Europe et une limitation de son enveloppe pour les transferts (qui ne semble pas concerner David Luiz). Le club pourra récupérer 40 millions s’il suit toutes les recommandations de l’UEFA.

Mais cette condamnation a toutes les chances de rester symbolique. Comment voir en effet l’annonce de la distribution de 17 millions d’euros de bonus aux joueurs du PSG quelques heures à peine après l’annonce du jugement ? Il a fallu que le PSG et Manchester City atteignent des sommets dans l’indécence et l’injustice pour finalement être sanctionnés et il n’est pas sûr que ces sanctions les gênent tant que cela et changent véritablement les règles du jeu. Les dirigeants du PSG ont même eu le culot de déclarer que cela constitue un « réel handicap dans sa possibilité de lutter à armes égales avec les meilleures équipes européennes ». Et si ces sanctions donnaient juste bonne conscience au milieu ?

Une allégorie de notre société ?

samedi 26 octobre 2013

Taxe à 75% dans le football : l’indécente grève des millionnaires



Une demande catégorielle indécente

Bien sûr, certains défendent cette grève. Ils évoquent la carrière courte des joueurs et qu’il serait injuste de les taxer de la sorte. Sauf que cette taxe ne concerne que les revenus supérieurs à un million, soit 60 SMICs ! En outre, sur leur premier million, ces joueurs disposent déjà de 600 000 euros de revenus nets par an, assez pour préparer leur retraite… Que pendant deux ans, leurs revenus supérieurs à un million soit fortement taxés ne semblent pas injuste vu l’effort de tous les français. En outre, il faut noter que 95% de la taxe sera payée par les 6 clubs les plus riches du championnat.

Mais surtout, il faut quand même voir que les revenus des joueurs de football ont flambé depuis 20 ans. Le joueur le plus payé à l’époque était Marco Van Basten avec 3 millions par an. Christiano Ronaldo émarge aujourd’hui à 17 millions. Basile Boli touchait 730 000 euros par an à l’OM, quand Yohann Gourcuff touche 4,4 millions aujourd’hui. Bref, comme les salaires ont été multipliés par 6 en 20 ans, il est totalement indécent de se plaindre de cet effort de deux ans, d’autant plus que les taux marginaux d’imposition ont baissé entre temps (56,8% il y a 20 ans, contre 45% aujourd’hui).

Un gouvernement faible, très faible

dimanche 29 septembre 2013

Taxe à 75% : l’incroyable décote du gouvernement pour les clubs de football


La décision est passée de manière très discrète, mais le gouvernement a introduit dans le projet de budget une restriction à la fameuse taxe de 75% destinée spécifiquement aux clubs de football. Une décision scandaleuse qui n’honore pas le gouvernement. Du pain et du cirque, dit-on ?



Plus de 80% de décote pour le PSG !

Dès que le gouvernement a commencé à travailler sur le projet de taxe à 75%, les clubs de football ne sont inquiétés de l’impact sur leur compétitivité à l’échelle européenne. En effet, les joueurs négocient souvent des salaires nets et le salaire brut nécessaire pour obtenir le même montant risquait de subir une inflation importante. La ligue de football a ainsi estimé que la mise en place de la taxe allait coûter 82 millions aux clubs de ligue 1 et 45 millions pour le seul PSG. Du coût, le gouvernement a trouvé une astuce pour en limiter l’impact : la limiter à 5% du chiffre d’affaire de l’entreprise concernée.

Bien sûr, la ligue se plaint et parle de « conséquences économiques dramatiques ». Il faut dire qu’étant donné les déséquilibres économiques de ce sport dont la plupart des clubs affichent des pertes et des dettes non négligeables, cela accentuera la pression financière. Mais pour le PSG, la décote devrait être colossale. En effet, s’il a un budget de 400 millions d’euros, son chiffre d’affaire était estimé autour de 110-120 millions l’an dernier. A supposer qu’il progresse à 150 millions cette année, hypothèse optimiste, cela signifie que la taxe sera ramenée de 45 à 7,5 millions, une baisse de plus de 80%.

La prime au cirque

vendredi 13 septembre 2013

Football et taxe à 75% : quand Moscovici se moque du monde


C’est sans doute une conséquence logique de la manière dont cette taxe a été conçue : cela fait déjà 16 mois que le gouvernement tergiverse sur la mise en œuvre de cette promesse électorale de François Hollande, avec un manque de professionnalisme et de justice flagrant.



Le football, en partie exonéré ?

Le cas du football semble inquiéter : en effet, si les stars du ballon rond étaient taxés à 75% au-delà d’un million d’euros de revenus annuels, alors, la compétitivité de nos clubs par rapport à leurs concurrents européens risque d’être sacrément handicapée. En effet, cette taxe toucherait plus d’une centaine de joueurs dans un championnat où le revenu moyen approche un demi-million d’euros par an. Sa mise en place peut avoir deux conséquences : soit une forte réduction du salaire net des joueurs, ou alors, une forte augmentation des coûts des clubs s’ils garantissent ce salaire net.

Le problème est que les clubs de football français ont, en général, moins de moyens que les autres grands clubs européens, du fait d’une moindre audience à la télévision et dans les stades (à part pour Monaco et le PSG). En outre, le football s’illustre aussi par une capacité assez extraordinaire à dépenser des sommes folles, parfois même au-delà de tous les équilibres économiques. C’est pour cela que Pierre Moscovici a dit : « nous attentons les avis, mais c’est vrai que nous avons des clubs de football dont l’équilibre est fragile » mais il a reconnu qu’il lui faudra prendre une mesure générale.

Une injustice flagrante

dimanche 21 juillet 2013

Le football, illustration extrême du néolibéralisme


Le transfert d’Edinson Cavani au PSG pour la bagatelle de 64 millions d’euros est le 4ème transfert le plus cher de l’histoire du football. Une nouvelle illustration des dérives du football business dont on voit tous les jours davantage qu’il n’est que le cirque de l’anarchie néolibérale globalisée.



L’argent pour seule règle

Bien sûr, le football peut être un très beau sport et l’on peut encore vibrer devant les exploits de telle ou telle équipe ou de tel ou tel joueur, mais le spectacle qu’il donne depuis trop longtemps est de plus en plus cynique. En effet, que penser des plus grands joueurs, devenus des mercenaires payés jusqu’à un million d’euros par mois (plus de 600 SMICs), prêts à se vendre à n’importe quel milliardaire désireux de les recruter ? Que penser de la compétition devenue totalement inégale avec des clubs qui bénéficient du mécénat plus ou moins intéressé d’un oligarque russe ou d’un émir ?



Il n’est pas inutile de rappeler ici qu’en 2012-2013, le budget moyen des clubs de la ligue tournait autour de 50 millions d’euros, variant entre 19 et 60 millions du moins fortuné au 6ème. L’Olympique de Marseille, sur la dernière marche du podium, affichait un budget de 110 millions, contre 145 pour Lyon, second et très loin derrière le PSG version quatari, à 300 millions. Pire, cette année, le budget est annoncé en hausse de 100 millions (l’équivalent du budget total du 4ème club de la ligue 1…), à 400 millions. Seuls Barcelone et le Real de Madrid affichent encore un budget supérieur en Europe.



Naturellement, ces chiffres n’ont aucun sens économique, du moins au démarrage. Les pertes réalisées par les plus grands clubs sont totalement abyssales (232 millions pour Manchester City en 2010-2011). Mais, au bout d’un certain temps, certains clubs européens peuvent arriver à l’équilibre. Mais le plus souvent, de généreux mécènes règlent la note, sauf quand, comme en Espagne, ce n’est pas tout simplement par un recours délirant à l’endettement que les clubs de football financent leurs dépenses somptuaires (15 milliards de dettes brutes et 1,6 milliards de pertes en 2010 en Europe).

Un mauvais exemple pour la jeunesse

dimanche 7 octobre 2012

Le football, illustration des dérives néolibérales


Inflation délirante des salaires, bulles de dettes, déficits abyssaux, inégalités crasses entre les clubs normaux et ceux qui sont soutenus par de riches mécènes : et si le football européen était le meilleur symble des dérives du néolibéralisme ?

La grande bulle footballistique

Les chiffres donnent le tourni. Zlatan Ibrahimovic devrait toucher la bagatelle de 9 millions d’euros net par an, soit l’équivalent d’environ 700 SMIC. En 7 mois, il touchera l’équivalent d’une vie de travail au SMIC, illustrant bien l’envolée des inégalités évoquée par Joseph Stiglitz dans son dernier livre. Néanmoins, il faut souligner que cela rapporte beaucoup à l’Etat puisque le coût complet du joueur du PSG approche les 20 millions, soit 11 millions de cotisations et impôt sur le revenu.

Mais ce cas emblématique illustre deux zones d’ombre importantes de la planète football. Aujourd’hui, du fait de riches mécènes, certains clubs peuvent totalement se passer des règles de bonne gestion. Les Echos, dans un très bon dossier, évoquait le cas du club de Manchester City, détenu par un membre de la famille royale d’Abu Dhabi, qui a investi plus de 300 millions d’euros en transfert et qui affichait un déficit abyssal de 232 millions d’euros sur la saison 2010-2011.

Plus globalement, les clubs européens vivent au-dessus de leur moyen puisqu’en 2010, ils ont perdu la bagatelle de 1,64 milliards d’euros (pour des revenus de 12,79 milliards) et présentent une dette brute de 15 milliards (6,9 milliards de dettes nettes estimées). Les clubs espagnols sont parmi les plus mauvais élèves puisqu’ils cumulent un tiers de la dette brute totale. L’Etat a même passé un protocole d’accord qui lui permettra de saisir une partie des droits de télévision pour récupérer l’argent qui lui est dû. Le roi avait été contraint d’effacer une partie des dettes du Real il y a 10 ans !

Irrationnel et exubérant

samedi 7 juillet 2012

Arbitrage vidéo dans le football : il faut aller plus loin !


Bien sûr, le sujet peut sembler un peu trivial, mais le football est le sport le plus populaire dans notre pays et à ce titre, il représente une sorte de barormètre de notre société. La FIFA vient enfin d’introduire une once d’arbitrage vidéo, mais il faudrait aller plus loin.

Un besoin d’exemplarité

Le football est à l’image de notre société : inégal, excessif, mais aussi l’occasion de beaux et bons moments passés ensemble, à se rassembler derrière une équipe, à la soutenir, à vibrer pour son drapeau. L’Espagne symbolise bien cette situation, avec ses clubs totalement surendettés mais qui continuent à porter haut les couleurs du pays dans les compétitions européennes et surtout cette fabuleuse Roja qui vient de remporter un troisième trophée international en quatre ans.

L’équipe espagnole réussit aussi là où l’équipe de France a des faiblesses, à savoir offrir un collectif extrêmement fort où tous les individus sont au service d’une cause qui les dépasse. En cela, c’est un plaisir que les espagnols aient à nouveau gagné car ils démontrent que croire au collectif permet d’être plus fort qu’en se reposant sur des individualités qui souhaitent parfois briller au détriment de ce même collectif. La victoire de l’Espagne, c’est la victoire de l’esprit d’équipe.

Mais le football, par-delà quelques comportements individuels regrettables, c’est aussi un véritable problème d’arbitrage. Il y a trente ans, les erreurs passaient relativement inaperçues (sauf dans le cas de Battiston en 1982) car il n’y avait pas autant de caméras autour du terrain et des ralentis permettant de disséquer chaque action pour savoir s’il y avait vraiment faute ou pas ou si le ballon avait bien passé la ligne blanche. Bref il y avait un relatif alignement entre le public et l’arbitre.

Une inégalité de moyens absurde